[-18: Violence] Some people just want to see the world burn [Rp Contexte - Solo]



 
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[-18: Violence] Some people just want to see the world burn [Rp Contexte - Solo]

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Jeu 6 Avr - 7:50


Samedi 12 janvier 2019. Hôtel moldu de Manchester – 13 heures

Ayant décidé dès le départ que je ne suivrais les directives de personne, je m’étais rendue compte qu’il était grand temps de me montrer un peu plus active et de rappeler à ce pays la définition du mot « terreur ». Pour être honnête, là n’était pas le but ultime, mais simplement la première étape. Oui, juste une entrée avant de passer au plat de résistance. Une mise en bouche pour ce pays qui ne tarderait pas à comprendre à quel point ils étaient impuissants face à ma famille. Entre mon cousin qui continuait de se pavaner impunément malgré tous les meurtres qu’il avait commis dans l’enceinte de Poudlard, et ma cousine qui dirigeait la grosse majorité des néo-mangemorts comme des petits toutous bien dociles, il y avait de quoi se demander si les lunettes du Directeur actuel fonctionnait ou pas. Comment cet idiot faisait-il pour ne pas réaliser la présence de loups dans sa bergerie ? Le pire, c’était qu’il n’y en avait pas qu’un seul. Non, loin de là. Un seul encore, on pourrait lui pardonner cet écart. Mais là, il y en avait trois ! Trois personnes, trois néo-mangemorts, nourris et logés par l’école de sorcellerie Poudlard.

Malgré la mort du Serpentard le soir d’Halloween, la seule protection instaurée avait été un surplus d’Aurors pour surveiller le château. Le plus amusant dans cette histoire, c’était que la même directive avait été donnée lorsque le Ministre Owell avait été attaqué par cinq boulets. Mine de rien, le fait que le Directeur de Poudlard et le Ministre de la Magie s’entendent aussi bien aurait facilement pu être un problème. Étrangement, ce n’était pas le cas. Bien au contraire, il s’agissait d’un avantage. Cette alliance entre ces deux grandes instances ne faisait qu’accroître leur assurance et leur confiance en eux. De même, je comptais tirer avantage de la situation créée par Elesya qui avait ordonné une pause dans les activités des néo-mangemorts, soi-disant parce qu’il était trop risqué de lancer une nouvelle attaque juste après avoir tué un élève. Résultat, le pays avait eu droit à plus de deux mois consécutifs sans évènements catastrophiques. Nope, ils avaient eu droit à des victoires avec le retour de James Austin et l’arrestation de Joyrte le tueur en série.

Maintenant que le pays se sentait un minimum en sécurité après ces quelques mois sans histoire, il était grand temps de les faire redescendre sur terre. Quand bien même Elesya était censée – et j’insistais sur le « censée » –  diriger les effectifs des néo-mangemorts, moi incluse, il se trouvait que je n’étais pas le genre à suivre les ordres. Encore moins de la part d’une gamine tout juste sortie l’école. Quoique… Elle était toujours là-bas, ce qui était encore pire. Elesya Travers. Cousine du côté de ma mère. Je l’avais vue grandir et me suivre chaque fois que je la voyais jusqu’à ce que je quitte le pays en 2010. Après ça, je n’étais revenue que lorsqu’elle était en 7ème année, et en couple avec Haru. Enfin bref, tout ça pour dire que je m’étais très vite rendue compte que ma cousine n’avait rien à faire aux commandes, surtout si elle ressentait le besoin de cacher son identité pour être respectée et écoutée. Pour sa défense, il était trop tard pour elle maintenant. Certes, elle n’était pas la seule à masquer son identité avant de se montrer lors des réunions – même Flint le faisait. Cependant, elle était l’une des seules à ne pas se salir les mains, et c’était ce qui me dérangeait plus que tout.

Sans pour autant révéler son identité – je n’en avais vraiment pas besoin – je m’étais amusée à vérifier auprès des autres membres ce qu’ils en pensaient. La plupart étaient bien plus âgés, et j’avais découvert que les motivations différaient d’un individu à un autre. Certains cherchaient à réinstaurer la suprématie des sang-pur, supposant naïvement que c’était encore possible. D’autres voulaient faire payer tous ceux qui avaient gagné la Seconde Guerre des Sorciers. Comment ? Là encore, les avis différaient entre les conservateurs et les extrémistes. J’appréciais tout particulièrement celle qui voulait tous les brûler sans distinction, quitte à ce que le pays ne soit plus qu’un tas de cendre. Naturellement, je m’étais tout de suite rapprochée d’elle afin d’en savoir plus sur la façon dont elle aimerait procéder. Ce n’était pas la première fois que je décelais une telle perle rare. Il y avait eu Vladimir, l’Oubliator, qui ressentait le besoin de réduire à néant tous les souvenirs de ses victimes jusqu’à ce qu’elles finissent dans un état lamentable, à peine capable de se souvenir d’avaler leur salive.

Quoiqu’il en soit, je n’avais pas tardé à comprendre qu’ils ne suivaient pas tous Selena – l’alter-ego d’Elesya – pour les mêmes raisons, et qu’ils n’étaient pas tous satisfaits des ordres qu’elle donnait. Certains attendaient plus, beaucoup plus que ce qu’elle semblait prête à leur offrir. Jusque-là, ils ne s’étaient pas sentis puissants, craints ou même respectés suite à leurs actions. Tout d’abord, on leur donnait pour nom « néo-mangemort » signe qu’ils n’étaient pas considérés comme une entité à part entière, mais plutôt comme des copieurs voire même des groupies cherchant à suivre les traces de leurs idoles. Après, il y avait le fait que le Ministre avait organisé son bal de Noël comme si de rien n’était, montrant publiquement qu’il n’avait pas peur, et il en avait été de même pour Poudlard avec les élèves qui avaient complètement oublié la mort d’un élève deux mois plus tôt. Ajouté à cela, il y avait la capture et torture de James Austin qu’ils – certains en tout cas – n’avaient pas forcément trouvé satisfaisants. Encore moins quand lui aussi avait été relâché et reprenait innocemment sa vie en parfaite santé. Pour eux, il était évident qu’ils n’avaient pas encore été en mesure de laisser leur marque. Le pays ne portait aucun signe de leur passage et ne cachait pas le fait que les habitants continuaient de rire paisiblement. Pour eux, il était temps que ça change.

Pour être franche, j’étais tout à fait d’accord avec eux, et c’était la raison pour laquelle j’avais invité les plus déçus d’entre eux à me retrouver dans cet hôtel moldu. Déçus par les missions. Déçus par les directives. Déçus par le manque d’impact. Déçus par l’absence de véritable action. Bref, les raisons étaient nombreuses et s’expliquaient tout simplement par le fait qu’ils avaient tous des attentes différentes. Il aurait été naïf de s’attendre à ce qu’ils aient tous exactement les mêmes désirs et aspirations en rejoignant la coupe de Selena. Quand bien même ils ne se sentaient pas à même d’agir seuls, ils n’étaient pas tous capables de prendre sur eux et de faire preuve de patience. Je leur offrais donc cette possibilité : une occasion d’agir tel qu’ils le désiraient, et en toute impunité. Naturellement, le pays et/ou le système actuel ne serait pas retourné, saccagé, en une nuit : c’était impossible. Cependant, en guise d’amuse-bouche, les personnes – qui ne tarderaient pas à arriver – auraient largement de quoi être satisfaites : bien plus qu’elles ne l’avaient été jusque-là.

Lorsque j’étais arrivée à l’hôtel une heure plus tôt, j’avais adopté une toute autre apparence ainsi qu’une fausse identité. Le but était que personne ne sache qu’Alyson Fawley était passée par ici ou qu’elle y avait rencontré des gens. Dans tous les cas, j’étais arrivée avec une personne à mon bras – pour la couverture – qui s’était fait passer pour un homme se rendant dans cet hôtel avec sa maîtresse. Jouant le rôle de la maîtresse, j’avais adopté un style vestimentaire très peu respectable et un langage donnant l’impression que j’étais complètement gaga de l’homme à mon bras. Ce n’était pas la première fois que j’agissais de la sorte avec Vladimir – celui qui m’accompagnait – qui était habitué à mes rôles tous plus horribles les uns que les autres. Pourquoi il était là et pas en Bulgarie où il travaillait ? Pour me couvrir, tout simplement. Je n’étais pas une Auror surentraînée ou une sorcière possédant plusieurs décennies d’expériences sur diverses branches de la magie. Quand bien même, je savais me débrouiller avec ma baguette, cela ne voulait pas pour autant dire que j’étais capable de me défaire de n’importe qui. J’étais une Serpentard avant tout : j’évitais donc les risques inutiles à tout prix.

A l’instant même où nous avions posé le pied dans la chambre d’hôtel, nous nous étions mis à préparer la réunion qui aurait lieu l’heure suivante. Aucun sortilège de protection pour éviter d’attirer l’attention des quelques sorciers qui traîneraient dans la ville ou même dans l’hôtel moldu. Par contre, il y avait la petite pancarte « ne pas déranger » sur la poignée de la porte, et le son de la musique était suffisamment élevé pour couvrir nos voix et les sons produits par le transplanage. Le meilleur moyen de se cacher de sorciers restait le monde des moldus. Ceux-ci étaient totalement vulnérables à la magie et rares étaient les sorciers susceptibles de compter sur eux pour des informations supplémentaires. Avec un oubliator de mon côté en cas de besoin, je me sentais parfaitement prête à accueillir mes quatre invités. À 13h00, quatre petits « pop » couverts par la musique se firent entendre dans la chambre d’hôtel. Quatre sorciers venaient de faire leur apparition et – sans attendre – se placèrent sur une chaise, un fauteuil ou sur le canapé après s’être servis dans le mini-bar.

Le premier – Jeremiah Miller – était totalement dégoûté du simple fait de se trouver dans le monde des moldus et dans une chambre d’hôtel de moldus où il se doutait que des moldus avaient l’audace de copuler. Oui, il exagérait beaucoup trop dans ses réactions, mais bon, il était hors de question d’aller mijoter des plans de ce genre dans un restaurant 5 étoiles du monde des sorciers !! Il le savait très bien donc s’il pouvait cesser de réagir comme s’il allait attraper une maladie… Le second était un loup-garou qui – pour je ne savais quelle raison – n’avait de cesse d’afficher un grand sourire satisfait, un peu comme s’il avait du mal à redescendre de son petit nuage de bonheur. La troisième était une femme d’une trentaine d’années, dont les manches de la robe étaient légèrement roussies. S’était-elle réellement amusée à brûler ses propres vêtements ?! Enfin, la dernière était une potioniste avec qui j’avais beaucoup échangé au cours des derniers mois. Elle était également bien plus âgée que moi et nous échangions régulièrement sur nos expériences différentes en matière de concoction. Comme demandé, ils étaient tous venus sous leur véritable apparence – aucun artifice – et étaient prêts à m’écouter, curieux de savoir ce que j’avais à leur proposer.

« Bien, ne perdons pas plus de temps et commençons. »


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Ven 7 Avr - 6:42


Samedi 12 janvier 2019. Hôtel moldu de Manchester – 14h30

Plus d’une heure s’était écoulée depuis que mes invités étaient arrivés. Actuellement, la conversation était civile et avançait dans la bonne direction. Néanmoins, ça n’avait pas du tout été le cas au tout début. Clairement, le plus compliqué à convaincre avait été Jeremiah Miller. Puriste de chez les plus puristes, il n’avait pas mis très longtemps avant de s’emporter à cause de mon âge – tout d’abord – avant de revenir sur le fait qu’un homme de son statut n’avait strictement rien à faire dans un endroit aussi malfamé. Yep, il pouvait être à la fois amusant et agaçant quand il le voulait. Amusant parce que ses arguments n’avaient plus aucun sens depuis plus de deux décennies quand la majorité des sang-pur avaient été éliminés ou emprisonnés. Son discours était obsolète et s’il ne faisait pas gaffe à son tempérament qui ressortait par moment, sa véritable opinion sur les statuts du sang ne tarderait pas à devenir publique. Déjà que ses abus de pouvoirs – dans son travail – et son mépris pour la vie des créatures commençaient à être remarqués par la Gazette du sorcier… S’il continuait comme ça, il serait bêtement arrêté avant même d’avoir fait quoi que ce soit d’important.

Agaçant parce qu’il était évident à son expression dégoûtée que, peu importait à quel point mes arguments faisaient sens, il camperait à jamais sur ses positions. Têtu. Voilà ce qu’il était. Bon, au moins, il avait cessé d’en parler maintenant. En ce qui concernait son problème avec mon jeune âge, j’avais eu beaucoup de mal à ne pas éclater de rire compte-tenu du fait qu’il suivait Selena – Elesya – depuis le départ alors qu’elle était bien plus jeune que moi. De plus, elle ne semblait pas encore avoir de sang sur les mains. Le polynectar ne marchait que si l’extrait utilisé provenait d’une personne vivante. Traduction ? La véritable femme dont elle prenait l’apparence était toujours en vie. Pratique, non ? Pendant qu’elle envoyait ses minions commettre des tentatives de meurtre, les encourageait à utiliser les Impardonnables, et à briser la loi avec de sacrés crimes, elle se contentait de voler une identité. Ainsi, quand bien même elle serait arrêtée avec les autres, elle ne passerait probablement pas plus de quelques années à Azkaban contrairement à la perpétuité qu’écoperaient les autres. Pour le coup, elle agissait comme une vraie Serpentard en les utilisant pour parvenir à ses fins.

Quoiqu’il en soit, le Miller s’était très vite mis à hausser le ton dans une – vaine – tentative de m’intimider et de reprendre le contrôle de la réunion. De son côté, Vladimir s’était laissé aller à ricaner face à l’expression de Jeremiah qui se voulait effrayante. Debout face moi et me dépassant d’une bonne tête, il me donnait l’impression d’un père tentant de réinstaurer son autorité sur son adolescente de fille qui avait osé lui désobéir en sortant après le couvre-feu pour l’anniversaire de sa meilleure amie alors qu’elle avait été punie. Malheureusement pour le sorcier, je n’étais pas sa fille, et il n’était pas mon père : il n’avait absolument aucune autorité sur moi. De plus, mon propre père m’avait très bien fait comprendre – dès mon plus jeune – âge que mon nom et mon statut faisaient que, quoiqu’il arrive, je devrais toujours me trouver au sommet de la chaîne alimentaire. Peu importait si je n’étais pas une sorcière du calibre de Grindelwald. Peu importait même si j’étais incapable de battre qui que ce soit en duel. Peu importait si j’étais la plus intelligente en termes de QI ou autre. Bref, peu importait mes capacités physiques, intellectuelles ou magiques, j’étais Alyson Fawley et, en tant que telle, j’étais au-dessus de tout le monde et je n’avais pas besoin de le prouver : c’était un fait.

Là, en l’occurrence, il était très vite devenu ennuyant. J’avais à peine eu le temps de placer un mot qu’il était monté sur ses grands chevaux. Mais qu’est-ce qu’il m’avait fait lui ? À croire qu’il s’était retenu de se plaindre pendant des années et qu’il avait enfin trouvé quelqu’un sur qui se défouler. Sachant pertinemment que je n’étais pas la véritable cible de son mécontentement, je m’étais contenté d’attendre qu’il finisse son monologue avant de lui dire simplement :

« Tu sais, pour quelqu’un qui hait tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux moldus, tu leur ressembles beaucoup… – cette simple comparaison le choqua tellement qu’il en resta bouche bée, me laissant le temps de poursuivre mon argumentation – La moindre des choses pour quelqu’un de ton statut serait d’avoir la patience d’écouter ce que j’ai à dire avant d’objecter, non ? »

Se rappelant enfin que j’étais une sang-pur tout comme lui, et déterminé à montrer qu’il ne ressemblait en rien à ceux qu’il considérait comme des déchets, il avait pris sur lui et m’avait enfin laissé la parole. Comme quoi, rien de tel que de piquer l’égo d’un homme pour l’amener à écouter. Suite à cela, j’avais commencé par leur expliquer la raison pour laquelle je les avais invités : ils désiraient tous faire plus. Ce n’était pas plus compliqué que ça. Sans pour autant vouloir voir leurs noms apparaître dans les journaux, ils avaient envie de changer la donne et de faire souffrir ce pays efficacement. Tout comme moi, ils étaient prêts à se salir les mains pour s’assurer d’obtenir ce qu’ils désiraient : aucun d’entre eux n’était un lâche. Aucun d’entre eux n’était du genre à se contenter d’une bouchée quand ils avaient les moyens de voler la part du lion. Dès le départ, je leur avais fait savoir qu’on avait tout cela en commun. De même, je m’étais montré très clair en leur affirmant qu’il n’y aurait pas de maillons faibles ou de fainéants au cours de notre collaboration : on agirait tous, et tous ensemble. Chacun d’entre nous avaient ses forces et ses pulsions à assouvir. Le Miller voulait torturer et humilier les né-moldus. La potionniste voulait user de ses talents pour créer le chaos. La pyromane désirait voir le pays brûler de ses propres yeux. Quant au loup-garou, il voulait se venger des vainqueurs de la Seconde Grande Guerre.

Ayant d’ores et déjà obtenu ces informations de leur part au cours des nombreuses réunions précédentes, je ne les avais pas invités sans avoir préparé des plans pour eux au préalable. Certes, je ne les forçais à rien. Cependant, j’y avais suffisamment réfléchi pour savoir que l’offre serait difficile à refuser. Les invitant tous à se lever, nous nous dirigeâmes vers la petite cuisine de la chambre d’hôtel. Pourquoi ? Aucune raison si ce n’était que je voulais voir s’ils étaient intéressés et prêts à me suivre ou non. Une fois chacun installé sur une chaise haute autour du comptoir, j’avais utilisé ma baguette pour conjurer une petite maison et des bonshommes de bois : Il ne s’agissait que d’une maquette évidemment, le but étant de leur offrir une image concrète de ce que j’avais en tête.

¤ 15 minutes plus tard ¤

Pour faire simple, il ne restait qu’un petit tas de cendre de la maison de bois et, au milieu, seul un bonhomme en bois restait intact : les autres faisaient partie du tas de cendre. Autour de la table, je pouvais voir de grands sourires et des yeux grands ouverts, mais aussi sentir une certaine impatience. La pyromane était d’ores et déjà prête à mettre le plan en marche, ayant limite du mal à contenir le plaisir qu’elle avait ressenti en voyant la maison et les bonshommes – de simples versions miniatures pourtant – brûler. La potionniste était déjà en train de faire l’inventaire de ce dont elle aurait besoin et de ce qu’elle devrait éventuellement se procurer. Le loup-garou se léchait les babines. Quant à Jeremiah Miller, un petit sourire satisfait était présent sur ses lèvres. Toujours égal à lui-même, Vladimir restait calme, me laissant m’occuper de la partie blabla. Depuis le temps qu’on se connaissait, je savais très bien qu’il interviendrait s’il avait un truc à redire. De même, il savait parfaitement de quoi j’étais capable et que, d’une façon ou d’une autre, je saurais tenir ma part du marché. J’avais fait savoir à ces quatre invités que, avec moi, ils seraient satisfaits de leurs actions en tant que néo-mangemorts. Certes, ce n’était pas Selena qu’ils suivaient, ou plutôt qu’ils écoutaient docilement, mais moi qui serais directement sur le terrain avec eux.

D’un coup de baguette, je fis disparaître les centres – au grand dam de l’une d’entre nous – ainsi que toute trace de ce que j’avais fait apparaître ou brûler : le comptoir était de nouveau comme neuf. Encore une fois, je les invitai à me suivre, retournant cette fois-ci dans la salle principale avec le canapé, les chaises et le fauteuil. Vérifiant l’heure rapidement, je jetai un coup d’œil à Vladimir avant de reprendre la parole :

« Bien, vous savez tout. Ce lundi, nous attaquerons donc 4 individus, et ces 4-là survivront. Je répète, les 4 cibles ne seront pas tuées. Toutes les personnes autour, pas de problème. Mais pas eux. Est-ce bien clair ? Ils souffriront bien plus ainsi, et vous le savez aussi bien que moi. – je marquai une légère pause, vérifiant sur chacun de leur visage que le message était passé Je ne voulais pas voir quiconque sortir du script. – Avant de passer au reste, c’est le moment où jamais de décider si vous désirez continuer ou non. Qu’on soit bien d’accords, je ne permettrai aucune fuite…auprès de personne. Tout ceci restera entre nous que vous le vouliez ou non. »

Et cela comprenait également celle qu’ils considéraient comme leur leader jusque-là : Selena. Elle était tranquille à Poudlard à corriger des copies de gosses issus d’une génération à vomir. La gentille cousine que j’étais lui épargnait donc tout ce stress inutile. Ce qu’elle ne savait pas ne pouvait lui faire de mal. A côté de ça, je n’avais pas de compte à lui rendre, et il en allait de même pour ceux-là dès lors qu’ils étaient avec moi. Il était hors de question que je bosse avec des boulets incapables de garder des informations pour eux.

« Pour ceux qui voudraient une sécurité supplémentaire, vos souvenirs de votre implication pourront vous être retirés. Le Véritasérum et la Légilimencie n’auront donc aucun moyen d’extraire des preuves de votre culpabilité, et ce, même si vous êtes suspectés et interrogés, ce qui ne devrait normalement pas arriver. »

Il était évident à ma façon de parler qu’il ne s’agissait pas de mon premier rodéo, ni de ma première entreprise du genre. Peu importait leur âge avancée par rapport au mien, j’avais bien plus d’expériences qu’eux dans ce domaine précis. Et si je ne prenais pas la peine de masquer mon identité, c’était justement parce que je ne laissais aucune trace de mon passage sur une scène de crime. Publiquement, j’étais juste Alyson Fawley, une briseuse de sorts qui faisait du très bon travail à Gringotts. Officieusement, j’étais celle qui organisait des opérations de ce genre sans aucun scrupule pour les vies que je détruirais sur mon passage. Peu importait mes actions, je dormais toujours sans le moindre souci. D’une voix plus sérieuse, j’ajoutai :

« La décision est vôtre. Cependant, n’oubliez pas que vous n’avez découvert qu’un petit aperçu de ce dont je suis capable. Si fuite il y a, le bavard sera la prochaine cible et, je suis d’avis que la mort est loin d’être une sentence suffisante. »

Le message ne pouvait être plus clair que cela. S’ils osaient parler de cette réunion et de nos projets à qui que ce soit, leur vie serait ruinée à tout jamais. Qu’ils en aient conscience ou non, ils avaient tous quelque chose auquel ils tenaient, soit quelque chose à perdre. A côté de ça, quand bien même je tomberais ou serais tuée, je trouverais le moyen d’assouvir ma vengeance depuis ma tombe s’il le fallait. Vladimir était loin d’être mon seul atout et, dans tous les cas, ils ne savaient strictement rien de lui. Pas de nom, pas d’origine, pas d’explication sur comment je le connaissais, et même pas de véritable apparence puisque j’avais modifié celle-ci avec mes talents de métamorphose. Tout ce qu’ils savaient, c’était qu’il était capable de modifier et de supprimer des souvenirs. Or, s’ils partaient du principe qu’il était anglais – il n’avait pas prononcé un mot – ils n’étaient pas près de découvrir qui il était réellement. Bref, mon assurance restait intacte. Les fixant tous un par un, je vis qu’aucun d’entre eux n’avaient l’intention de renoncer. De plus, tous désiraient conserver les souvenirs de ce qu’ils feraient : ils sentaient enfin qu’ils laisseraient leur marque. Satisfaite par la nouvelle équipe que je venais de former, il ne restait plus qu’une chose à décider :

« Hmm…Quelles vies allons-nous donc bien pouvoir ruiner ? Des idées ? »


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Dim 9 Avr - 5:55

[Avertissement : Âmes sensibles s’abstenir ! Scènes violentes et cruelles !!]


¤ Lundi 14 janvier 2019 ¤

Après un petit brainstorming servant à décider qui serait visé en ce lundi 14 janvier, mes invités étaient chacun repartis de leur côté en transplanant. Le fait de ne pas les pousser à prêter serment aurait pu être un risque si je n’étais pas persuadée qu’ils n’avaient absolument aucune raison de me planter un couteau dans le dos. Sans aller jusqu’à dire qu’on était tous du même côté – chacun avait ses propres intérêts – je pouvais affirmer que pour cette opération, tous y trouveraient leur compte. Certes, il y en avait qui était plus facile à satisfaire que d’autres. Néanmoins, j’étais du genre à tenir mes engagements. Ainsi, une fois les cibles choisies, tout ce qu’il restait à faire était de préparer le terrain afin d’offrir un spectacle que le pays ne serait pas près d’oublier.


Tinworth, non loin de la Chaumière aux Coquillages – 18h30

Un léger « pop » se fit entendre tandis qu’un homme âgé d’une trentaine d’années apparaissait comme par magie au coin de la rue. Sachant qu’il s’agissait du mois de janvier et que l’hiver était bien présent, la nuit était tombée depuis une bonne heure, rendant son transplanage des plus discrets. À côté de ça, il ne s’agissait absolument pas de la première fois. Nope, cet homme vivait dans ce village semi-magique de Tinworth – dans le comté des Cornouailles – depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Employé d’une pâtisserie magique, il rentrait de sa journée de travail comme à son habitude. La seule différence ? Son expression. D’ordinaire, il affichait un sourire puisqu’il rentrait chez lui pour retrouver sa famille, et ce, peu importait à quel point il pouvait être fatigué. Là, en l’occurrence, il affichait un air impassible, ou neutre, voire perdu tout simplement. Si quelqu’un l’avait croisé dans la rue à ce moment-là, celui-ci aurait pu se rendre compte que quelque chose n’allait pas et – peut-être – empêcher la suite des évènements. Malheureusement pour lui, rien ne se mettrait en travers de sa route. Rien ne le stopperait. Le regard absent, il avançait sans avoir la moindre idée de l’endroit où il allait. Ses jambes le guidaient instinctivement, comme si elles savaient où il allait tandis qu’il n’en savait rien. Était-ce normal ?

Arrivé devant une porte, il l’ouvrit sans la moindre hésitation – c’était chez lui après tout – et retira ses chaussures et son manteau à l’entrée. D’un point de vue extérieur, il n’y avait rien d’anormal dans son comportement. Il était chez lui – bien qu’il n’en sache rien – et agissait tel qu’il l’avait toujours fait depuis qu’il vivait ici et avait trouvé ce travail. De la poche intérieure de son manteau, il ressortit un petit paquet. D’un coup de baguette, le paquet retrouva sa taille d’origine et il déposa celui-ci sur la table de la cuisine avant de monter prendre une petite douche. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil si ce n’était qu’il ne savait toujours pas où il était ni même pourquoi il faisait ce qu’il faisait. En ressortant de sa douche, il enfila une tenue confortable avant de redescendre vers la cuisine pour préparer le dîner. Étrangement, il jeta un sortilège de duplication sur le bidon d’huile, se retrouvant alors avec cinq bidons qu’il charma pour qu’ils aillent se répandre partout dans la maison. Chaque pièce se trouvant à l’étage, les escaliers, puis le salon et la cuisine : aucune ne fut épargnée. Pendant que l’huile inondait l’intérieur de la maison, il continuait de cuisiner comme si de rien n’était, ne brisant sa concentration qu’au moment où il entendit la porte d’entrée.

La seconde d’après, deux « boum » se firent entendre, signe que deux personnes venaient de s’exploser sur le sol après avoir glissé sur l’huile se trouvant à l’entrée. Ne comprenant pas du tout ce qu’il se passait dans leur propre maison, la femme et l’enfant d’environ 10 ans hélèrent l’homme qui se trouvait au fourneau avec des termes comme « Chéri » ou encore « Papa » qui le laissèrent confus pendant un court instant. Celui-ci vint à eux, sa baguette discrètement cachée dans son dos, et leur jeta un coup d’œil alors qu’ils tentaient de se relever malgré le sol toujours glissant. Un sourire s’afficha sur le visage du petit garçon qui était content de voir son père, et imaginait probablement que celui-ci leur avait fait une blague. La mère, quant à elle, avait l’air quelque peu agacée. La pauvre s’était faite mal au dos en retombant et attendait de meilleures explications qu’une blague – ce n’était pas le 1er avril ! Un puissant Reducto jaillit alors de la baguette cachée, comprimant la cage thoracique de la femme qui mourut sur le coup, ses organes internes complètement écrabouillées et un mince filet de sang s’écoulant de ses lèvres. Avant même que l’enfant ne puisse crier, un sortilège de Découpe l’atteint au niveau du cou, et il ne tarda pas à se noyer dans son propre sang juste à côté de sa mère.

Les deux corps furent déplacés et positionnés confortablement sur une chaise de la table à manger. Toute trace de sang sur le sol fut nettoyée, et le dîner fut servi, un plat devant chaque personne qu’elle soit morte ou vivante. Savourant son dîner en silence, l’homme décida de passer au dessert sans attendre que les deux autres finissent – ou même commencent – leur plat. Au sein du paquet, il trouva un flacon et un message qu’il brûla juste après l’avoir lu. Avalant le contenu du flacon d’une traite, une gerbe de flamme ne tarda pas à sortir de sa baguette mettant le feu à la totalité de sa maison. Peu importait la chaleur ou la fumée qui l’empêchait de respirer correctement, il resta assis sur sa chaise dans la cuisine jusqu’au bout. La femme et l’enfant, dont il se rappelait peu à peu l’identité, ne tardèrent pas à voir leur corps se calciner. Lui, par contre, son corps resta intact malgré l’incendie qui ne faisait qu’une bouchée de tout ce qui se trouvait dans sa maison – il s’en rappelait maintenant. La raison ? Le contenu du flacon. Une potion le protégeant des flammes, lui permettant de rester en leur sein sans craindre la moindre brûlure.

Toujours immobile, les pompiers moldus avaient fini par intervenir. Cependant, ils étaient incapables de circonscrire l’incendie d’origine magique. De plus, ils se mirent à paniquer lorsqu’un mot en lettres de feu se dessina sur le trottoir alors qu’il n’y avait absolument rien d’inflammable dessus !! Résultat, des employés du Ministère de la Magie furent déployés. Le Département des accidents et catastrophes magiques prit donc le relai et se prépara à gérer la situation et les moldus présents qui filmaient ou prenaient des photos. À la surprise de tous les gens rassemblés devant la maison qui ne ressemblaient plus à grand-chose depuis le temps qu’elle brûlait, un homme couvert de flammes des pieds à la tête en ressortit en marchant, le regard complètement vide et les larmes aux yeux. Le feu n’avait manifestement pas d’effet sur lui tandis qu’il avançait vers les employés chargés de régler la situation. S’arrêtant devant eux, il se laissa tomber à genoux, les flammes se dissipant et révélant son corps intact. Se souvenant maintenant de tout – sa maison, sa femme et son fils – quelque chose en lui se brisa et, mécaniquement, il frappa son front sur le sol. Insatisfait, il recommença. Encore, et encore, cherchant à tout prix à effacer ces souvenirs qui se répétaient en boucle dans son esprit. Avant de se porter le coup fatal, un homme du Ministère eût la bonne idée de mettre fin à son cauchemar avec un Stupéfix.


Flagley-le-Haut, à quelques rues d’une Maison de Retraite pour Sorciers – 19h30

À l’autre bout du pays, une jeune femme se préparait justement pour aller travailler. Oui, son service avait lieu la nuit et elle avait tout intérêt à se dépêcher si elle ne voulait pas arriver en retard. Certes, ce n’était pas comme si les patients dont elle s’occupait allaient se plaindre. De plus, elle était loin d’être une moldue limitée par les moyens de transport. Non, elle était une sorcière et pouvait directement transplaner sur son lieu de travail s’il le fallait. Où travaillait-elle ? Dans une Maison de Retraite pour Sorciers. À l’intérieur, la majorité des patients n’étaient plus capables d’utiliser leur baguette pour quoi que ce soit, ayant besoin des guérisseurs et aides-soignants présents pour veiller sur eux et les distraire. Elle n’y travaillait pas depuis très longtemps – elle n’avait pas plus de vingt-cinq ans – mais appréciait ce qu’elle faisait. Oui, il y avait quelques patients difficiles. Néanmoins, on lui avait appris comment les gérer et, surtout, elle en savait suffisamment sur leurs histoires pour comprendre un minimum les raisons les poussant à se défouler sur elle. Survivre à deux Guerres de Sorciers, voire trois pour ceux qui avaient eu le malheur de croiser Grindelwald en Europe, ça avait de quoi laisser de sacrés traumas…

Fin prête pour son boulot, elle se dirigea vers sa cuisine afin de se préparer de quoi manger sur sa route. Oui, elle aimait marcher un peu, ne serait-ce que cinq minutes, avant de recourir au transplanage. Elle avait bien vu ce à quoi ressemblaient certaines sorcières – parmi ses collègues – qui ne prenaient plus la peine de s’exercer physiquement et, franchement, ce n’était pas joli-joli. Sans vouloir leur cracher dessus, jamais elle ne voudrait en arriver à ce point-là. M’enfin, tout ce qu’elle trouva dans son frigo fut un flacon avec un message dessus. Elle lut le message et le brûla aussitôt avant de boire le contenu du flacon d’une traite. Sortant alors de chez elle, elle marcha sans se presser en direction d’un endroit où s’acheter à manger. Elle ne tarda pas à passer devant une petite taverne de sorciers qui excellait dans la préparation de sandwiches. Vérifiant l’heure rapidement, elle afficha un petit sourire satisfaite : elle était dans les temps. Elle se dirigea ensuite vers les toilettes. Après s’être soulagée, elle actionna chaque robinet qu’elle bloqua en position ouverte, ce qui ne tarda pas à provoquer une belle inondation qu’elle accentua avec quelques Aguamentis de sa part. L’eau déborda jusque dans la pièce principale, mais elle resta cachée dans les toilettes se contentant de se faire léviter magiquement.

Avant que qui que ce soit ne fasse disparaître l’eau, elle usa de sa baguette pour lancer une petite décharge électrique dessus. Rien d’impressionnant, il s’agissait d’un charme qu’on lui avait enseigné afin de réanimer les patients dont le cœur ne battait plus – un genre de défibrillation. L’effet fut immédiat et chaque personne en contact avec l’eau finit au sol, inconsciente. La panique fut générale et la majorité des clients encore debout – par chance – en profita pour transplaner d’urgence le plus loin possible !! Peu importait s’ils étaient en plein repas ou en pleine discussion. Voir quelques sorciers s’écrouler comme des mouches sans vraiment comprendre comment ni pourquoi suffisait amplement à réveiller l’instinct de survie. Pour leur défense, ils avaient pris la bonne décision, bien qu’ils auraient pu au moins penser à signaler l’alerte. Là, même les employés de la taverne encore conscient avaient fui sans demander leur reste. Toujours dans les toilettes pour femmes, la guérisseuse transforma l’eau en huile et y mit le feu d’un Incendio. Contrairement au premier incendiaire de la soirée, celle-ci se montra bien plus active en prenant le contrôle des flammes pour les accroître et les faire danser partout dans la taverne, brûlant les quelques corps inconscients – et pourtant toujours en vie – qui traînaient encore.

Dessinant de nombreux arcs autour d’elle, elle expulsa les flammes de sorte à ce qu’elles jaillissent carrément hors de la taverne, effrayant les passants ayant eu le malheur de passer par là. Sortant des toilettes, elle marcha au beau milieu des flammes – sans effet sur elle non plus – et récupéra le sandwich qu’on lui avait préparé. Malgré l’état cramé de celui-ci, elle le mangea sans se poser de question après s’être assise sur le sol en plein milieu de l’incendie. Une nouvelle fois, un mot en lettres de feu se dessina sur le trottoir, effrayant les quelques rares moldus qui – encore une fois – avaient la bêtise de filmer avec leur téléphone portable. Déjà en état d’alerte à cause du précédent cas qui avait eu lieu une heure plus tôt seulement, le Département des accidents et catastrophes magiques déploya un escadron pour s’occuper de cette nouvelle situation. Dommage pour eux, les flammes n’avaient rien de passives cette fois, et il en allait de même pour la personne à leur origine. Ils passèrent donc plusieurs minutes à combattre ces flammes vivantes – à leurs yeux – avant de comprendre que quelqu’un les manipulait depuis l’intérieur. Dès lors, ils parvinrent rapidement à neutraliser la jeune femme et l’incendie. Celle-ci ne se souviendrait de ses actions qu’à son réveil.


Appleby, maison voisine de Caitlyn O’Brien – 20h00

Un peu plus au Sud, un groupe d’amis attendait patiemment que leur amie rentre de son entraînement. Qui était leur amie ? Cailtyn O’Brien, attrapeuse des Flèches d’Appleby, et remplaçante pour l’équipe d’Irlande qui s’était vue éliminée de la Coupe du Monde de Quidditch un mois plus tôt. Cachés dans la maison voisine, les lumières étaient éteintes et ils attendaient tous pour lui faire une surprise : c’était son anniversaire. De son côté, Caitlyn venait tout juste d’arriver en transplanant dans sa propre maison, ayant tout juste le temps de passer dans sa salle de bain pour vérifier son maquillage. Elle avait enfilé sa robe de soirée directement dans les vestiaires après sa douche, et seules ses talons lui manquaient – un accident de transplanage en talons lui avait suffi pour toute une vie ! Ouvrant son placard à pharmacie se trouvant juste derrière le miroir, elle prit ce dont elle avait besoin pour sa soirée. Elle n’avait plus douze ans, et savait donc parfaitement ce qui l’attendait. Elle adorait ses amis mais, niveau imagination, ils avaient manqué quelques cours !! Une fois prête, elle attrapa le flacon et le message se trouvant sur l’étagère du haut dans le placard. Elle brûla le papier juste après l’avoir lu et avala le contenu d’une traite avant de se dépêcher d’aller dans la maison voisine.

Elle toqua à la porte et sa meilleure amie lui ouvrit, l’accueillant avec un grand sourire – elle non plus n’était pas dupe et savait que Caitlyn savait. Quoiqu’il en soit, elle joua le jeu et fit mine d’être surprise lorsque la lumière fut rallumée et que le reste de ses amis lui cria « surprise !! » tout en applaudissant et en causant un sacré boucan ! Le début de soirée fut un succès. La musique offrait une belle ambiance, les rires ne s’arrêtaient pas et elle sentait que si les choses continuaient ainsi, elle terminerait son anniversaire en couple. Bref, que du positif ! Mieux encore, lors de l’ouverture des cadeaux, elle eût la surprise – sincère cette fois-ci – de voir qu’ils s’étaient cotisés pour lui offrir l’Astéroïde n°4 – un tout nouveau balai. Vu la robe qu’elle portait, elle ne pouvait pas l’essayer pour l’instant. Elle le laissa donc dans la cuisine en attendant de le récupérer lorsqu’elle rentrerait chez elle, si elle rentrait chez elle bien sûr… La soirée reprit de plus belle et deux bouteilles de Whisky Pur Feu furent enchaînées à une telle vitesse que les invités se mirent tous à faire n’importe quoi avec leur baguette. Des oiseaux firent leur apparition, des chaises se mirent à se taper dessus pour amuser la galerie et l’un des invités fut transformé en cochon pour une raison inconnue.

Après plusieurs verres, l’attrapeuse se retrouva à l’étage avec l’un des invités. De grands sourires aux lèvres alors que tous deux savaient parfaitement ce qui allait venir alors qu’ils n’avaient de cesse de se rapprocher l’un de l’autre. Le baiser était proche lorsque l’un des deux se retrouva victime d’un Petrificus Totalus. Caitlyn regarda le corps immobilisé de l’homme qu’elle appréciait tomber au sol, près du lit. Dommage pour celui-ci, ses yeux bougeaient toujours malgré sa paralysie. Il se retrouva impuissant lorsque la demoiselle mit feu à ses vêtements, mourant dans d’horribles souffrances sans pouvoir émettre le moindre son. Au rez-de-chaussée, l’odeur de brûlé avait été sentie. Le hic, c’était qu’ils étaient trop ivres pour réaliser qu’aucun d’entre eux n’avaient allumé de bougies pour le gâteau. Ainsi, quand Cailtyn redescendit, elle fut accueillie naturellement et la soirée reprit pendant quelques minutes. Pendant ce temps, les flammes continuaient de s’étendre au-delà du corps sans vie qui traînait à l’étage. Bientôt, ils finirent par s’en rendre compte et l’instinct de survie reprit le dessus sur l’état d’ébriété. Il était juste trop tard.

Des morceaux de chaises brisés se mirent à léviter et la meilleure amie de Cailtyn se retrouva avec un pieu planté à l’arrière du crâne et le reste un peu partout dans son dos !! Lorsqu’elle chuta, ce fut la débandade. Des hurlements, des bonds dans tous les sens pour éviter les oiseaux qui les attaquaient et d’autres morceaux de chaise. Ivres comme ils étaient, ils étaient bien trop lents à la détente pour ne serait-ce que penser à neutraliser Caitlyn. À côté de ça, tout le monde ne pensait pas comme un Auror ou un Duelliste, encore moins quand l’ennemi était une amie de longues dates qui fêtait justement son anniversaire. Cette dernière, par contre, n’avait plus l’air de prêter plus d’attention que ça au fait qu’elle essayait de tuer ses amis les plus proches. Deux personnes de plus chutèrent pendant que les autres fonçaient sur la porte ou traversaient carrément la fenêtre pour mettre le plus de distance entre eux et elle, laissant leur ami transformé en cochon derrière eux. Celui-ci n’était plus vraiment maître de son propre corps, attendant qu’on lui rende sa forme humaine. D’un pas lent, elle glua un couteau au manche de son balai qu’elle expédia à pleine vitesse droit sur le cochon !!

Le pauvre se retrouva littéralement embroché et fixé au mur, mort sur le coup. Pour la troisième fois de la soirée, un incendie fut déclenché, noyant une seconde maison dans les flammes. Un verre de Whisky à la main, Cailtyn s’installa sur le canapé. Les flammes ne l’affectant pas, elle se contenta de regarder le cochon cuire à la broche, le faisant tournoyer doucement avec sa baguette. Un mot en lettre de feu fit son apparition sur le trottoir juste devant la maison. Cette fois-ci, deux Aurors accompagnait les membres du Département qui s’était rendu aux deux scènes de crime précédentes. Cependant, il n’y eût aucun combat nécessaire ici. Lorsque les flammes furent éteintes, ils entrèrent préparés dans la maison et tombèrent sur Caitlyn, son verre brisé sur le sol, le visage en pleurs alors que son regard ne pouvait se détacher du cochon bien cuit. Horrifiée, son esprit fut incapable d’accepter la vérité et elle perdit connaissance d’elle-même avant que les Aurors ne cherchent à la neutraliser.


Terres-en-Landes, Maison de la famille Matthews – 23h45

Quelques heures s’étaient écoulées depuis les trois incendies qui avaient eu lieu dans différentes régions du pays anglais. Au sein du Département des accidents et catastrophes magiques, c’était la folie et ils étaient tous forcés de bosser des heures supplémentaires pour s’occuper de tous les témoins moldus, dont il fallait effacer la mémoire, et sorciers blessés et traumatisés qu’il fallait interroger malgré leur état lamentable. Pendant ce temps, sur le flanc Est du pays, non loin de la frontière avec l’Écosse, un dîner avait lieu. Terres-en-Landes, un autre village semi-sorcier, et connu surtout pour avoir été brièvement habité par les Dumbledore avant que le père d’Albus ne soit envoyé à Azkaban pour son agression sur des moldus. M’enfin, ce dîner n’avait absolument rien à voir avec le célèbre sorcier. Il s’agissait d’un simple repas en tête à tête pour les parents, pendant que les trois jeunes enfants dormaient paisiblement. En ce début de semaine, il n’y avait rien de particulier à fêter pour eux si ce n’était le fait qu’ils menaient une bonne petite vie heureuse et sans stress autre que celui de leur travail.

Et oui, le père – Henry Matthews – était un médicomage ayant ouvert sa propre clinique dans le village, soignant moldus et sorciers sans faire de distinction. Son épouse était commerçante à Pré-au-Lard. Leurs enfants n’avaient pas plus de 6 ans et passaient la majeure partie de leur temps chez les voisins ou à l’école maternelle qui se trouvait un peu plus loin dans leur rue. Encore une fois, ils étaient rentrés épuisés de leur journée et s’étaient écroulés juste après avoir mangé. Quant aux parents, ils partageaient tout sourire un plat préparé par Henry, s’autorisant un petit verre de vin à côté et se remémorant les plus grosses bêtises que les petits avaient osé leur faire au cours des dernières années. Ce fut donc avec en rigolant qu’ils allèrent se coucher. Dix minutes plus tard, le mari se leva et descendit dans le hall d’entrée afin de sortir un petit paquet de la poche intérieure de son manteau. De sa baguette, il lui rendit sa taille originelle avant de l’ouvrir pour découvrir un message et un flacon. Le message lu, il brûla le bout de papier et but le contenu du flacon d’une traite sans se poser de questions. Il remonta juste après dans sa chambre pour rassurer son épouse sur le fait que la porte était bien verrouillée – il lui fallait bien une excuse, non ?

Allongé sur son lit, le regard fixé sur le plafond, il semblait en proie à un conflit interne. Que devait-il faire ? Écouter cette voix qui lui avait murmuré d’agir comme il le faisait toujours jusque-là malgré ce qu’elle lui demandait maintenant, ou l’ignorer ? Pour être honnête, il hésitait beaucoup. Autant c’était une chose de boire ce flacon sans en vérifier l’origine – alors qu’il était médicomage et savait que ça ne se faisait pas ! – autant c’en était une autre de tuer sa femme et ses enfants. Non, il n’était pas sûr de vouloir faire ce que cette voix lui disait, et ce, peu importait si le fait de dire non lui donnait mal à la tête : il saurait atténuer la douleur plus tard. Lorsque la voix se fit plus pressante, il commença à avoir plus de mal à lutter, si bien qu’il céda complètement sous la pression quand la voix s’intensifia pour lui donner l’ordre de tous les tuer et qu’il avait intérêt à se dépêcher s’il ne voulait pas le payer cher. L’espace d’une microseconde, il s’interrogea sur ce qui pourrait être pire que d’être responsable de la mort de sa famille – il ne voyait vraiment pas – mais il était plus simple de ne plus réfléchir et de se laisser aller : il se sentait tellement léger quand il obéissait, c’était comme dormir éveillé.

Ah la la…qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour satisfaire une voix dans sa tête… Bon allez, hop, il sortit sa baguette de sous son coussin et conjura une dague qu’il planta aussitôt dans le ventre de son épouse qui dormait à côté. Elle fut réveillée sur le coup, mais il ne s’arrêta pas là. Il la frappa d’un sortilège de mutisme avant de continuer de la poignarder à maintes reprises jusqu’à ce qu’elle cesse de gesticuler dans tous les sens. Et voilà que la voix le félicitait maintenant. Enfin ! Du renforcement positif, voilà qui était mieux. Il laissa la dague plantée là où elle était et se rendit dans la salle de bain au bout du couloir pour se laver les mains – vieux réflexe de guérisseur – quand il tomba sur l’un de ses enfants qui avait dixit « fait un cauchemar ». Hmm… Il finit tête la première au bas des escaliers d’un simple petit mouvement de sa baguette. Problème résolu, il dormirait éternellement. Tout compte fait, plutôt que d’aller se laver les mains, il choisit de privilégier l’élimination des cibles, soit les deux enfants qu’il restait. Pour l’un, un maléfice de Glu suffit à l’étouffer en lui collant l’oreiller sur le visage. Pour la dernière qui s’était mise à hurler en en voyant son frère gesticuler violemment avant de ne plus bouger du tout, Henry utilisa ses propres mains pour lui briser la nuque, purement et simplement.

Faisant léviter les corps, il invita ceux-ci à rejoindre celui qui avait fini au bas des escaliers avant de les incendier à leur tour, effaçant toute trace de la façon dont il les avait réellement tués. S’agissant du dernier acte de la soirée, la voix dans sa tête lui suggéra de finir en beauté et d’offrir au pays un spectacle tel qu’il n’en avait jamais vu au cours des deux dernières décennies !! C’est ainsi qu’il fit émerger les flammes maudites du Feudeymon de sa baguette, incinérant la totalité de sa maison autour de lui en l’espace de quelques minutes seulement. L’avantage de l’Imperium résidait dans le fait que la victime était capable de toutes les prouesses physiques ou magiques nécessaires au succès de l’ordre qu’on lui donnait. Cela expliquait pourquoi des non-gymnastes se montraient capables d’enchaîner les triples saltos vrillés avec sauts périlleux arrière répétés. Ici, il s’agissait de la même chose. Un médicomage comme lui n’avait jamais eu recours au Feudeymon de sa vie. Et pourtant, là, il n’avait absolument aucune difficulté à contrôler l’envergure de ces flammes magiques et maudites, leur donnant la forme d’une horde de chevaux réduisant tous les obstacles en cendres jusqu’à ce qu’il ne reste plus que lui au milieu de sa famille qui brûlait toujours avec des flammes magiques, mais ordinaires. Deux mots en lettres de feu apparurent cette fois sur le trottoir juste devant leur maison – ou plutôt ce qu’il en restait.

Pour la énième – et dernière fois – des employés du Ministère firent leur apparition dans la zone, accompagnés de deux Aurors en cas de besoin. Néanmoins, au vu de la nature des flammes – le Feudeymon – ils ne purent rien faire d’autre que tenter d’isoler la zone. Fort heureusement pour eux, les flammes étaient parfaitement contrôlées par leur lanceur qui ne tarda pas à mettre fin au maléfice et à retrouver ses esprits exactement au même moment – l’Imperium prenant fin. Le spectacle fut tout aussi choquant pour lui que pour les sorciers chargés de gérer la situation. Quand bien même il s’agissait du quatrième cas de la soirée, il s’agissait du premier faisant usage d’un maléfice aussi dangereux, mais aussi du premier causant de tels dégâts. Pour commencer, il n’y avait plus de maison du tout. Le second étage n’était plus que cendre autour des corps, et il en allait de même pour les murs et le reste des pièces et fournitures… Au milieu de tout ce massacre, un homme – Henry Matthews – assis en tailleur avec des flammes sur le corps se dispersant peu à peu sans laisser la moindre trace de brûlures. Le regard perdu au premier abord, il reprenait peu à peu ses esprits, regardant ses mains baignées de sang, puis les quatre corps calcinés autour de lui qu’il n’eût aucun mal à reconnaître. Sa femme… Ses enfants…

Un hurlement déchirant se fit alors entendre dans le village. Un cri de désespoir éteint par un éclair de lumière rouge. Un Auror avait temporairement mis fin à ses souffrances d’un coup de baguette magique.  



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