Alyson Fawley - Voleuse à ses heures



 
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Alyson Fawley - Voleuse à ses heures

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Briseuse de sorts
Masculin
✎ Parchemins : 130
✎ Date d'arrivée : 16/03/2017

Sorcerer's Identity
✎ Année à Poudlard:
✎ Profession: Briseuse de Sorts
✎ Inventaire:
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MessageSujet: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Jeu 16 Mar - 7:35





Alyson

Fawley

If you want something in life, steal it


Mon identité...


¤ Date & lieu de Naissance : 31 janvier 1994, Londres
¤ Âge : 24 ans
¤ Sang : Sang Pur
¤ Profession : Briseuse de Sort
¤ Animal de compagnie : Serval de compagnie, nommée Freya
¤ Souhaiteriez-vous que votre nom ou Prénom soit doublé: Pas de souci pour le prénom
¤ Mon Don : //

Mon Physique

Bien qu’elle ait tendance à se fondre dans la masse très facilement, pour les rares personnes qui lui prêteraient attention, le premier aspect d’elle qu’elles constateront est sa taille. Dépassant tout juste le mètre soixante, Alyson est une jeune adulte qui ne se démarquera pas du reste de la population féminine. Quoique, au vu de la prolifération des rouquines au cours de ces dernières décennies, il est fort probable que sa chevelure brune – ordinaire à une époque – soit l’une des raisons pour lesquelles on se retournerait sur son passage. D’un naturel légèrement ondulé, elle prend rarement la peine de les couper ou de les lisser dans la vie de tous les jours. Étant une sorcière, et adepte de la métamorphose, elle a recourt à la magie pour s’occuper de ses cheveux évitant ainsi l’air dépareillé la majorité du temps. De même, elle prend toujours soin d’apparaître sous son meilleur jour, et ce, même si elle ne sort de chez elle que pour s’acheter de quoi petit-déjeuner à la boulangerie. Étant une Fawley avant tout, sa mère avait toujours insisté pour qu’elle n’ait pas l’air d’une sauvageonne. Le problème, c’était qu’au cours de son adolescence, Alyson s’était – comme de par hasard – mise à porter un intérêt tout particulier pour le style que sa mère ne supportait pas.

Rien de bien choquant, juste un style vestimentaire basé – en grosse majorité – sur le port de cuir et les couleurs sombres. Il est inutile d’espérer la voir porter du jaune canari ou du rose cochon : même enfant, elle préférait les cacher sous le canapé. Bottes noires, pantalon en cuir, un top discret et une veste en cuir. Voilà comment elle se vêtit au quotidien, y compris pour son travail de briseuse de sort. L’avantage de ce métier étant la relation avec les gobelins, ceux-ci n’en avaient que faire de la tenue portée par leurs employés dès lors qu’ils leur rapportaient de l’or. Il était également bien plus pratique pour elle d’être habillée de la sorte puisque son boulot impliquait de s’aventurer dans des zones hautement dangereuses. Or, en portant une robe de type moldue ou sorcière, elle ne serait pas apte à se mouvoir comme elle le voudrait. Après, lorsque la situation l’exige, elle est capable de faire l’effort et de se mettre en valeur avec un attirail bien plus élégant.

En se rapprochant un peu, on pourra noter la couleur de ses yeux qui sont d’un vert sombre, tirant vers l’olive, mais pouvant s’éclaircir légèrement selon l’endroit où elle se trouve. Dur. Pour quiconque ne la connaissant pas, son regard sera dur au premier abord, signe évident qu’elle ne veut pas être approchée. Au vu de son passé des plus stressants, dès son plus jeune âge, son visage s’était refroidi au point de pouvoir intimider son entourage. Elle n’avait guère besoin de plus pour communiquer le fait qu’elle n’était pas de bonne humeur. Au jour d’aujourd’hui, cela n’a pas tellement changé. Seules les personnes en qui elle a confiance ont la possibilité de voir son visage s’illuminer et exprimer autre chose qu’une profonde envie de vous jeter un maléfice. Ces rares élus ont même eu l’honneur de la voir rire autrement que de façon méprisante. En effet, la demoiselle a tendance à regarder ses interlocuteurs de haut, au grand déplaisir de ceux-ci et de leur fierté mal placée. En même temps, pour qui se prennent-ils à s’imaginer pouvoir lui parler d’égal à égal ?

Des traits fins, bien dessinés. Une silhouette élancée, bien entretenue à force de pratiquer l’escrime avec sa baguette dès qu’elle a un petit moment de libre. Agile, elle ne s’amusera pas à faire le grand écart pour le prouver, mais elle n’a aucun mal à se mouvoir comme elle le désire au moment où elle en a besoin. Que ce soit au niveau de la taille, du poids ou de la carrure, il se trouve qu’elle est pleinement satisfaite, ne s’étant jamais retrouvée limitée par ceux-ci. Bien au contraire même, elle tire constamment avantage de sa petite taille et de son physique n’ayant rien d’imposant pour passer inaperçu, s’infiltrer partout, ou encore pour inciter les gens à baisser leur garde en sa présence.

Pour information, il ne s’agit là que de son apparence officielle, celle qu’elle arbore au naturel. Alyson étant une voleuse, elle ne peut décemment pas commettre ses crimes sous cet aspect. Durant sa scolarité à Uagadou, elle a su perfectionner ses talents en auto-métamorphose afin de pouvoir modifier son apparence d’un coup de baguette magique. Chevelure rousse, blonde, sombre, décolorée ; court, long, lisse, bouclée, ondulée, voire en dreadlocks ; yeux bleus, noirs, marrons, gris, miel, ou encore vairons ; peau claire, légèrement bronzée, blanchâtre ; traits tirés, souples, voire complètement ravagés ; corps couvert de tatouages, piercings, cicatrices, brûlures ; et ainsi de suite. Bref, Alyson peut changer d’apparence avec sa baguette aussi aisément qu’elle peut réparer un objet de sorte à être méconnaissable pour quiconque ne serait pas habitué à ses petits tours de passe-passe. Capable d’adopter un style différent pour chaque apparence, elle donne alors l’impression d’être une toute autre personne sans recourir à la moindre potion, susceptible de se faire passer pour tout et n’importe qui. Tenue, démarche, intonation, vocabulaire, gestuelle, tout y passe, et la voleuse pourrait certainement voler sa propre mère en face à face, sans être reconnue.


Mon Caractère

Sûre d’elle. S’il y bien une chose que l’on peut directement reconnaître chez elle, c’est sa confiance en elle. Fini la période où elle hésitait, se remettait en question ou faisait des erreurs stupides. De nos jours, Alyson sait ce qu’elle fait et agit comme elle l’entend. Sans forcément s’imaginer qu’elle a toujours raison, elle se connaît suffisamment pour reconnaître ses points forts et remédier à ses points faibles. La jeune adulte est toujours préparée. Elle réfléchit avant d’agir. Elle réfléchit avant de parler. Elle prend toujours soin de savoir exactement dans quoi elle s’engage avant de sauter. Prudente et prévoyante, elle n’était pas une Serpentard pour rien. La survie avant tout, c’est ainsi qu’elle pense et c’est en partant du principe qu’il lui reste toujours des choses à faire par la suite qu’elle établit ses plans. Pas de Carpe Diem ou autre ânerie du genre : si elle se bouge, c’est pour réussir et non pas pour risquer la mort. Et si elle se bouge, elle a généralement prévu une ou deux assurances dans le cas où – ça peut toujours arriver – il y aurait un pépin.

Perfectionniste. Elle en aura passé des heures à déplacer ses pièces sur son échiquier, tant à l’époque de Poudlard que par la suite. Dès qu’elle a un moment où elle n’a pas autre chose à faire, elle cherche à s’améliorer. Se reposer sur ses acquis est la marque des fainéants, des faibles et des idiots. Alyson n’appartient à aucune de ses catégories et n’a pas l’intention de les rejoindre de sitôt. Seule tout d’abord, il lui est également arrivé de s’entraîner avec Liam, un membre de son quartet, afin de confronter son sens de la stratégie au sien. A côté de ça, elle fait de même avec la métamorphose qu’elle pratique sur elle-même. Un miroir et sa baguette lui suffisent amplement pour s’exercer. Cela fait des années qu’elle s’y est mise, et pourtant, elle trouve toujours le moyen de modifier autre chose sur son apparence pour créer un tout nouveau personnage, une toute nouvelle identité pour ses activités criminelles. Comme sa mère le lui a appris lorsqu’elle était enfant : la mauvaise décision signifiera la fin du jeu. Elle ne peut se permettre de faire la moindre erreur compte-tenu des enjeux.

Patiente. Elle sait attendre son heure. Tout vient à point à qui sait attendre. Son père lui a révélé de la façon la plus horrible possible quel était son droit de naissance, et qu’elle pourrait en faire usage lorsqu’elle serait en âge. Sans forcément s’y sentir prête à 100%, elle a déjà eu le loisir d’user de ce droit hérité de son père : celui de décider qui vit, et qui meurt. Cependant, elle l’a utilisé avec parcimonie, prenant soin de ne pas trop en faire et de s’assurer qu’il n’y aurait aucune mauvaise conséquence pour elle. En parallèle, elle a une bonne gestion du temps malgré le fait que les journées ne durent que 24 heures et que les semaines n’aient que 7 jours. Entre son boulot, son temps passé sur l’échiquier, celui passé à concocter des potions, à tester de nouvelles apparences, et à travailler son escrime, il lui reste à peine le temps de manger, de tromper une nouvelle personne et de chercher une victime à voler. L’emploi du temps d’une criminelle est sacrément chargé, surtout quand elle est douée dans ce qu’elle fait.

Appâtée par le gain. Pour le coup, il ne s’agit pas forcément de richesse. Étrangement, elle se fiche pas mal de l’argent. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est gagner. Gagner tout et n’importe quoi, tant qu’elle prend le dessus sur sa cible désignée. Une partie d’échec où elle se révèle plus retord que son adversaire. Un casse bien mené où elle ridiculise complètement sa victime. Peu importe le domaine – et spécialement ceux dans lesquels elle se spécialise – elle adore gagner. Trop gourmande. Il lui est arrivé par le passé de chercher à trop en faire d’un coup, de vouloir viser trop haut avant qu’il ne soit l’heure. Fort heureusement pour elle, Vladimir, Liam et/ou Kaori étaient généralement là pour l’arrêter et lui remettre les idées en place. Néanmoins, elle n’est jamais à l’abri de prendre la grosse tête, de se croire intouchable et de s’imaginer pouvoir tromper et vaincre toute personne sans le moindre mal. C’est le problème quand on s’habitue à la victoire, on en perd ce petit ange sur l’épaule qui nous dit de nous calmer.

Menteuse. Est-ce vraiment nécessaire de développer plus ? La sorcière a commencé à mentir dès son plus jeune, ou plutôt à masquer la vérité sous la demande de sa mère. Par la suite, elle a appris à masquer son apparence, puis à masquer ses méfaits, et à effacer toute trace de son passage quelque part. Comment savoir si elle vous dit la vérité ? Simple, si vous faites partie de son quartet, alors vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur elle. Autrement, elle vous ment sur au moins 50% de ce qu’elle fait vraiment. Nul besoin de chercher la vérité, quand on ment à ce point-là, la menteuse elle-même a du mal à savoir ce qu’est la vérité. Le fait qu’elle sache toujours à quoi elle ressemble et ce qu’est sa véritable personnalité est déjà un miracle !!

Hypocrite. Là, il suffit d’examiner un minimum son passé pour comprendre. A ses yeux, il ne s’agit pas vraiment d’hypocrisie par contre. A ses yeux, elle est en droit d’agir comme bon lui semble. Après tout, son statut et celui des autres n’a rien à voir. Si elle peut voler impunément, ce n’est pas le cas des autres. Il n’est donc pas rare de la voir voler des voleurs si pour telle ou telle raison elle n’a pas aimé leur façon de faire. Elle n’a aucun scrupule à ruiner la vie de quelqu’un, dès lors que cette personne ne lui rapporte rien ou l’ennuie. A la fois juge, juré et bourreau, elle décide quelles actions sont légitimes et lesquelles méritent d’être punies. Ses actions à elle sont toujours justes. Celles des autres par contre… Rien n’est moins sûr. Naturellement, ce n’est pas parce qu’elle fait quelque chose que les autres ont le droit de faire de même.

Impartiale. Ici aussi, il ne s’agit que de son point de vue. D’un autre côté, il est vrai qu’elle se fiche éperdument du statut du sang. Sang pur, sang-mêlé, né-moldu, cracmole, moldu, loup-garou, vampire, demi-géant, etc… Elle se fiche totalement de qui sont les parents de telle ou telle personne. Tout ce qui lui importe sont ses qualités. Est-elle un atout ou un boulet ? Mérite-elle d’être approchée ou ignorée ? Respectée ou méprisée ? Là-dessus, il ne s’agira pas d’un titre à durée illimitée. Tant que l’atout reste un atout, elle le respectera. Mais, à la seconde où celui-ci deviendra obsolète, elle passera à autre chose. Quand bien même, elle s’est faite quelques amis en route, elle fait passer ses envies avant tout. Or, elle a surtout envie de gagner. Donc, l’amitié passera – quoiqu’il arrive – après son désir de victoire.


Mon Histoire...



1994-2005: The wrong decision will result in…

Janvier 1994. En ce début d’année, Londres était toujours hanté par le fait que Sirius Black s’était évadé de la prison d’Azkaban et cherchait coûte que coûte à retrouver et tuer le dénommé Harry Potter. Poudlard, ironiquement protégé par des Détraqueurs, était inconsciemment en train de vivre sa dernière année de tranquillité avant le retour de Vous-Savez-Qui. Après, tout dépendait du point de vue. Pour certaines familles, il était censé s’agir de la dernière année à errer sans véritable but, à vivre au jour le jour, à faire semblant d’apprécier cette période de tranquillité qui régnait depuis la disparition du Seigneur des Ténèbres. Déjà 13 années que ça durait, et toujours pas de nouvelles, toujours aucun signe d’un éventuel retour en force. Rien. Fort heureusement, quelque part dans Londres, au sein d’un hôpital implottable aux yeux des moldus, il y avait au moins un évènement qui valait la peine d’être célébré : une naissance.

Alistair Fawley, employé au Ministère de la magie en tant que Régulateur pour le réseau de Cheminée – Département des Transports Magiques – et mari de la dénommée Maria, se trouvait auprès d’elle tandis qu’elle donnait vie à une petite fille. Non seulement cet homme avait touché le jackpot en parvenant à s’attirer les faveurs de cette jeune chanteuse de renom dans le monde magique, mais il aurait été difficile d’avoir l’air plus heureux que lui en ce matin du 31 janvier. Après tout, quel père ne le serait pas au moment où on lui tendait sa fille dans les bras pour la première fois ? Sang pur ou pas, pro-Vous-Savez-Qui ou pas, il n’en restait pas moins un être humain, et il s’agissait de son héritière, sa première fille, celle qui lui succèderait s’il venait à périr. En ce qui concernait son épouse, celle-ci était toute aussi obnubilée que lui par ce bébé… En fait, les deux étaient tellement accros à cette petite qu’ils n’eurent de cesse de se la disputer – chacun tenant à avoir la priorité lorsqu’il s’agissait de la tenir, de la nourrir ou de jouer avec elle – jusqu’à ce qu’elle apprenne à marcher par elle-même. Oh, n’allez pas vous imaginez que ça s’était calmé ! Loin de là même, ils avaient simplement eu la bonne – mais complètement stupide – idée de laisser la petite Alyson décider par elle-même qui elle choisirait maintenant qu’elle savait marcher… Non, ils ne pariaient pas d’argent, mais c’était tout comme. Au vu de leur éducation et métier complètement différent, il se trouvait qu’ils n’avaient pas du tout les mêmes idées vis-à-vis de la façon dont ils voulaient élever l’enfant. Quand la mère voulait qu’elle profite de son enfance en jouant et souriant un maximum, le père insistait pour qu’elle commence à se familiariser avec la magie aussi tôt que possible. Résultat, puisque la courte paille et le pierre-papier-ciseaux étaient des solutions moldues, ils laissaient chaque matin le choix à la petite de marcher vers l’un des parents – qui se plaçaient chacun d’un côté – pour décider de ce qu’elle ferait de sa journée. Si elle allait vers la mère, l’elfe de maison avait le droit de la faire jouer toute la journée ; et si elle choisissait le père, l’elfe de maison se devait d’exposer Alyson à la magie jusqu’au retour des parents.

Le père bossant tous les jours au Ministère, il ne pouvait profiter de sa fille que les weekends. Quant à la mère, il lui arrivait de s’absenter plusieurs semaines lorsqu’elle était en tournée. Opportuniste, Alistair avait tendance à profiter de ces semaines où il était le seul parent pour faire ce qu’il voulait, trimballant donc sa fille partout avec lui. Ce fut donc ainsi que la petite vécut sa première année, heureuse, au centre de l’attention de ses deux parents chaque fois que l’un des deux ou les deux étaient présents, choyé au point qu’ils se battaient carrément pour elle. Malheureusement, la période Kumbaya cessa brusquement le 24 juin 1995, soit le jour où la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers eut lieu, avec le retour à la vie de Lord Voldemort. Naturellement, face au plus grand Légilimens de l’histoire, il n’aurait pas été très malin de se présenter avec des images de paillettes et d’arc-en-ciel dans la tête. Or, c’était plus ou moins ce qui traînait dans les têtes d’Alistair et Maria Fawley au contact de leur petite Alyson. Bien trop jeune pour comprendre ce qu’il se tramait, l’enfant ne put que subir le refroidissement soudain de l’environnement dans lequel elle grandissait. Pour faire simple, c’était un peu comme si rire était devenu interdit. Sa mère ne s’absentait plus et restait majoritairement à ses côtés, bien qu’émotionnellement distante, clairement préoccupée par ce que faisait son époux pour le compte de Vous-Savez-Qui. En tant que régulateur du réseau de cheminée, celui-ci pouvait offrir l’accès aux maisons de toute famille y étant connectée. Néanmoins, au vu des projets du Seigneur des Ténèbres, il était plus que motivé pour le servir !

Ajouté à l’ambiance froide et tendue qui traînait dans leur logement, la petite Alyson avait droit à quelque chose qu’elle n’aurait jamais dû connaître aussi jeune : la pression familiale. Elle était une Fawley. Son sang était pur. Elle se devait donc de jouer le rôle et de faire honneur à son statut. Ainsi, au lieu des histoires heureuses auxquelles elle avait eu droit jusque-là en guise de berceuse, elle avait droit à l’histoire de sa famille, à l’éloge des sang-pur et aux récits de Celui-Qui-Avait-Vaincu-La-Mort et qui comptait sur eux. Bref, rien de bien amusant. Difficile de faire des beaux rêves quand chaque histoire parlait de pureté du sang, d’être inférieur à punir et de mort. Arrivé en 1998, elle avait été conditionnée pour grimacer à la simple mention du nom Potter, Weasley ou tout autre mot en rapport avec une organisation nommée Ordre du Phénix. Entre-temps, le rôle joué par son père n’avait eu de cesse de prendre de l’ampleur. Combien d’attaques avaient lieu grâce à ses manœuvres avec le réseau de cheminée ? Combien de personnes étaient mortes parce qu’il avait fourni aux Mangemorts les moyens de pénétrer leur demeure ? Combien de nés-moldus s’étaient retrouvés dans l’impossibilité d’utiliser leur cheminée pour fuir parce qu’il était intervenu ? Aucun moyen de le savoir exactement. Ce qui était sûre, c’était qu’il était particulièrement fier de son travail, et surtout de la Marque des Ténèbres tatouée sur son bras qu’il n’avait de cesse de fixer obsessionnellement, prêt à bondir à la seconde où il serait convoqué. Yep, le père complètement gaga de sa petite fille s’était trouvé une nouvelle source de joie. Quant à la mère, c’était plutôt la panique de son côté.

Non seulement elle ne reconnaissait plus l’homme qu’elle avait épousé, mais elle voyait bien que celui-ci ne faisait que devenir de plus en plus imprudent au fil des mois, prenant goût au pouvoir qu’il estimait avoir sur le destin de toutes ces familles. Un soir, alors qu’Alyson dînait avec sa mère, Alistair était revenu avec un né-moldu qu’il avait désarmé et capturé. Malgré les plaintes de son épouse, il avait eu l’audace de le torturer sous les yeux d’Alyson, lui hurlant qu’il était temps pour elle d’apprendre ce qu’était le pouvoir absolu, ce qui lui reviendrait de droit quand elle serait en âge : le pouvoir de décider qui avait le droit de vivre et qui ne le méritait pas. Ce qui était sûr, c’était qu’il avait réussi son coup puisque près de deux décennies plus tard, Alyson se souvenait parfaitement bien de cette leçon. Clairement marquée par ce à quoi elle avait assisté la veille en plein dîner, la mère chercha un moyen de la distraire tout en lui apprenant à son tour une autre leçon qu’elle n’oublierait pas. Malgré la jeunesse de cette dernière, elle utilisa quand même un plateau d’échec version sorcier pour lui faire la morale. Le simple fait de lui apprendre le rôle de chaque pièce prit plusieurs jours. Cependant, Maria Fawley n’avait pas l’intention de lâcher l’affaire pour autant, ne cessant de lui répéter ces mots : la mauvaise décision signifiera la fin du jeu. Nul besoin d’être un génie pour comprendre qu’elle avait utilisé le terme « jeu » pour censurer un minimum le sens de ses propos. La vérité, c’était qu’elle voulait lui faire prendre conscience du fait que son père enchaînait mauvaise décision sur mauvaise décision depuis la mort de Dumbledore en 1997. Certes, avec la mort de celui-ci et le Ministre de la magie sous le contrôle des Mangemorts, il n’était plus vraiment nécessaire d’être prudent. Cependant, tout comme lors d’une partie d’échecs, tout n’était pas terminé dès lors que la Reine et les Tours de l’adversaire étaient hors d’état de nuire. Tant que le Roi n’était pas mis en échec, la partie n’était pas terminée. Tant que le Roi était actif, aucune erreur n’était permise. Voilà ce que Maria Fawley cherchait à inculquer à sa fille pendant ces quelques mois.

La première partie de la leçon fut assimilée le 2 mai 1998, date à laquelle le Seigneur des Ténèbres lui-même fut vaincu pour la seconde fois – et définitivement – par le Gosse-Qui-A-Survécu-Deux-Fois-Au-Sortilège-De-Mort ! Quelle avait été la mauvaise décision ici malgré la domination complète des Mangemorts jusque-là ? Pour l’ex-chanteuse qui enseignait les échecs à sa fille, il s’agissait de l’interdiction à quiconque de blesser l’Élu, le rendant ainsi intouchable, un peu comme si les meilleures pièces – Reine, Tours, Fous et Cavaliers – n’avaient pas le droit de mettre le Roi adverse en échec, et que seul le Roi y était autorisé… La seconde partie de la leçon fut apprise un peu plus d’une année plus tard, soit en 1999, quand les Aurors mirent la main sur Alistair Fawley – qui avait perdu toute lucidité suite à la mort de son frère – en flagrant délit alors qu’il forçait un chirurgien moldu à recoudre les pieds d’un né-moldu à la place des mains d’un autre et inversement. Pour le coup, il fut assez compliqué d’expliquer à quel moment LA mauvaise décision avait été prise par celui-ci. Quoiqu’il en soit, les Aurors ne perdirent pas de temps à l’enfermer indéfiniment à Azkaban. Avec Alistair Fawley en prison, et Clint Fawley qui avait péri lors de la bataille de Poudlard, il ne restait plus grand monde dans cette branche-là de la famille. Néanmoins, parmi le peu qu’il restait, il y avait l’idiot et l’autre qui avait eu le culot de se retrouver chez les Poufsouffles. Étrangement, ce fut ce dernier qui était parvenu à laisser sa marque dans l’esprit de la gamine de 5 ans qui apprenait tout juste à se faire obéir de ses pièces sur l’échiquier. Jeune et impressionnable – compte-tenu de la tête naturellement effrayante qui s’était adressée à elle – elle développa une peur bleue de son cousin, de 13 ans son aîné, celui qui se faisait appeler Flint Fawley. Celui-ci lui avait – pour une raison qu’elle ignorait toujours aujourd’hui – révélé qu’il avait tué son propre père et son propre meilleur ami, ajoutant qu’il la tuerait sa mère et elle si elle en parlait.

Sa leçon bien apprise, elle n’en avait pas parlé, se contentant de prendre physiquement ses distances avec ce cousin – complètement tordu – qui avait éveillé en elle tous ses instincts de survie. Fort heureusement pour elle, les Fawley n’étaient pas sa seule famille. En effet, en 1998, Elesya Travers était née. Celle-ci était également sa cousine, mais du côté de sa mère cette fois qui était la sœur de la mère d’Elesya. Elle eût donc tout le loisir de voir sa petite cousine grandir petit à petit au cours des visites familiales, ce qui lui permettait de ne plus penser au cousin Flint, le Grand-Méchant-Pas-Beau. Avec l’emprisonnement de son mari et la fin de l’ère des Mangemorts, sa mère avait pu de nouveau se détendre, sourire et profiter de sa fille comme elle le désirait. Ainsi, pendant les quelques mois qui précédèrent l’année 2000, la bonne ambiance et l’insouciance firent leur retour dans les interactions mère-fille. Maria avait beau être en deuil, elle considérait qu’elle avait perdu son époux bien avant qu’il ne soit arrêté. De plus, elle cherchait à se rattraper pour ces années de froideur qu’elle avait fait subir à sa propre fille bien qu’elle n’ait pas réellement suivi son mari dans ses activités de Mangemort, elle s’était contentée de laisser faire. Le problème, c’était que tout le monde savait qui était son mari et ce qu’il avait fait. Tout le monde savait également qu’elle et sa fille étaient de sang pur. L’année 2000 marqua donc le début de la fin pour elles deux avec des taxes – injustes – qui les frappèrent de plein fouet. Tout commença avec la chambre forte d’Alistair Fawley qui fut interdite d’accès à Maria et Alyson bien qu’elles soient la femme et la fille respectivement. Celles-ci se retrouvèrent donc avec l’or amassée par la carrière de chanteuse de la mère en guise d’économies. Naturellement, avec un mari Mangemort officiellement reconnu et enfermé à Azkaban, elle ne pouvait décemment pas s’attendre à retrouver le succès qu’elle avait auparavant.

Alors qu’elles vivaient de façon luxueuse jusque-là, profitant à fond de la vie qu’imposait leur statut, elles ne tardèrent pas à déchanter suite aux politiques anti-sang-pur et pro-né-moldu qui les empêchaient de vivre comme elles l’avaient fait jusque-là. Dans une vaine tentative de se faire oublier, Maria les fit déménager dans un coin moldu où elles se contentèrent d’une petite maison en bordure de la ville. Les raisons de ce déménagement étaient toutes simples : Maria cherchait à montrer qu’elle ne partageait pas la vision de son mari sur les moldus et nés-moldus dans l’espoir d’être moins taxée, mais aussi à économiser un maximum. En passant d’un mode de vie luxueux à un logement modeste, elle estimait pouvoir survivre plusieurs années avant d’atteindre le seuil critique. Là encore, elle avait bon espoir que ces taxes ne seraient qu’une phase et cesseraient après quelques années. Puisque la guerre avait officiellement durée de 1995 à 1998, et que le calvaire des nés-moldus – spécifiquement – avait commencé après la mort de Dumbledore avec les actions du Ministère, soit en 1997, elle supposait que ces taxes ne dureraient pas plus de trois années maximum. Après tout, pourquoi dureraient-elles plus longtemps s’il ne s’agissait que de rétablir l’équilibre ? En attendant, ce changement radical ne fit que perturber Alyson qui se retrouvait d’un coup entourée de moldus que son père lui avait plus ou moins appris à dénigrer puisqu’ils n’étaient pas capables de faire usage de la magie. A côté de ça, sa mère lui avait strictement interdit de mentionner à qui que ce soit – parmi la communauté des sorciers – qu’elles avaient déménagé et vivaient dorénavant parmi les moldus. Le simple fait d’y être forcée était déjà un gros coup pour sa fierté, et sachant que les autres sang-pur ne manqueraient pas de les mépriser pour leur déchéance, Maria ne voulait pas que ça se sache. Âgée de seulement 6 ans, la gamine découvrit donc les subtilités du mensonge et de la comédie, feignant d’être toujours aussi riche qu’elle l’était auparavant avec sa famille, tout en jouant les moldus à l’école primaire des moldus.

Forcément, qui disait vie dans un coin rempli de moldus disait qu’il fallait se fondre dans la masse. Or, à 6 ans, tous les enfants allaient à l’école. Au vu de ce à quoi elle avait assisté et de ce qu’elle avait appris au cours de son enfance, dire qu’il y avait une sacrée différence de maturité entre elle et ses camarades serait le plus gros des euphémismes !! Et pourtant, elle n’avait pas mis très longtemps à comprendre que son statut de sang-pur et de future sorcière n’avait absolument aucun impact dans ce monde. Elle éprouvait les mêmes difficultés que les autres pour des tâches similaires comme le fait d’apprendre à lire et à écrire. Les premiers jours, elle rentrait chez elle folle de rage à l’idée que des êtres censés lui être inférieurs en tout point soient capables d’apprendre à lire plus rapidement qu’elle ou, pire encore, à mieux écrire qu’elle !! Conditionnée comme elle l’avait été, ça n’avait aucun sens ! Ajouté à cela, il y avait le fait qu’elle se retrouvait face à l’équivalent moldu des sang-pur : les gosses de riches ! Le pompon fut probablement le jour où l’enseignante avait eu le culot de lui faire copier des lignes… Motif ? Il était apparemment interdit d’entraîner un groupe d’élèves à taper sur un autre, et ce, même si cet élève vous regardait de haut sous prétexte que vous ne portiez pas le tout nouveau modèle de baskets hyper tendances qui coûtaient une blinde. Clairement, la vie façon moldue ne lui semblait pas lui convenir. Et pourtant, elle ne mit pas longtemps avant de cesser de se plaindre. La première raison fut parce que sa mère l’avait – intelligemment – inscrite à un club d’échecs, lui permettant ainsi de s’améliorer tranquillement. L’autre raison provenait du fait qu’elle avait découvert une autre activité moldue qui lui plaisait beaucoup : l’escrime. Pour Alyson, les échecs et l’escrime représentaient deux moyens de démontrer sa supériorité sur les moldus avec deux activités ne demandant aucune compétence magique.

N’ayant pas coupé le contact avec ses cousines – Elesya, et Artémis qui était née entretemps – elle prenait toujours autant de plaisir à jouer avec la première. La différence d’âge était là. Cependant, Alyson reconnaissait certaines similarités entre elle et la rouquine. De plus, le fait d’avoir quelqu’un sous son aile lui plaisait. Lorsque les deux sœurs perdirent leurs parents et furent récupérées par d’autres adultes de la famille, les similarités ne firent que s’accentuer. Elle-même avait perdu son père – emprisonné – et s’était vue forcée de déménager. Elles partageaient donc un profond ressentiment envers ceux qui profitaient de la paix et des nouvelles politiques anti-sang-purs. Les années passèrent et Alyson poursuivit sa vie à ce rythme. Elle se rendait à l’école moldue où elle apprenait leur histoire – étrangement intéressante – et d’autres leçons du genre. Elle continuait de progresser aux échecs, parvenant parfois à vaincre des enfants légèrement plus âgés qu’elle. En ce qui concernait l’escrime, elle prenait un malin plaisir à jouer avec son fleuret, gagnant en vitesse et précision plus rapidement que la normale. En fait, c’était comme si ses adversaires étaient incapables de la toucher – littéralement – et ce peu importait s’ils parvenaient à la prendre de vitesse. La vérité, c’était que son refus catégorique de perdre contre des moldus était à l’origine de ses premières manifestations magiques. Celles-ci se matérialisaient par une petite barrière magique se plaçant entre la pointe du fleuret adverse et son corps. Naturellement, les juges – non sorciers – ne pouvaient l’interpréter autrement que par le fait qu’elle n’avait techniquement pas été touchée. Seule sa mère avait compris ce qu’il se passait, et lui expliqua avec un grand sourire. A l’instant même où elle en eût conscience, la barrière ne se manifesta plus. Par contre, d’autres évènements magiques eurent lieu à des moments où ses émotions changeaient du tout au tout.

Il y avait eu ce jour où les énièmes baskets hyper tendances du gosse de riche – pas foutu de garder la même paire plus de deux semaines – avaient subitement changé de couleur lorsqu’Alyson les avait dénigrées du regard. Puis, cet épisode lors d’un match d’échec où, frustrée à l’idée de perdre, elle avait magiquement déplacé la pièce de son adversaire alors qu’il s’agissait de son tour à elle. Résultat, il avait été disqualifié. Le phénomène le plus marquant fut probablement le jour où le dernier yaourt à la noix de coco était miraculeusement apparu sur son plateau alors qu’elle avait bien vu quelqu’un le prendre avant elle quelques minutes plus tôt. Un sourire satisfait sur le visage, elle l’avait savouré ce yaourt ! La première à qui elle fit part de ces signes évidents de magie fut la petite Elesya, cherchant à l’impressionner et à lui montrer qu’elle avait une sacrée avance sur elle maintenant. Quand l’année 2005 débarqua, elle reçut sa lettre de Poudlard pour ses 11 ans. Malheureusement pour elle, cette histoire de taxes ne s’était pas calmée et n’était pas non plus prête de s’arrêter. Au vu des prix des bouquins nécessaires, des robes – qui se devaient d’être de bonne qualité pour maintenir le mensonge – et des autres fournitures, Maria se rendait bien compte que la situation devenait de plus en plus critique pour elle, et haïssait l’idée que ce pays soit capable de ruiner le futur de sa fille unique. Quoiqu’il en soit, elle avait décidé de garder la tête haute et de faire face à ce nouveau défi, faisant tout de même savoir à sa fille qu’elle se devrait de maintenir la comédie.

Simplement contente du fait de pouvoir enfin intégrer Poudlard après toutes ces années de compétitions avec les moldus, Alyson n’avait pas prêté attention à tout ce que sa mère lui avait dit. Elle ne tarderait donc pas à découvrir de ses propres yeux à quel point les taxes avaient – définitivement – affecté sa vie de sorcière. Finissant tout de même sa cinquième année de scolarité à l’école primaire, et bien qu’elle soit parvenue à se faire quelques amis – ou plutôt des laquais qu’elle menait par le bout du nez – elle était plus que ravie d’en avoir fini. Se rendant sur le Chemin de Traverse cet été-là avec sa mère, elles commencèrent par acheter ses robes, et Alyson fut plus qu’enchantée par la qualité du tissu qui était digne d’une élève de son statut. Elle fut légèrement perturbée par les livres d’occasions que sa mère lui achetait, mais préféra ne pas se poser plus de questions que cela sur le coup vu qu’elle avait eu droit à un chat en guise d’animal de compagnie. En ce qui concernait les fournitures qu’elle utiliserait chaque année – comme le chaudron, la paire de gants ou le télescope – sa mère prit la décision de ne pas prendre de risques inutiles et de les payer plein pot. Cependant, ce fut en voyant qu’elles ne s’arrêtaient pas chez Ollivander que la petite comprit réellement dans quel enfer elle vivait. A croire que vivre parmi les moldus n’était pas suffisamment humiliant pour une Fawley, il avait fallu qu’elle se coltine les marmots dans leur école ridicule pendant cinq années d’affilée, elle se retrouvait avec des bouquins d’occasion – d’occasion !! – et voilà qu’on la forçait à se fournir sa première baguette non pas chez le meilleur, mais chez un autre que probablement personne ne connaissait puisqu’Ollivander ne fermait que s’il se retrouvait kidnappé. Sa baguette en main – bois de Noyer et plume d’Occamy – elle se jura à elle-même de ne jamais laisser celle-ci lui faire défaut face à quoi que ce soit. Gonflée à bloc par ce nouvel état d’esprit en tête, elle fit sa rentrée à l’école de sorcellerie Poudlard.




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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Jeu 16 Mar - 7:52





Alyson

Fawley

Greed may not be good, but it’s not so bad, either. People tend to think greed is just for money and power. But everyone wants something they don’t have.  And, right now, I want everything you have


Mon histoire...



2005-2010: She who fights and runs way, may live to fight another day…

Septembre 2005. Voie 9¾, parée à embarquer sur le Poudlard Express afin de débuter officiellement sa scolarité, Alyson disait au revoir à sa mère qui avait l’intention de se chercher un boulot pendant que sa fille serait à l’école. Accompagnée de son chat, elle était entrée dans le train d’un pas déterminé, déjà prête à montrer de quoi elle était capable. Malgré les protestations de quelques enfants au sein d’un compartiment, elle s’y était installée sans se poser plus de questions que cela. Pour elle, s’ils tenaient vraiment à la faire partir, ils n’auraient qu’à employer la force. Toujours frustrée à cause de cette histoire de taxes et de baguette non-produite par Ollivander, elle cherchait n’importe quelle occasion pour évacuer sa colère. Il se trouvait que le fait d’embêter d’autres personnes l’aidaient à se calmer, et là, ces enfants n’étaient pas du tout contents de s’être vus ignorer alors qu’ils lui avaient fait savoir qu’ils réservaient la place qu’elle avait prise pour quelqu’un d’autre. Dommage pour eux, ils furent forcés de changer de compartiment lorsque leur ami avait fait son apparition. Par la suite, elle fut rejointe par d’autres enfants solitaires qui ne connaissaient personne non plus avant d’arriver dans ce train. Histoire de ne pas s’ennuyer – mais surtout d’éviter les présentations inutiles – elle organisa un mini-tournoi d’échecs entre les élèves présents dans le compartiment. Toujours sans se présenter, ils passèrent toute la durée du trajet à parier des bonbons et autres sucreries en guise de récompense pour le gagnant. Quant au seul qui n’avait jamais joué, les règles du jeu lui furent enseignées, mais il perdit quand même ses bonbons au profit d’Alyson qui prenait un malin plaisir à gagner à chaque fois. Au final, elle fut suffisamment sympa pour les laisser se partager entre eux un dixième de tout ce qu’elle avait remporté. Une fois hors du train, ils avaient partagé une barque qui les avait directement menés au château.

Avec elle, le Choixpeau Magique n’avait guère mis plus de quelques secondes avant de l’envoyer rejoindre la table des Serpentards. Une autre Fawley chez les serpents, si on ne comptait pas le Grand-Méchant-Pas-Beau qu’elle n’avait toujours pas oublié, et avec le fait que son nom de famille était très facilement affilié aux Mangemorts à cause de son père et de son oncle, autant dire que les choses ne furent pas faciles pour elle. Il ne s’agissait – après tout – que de la septième année scolaire depuis la mort de Vous-Savez-Qui et l’image des Serpentards n’avaient jamais été bien jolie à la base, contrairement aux Poufsouffles qui avaient toujours été irréprochables. Parmi les personnes qu’elle avait rencontrées dans le train, seul un élève l’avait suivi chez les serpents, tandis que les quatre autres s’étaient vus répartir parmi les trois autres maisons. Malgré cette séparation et le fait qu’ils ne se connaissaient pas vraiment plus que ça, ils ne tardèrent pas à se retrouver au sein du club d’échec, se lançant ainsi dans une amitié pour le moins étrange sachant qu’ils ne cherchaient pas forcément à traîner ensemble en dehors du club. Il y avait toujours de la méfiance et même de la rancœur envers la maison d’Alyson, ainsi qu’envers sa famille. Ainsi, plutôt que de s’attirer des problèmes bêtement en se mélangeant publiquement, ils avaient signé une sorte d’accord tacite qui stipulait qu’ils ne se côtoieraient qu’au sein du club d’échecs. Au passage, il s’agissait d’une amitié où compétition et revanche étaient les maîtres-mots, c’était limite s’ils ne jouaient pas juste entre eux. En dehors de ce club, Alyson traînait en majorité avec les élèves de sa maison bien qu’elle avait énormément de mal à former de véritable lien avec eux. Le fait de devoir mentir sur sa situation familiale – ou plutôt financière – ne l’aidait pas du tout à se détendre ou à former la moindre connexion. Ses camarades se rendaient bien compte qu’il y avait toujours quelque chose qui l’inquiétait dans un coin de son esprit mais, par respect pour elle, ils ne posaient pas de question.

Depuis le premier cours, les potions et la métamorphose étaient ses matières préférées. L’idée de pouvoir produire tout et n’importe quoi simplement en mélangeant quelques ingrédient dans un chaudron lui plaisait beaucoup. Quant à la métamorphose, le fait qu’il suffisait d’un petit coup de baguette magique pour transformer quelque chose en autre chose l’avait tout de suite séduite. Cependant, elle ne négligeait pas ses autres matières pour autant. Tout comme lorsqu’elle s’était retrouvée entourée de moldus à l’école primaire, ici aussi, elle ne voulait surtout pas perdre face aux autres élèves qui n’avaient de cesse de sourire et de rigoler alors qu’elle ne pouvait s’empêcher de bouder. Chaque fois que sa baguette lui faisait défaut en cours, elle n’en était que plus frustrée. Chaque fois qu’elle recevait une lettre lui demandant comment se passaient ses cours, elle mentait, feignant d’être parfaitement à son aise et adaptée. Et pourtant, dans le fond, c’était tout le contraire. La vérité, c’était qu’elle ne supportait pas toute cette pression. A son âge, elle ne devrait pas avoir à garder un tel secret pendant toutes ces années. A son âge, elle ne devrait pas avoir à payer pour les mauvaises décisions de son père. A son âge, elle devrait être capable de sourire et de jouer avec les autres enfants de sa génération sans problème. Elle devrait être capable de rire et de se faire des amis sans problème. Forcée de faire avec le peu qu’elle avait, elle continuait d’avancer comme elle pouvait, jour après jour, donnant tout ce qu’elle avait pour s’en sortir. A son retour pour les vacances de Noël, elle avait été chaleureusement accueillie par sa mère et en avait profité pour évacuer le trop plein de pression qu’elle avait accumulé sur ses épaules pendant ces quelques mois de cours. Le seul fait de pouvoir se confier à celle qui lui avait donné la vie en face à face – et non par hibou – lui fit un bien fou et lui permit enfin de se détendre pour la première fois depuis qu’elle avait rejoint Poudlard quelques mois plus tôt.

Par la même occasion, elle profita de ces vacances pour reprendre l’escrime, se défoulant sur des objets enchantés par sa mère, qui s’était trouvée un travail comme serveuse dans un bar où elle était de temps à autre libre de chanter sur une petite scène aménagée. Oui, la sang-pur était tombée bien bas pour se contenter d’un tel emploi. Et pourtant, celui-ci ne lui déplaisait pas forcément. Au vu de la situation, elle se rassurait en se disant que ça aurait pu être pire. Lorsqu’Alyson retourna à Poudlard, elle fut alors capable de profiter de tout ce que le château avait à lui offrir, étonnant son entourage qui ne l’avait jamais vue sourire jusqu’à maintenant, mis à part lorsqu’elle gagnait aux échecs version sorcier. Chaque fois qu’elle se sentait de nouveau sous pression, elle s’isolait dans une salle de classe vide afin de s’offrir sa propre séance d’escrime avec sa baguette en guise de fleuret. Cela lui permettait d’oublier ce qui la tracassait pendant un moment et de se détendre, tout en améliorant inconsciemment sa maîtrise de la magie. En effet, à cause de sa baguette et du mépris qu’elle portait à l’égard de celle-ci depuis le départ, il se trouvait qu’elle avait beaucoup de mal à en tirer le plein potentiel puisque la baguette ne se sentait pas « acceptée » par Alyson bien qu’elle l’avait choisie. Or, grâce à ses petites séances d’escrime, elle apprenait petit à petit à l’accepter et à la considérer comme une partie d’elle-même. De plus, le fait d’effectuer ces nombreuses poses avec l’aidait beaucoup pour les sortilèges demandant des mouvements particulièrement complexes, notamment en métamorphose. Pour les cours de potions, elle s’était très vite amusée à comparer les nombreuses combinaisons possibles lors d’une partie d’échecs aux nombreuses potions susceptibles d’être concoctées avec les différents ingrédients.

Une fois cette période de transition réglée, sa première année à Poudlard se passa sans aucun accroc, et il en alla de même pour sa deuxième année. Elle travaillait toujours aussi sérieusement, continuait de progresser aux échecs, et de pratiquer l’escrime en secret dans son coin. Le Quidditch ne l’avait jamais intéressé plus que cela. Quant au club de duel, il n’était pas question qu’elle mette sa vie en danger avec une bande de bras-cassés qui n’avaient rien de mieux à faire dans leur vie que se balancer des sorts ridicules à la figure… D’après elle, les membres de ce club étaient tous pathétiques. Le pire, c’était que la majorité se prenait pour les rois de l’école sous prétexte qu’ils avaient gagné quelques duels face à des personnes avec qui ils s’entraînaient tout le temps… Ils feraient moins les marioles face à des sorciers qu’ils ne connaissaient pas par cœur. Oui, elle préférait largement éviter tout ce qui s’approchait de près ou de loin à un duel. Les plateaux d’échecs lui permettaient de développer son sens de la stratégie et son ingéniosité. Puisque les pièces restaient les mêmes pour tout le monde, la seule chose qui variait était le joueur et son aptitude à observer, anticiper, et mettre au point les coups qui le mènerait à la victoire. Cela faisait des années qu’elle jouait, et il ne se passait pas un seul jour sans qu’elle ne passe pas au moins une heure à pratiquer et réfléchir à de nouvelles possibilités seule ou avec ses amis du train. Lentement mais sûrement, elle avait appris qu’il était nécessaire de ne pas dévoiler toutes ses cartes dès le départ : il fallait toujours en garder sous la semelle. Petit à petit, elle commençait même à appliquer cette philosophie dans sa vie de tous les jours, et c’était la raison pour laquelle elle n’avait jamais révélé à personne ce qu’elle faisait lorsqu’elle s’isolait dans cette fameuse salle de classe. Au premier abord, il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat. Cependant, au fur et à mesure de ses progrès en magie, elle adoptait une partie magique à ses entraînements d’escrime en lançant un sortilège suite à chaque mouvement. Rien de bien impressionnant, le tout pour elle était surtout de se familiariser avec la gestuelle et de fluidifier le tout au maximum pour que sa forme devienne naturelle. Bien entendu, elle faisait gaffe à ne pas penser au fait qu’un sport moldu était ce qui l’aidait – en majorité – à progresser en ce qui concernait la partie pratique de sa scolarité.

Vers la fin de sa seconde année, après avoir reçu la liste des options disponibles pour sa troisième année à Poudlard, elle s’était mise en tête de demander l’opinion de personnes qu’elle connaissait en dehors de l’école. Naturellement, sa mère fut la première. Réalisant alors qu’elle n’avait pas tant de relations que cela – au vu du fait que plus personne ne venait chez elles – elle se résolut à envoyer le courrier à la dernière personne qu’elle aurait contacté en temps normal : Flint Fawley, son cousin. Allez savoir ce qui lui était passé par la tête ! Quoiqu’il en soit, elle lui avait envoyé un hibou – innocent – lui demandant ce qu’il lui conseillait comme options pour l’année suivante. Déjà surprise de recevoir une réponse, elle comprit très vite qu’elle n’aurait jamais dû lui écrire au vu de la façon dont il s’était adressé à elle dans cette lettre. Très clairement, elle s’était sentie insultée comme jamais elle n’avait été insultée de sa vie. Son cousin Flint était capable de provoquer les pires réactions possibles chez elle, avec la peur par le passé, sachant qu’elle s’était tellement énervée à la fin de sa lecture qu’elle avait réduit le parchemin en charpie avant de le brûler et de piétiner les cendres rageusement, s’imaginant très facilement en train de lui marcher sur la tête !! Le pire, c’était que le message se traduisait grosso modo en « tu es assez grande pour choisir par toi-même, fous-moi la paix avec tes problèmes ridicules. », mais il se trouvait que son cousin avait un tel don avec les mots qu’il était impossible de ne pas sur-réagir en les lisant. Sa colère passée, elle avait accepté le fait qu’il n’avait pas tort. D’ailleurs, sa mère lui avait offert un conseil similaire, mais avec une nette différence de ton. L’adolescente entama donc sa troisième année avec les options Arithmancie, Étude des Runes et Alchimie. La première parce qu’il s’agissait d’une version magique des mathématiques. La seconde, car il s’agissait d’une branche de la magie complètement différente de ses autres matières. La dernière parce qu’elle sentait que ça complémenterait ses cours de Potions. Les autres options ne l’avaient pas intéressée du tout. Elle connaissait suffisamment les moldus comme ça, n’avait aucune envie de s’occuper de créatures, et ne comprenait pas le principe même de la divination.

Septembre 2007. Début de sa troisième année. Certains élèves commençaient déjà à penser à leur BUSEs et aux matières qu’ils souhaiteraient continuer par la suite… Bien qu’elle soit elle aussi ambitieuse, Alyson ne se considérait pas encore suffisamment prévoyante pour s’amuser à programmer son futur avec autant d’années d’avance. De plus, dès lors qu’elle réussissait dans toutes ses matières, elle pourrait faire ce qu’elle voulait, non ? Ainsi, elle avait choisi de ne pas se prendre la tête avec tout ça et de continuer à bosser aussi sérieusement qu’elle le faisait, sans pour autant se tuer à la tâche. Elle ne mit cependant pas très longtemps avant de changer radicalement d’avis en comprenant pourquoi ses camarades de Serpentard – sang-pur – se préparaient aussi tôt. N’étant pas la seule victime des taxes qui n’avaient de cesse de l’appauvrir, il lui était souvent arrivé de partager son ressentiment avec d’autres élèves, se plaignant du système qui abusait et durait depuis bien trop longtemps pour que ce soit raisonnable. Bien qu’ils étaient tous très jeunes, ils prenaient peu à peu conscience du fait que – contrairement à ce qu’ils espéraient – ces politiques n’étaient pas prêtes de s’arrêter et les affecteraient surtout eux quand ils chercheraient un travail par la suite. Ces Bourses Moldues issues de l’argent qu’on leur avait pris et qui servaient à favoriser injustement les nés-moldus devenaient de plus en plus problématique. Ne pouvant en parler dans une lettre – au cas où elles seraient surveillées – Alyson attendit les vacances de Noël pour en parler avec sa mère. Bien entendu, cela faisait déjà plusieurs années que Maria était tracassée par le futur professionnel incertain de sa fille. Ensemble, elles mirent au point une solution qui s’avérait simple en principe, mais compliqué pour elles : la fuite.

Oui, quitter le pays qui n’avait de cesse de les taxer de façon abusif depuis près d’une décennie ! Au premier abord, cela paraissait simple. Le problème résidait dans le fait qu’elles restaient des demoiselles dotées d’une énorme fierté. Certes, elles galéraient toutes les deux depuis longtemps. Néanmoins, elles n’avaient pas enduré toutes ces années pour s’exiler au final ! L’idée même de se retrouver forcées de fuir les dégoûtait. Comment Maria Fawley avait-elle pu tomber aussi bas ? Chanteuse de renom en sa jeunesse, épouse d’un riche sang-pur, voilà qu’elle se retrouvait à jouer les serveuses dans un bar-moldu afin de gratter le moindre billet pour pouvoir payer son loyer et la scolarité de sa fille. C’était ridicule ! Et pourtant, toutes les deux n’avaient de cesse de repenser à cette fameuse leçon que Maria avait enseigné à sa fille une dizaine d’années plus tôt : la mauvaise décision signifiera la fin du jeu. Si les deux tenaient à gagner la partie, elles se devaient de ravaler leur fierté et de battre en retraite tant qu’il était temps. Ici, la mauvaise décision reviendrait à s’entêter et à ruiner tout l’avenir de sa fille unique. Or, il s’agissait de la dernière chose qu’elle désirait. Idem pour Alyson, ambitieuse comme elle était, elle ne pouvait se résoudre à un futur misérable, surtout qu’elle avait toujours en tête les leçons que son père lui avait ancrées dans la tête : un fort mépris pour tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à l’Ordre du Phénix, et le fait que le pouvoir absolu lui revenait de plein droit. Le problème résidant dans le fait qu’elle n’était pas encore prête à le prendre ce pouvoir : elle n’était pas encore apte à décider de qui avait le droit de vivre, et qui méritait de mourir. Après maintes réflexions, mère et fille décidèrent qu’elles quitteraient la Grande-Bretagne définitivement après les BUSEs d’Alyson puisqu’elle était au beau milieu de son parcours et que changer complètement d’école maintenant ne ferait que la handicaper.

Ayant deux années et demie pour préparer leur départ, les deux redoublèrent d’effort pour atteindre leur objectif commun. Alyson revint donc après les vacances avec une toute nouvelle lueur dans le regard. Tout en continuant de profiter de ses moments de détente avec le club d’échecs et son escrime magique, elle se montrait d’autant plus attentive en cours, notamment ceux qui lui plaisaient le plus. La troisième année se termina rapidement et sans problème pour elle. Pendant les vacances, elle avait entamé ses devoirs à l’instant même où elle avait posé les pieds chez elle. De même, elles n’avaient pas perdu de temps pour acheter les livres nécessaires pour l’année suivante. Toujours d’occasion, l’adolescente ne se plaignait plus, se contentant d’un simple regard méprisant au moment de les acheter. Continuant sur sa lancée et cherchant à préparer son futur un maximum, elle avait pris sur elle et s’était forcée à reprendre contact avec les moldus de son club d’escrime, profitant de ces deux mois de vacances pour rattraper son retard le plus rapidement possible. Forcément, avec la majorité de son temps passé à Poudlard, la pratique qu’elle avait n’avait absolument rien à voir avec les entraînements intensifs suivis par ceux qui avaient un véritable professeur pour suivre leur avancée et les conseiller. Le fait de perdre tous ses duels chaque jour pendant ces vacances eût pour effet de déclencher en elle une colère sans pareille. Peu importait les progrès qu’elle avait fait en seulement deux mois, son amour propre était incapable de digérer toutes ces défaites face à des moldus. Des moldus ! Lors de la rentrée de sa quatrième année, sa colère mit bien quelques mois avant de s’évaporer. Le fait de se sentir inférieure à un être non-magique n’était pas bon pour sa santé. Résultat, le seul moyen de mieux passer outre revenait – pour elle – à démontrer sa supériorité face à un être magique, soit un sorcier. Bien entendu, l’approche directe n’était pas son truc. Elle était membre du club d’échecs, pas du club de duel. Ainsi, son approche se devait d’être préparée, méthodique. Elle vola donc la baguette magique d’un élève plus âgé alors qu’il s’était endormi dans la salle commune des Serpentards. Ne s’arrêtant pas là, elle transforma une règle – triple décimètre – de sorte à ce qu’elle ait l’apparence de sa baguette magique, et plaça celle-ci près de l’élève. L’objet de son crime dans sa main, elle le rangea dans son sac avant de quitter les lieux.

Le lendemain, elle écouta avec attention ce qui se racontait à sa table. Apparemment, l’élève en question avait été incapable de produire la moindre magie avec – ce qu’il pensait être – sa baguette de toute la matinée, et se retrouvait avec des devoirs supplémentaires à cause de son absence de performance. Afin de ne pas se faire prendre, Alyson avait brisé la baguette en deux, puis utilisé un Sortilège de Disparition pour faire disparaître l’objet et les preuves de son crime avec. Fière d’elle, elle avait poursuivi son année tranquillement, prenant lentement mais sûrement conscience du fait que ce petit crime avait un effet étonnamment relaxant sur elle. Ajouté à cela, il y avait l’absence de sentiment de culpabilité qui l’avait prise au dépourvu, et pourtant elle avait volé et détruit la baguette magique d’un élève de sa propre maison : ce n’était pas rien. Mais non, aucune culpabilité, juste un profond sentiment de satisfaction et de fierté. Elle avait bien préparé son coup, avait agi et s’en était sorti indemne. Mine de rien, à l’instant même où elle avait eu cette baguette dans la main, elle s’était vue dotée d’un pouvoir absolu sur celle-ci. Le choix de la voler ou pas. Le choix de la briser ou pas. Le choix de la faire disparaître ou pas. Ces trois fois, elle avait eu un contrôle total sur la destinée de cette baguette, ainsi que sur celle du Serpentard qui la possédait. Si ça se trouvait, jamais il ne retrouverait une baguette qui lui conviendrait aussi bien. Indirectement, elle avait goûté à ce pouvoir absolu mentionné par son père, et elle avait adoré toutes les sensations que ça lui avait procurées au point de vouloir recommencer. Patiente, elle ne fit rien de plus pour le reste de l’année : elle ne pouvait se permettre de récidiver aussitôt. Durant les vacances d’été, elle passa de nouveau chaque jour à rattraper son retard en escrime, gagnant en frustration défaite après défaite. Résultat, elle décida de se défouler sur le gosse de riche aux nouvelles baskets tendances – qui ne lui avait strictement rien fait depuis l’école primaire – en faisant discrètement savoir à un groupe de pickpockets qu’il se promenait toujours avec une grosse somme d’argent sur lui. Le vantard – à qui elle n’avait techniquement pas adressé la parole depuis ses 10 ans – se fit donc agresser un soir alors qu’il raccompagnait sa copine chez elle, et voler son porte-monnaie. Malheureusement pour le groupe de pickpocket, la vérité était qu’il ne se promenait pas avec tant d’argent que ça. De plus, un appel anonyme suffit à les faire identifier et envoyer en prison. Ni vu ni connu, la Fawley venait de ruiner la vie de quelques personnes et d’offrir une belle frayeur à un ancien prétentieux qui avait largement perdu en arrogance depuis le CM2.

Septembre 2009. Début de sa cinquième année, celle des BUSEs. Puisqu’il s’agissait de sa dernière année à Poudlard, sa mère ayant été capable de l’inscrire dans une autre école pour l’année suivante, elle décida de faire part de la vérité aux quelques amis qu’elle était parvenue à se faire depuis le début de sa scolarité. Ainsi, ses amis du train – ceux de son club d’échecs – apprirent la vérité sur les problèmes financiers qui l’affectaient depuis la fin de la guerre et sur le fait qu’elle quitterait le pays après avoir passé ses examens en fin d’année. De même, Elesya débutait sa première année et se retrouvait donc dans la même école qu’Alyson. Néanmoins, comme dans toutes les familles, dès lors que des membres se croisaient dans une même école avec au moins une année d’intervalle, ils interagissaient rarement ensemble. Là, en l’occurrence, c’était pareil. Alyson avait déjà ses habitudes, ses amis et son emploi du temps bien définis, et il ne tarderait pas à en être de même pour sa cousine. Néanmoins, celle-ci avait rejoint sa maison, donc les interactions n’étaient pas inexistantes. Profitant à fond de cette dernière année à Poudlard, elle mit les bouchées doubles dans chaque matière, cherchant à emmagasiner un maximum de connaissance et de pratique avant de se retrouver dans une toute nouvelle école. A côté d’elle, elle voyait les inquiétudes des camarades plus âgés de sa maison qui s’inquiétaient pour leur avenir. Pour leur défense, ils n’avaient aucun moyen de savoir à quel point le nouveau système les affecterait en termes de possibilités de carrière. A compétences égales, qui serait recruté : le sang-pur ou le né-moldu ? Et si le sang-pur était légèrement meilleur en termes de résultats à ses BUSEs et ASPICs, la place lui serait-elle garantie à 100% ? Telles étaient les questions qui pesaient les élèves de Serpentard, et tout particulièrement ceux ayant eu un parent Mangemort… Le fait de les voir paniquer ne faisait que la conforter dans l’idée que sa mère et elle avaient pris la bonne décision.

A son retour pendant les vacances de Noël, elle profita une dernière fois de sa ville natale et fit ses adieux aux quelques rares amis moldus qu’elle s’était fait depuis qu’elle avait emménagé parmi eux. Si elle les prenait toujours de haut du fait qu’elle soit capable d’utiliser la magie et pas eux, elle avait quand même appris à accepter le fait qu’ils avaient leur point fort. Tout comme certains sorciers étaient bien meilleurs pour voler après un Vif d’or plutôt que la métamorphose, elle reconnaissait que certains moldus – pas tous évidemment – valaient la peine d’être respectés. Le seul problème provenait du fait qu’elle était très compétitive et n’aimait pas perdre, encore moins se faire dominer sur un terrain qu’elle s’était appropriée. Si elle jouait, c’était pour gagner. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle pratiquait à ce point les échecs : elle aimait la victoire. Toutes ses affaires en ordre, il ne lui restait plus qu’à passer ses BUSEs afin d’être libre de partir. Avant, elle prit quand même la peine de se détendre un petit peu en s’amusant aux dépens d’autres élèves durant leur révision. Ainsi, cette année-là, quelques élèves furent forcés de recommander un bouquin la dernière semaine avant les examens parce que celui-ci avait mystérieusement disparu. D’autres passèrent quelques heures à l’infirmerie à cause d’une agression dans les couloirs de la part d’un ou plusieurs élèves cherchant à se venger des rumeurs ridicules qui circulaient à leur sujet… Encore une fois, Alyson échappait à toutes représailles puisqu’elles choisissaient soigneusement ses boucs émissaires et ses victimes. Tous n’avaient absolument aucun lien avec elle, donc pourquoi serait-elle suspectée ? L’épreuve des BUSEs se passa tranquillement pour elle. Elle n’en ressortit pas avec des résultats exceptionnels, mais elle était satisfaite de ceux-ci, puisqu’ils étaient amplement suffisants pour tout type de carrière. De plus, elle avait bien réussi dans ses matières préférées.
Métamorphose : (O)                                                  Sortilèges : (A)
Histoire de la Magie : (EE)                                        Botanique : (A)
Défense Contre les Forces du Mal : (EE)                Arithmancie : (O)
Potions : (O)                                                                Astronomie : (P)
Études des Runes : (O)                                              Alchimie : (EE)

Ses BUSEs en poche, elle avait fait ses pseudo-adieux à ses camarades et à Elesya, lui révélant finalement toute la vérité sur les raisons de son départ. Sachant que sa mère et elle n’avaient aucune intention de revenir, il n’y avait plus d’excuses pour lui cacher tout ce qu’elles avaient enduré pendant qu’elle grandissait tranquillement dans son manoir. Elle avait également – pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas – envoyé un courrier à son cousin Flint pour lui faire part du fait qu’elle quittait définitivement la Grande-Bretagne. Elle n’était plus une petite fille – certes, elle avait encore du chemin à faire – mais, petit à petit, elle apprenait à se défaire de cette peur qu’il avait provoqué chez elle dès son plus jeune âge.  


2010-2014: You don’t have to be great to start, but you have to start to be great…

Juillet 2010. Débarquement en Afrique ! Alyson et sa mère n’avaient pas mis très longtemps avant de finir de préparer leurs affaires pour partir. De plus, Maria tenait à ce que sa fille ait un maximum de temps pour s’acclimater à ce nouveau continent et aux nouvelles coutumes qui n’avaient rien à voir avec celle de la Grande-Bretagne. Quoiqu’il en soit, l’adolescente de 16 ans avait été inscrite dans la plus large école de sorcellerie au monde, qui accueillait des élèves en provenance de chaque pays du continent africain : Uagadou. Pour le coup, Alyson avait eu de la chance de pouvoir être transférée dans cette école : ce n’était pas tous les jours qu’un sorcier changeait d’école à mi-parcours. D’après ce qu’il se disait sur sa réputation, l’Alchimie, l’Astronomie et l’Auto-Métamorphose – notamment l’Animagie – étaient leur spécialité. Mis à part pour l’astronomie qu’elle avait loupé, Alyson se retrouvait entre de bonnes mains pour ses deux dernières années de scolarité. Ajouté à cela, il y avait le fait que la baguette magique était une invention européenne. Ainsi, l’adolescente se retrouva entourée d’élèves utilisant la magie avec leur index ou leur main, tandis qu’elle était toujours cantonnée à sa baguette sans laquelle elle était tout aussi menaçante qu’une moldue. Et pourtant, pas une seule fois elle ne se sentit complexée ou dépassée par ce dont ses camarades étaient capables. Bien au contraire même, elle était curieuse, parfaitement à son aise et n’eût absolument aucun mal à se faire des amis dès la rentrée. Le simple fait de ne plus avoir à mentir sur sa situation financière, de ne pas être regardée de travers à cause de son nom de famille et, surtout, de savoir qu’il n’y avait aucune politique anti-sang-pur sur ce continent, faisait qu’elle ne ressentait aucune pression sur les épaules. Pour la première fois depuis sa petite enfance, elle se sentait libre d’être elle-même et d’évoluer comme bon lui semblait : elle était heureuse. En ce qui concernait sa mère, elle avait pu reprendre une semi-carrière de chanteuse en rejoignant un petit groupe local avec lequel elle partait en tournée sur tout le continent pendant que sa fille étudiait.

Cette première année à Uagadou eût l’effet d’une véritable thérapie sur l’adolescente, tout en l’aidant à se faire une meilleure idée de ce dont elle était réellement capable et de ce qu’elle désirait faire plus tard. Pour commencer, elle avait découvert que – si elle le désirait – elle pourrait probablement devenir joueuse professionnelle à condition de se focaliser uniquement sur les échecs au lieu de perdre plus de temps avec ses études : elle avait le potentiel pour. Néanmoins, depuis quelque temps, et pour une raison qu’elle ne s’expliquait toujours pas, elle avait découvert que quelque chose lui manquait. Elle avait beau être comblée par ses études, par sa vie actuelle et par le fait que sa mère était de nouveau libre de faire ce qu’elle aimait, elle ne pouvait s’empêcher de vouloir plus. Quand bien même une carrière de joueuse professionnelle la satisferait, rien ne l’empêchait de continuer à y jouer comme un loisir. De plus, elle préférait appliquer son sens de la stratégie de manière plus concrète que sur un plateau de jeu. Lors de son rendez-vous avec le conseiller d’orientation à Poudlard, elle n’avait pas su quoi répondre à son maître de maison puisqu’elle ne voyait pas d’avenir pour elle là-bas. Ici, c’était différent. En prenant un autre rendez-vous avec le conseiller de Uagadou, elle fut en mesure de mettre en commun ses goûts, ses capacités, et ses motivations, parvenant ainsi à un choix de carrière qui lui plût : briseuse de sorts. Le métier consistait à travailler pour une banque et à dénicher de l’or et autres sources de richesse en tout genre pour celle-ci. Compte-tenu des nombreuses défenses – maléfices, runes et autres pièges – mises au point sur les lieux menant à des trésors, elle aurait besoin de son sens de la planification et de ses aptitudes magiques pour les atteindre: c’était parfait pour elle.

Son objectif connu, elle n’avait plus qu’à s’appliquer pour l’atteindre. Le cursus et les spécialités de Uagadou n’ayant rien à voir avec Poudlard, elle développa de nouvelles connaissances et fut en mesure d’étendre ses aptitudes magiques, notamment en termes de potions – et alchimie – mais aussi avec la métamorphose qui se focalisait bien plus sur la transformation de soi. Apprenant à concocter de toutes nouvelles potions en classe, elle ne se limita pas et fit d’autant plus de recherche au sein de la bibliothèque de l’école, découvrant avec joie des recettes qui lui seraient utiles par la suite. Nombre d’entre elle semblait idéale pour toute activité impliquant de se camoufler ou de causer une distraction. Lors d’un cours, par exemple, l’enseignant avait été forcé de recourir à la manière forte pour neutraliser un élève ayant oublié d’enfiler son masque alors que tout le monde préparait un Philtre de Rage. Résultat, pendant qu’il avait été occupé à calmer l’élève, Alyson et les autres s’étaient discrètement donnés des coups de main pour obtenir la meilleure note possible. En parallèle, les cours de métamorphose lui apprirent comment changer sa propre apparence de sorte à paraître méconnaissable pour toute personne ne cherchant pas volontairement à voir à travers les sortilèges utilisés. En guise d’examen de fin d’année, l’enseignante avait demandé aux élèves de la rejoindre dans son bureau chacun leur tour, de façon aléatoire, après avoir modifié leur apparence. Selon la difficulté qu’il lui avait fallu pour reconnaître l’élève en question, elle attribuait une note. Alyson s’était donc débrouillée pour ressembler à une espèce de bûcheron après avoir raccourci ses cheveux et s’être fait pousser une barbe, modifiant également sa tenue et sa démarche afin de se faire passer au maximum pour un garçon. Cet examen fut élu le plus hilarant de l’année compte-tenu du fait que les élèves et l’enseignant avaient eu beaucoup de mal à s’arrêter de rire en assistant au défilé d’êtres tous plus loufoques les uns que les autres.

Juillet 2011. Majeure depuis déjà quelques mois, Alyson avait passé son examen de transplanage sans trop de mal, et profité de cet été pour se trouver un stage en tant qu’apprentie briseuse de sort. Elle fut assignée à un vétéran dans le domaine, très carré, et particulièrement exigeant avec elle. Avec celui-ci, elle n’avait pas eu le droit à la moindre seconde de pause, passant ainsi tout l’été sur le terrain, faisant ses premiers pas en Égypte. Elle ne fut pas en mesure d’apprendre tout ce qu’il y avait à savoir sur le métier en seulement deux mois. Cependant, son mentor n’avait pas l’intention de la laisser se tourner les pouces pendant qu’elle serait en cours. En plus de ses devoirs de 7ème année, celui-ci lui envoyait des problèmes – généralement des mises en situation par écrit avec quelques photos –  qu’elle devait s’appliquer à résoudre comme elle bon lui semblait. Au vu du métier, elle devait surtout recourir à ses connaissances en Défense, Runes, et Arithmancie. Cependant, elle n’hésitait pas une seule seconde à appliquer ses années d’expérience à jouer aux échecs pour mettre au point des solutions, tout en suggérant l’utilisation éventuelle de potions. Son mentor n’étant pas du genre à tourner autour du pot, elle savait tout de suite si les solutions qu’elle proposait étaient nulles, à compléter ou bien pensées. Perfectionniste et mauvaise perdante, Alyson donnait tout ce qu’elle avait pour réussir sur les deux terrains : les cours et le stage. Par courrier, elle continuait de converser avec sa cousine et son cousin – qui ne lui répondait pas forcément – puisqu’elle ne prenait pas la peine de leur rendre visite en Angleterre. Vu qu’elle était heureuse de sa vie là où elle était, elle préférait éviter de retourner sur les lieux où elle avait été incapable de se détendre vraiment.

Durant les vacances de Noël, elle était de nouveau en Égypte avec son mentor, mettant directement en pratique les quelques progrès qu’elle avait fait en matière de contre-maléfices, réécriture de runes et calculs pour passer outre les différentes protections mises en place autour d’un trésor convoité. Suite à cela, le dernier semestre se passa très vite. Sa mère revint juste à temps de sa petite tournée pour voir Alyson obtenir son diplôme – équivalent africain des ASPICs – avec ses meilleures notes en Arithmancie, Défense, Potions, Métamorphose et Runes. Suite à cela, elle obtint un travail officiel avec une banque sorcière située au Kenya, au service de Gobelins particulièrement avares. En effet, ceux-ci s’étaient montrés très clairs sur le fait qu’ils attendaient de leur briseur de sort une aversion pour l’échec ainsi qu’un état d’esprit impitoyable. Pour eux, il n’était pas question qu’elle rentre les mains vides, quitte à devoir se battre pour une trouvaille, voire carrément l’arracher des mains d’un autre briseur de sort arrivé avant. De plus, ils attendaient d’elle qu’elle rapporte toujours plus que la fois précédente, quitte à s’absenter pendant quelques mois si la récompense en valait le coup. Ils se fichaient également des moyens qu’elle utilisait tant qu’elle parvenait à ses fins. Le fait qu’elle soit toujours en apprentissage leur était complètement égal, la part qu’elle devrait rapporter se devait d’être différente de celle de son mentor. Pour un tout premier emploi, il aurait été difficile de faire plus stressant pour n’importe qui venant tout juste d’obtenir son diplôme. Cependant, Alyson avait accueilli le challenge à bras ouverts ! Son esprit de compétition, son goût pour la victoire et son assurance avait fait qu’elle se sentait parfaitement apte à satisfaire les demandes extrêmes de ses employeurs. Assigné à un tout nouveau mentor qu’elle suivait à la trace, celui-ci lui enseignait à sa façon tout ce qu’elle devait savoir, lui faisant également part des nombreuses fois où il avait dû se battre avec d’autres sorciers pour ramener sa part aux gobelins. Elle avait tout de suite remarqué qu’il avait du mal avec cet aspect du métier, mais avait choisi de garder cette information pour elle.

Au cours des mois qui suivirent, elle découvrit un tout nouvel aspect du métier qu’elle se plaisait à nommer l’aspect criminel, au vu du nombre de crimes qu’elle commettait avec son nouveau mentor afin de toujours rapporter plus aux gobelins. Compte-tenu des risques encourus par les employés, Alyson ne tarda pas à réaliser que si elle ne voulait pas finir en prison, elle avait plutôt intérêt à se constituer une bonne assurance. Forcément, la politique de ses employeurs était officieuse. Elle n’avait donc aucune chance d’être défendue par les gobelins si elle était arrêtée en plein acte : ils nieraient tout en bloc. Dans tous les cas, le salaire en valait la peine, et elle était à même d’user de toutes les ressources qu’elle avait à disposition pour réussir, ce qui lui plaisait. Au bout d’un moment, elle finit par demander à son mentor pourquoi il ne trouvait pas du boulot ailleurs vu qu’il haïssait l’aspect illégal de ce qu’ils faisaient. Au lieu de lui répondre, il l’avait envoyée bouler en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas de ses affaires. Quelques semaines plus tard, ils s’étaient retrouvés – comme de par hasard – dans une galère après qu’Alyson ait malencontreusement déclenché un piège alors que son mentor avait le dos tourné. Se retrouvant coincé dans un sous-terrain sans aucun moyen de sortir – sa baguette s’étant brisée – il demanda à son apprentie de l’aider à sortir. Pour seule réponse, elle l’avait envoyée bouler en lui disait que ce n’était pas son problème. Elle avait son propre quota à rapporter à ses patrons et n’avait donc pas de temps à perdre à le secourir. Avant de quitter les lieux sans se retourner, elle lui avait froidement annoncé qu’il aurait dû changer de boulot tant qu’il le pouvait. Les gobelins n’avaient même pas pris la peine de lui demander où était passé son mentor, se contentant d’augmenter la quantité qu’elle devrait leur rapporter la fois suivante.

Dans le courant de l’année 2013, alors qu’elle profitait de quelques vacances avec sa mère dans le monde des moldus, elle avait eu vent d’une histoire de chasse de félins et de trafic de fourrure… Intriguée, elle avait décidé de voir à quoi ça ressemblait quand des moldus commettaient des crimes. Elle les avait donc suivis, et espionnés, de loin. Bien qu’elle ait laissé un sorcier – son mentor – à sa mort quelques mois plus tôt, elle réagit très mal face à l’injustice qui frappait ses animaux incapable de faire quoi que ce soit alors qu’ils étaient abattus à distance par des armes à feu, puis embarqués comme de vulgaires sac à patate pour voir leur fourrure arrachée et revendue. A vrai dire, cette injustice lui avait rappelé comment le Ministère avait osé les taxer pendant toutes ces années sans qu’elles ne puissent rien faire pour les en empêcher. Quant au fait de voir les pauvres félins tenter vainement de détaler pour échapper au massacre, ça lui avait rappelé le fait de se cacher dans le monde des moldus dans l’espoir d’être oubliées. Piquée au vif, elle était intervenue en faisant disparaître les fusils de leur main, les voyant alors tenter de fuir à toute vitesse de peur que les prédateurs se vengent. Impitoyable, elle les avait tous immobilisés sauf un qu’elle laissa en guise de témoin. Désillusionnée, le témoin ne la vit pas tandis qu’elle envoyait les chasseurs immobilisés en pâture pour les quelques félins toujours en vie. Le laissant fuir, elle avait alors fait le tour des environs afin d’inspecter les dégâts causés par ces traqueurs uniquement motivés par l’appât du gain, et prêts à tout pour s’enrichir. Elle finit par tomber sur la seule survivante d’une famille de serval. Sans même prendre la peine de lui demander son avis, elle la prit avec elle et quitta les lieux du crime. En laissant un témoin en vie pour raconter ce qu’il avait vu, elle voulait tester le temps de réaction des sorciers chargés de maintenir le secret. De plus, ça lui apprendrait à ne jamais plus chasser des animaux qui n’avaient rien demandé.

Nommant le serval – qu’elle avait plus ou moins kidnappée – Freya, elle avait pris soin de s’occuper de celle-ci jusqu’à ce qu’elle apprenne à lui faire confiance et l’accepte comme famille d’accueil. Sans aller jusqu’à dire qu’elle s’était reconnue en ce prédateur naturel transformé en proie, elle ne pouvait nier le fait qu’il y avait des points communs entre eux. Au vu du temps qu’elle avait passé à ne pas travailler pour élever son nouveau familier, elle allait devoir rapporter une énorme prise aux gobelins si elle tenait à conserver son travail. Le simple fait de jeter un coup d’œil à Freya lui avait suffi pour décider du type de trésor qu’elle volerait cette fois-ci : l’argent sale des trafiquants d’animaux. Ses adversaires n’étant que de vulgaires moldus, elle ne mit pas longtemps avant d’extraire les informations nécessaires pour retrouver leurs traces. Néanmoins, elle fit une erreur en cours de route puisqu’elle avait aussi cherché à interroger le témoin qu’elle avait laissé vivre. Or, celui-ci avait déjà oublié l’attaque d’Alyson. En fait, le témoin avait perdu toute sa mémoire et ne faisait qu’errer dans les rues sans aucun but. Étant quand même parvenu à retrouver la trace des trafiquants, elle n’avait pas prêté plus d’attention que cela au témoin et était allée attaquer le quartier général des bourreaux. Malheureusement pour eux, sans sorcier de leur côté, ils ne pouvaient absolument rien faire face à quelques sortilèges de confusion lui permettant de les distraire pendant qu’elle rapetissait tout l’argent qu’ils avaient récolté sous leur yeux pour le placer dans ses poches avant de quitter les lieux. En sortant, elle s’apprêtait à quitter les lieux en transplanant quand elle fut forcée de bondir sur le côté afin d’éviter le sortilège qu’un inconnu lui avait lancé. Dégainant sa baguette à toute vitesse, elle avait déjà sa contre-attaque en tête quand elle oublia pourquoi elle avait pris la peine de sortir sa baguette. La seconde d’après, elle transplanait pour remettre l’argent aux gobelins et recevoir sa commission. A son retour chez elle, un homme d’une quarantaine d’année l’attendait sur son canapé, un air intrigué sur le visage. Cet homme, c’était Vladimir Kazakova. Oubliator.

En guise de salutation, il l’avait immobilisée contre le mur avec sa baguette avant de se présenter et de lui révéler qui il était. Il lui rendit également les quelques souvenirs qu’il lui avait pris quelques heures plus tôt lorsqu’il l’avait attaquée.  Comprenant aussitôt dans quelle situation elle s’était retrouvée, elle l’avait laissée s’occuper de la partie discussion, apprenant ainsi qu’il était à l’origine de la mémoire complètement effacée de son témoin et qu’il s’était servi de celui-ci au cas où Alyson ferait l’erreur de revenir vers lui. Et cette erreur, elle l’avait commise. Elle avait pris la mauvaise décision et se retrouvait à présent à la merci de cette oubliator qui avait les moyens de réduire sa mémoire en purée. Et pourtant, il ne le fit pas, se contentant de la libérer et de lui suggérer une conversation tout ce qu’il y avait de plus normal – bien qu’il était un peu tard pour ça. Non seulement il était parvenu à la neutraliser complètement sans aucun problème, mais il s’était aussi amusé à farfouiller sa mémoire afin de connaître ses motivations pour l’attaque des chasseurs, puis des trafiquants. Pour lui, il était incohérent qu’elle cherche à venger des félins quand elle avait laissé un sorcier pourrir dans un souterrain pas longtemps avant. Menaçant de lui soutirer les informations de force si elle ne lui répondait pas, elle se résigna à lui raconter tout son parcours, dans les moindres détails. En contrepartie, il fit de même après elle, bien que ça n’expliquait toujours pas ce qu’il lui voulait vraiment. Elle était une sang-pur qui avait grandi en Angleterre. Il était un né-moldu élevé en Bulgarie et deux fois plus âgé qu’elle. Par contre, elle comprenait mieux pourquoi le témoin ne se souvenait plus de rien. Il se trouvait que, dernièrement, Vladimir avait tendance à trop en faire et à se laisser aller quand il faisait son boulot. Un évènement récent l’avait rendu dangereux à ce point, puisqu’il s’était bien trop souvent montré impitoyable avec la mémoire de ses victimes. Son problème était qu’il avait du mal à s’en empêché et, tôt ou tard, il savait qu’il finirait par être arrêté : il s’était fait transféré au Kenya avant qu’on ne commence à le soupçonner. Voyant là une opportunité, elle avait sauté sur l’occasion pour lui proposer un partenariat. Après tout, elle aussi risquait constamment sa liberté avec son travail non-assuré et très demandant. Les termes de l’alliance étaient simples : il l’assistait dès qu’elle faisait appel à lui et, en échange, il était libre de faire ce qu’il voulait de la mémoire des témoins. Pour elle, le but était de faire de lui son assurance-vie, un gardien veillant à effacer toute trace de ses passages dans l’esprit de ceux qui la voyaient. Quant à lui, il serait à même de mieux contrôler ses pulsions puisqu’elle lui offrait la possibilité de les exprimer sur des cibles bien précises, et suffisamment régulièrement pour qu’il puisse travailler à côté sans faire de zèle. Alyson avait su reconnaître son approche étrange pour l’appel à l’aide que c’était, et gagner un parfait allié au passage.



Dernière édition par Alyson Fawley le Jeu 16 Mar - 8:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Jeu 16 Mar - 7:52





Alyson

Fawley

You pissed me off... And for that, I will make you suffer as only I can


Mon histoire...



2014-2019: Sometimes there’s honor in revenge… Not in this case.

Janvier 2014. Grâce à son nouveau partenaire de crime, Alyson ne voyait plus l’intérêt de rester travailler pour ces gobelins qui l’exploitaient, alors qu’elle pouvait gagner bien plus en les quittant. Elle avait donc quitté le continent africain et le Kenya pour l’Asie, et plus spécifiquement le Japon. De même, Vladimir était retourné en Bulgarie pour y reprendre sa position précédente afin de sauver les apparences. Ne craignant plus d’en faire trop, il était désormais capable d’exercer son métier de façon professionnel, laissant à Alyson le pouvoir de décider des vies qu’il ruinerait. Arrivée au Japon, la jeune adulte n’avait pas perdu de temps pour se faire engager auprès d’une nouvelle banque sorcière. L’expérience qu’elle avait acquise au cours de son précédent boulot était plus que nécessaire pour servir à d’autres gobelins. La seule différence résidait dans le fait que ses nouveaux employeurs étaient bien plus professionnels, et moins gourmands. Alyson effectuait donc un travail tout ce qu’il y avait de plus respectable auprès d’eux, ne brisant aucune loi sorcière ou moldue, ne cherchant aucun conflit, et respectant la règle du « premier arrivé, premier servi ». Bref, ses actions en tant que briseuse de sorts étaient irréprochables. Il en était de même pour Vladimir en Bulgarie. Le but était évident : se fondre dans la masse au maximum afin de ne jamais être suspecté de quoi que ce soit qui dérape. Alyson était loin d’avoir les compétences ou l’influence nécessaire pour être pourchassée au grand jour pour les crimes qu’elle s’amuserait à commettre. La discrétion était une nécessité. Lors d’une période où elle était en congé, elle s’était naïvement inscrite à une petite compétition d’échecs sorcier afin de passer le temps et de voir ce qu’elle valait en dehors du club à Poudlard. Tout s’était plutôt bien passé pour elle jusqu’à ce qu’elle tombe sur un certain Liam Holt – Australien – qui n’avait eu absolument aucun mal à neutraliser chacune de ses stratégies une à une, donnant limite l’impression de voir exactement ce qu’elle s’apprêtait à faire avant même de le faire, et ce, même quand elle décidait de changer de tactique à mi-parcours. Intriguée après avoir perdu, elle avait pris la peine d’observer ses matches suivants jusqu’à découvrir son secret : ce Liam était un tricheur. Il ne le faisait pas tout le temps, mais la façon qu’il avait de croiser le regard de son adversaire juste avant de sourire imperceptiblement ne la trompait pas. Elle reconnaissait ce sourire : c’était celui d’une personne fière de son crime. Le même que celui qu’elle avait eu après avoir volé et détruit la baguette d’un Serpentard, provoqué l’attaque du gosse de riche, et laissé son mentor croupir dans un souterrain.

Suite au tournoi, elle avait proposé une revanche amicale dans un parc, en profitant pour le confronter sur sa théorie. En lisant de nouveau dans son esprit, il avait bien vu qu’elle ne comptait pas le dénoncer, mais aussi qu’elle avait une proposition à lui faire. Alyson ne s’imaginait pas capable de tromper un Légilimens, raison pour laquelle elle avait joué cartes sur table. Avant d’accepter cette nouvelle alliance, la jeune adulte avait provoqué l’australien en titillant son égo afin d’avoir droit à une partie sans légilimencie. Elle se fit massacrer encore plus rapidement que lorsqu’il avait triché… Comme quoi, il trichait majoritairement par plaisir et pas forcément par peur de perdre. De plus, il avait quelques années d’avance sur elle, et joueur d’échecs était son métier : elle n’avait aucune chance face à lui. Néanmoins, il avait accepté la proposition qu’elle lui avait faite : faire équipe avec Vladimir et elle si elle faisait appel à lui et qu’il était libre. Après ses congés, elle reprit son travail, progressant jour après jour en matière de défense contre les forces du mal, vu qu’elle y était confrontée sur chaque mission. Idem du côté des runes qu’elle comprenait de mieux en mieux avec l’expérience, parvenant plus facilement à en détruire et à en reconstruire derrière pour quitter les lieux – avec le trésor – dans l’état dans lequel elle les avait trouvés. De par cette expérience, elle améliorait également ses compétences de voleuse puisque son travail impliquait de s’infiltrer quelque part et d’en ressortir en limitant au maximum les traces de son passage. En parallèle, elle s’offrait des livres de potions et de métamorphose avec son salaire, expérimentant et perfectionnait ses talents en matière de déguisement et de concoction. Lorsqu’elle se sentit prête, elle fit appel à Vladimir et Liam afin d’attaquer une banque moldue pour commencer. Le tout était de commencer petit afin de voir comment ils se débrouillaient en équipe et s’ils parvenaient à bien se synchroniser pour atteindre leur objectif. La banque américaine ne vit rien venir du tout. Entre les déguisements d’Alyson, les plans de Liam et l’aptitude de Vladimir à détruire la mémoire des témoins potentiels, aucun moldu ne pouvait leur résister. Prudents, ils continuèrent sur leur lancée avec des casinos et musées en tout genre, effaçant toute trace de leur passage derrière eux. Lorsqu’ils étaient d’humeur joueuse, ils créaient le parfait petit bouc émissaire avant de passer à une autre région, un autre pays ou un autre continent. Le plus étrange dans tout cela, c’était qu’aucun des trois ne cherchaient à s’enrichir. En vérité, ils avaient tendance à se débarrasser de leur prise en la faisant disparaître. Parfois, ils les distribuant à des personnes dans le besoin, ceux-ci étant suffisamment malins pour ne pas en parler à la police et l’utiliser afin de remettre leur vie en ordre.

Il était vrai que Vladimir laissait des personnes totalement amnésiques sur son passage. Cependant, il suffisait d’envoyer les victimes – tête la première – dans un mur pour expliquer cette perte de mémoire : les moldus n’étaient pas aptes à l’expliquer autrement. Quoiqu’il en soit, ils obtenaient tous les trois ce qu’ils désiraient avec ces casses. Vladimir exprimait sa colère en répandant l’amnésie. Liam s’amusait comme un fou en mettant à profit son esprit tactique et sa Légilimencie de façon plus concrète qu’une partie d’échecs. Alyson se plaisait à ridiculiser les personnes trop proches de leur richesse, prêts à tous les coups bas pour gagner plus, et surtout ceux qui marchaient en s’estimant supérieurs aux autres. Il n’y avait rien de tel pour elle que de « voler » cette position de supériorité, offrant à ses victimes un retour brutal sur la terre ferme. Après chaque coup fourré, les trois se séparaient de nouveau. Chacun retournant bosser dans son pays comme si de rien n’était, reprenant leur vie de citoyens honnêtes aux yeux de tous. Depuis son arrivée au Japon, Alyson ne s’était pas forcément fait beaucoup d’amis. Si elle ne pouvait se montrer totalement honnête avec ceux-ci, pourquoi prendre la peine de faire de nouvelles rencontres ? Et pourtant, il y avait une personne qu’elle avait rencontrée quelques semaines plus tôt. Kaori Satô avait été victime d’un pickpocket – l’ironie – sous les yeux de la sorcière, qui était parvenue à lui ramener son sac à main sans trop de problème. Depuis ce jour, elles se voyaient chaque jeudi pour déjeuner, apprenant à se connaître petit à petit. Bien que Kaori soit une moldue, Alyson n’avait pas hésité une seule seconde à lui révéler la vérité sur son statut de sorcière. Après tout, le simple fait de neutraliser un pickpocket par elle-même – malgré sa fine silhouette – avait suffi pour que la japonaise comprenne qu’il y avait anguille sous roche. Le fait d’avoir un oubliator de son côté était aussi rassurant. Si son amie devenait une menace, Vladimir n’hésiterait pas à lui retirer ses souvenirs. Fort heureusement, ce ne fut pas nécessaire puisque les deux s’entendaient particulièrement bien. Sa nouvelle amie était historienne, particulièrement bien renseignée sur les différents trésors nationaux, ce qui plût beaucoup à Alyson. Elle ne mit pas longtemps avant de proposer à celle-ci de rejoindre son groupe de voleurs, jouant sur son obsession pour les trésors pour l’appâter.

L’année 2015 fut marquée par ce tout nouveau quartet qui avait monté leurs activités d’un cran en s’en prenant à quelques sorciers possédant des objets de valeur directement dans leur domicile. Lorsque le besoin s’en faisait ressentir, Alyson faisait en sorte de monter les victimes les unes contre les autres en plaçant l’objet volé dans une maison tout en faisant savoir à la victime qui lui avait pris son dû. Bien entendu, elle faisait cela après avoir produit une copie du trésor – avec un sortilège de duplication – et demandé à Vladimir d’introduire de faux-souvenirs dans la tête du bouc émissaire. Kaori s’était vue offrir l’accès à de nombreux ouvrages magiques répertoriant les nombreux trésors existant dans le monde des sorciers. Elle leur servait d’informatrice et de négociatrice lorsqu’ils cherchaient à revendre leur butin sur le marché noir. En échange de quoi, elle avait le droit de conserver une partie pour sa propre collection. De par son métier de briseuse de sort, Alyson était chargée de passer outre les protections se trouvant autour des domiciles des sorciers et de s’y infiltrer avec Vladimir en guise de garde du corps et de nettoyeur. Quant à Liam, il se chargeait de limiter un maximum de faux pas en mettant au point des plans bien pensés pour réussir leur coup après s’être renseigné sur les cibles. De temps à autre, ils leur arrivaient de s’en prendre à des créatures magiques – sans Kaori – pour remplir le stock d’ingrédient dont Alyson avait besoin pour ses potions, ou pour se faire un peu plus d’argent avec le marché noir. Ils ne comptaient d’ailleurs plus le nombre de fois où ils avaient échappé de justesse à la mort après une escapade qui avait mal tournée. Les créatures étaient bien plus imprévisibles que les sorciers, surtout quand on cherchait à leur voler un œuf, une écaille ou une dent. Enivrée par leur réussite successive, la jeune Fawley avait eu droit à une intervention de la part des trois autres afin de lui sortir l’idée d’aller voler un groupe de géants directement dans leur caverne… Ils n’avaient clairement pas la puissance de feu nécessaire, et peu importait la stratégie qu’ils mettaient au point –  si l’infiltration était loupée – ils n’auraient aucun moyen de défense. Ennuyée par le fait d’être traitée comme une gamine – bien qu’elle soit réellement la plus jeune du groupe – elle avait mis quelques semaines à se sortir l’idée de la tête. Et, pour la première fois depuis qu’elle était partie avec sa mère, elle retourna en Grande-Bretagne pour rendre visite à ses cousines, Elesya et Artémis. La première étant en 7ème année, elle se demandait vers quelle carrière elle se tournerait. La présence de la plus jeune chez les Gryffondors ne l’avait pas perturbée plus que cela. Le fait que Flint – son cousin qui l’avait effrayée, puis intimidée jusque-là – soit professeur à Poudlard par contre, elle ne l’avait pas du tout vu venir. Il était d’ailleurs difficile pour elle de toujours le craindre quand celui-ci enseignait à des gosses comment voler sur un balai tout en jouant les arbitres à côté. C’était limite si elle ne se demandait pas s’il avait menti toutes ces années plus tôt.

Le simple fait de reposer les pieds dans le pays avait suffi à réveiller toute la haine qu’elle portait envers celui-ci. Ce pays qui les avait forcées à fuir. Ce pays qui les avait faites souffrir durant toutes ces années. Ce pays qui les avait forcées à vivre comme de vulgaires moldus au lieu des sorcières au sang pur qu’elles étaient. Dire qu’elle avait une dent contre toutes ces personnes qui avaient eu le plaisir de vivre en paix au cours des deux dernières décennies serait un euphémisme. Pour elle, tous ceux qui avaient été en mesure de sourire ne serait-ce qu’une seule fois en ces temps de paix où sa famille avait été injustement taxée méritait de souffrir tout autant. Si elle ne leur ferait pas payer sur-le-champ, elle savait qu’un jour elle le ferait. Là, en 2016, ce n’était pas sa priorité. Son père lui avait dit que le pouvoir de décider de la vie – ou de la mort – d’autrui lui reviendrait de plein droit lorsqu’elle serait prête. Quant à sa mère, elle lui avait appris à patienter, à se préparer et à éviter les mauvaises décisions. Retournant donc au Japon, elle avait laissé sa hargne de côté et repris sa vie comme si de rien n’était. Les années passèrent et, de temps à autre, le quartet se réunissait pour de nouveaux casses, cherchant toujours plus de difficultés sans pour autant y laisser des plumes avant de se séparer de nouveau. Lorsque 2018 arriva, leur groupe était parvenu à se constituer une bonne petite collection d’objets volés qu’ils avaient gardé pour X ou Y raison. Alyson était au beau milieu d’une concoction quand elle reçut une édition de la Gazette des Sorciers en provenance de Liam. Celui-ci se trouvant en Europe pour un tournoi d’échecs, il avait été présent lorsque des attaques avaient eu lieu sur le Chemin de Traverse. De plus, l’édition qu’il lui avait envoyée faisait mention du terme « néo-mangemort » et était la raison pour laquelle il lui avait fait parvenir le journal. Posant ses congés sans perdre de temps, la demoiselle s’était aussitôt rendue en Angleterre – après avoir modifié son apparence – pour voir de ses propres yeux ce qu’il s’y passait. L’idée que des personnes s’attaquent enfin à la paix instaurée sur le dos des sang-pur et proches des Mangemorts lui plaisait. Par contre, elle avait bien plus de mal à comprendre les motivations derrière ces attaques. Lorsqu’elle fut contactée par sa cousine – Elesya – au milieu de l’été 2018 pour un face à face, elle avait aussitôt accepté dans l’espoir d’en apprendre plus : celle-ci serait forcément mieux informée qu’elle. Autant dire qu’elle fut impressionnée par les manœuvres de sa cousine qui était à la tête de cette nouvelle organisation, et comprenait bien mieux pourquoi elle s’était contentée d’un poste – ridicule – d’assistante alors qu’elle était censée valoir plus que ça. Quant à Flint, il était enfin passé à une meilleure profession en reprenant les cours de Défense Contre les Forces du Mal. Toujours installée au Japon la majeure partie du temps pour son travail, elle était restée en contact avec sa cousine qui avait organisé une attaque loupée sur le Ministre en personne. Même à 5 contre 1, ses hommes n’avaient pas été en mesure de l’empêcher de filer.

En novembre 2018, il y eût le cas Joon Park. Là encore, elle ne comprenait pas les motivations derrière, surtout que sa cousine ne lui avait pas donné l’impression que les choses s’étaient passées comme prévu. En parallèle, la Gazette du Sorcier ne semblait pas convaincue que l’action provenait des néo-mangemorts malgré l’apparition de la Marque des Ténèbres. Le mois suivant, il y avait eu le cas de l’ex-Auror James Austin qui avait été retrouvé après que les hommes d’Elesya l’aient torturé et interrogé. Néanmoins, le fait qu’il ait été en mesure de les suivre jusqu’à leur base révélait de nouveaux défauts dans son organisation. Frustrée à l’idée qu’une occasion pareille ne se représente plus, Alyson avait démissionné de son travail au Japon pour répondre à l’annonce présente dans l’édition de la Gazette du 15 décembre 2018. Gringotts recrutait.

Janvier 2019 marque officiellement le retour d’Alyson Fawley en tant que Briseuse de Sorts pour la banque Gringotts à Londres. Par ailleurs, elle compte bien tirer avantage du groupe mené par sa cousine Elesya, quitte à carrément le lui prendre s’il le faut. Si 2016 n’avait pas été l’heure de sa revanche sur ce pays et ses habitants, 2019 sonnait plutôt bien à ses oreilles.

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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Jeu 16 Mar - 8:43

rebienvenu à toi sur le forum :) nous lisons ta fiche et revenons vers toi au plus vite :) hâte de voir comment tu vas jouer Alyson :)
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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Jeu 16 Mar - 19:21

C'est bon, on peut poster ? XD

Rebienvenue !
Comme je l'ai déjà dit : beurk, une Fawley !
Mort à Flint, mort aux Fawley ! James sort de ce corps
Je lirai à tête reposée de mon côté (genre ce week end !)
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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures Sam 18 Mar - 13:48



Répartition de Alyson Fawley

Bien le bonjour Miss Fawley,
Quelle dame êtes vous donc devenue Miss, un avenir étrange s'ouvre devant vous... quel but sombre menez vous ? Je ne sais pas si je devrais mais en tout cas dans l'attente que je vous donne votre couleur je vous invite à vous rendre ici pour recenser votre avatar.
ici pour vous inscrire dans notre registre et pour demander un Patronus.
Le Choixpeau Magique

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MessageSujet: Re: Alyson Fawley - Voleuse à ses heures

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Alyson Fawley - Voleuse à ses heures
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