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Mimbulus Mimbletonia  :: Les Oubliettes :: Les Archives :: Section RPG :: RPs terminés
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Dim 3 Juin - 18:31

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Isis aimait à croire qu’elle n’était pas une idiote, que son regard azur et vif, hérité de sa grand-mère, n’était pas le simple produit de la génétique et qu’il disait quelque chose de sa vivacité d’esprit, de son caractère, de la force de son esprit. Il ne s’agissait pas, pour elle, de se penser supérieur aux autres – elle était, bien sûr, supérieure à certains – mais de s’octroyer des qualités qu’elle jugeait indispensables à son bonheur. L’intelligence donc, en faisait partie ; tout comme l’ouverture d’esprit et l’empathie, cette qualité très à la mode qui faisait fureur. Isis n’était donc, d’après ses propres critères, pas à plaindre. Pourtant, assise sur le rebord d’une fenêtre, les jambes se balançant dans les quelques centimètres de vide qui la séparaient du sol, Isis avait très envie qu’on la plaigne. Le livre qu’elle avait ouvert vingt minutes auparavant se trouvait toujours sur ses cuisses, ouvert à la même page. Elle avait d’ailleurs clairement arrêté de prétendre lire ; une activité qu’Isis adorait pourtant. Une brise légère caressait son visage, effleurant toutes les imperfections de son nez, trop volumineux à son goût, aux jeunes pouces de cheveux se trouvant sur son front et qui refusaient de suivre leurs camarades et de rester sagement collés à son crâne.

Ce n’était pas à cause de son visage, pas si disgracieux que cela, ni à cause d’un quelconque problème physique qu’Isis souhaitait qu’on lui dise « oh ma pauvre » d’une voix pleine de compassion. Il s’agissait, au contraire, d’un souci à la fois bien plus complexe et à la fois bien moins urgent : de quoi était-elle vraiment capable ?

Parfois, Isis se le demandait. Elle s’interrogeait sur ses capacités et sur celle des autres en se demandant si ça place était au sommet ou au bas du classement. Dans ces moments-là la jeune fille avait tendance à oublier le milieu du tableau, pourtant méritoire. La question n’était toutefois pas de savoir si elle avait de bons résultats scolaires qui allaient lui permettre de faire quelque chose de sa vie (ça elle le savait, elle devrait le pouvoir). La question était de savoir si elle allait faire quelque chose d’utile de sa vie, quelque chose qui marque, qui fait vibrer. Pourtant l’instant, sa vie n’avait à ses yeux aucune utilité et elle se sentait perdue au milieu de tous ces élèves qui avaient, lui semblait-elle, une cause à soutenir. Et elle pendant ce temps… Isis s’agita, agacée par ses pensées et par son inaction, elle entreprit de se relever. Seulement la Poufsouffle se redressa trop brusquement, oubliant dans un même temps que le sol et le rebord de fenêtre étaient encore glissants. Son pied toucha le sol et, une demi-seconde après alors qu’elle transférait son poids sur cette jambe, il glissa. Isis écarta les bras dans une tentative vaine pour s’équilibrer mais elle ne réussit qu’à s’accrocher désespérément au rebord de fenêtre sur lequel elle était assise quelques instants plus tôt. Son livre tomba, sa main glissa et Isis se retrouva les fesses au sol.

La chute fut courte et peu douloureuse. Malheureusement ce fut une fois à terre que les soucis commencèrent. Isis sentit que sa cheville commençait à lui faire mal. Elle tendit une main vers sa cheville et, au moment de poster ses doigts elle sentit qu’elle était gonflée. En appuyant, la douleur grandit et la Poufsouffle retira vivement sa main.

Elle tenta de se lever et réussit à s’accrocher au rebord de fenêtre tandis qu’un gémissement plaintif s’échappait de ses lèvres. Elle n’avait alors qu’une seule certitude : elle n’arriverait jamais à se rendre à l’infirmerie seule, sa cheville ne semblait pas être capable de supporter le poids de son corps. Devant la précarité de sa situation, la Poufsouffle se résolut à dire, d’une voix forte pour attirer les élèves dans les alentours : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ? »





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Dernière édition par Isis Balfour le Ven 17 Aoû - 14:15, édité 1 fois
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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 5 Juin - 11:59
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesUne énorme barre traversait son crâne au moment où il ouvrit les yeux, à moitié affalé sur le canapé de salle commune. Visiblement il n'avait même pas eu la force de se traîner dans son propre lit et personne ne l'y avait porter. Le gryffondor, l'air hagard, regarda autour de lui, songeant qu'il aurait mieux fait de ne pas toucher à ce dernier pack de biéraubeurre. Il glissa sa main dans ses cheveux, à moitié collés à son front avant de se redresser, ce simple fait lui donnant l'impression de sentir son cerveau tambouriner dans son crâne. Dehors les rayons du soleil apportaient une réconfortante chaleur dans la pièce, dommage qu'il avait déjà beaucoup trop chaud pour en profiter. Maintenant qu'il était levé, y avait plus grand chose à faire et il ne se traîna pas vers son dortoir pour s'effondrer sur son lit. A l'inverse, il quitta la salle commune et erra dans le couloir. Tout était bien calme. A vrai dire, tant mieux. Depuis qu'il était à nouveau célibataire, il devait supporter le fan-club privé de James Potter "Potter is our King". Ô, bien sûr au tout début, ça l'amusait d'avoir un fan-club, d'avoir la belle vie. Sauf qu'aujourd'hui, ça créait de la lassitude chez lui. Il ne savait même plus ce qui enthousiasmait autant ces filles. Lui ou son nom de famille ? Il essayait plus que jamais de se démarquer, de se dégager de l'ombre de son paternel. Au risque de passer pour le gamin capricieux, James supportait de moins en moins d'être comparé à son père. Il n'était pas lui. Il ne le serait jamais, et ne voulait pas lui ressembler. Il ne voulait pas embrasser la même voie, gardant cette possibilité en plan B.

Le capitaine de l'équipe des rouges et or descendit deux étages, sous le regard des tableaux avant de prendre un embranchement. Il finit par arriver devant la salle de bain des préfets. Tout ce dont il avait besoin, c'était d'une bonne douche froide pour faire disparaître les effets sur son visage et faire disparaître cette gueule de bois. Il se déshabilla et tourna différents robinets avant d'enter dans l'immense baignoire, son regard se posant sur le tableau de la sirène qui semblait le regarder avant de finalement vaquer à ses propres occupations. Il se mit sous un jet d'eau froide, laissant l'eau glacée caresser sa peau. Il aurait pu rester ainsi un long moment, aimant le contact du froid, l'aidant à se sentir vivant. Il resta un long moment dans la baignoire, un long moment avant de regagner le bord. Il se rappela les mots d'une hippie avec laquelle il avait couché il y a longtemps. Elle lui avait conseiller la marche pour faire passer la gueule de bois et le jeune homme allait écouter ce conseil. Il se redressa et s'habilla, s'assurant d'avoir une alluré présentable, plus présentable que sa tenue de débauché de tout à l'heure. Il sortit revigoré et commença à descendre, rejoignant rapidement le second étage. Il allait continuer de descendre quand quelque chose l'interpella. Un son, une voix. Il se laissa conduire par son instinct, jusqu'à voir la source.

Son regard se posa sur une jeune femme qui n'était pas en bonne posture. Le jeune homme s'en approcha et ramassa le livre de la jeune femme qui traînait au sol, lui tendant et semblant comprendre, mais il préféra s’inquiéter de l'état de la jeune poufsouffle.

- Tout va bien ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Demande t'il en regardant la jeune blonde dans les yeux.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 5 Juin - 14:05

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Quelqu’un l’avait-il entendue ou allait-elle rester seule dans ce couloir à devoir se mouvoir jusqu’à l’infirmerie en restant collée au mur et en tombant à nouveau ? La Poufsouffle tendit l’oreille, espérant de tout son être – jamais elle n’avait pourtant souhaité qu’une personne arrive. Après de brèves secondes qui lui parurent être une éternité elle entendit des bruits de pas qui semblaient se rapprocher. Elle s’éclaircit la gorge. Isis était sur le point de reprendre la parole lorsqu’un élève débarqua dans le couloir. Enfin, pas un élève : James Potter en personne ce qui provoqua, chez la Poufsouffle, une dizaine de sentiments contradictoires qu’elle n’eut pas le temps d’analyser et qui l'empêchèrent momentanément de réfléchir. En quelques pas, le Gryffondor était arrivé à sa hauteur et, avant qu’elle n’eût le temps de réagir ou de se demander comme elle devait réagir il s’était baissé pour ramasser son livre. Incapable de dire deux mots la sixième année attrapa le livre que son camarade lui tendait. Elle se maintenait toujours collée au rebord de fenêtre grâce à sa main droite.

Isis n’avait alors qu’une envie : disparaître. Elle ne quittait pas son livre des yeux et semblait refuser de croiser le regard du Gryffondor. Ce n’était pourtant pas qu’il soit déplaisant à regarder, au contraire, mais il la mettait horriblement mal à l’aise comme peu de personnes y arrivait. C’est qu’Isis se sentait toujours fébrile lorsqu’elle le croisait dans les couloirs – et qu’il passait à côté sans la voir – ou quand elle l’observait jouer au Quidditch. Elle ne savait pas pourquoi, cela faisait partie des choses qui la dépassaient. Elle savait simplement qu’elle ne pouvait s’empêcher de l’observer de loin et qu’elle n’avait absolument pas prévu qu’il soit aussi proche d’elle. Dans son esprit, Isis tentait désespérément de trouver une solution à sa situation et songeait à tous les scénarios possibles. Sa question eut le mérite de la faire revenir à la réalité. Elle osa lever le regard vers lui – remarqua en passant qu’il la regardait dans les yeux – et elle eut instantanément peur qu’il y lise toutes ses faiblesses et toutes ses pensées. Elle ignorait si elle avait déjà eu autant honte dans sa vie.

« Je…, commença la Poufsouffle qui ne savait que dire. Ma cheville, je suis tombée et je crois que… enfin, je ne peux plus… m’appuyer sur elle. » Isis faisait de petites pauses pour reprendre sa respiration à intervalles réguliers et pour tenter d’offrir à son interlocuteur une réponse sensée. Signe de son malaise, ses yeux virevoltaient, regardant à gauche, à droite, sa cheville puis son livre. Bref : elle regardait tout sauf James Potter. Plus elle parlait et plus elle réfléchissait plus il lui semblait que sa situation était ridicule. De quoi avait-elle l’air ? Sans doute d’une pauvre fille incapable de traverser un couloir sans tomber. Vraiment, c’était bien sa veine. Isis aurait presque préféré qu’il passe à côté et ne prenne pas le temps de s’arrêter. Elle laissa planer un petit silence avant de songer à nouveau à son livre.

« Merci pour le livre », déclara alors soudainement la Poufsouffle, d’un ton précipité et d’une voix plus sûre comme si elle voulait se débarrasser de ces remerciements. Un sourire timide, à mi-chemin entre le sourire et la grimace, s’esquissa sur ses lèvres qu’elle ravala rapidement.

Isis n’osait pas lui demander de l’aider à aller jusqu’à l’infirmerie, d’ailleurs, elle se sentait tout d’un coup capable d’y aller en se traînant par terre. Le problème c’est qu’elle pouvait difficilement le faire s’il restait là. Seulement… elle avait aussi envie qu’il l’aide. Pourquoi avait-il fallu que ce soit James Potter ? Pourquoi pas l’un de ses camarades de Poufsouffle ? Et, d’ailleurs, pourquoi est-ce que James Potter la mettait dans cet état ? C’était profondément ridicule elle n’avait plus douze ans elle aurait dû être capable de faire un grand sourire et de répondre « tout va bien merci ». Sans était-ce parce qu’elle-même était ridicule (et donc que sa vie n’avait aucun sens, elle revenait toujours à ce point-là). Arrivée à cette conclusion, la Poufsouffle tenta à nouveau de s’appuyer sur sa cheville gauche, mal en point, mais cela ne réussit qu’à la faire grimacer de douleur.





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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 5 Juin - 15:27
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLorsqu'il arriva au second étage, alors qu'il s'apprêtait à continuer de descendre les escaliers pour se rendre dans le parc, quelque chose l'alerta, le sortant de ses pensées. Une voix, petite comme un murmure. Il se laissa guider par son instinct, intrigué alors qu'il se croyait être seul à fréquenter les longs couloirs du château. Il avait bien entendu l'écho d'une voix transportée, il n'avait pas rêvé et il n'était pas non plus fou. Au détour d'un couloir, après avoir tourné à un embranchement, il fut attiré par la silhouette qui se tenait à quelque mètres de lui, dans une posture qui n'avait rien de naturelle. Il s'approcha de la jeune femme avant de pouvoir voir qu'elle était à la maison des blaireaux, peut-être qu'Alex la connaissait. Elle semblait se tenir au mur comme elle pouvait, s'accrochant pour ne pas tomber et dès qu'il fut assez proche d'elle, le septième année lui accorda toute son attention. Il se pencha pour ramasser le livre étendu au sol et le rendre à sa propriétaire, sans prendre la peine de regarder la couverture et d'y lire le titre de l'ouvrage, préférant se concentrer sur la jeune femme.

Jeune femme qui semblait timide et mal à l'aise, mais le Gryffondor n'aurait pas su dire si c'était lui qui la mettait dans un tel état. Elle avait le regard fixé sur son livre, ne croisant son regard que lorsque le capitaine l'interrogea sur ce qui lui était arrivé. Il posa ses yeux sur son visage. Il l'avait déjà vu, son visage lui était familier. Après sept années à Poudlard, c'était normal de connaître du monde, même si le jeune Potter ne connaissait pas le nom de tous, il connaissait en revanche bien les visages. Les yeux du garçons se posèrent dans les prunelles de la jeune poufsouffle, voulant attirer son regard et aussi son attention. Il avait un léger sourire sur son visage, un sourire qu'il voulait réconfortant, rassurant à l'adresse de la jeune femme, lui laissant du temps, songeant que le choc était la cause de son comportement.

- Je peux regarder ? Ta cheville. Demande t-il à la poufsouffle, attendant son approbation, que tout malaise disparaisse. Il mit un genou à terre et se pencha, laissant sa main glisser sur sa jambe, effleurant du bout des doigts sa cheville. Il e mordit la lèvre et la regarde dans les yeux.

- De rien. Répond le jeune homme au sourire timide de la jeune femme, un sourire qu'il appréciait particulièrement, qui déclenchait quelque chose.

- Si ça peut te rassurer, c'est une entorse...Mauvaise idée ! Commente t'il en la voyant s'appuyer sur sa cheville endolorie. Il se redresse, la regardant dans les yeux, voyant ses traits déformés par la douleur.

- Je vais t'emmener à l'infirmerie.

C'était une évidence à faire et le jeune homme passa le bras gauche de la jeune femme derrière son épaule, plaçant une de ses mains sous le bas de son dos et l'autre sous ses cuisses pour la porter. Heureusement pour elle, l'infirmerie se situait à l'étage inférieur et les deux élèves y seraient en un rien de temps.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 5 Juin - 16:35

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Isis ne se sentait plus capable de réfléchir. Elle qui aimait se définir comme quelqu’un de réfléchie semblait être entièrement soumise à ses émotions, émotions qu’elle ne comprenait pas et qui l’entrainaient elle ne savait où dans la longue route infinie de la gêne. Le sourire réconfortant du Gryffondor ne l’aida pas et, persuadée qu’elle avait l’air de la personne la plus ridicule dans cette école, elle le prit pour un sourire de pitié. La Poufsouffle n’en fut que plus attristée et elle passa cinq bonnes secondes à regarder son livre et à se maudire. Ses pensées l’envahissaient et formaient une spirale infernale dont elle n’arrivait pas à se débarrasser. C’était comme si une petite voix lui murmurait inlassablement qu’elle était une idiote et une pauvre fille qui n’était capable que de tomber et que c’était tout ce que les autres pensaient d’elle. Isis n’avait généralement pas besoin qu’on le lui répète longtemps pour y croire, là, une première pensée suffit.

Un éclair de panique passa dans son regard lorsque James lui demanda s’il pouvait regarder : regarder quoi ? comment ? pourquoi ? Elle fut légèrement rassurée lorsqu’il précisa qu’il parlait de sa cheville et la jeune fille hocha prudemment la tête pour marquer son accord. Elle n’était pas sûre de comprendre ce qu’il voulait dire par regarder mais au point où elle était… Elle observa minutieusement les gestes du Gryffondor et, sans qu’elle ne puisse l’en empêcher, elle sentit tout son corps se tendre lorsque les doigts du septième année s’approchèrent de sa peau. Extrêmement mal à l’aise elle tenta de détourner le regard mais fut rattrapée les yeux du Gryffondor dont elle n’arriva pas à se détacher. Lorsque ses doigts effleurèrent sa cheville elle dut se forcer pour se ne pas la retirer violemment. Isis n’était pas une adapte des contacts physiques, elle n’en avait de plus pas l’habitude. Dans la situation présente, la sixième année n’arrivait pas à décider si elle trouvait cela agréable ou non, c’était en tout cas singulier et.... Isis n’eut pas le temps d’y repenser, il venait de toucher une zone sensible et elle ne put réprimer une grimace. Cela entraîna l’arrivée du verdict : une entorse. Isis se demanda comment diable était-il capable de faire la différence entre une entorse ou foulure ou encore une cheville cassée. Cependant, cela ne changeait rien il fallait encore qu’elle se rende à l’infirmerie. Comme s’il avait lu dans ses pensées, James lui annonça qu’il allait l’emmener à l’infirmerie. Il ne lui posa pas la question et ne lui laissa pas le choix ce qui enleva la lourde tâche à Isis qu’était le fait de prendre une décision.

Elle n’avait donc plus qu’à utiliser James comme béquille pour aller jusqu’à l’infirmerie.

Seulement pour son malheur le Gryffondor sembla en décider autrement. Sans prévenir il passa l’une de ses mains dans son dos et l’autre sous ses cuisses – heureusement qu’elle n’avait pas écouté sa camarade qui voulait rétrécir sa jupe ! – et porta la Poufsouffle qui n’eut pas d’autres choix que de s’accrocher à ses épaules lâchant un « euuh », craintif et anxieux qui traduisait son état d’esprit. Son corps était rigide comme jamais il ne l’avait été et Isis était dans la situation la plus inconfortable de son existence. Si cela avait été possible elle aurait arrêté de respirer pour s’assurer que son corps ne bouge pas. C’était malheureusement impossible. Isis tenta de se raisonner mais, comme sa raison semblait avoir décidé d’hiberner, elle ne réussit pas à se détendre. Pourtant, il ne faisait que la porter pour l’amener à l’infirmerie sa réaction était, elle le savait, complétement disproportionnée. Elle aurait dû être contente, se détendre, remercier James et discuter de la pluie et du beau temps avec lui mais la Poufsouffle n’y arrivait pas, une seule pensée tournait dans son esprit : James Potter avait les mains posées sur elle. Littéralement. Et ça l’angoissait. Beaucoup. Beaucoup trop. Et c’était stupide. Elle était stupide.

Isis priait simplement pour que son mal-être ne se lise pas sur son visage mais, comme on lui répétait fréquemment qu’elle était aussi lisible qu’un livre ouvert, elle ne se faisait pas beaucoup d’illusions. Ils prirent la direction de l’infirmerie et Isis, dans une dernière tentative pour se détendre et pour ne pas ressembler à la jeune fille extrêmement mal à l’aise et inconfortable qu’elle était, tenta de faire la discussion.

« T’es sûr que je ne suis pas trop lourde ? », demanda-t-elle, des accents nerveux dans la voix. Elle-même avait l’impression de peser aussi lourd qu’un éléphant à cet instant. « Tu sais.. tu n’es pas obligé de, enfin de, enfin je veux dire, tu vois. Mais… merci. », conclut-elle avec un débit saccadé.

Et la Poufsouffle se gifla mentalement : finalement, se taire ce n’était pas une si mauvaise idée.






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Re: (mal)adresse | Terminé
Mer 6 Juin - 9:42
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLa jeune poufsouffle avait de la chance qu'il soit dans le coin, sa demande ayant été entendu par le jeune Potter qui s'était dirigé vers la source du bruit pour se retrouver auprès de la jeune femme blessée. Le jeune gryffondor ne réfléchissait pas vraiment à ce qu'il faisait, il faisait ce que son instinct lui dictait de faire dans ces conditions. Ô, il parlerait sans doute de cette mésaventure à Alex, son camarade de Poufsouffle, qui devait sans doute connaître la jeune femme, la fréquentant plus que lui. Au final, James ne connaissait même pas son prénom et lui demander n'était pas la première chose à laquelle il pensa. Il se préoccupait bien plus de son état et de sa cheville endolorie par la chute. Il souriait chaleureusement au petit brin de fille, pour la rassurer, la réconforter. Il ne la jugeait pas, même les meilleurs peuvent tomber et se couvrir de ridicule. En cinquième année, James avait réussit à coincer son pied dans le trou de l’escalier alors que ça ne lui était jamais arriver auparavant.Le jeune gryffondor pouvait sentir le léger malaise de la jeune femme, cette dernière évitant de croiser son regard et se focalisant sur son livre. Si il en avait su davantage sur son état d'esprit, il aurait tout fait pour la réconforter, la rassurer, mais James avait considérer que la priorité était la douleur physique gangrené à sa cheville.

Et puis le malaise se renforça quand le jeune homme parla de la regarder, et en comprenant que cela pouvait porter à confusion ou mal interprété, le jeune homme précisa qu'il parlait de la cheville de la jeune femme. Elle hocha la tête, lui donnant son approbation et le rouge et or mis un genou à terre pour regarder ça de plus près. Il n'était pas soigneur mais il connaissait quelques légers éléments en raison de sa pratique du sport, lui-même étant souvent confronté à des blessures, presque à chaque saison. Ce à quoi le jeune homme répondait qu'il s'agissait des risques du métier. Il se montra doux et délicat, pour ne pas risquer de mauvais geste et sentit la jeune femme se tendre lorsque ses doigts effleurèrent la bosse. Rien de cassé mais la peau avait pris une toute autre teinte et le jeune homme pensa en premier lieu à une entorse, cas le plus fréquent alors il n'avait pas vraiment d'honneur dans l'affaire. Le jeune homme se redressa, lui disant qu'il l'amènerait à l'infirmerie. Mais bon, elle devait bien le savoir, il n'allait pas l'emmener à la cuisine ou dans la salle de divination.

Il porta la jeune femme, préférant cette méthode plutôt que de soutenir à moitié la jeune fille comme on pouvait le voir dans des vieux films militaires. Il la cala afin qu'elle ne tombe pas. Il la laissa s'accrocher à lui, esquissant un nouveau sourire rassurant à la jeune femme. Ils seraient à l'infirmerie avant qu'elle ne s'en soit rendu compte. Il commença à traverser le couloir dans le sens inverse, se dirigeant vers les derniers escaliers qui les séparaient de l'étage inférieur où se situait l'infirmerie. Le Gryffondor eut un sourire aux mots de la jeune femme. Elle était légère comme une plume et il ne pu s'empêcher de garder ce sourire, ayant un rire pour atténuer la situation.

- Toi ? T'es légère comme une plume, Miss !Dit-i, espérant que ça la rassure. Il avait porter des poids bien plus lourds et sur de longues distances. Il avança doucement, avec grande précaution dans les escaliers avant de finir sur le palier tant convoité. Il se dirigea ensuite vers l'infirmerie et en poussa la porte avec ses fesses avant d'emmener la jeune femme sur le lit le plus près de l'armoire et de l'y disposer doucement. Il eut un nouveau rire à ses mots suivants.

- De t'aider ? Je n'allais pas te laisser là-bas quand même !

Il accepta ses remerciements, ses traits se parant d'un nouveau sourire et le jeune homme se dirigea vers l'armoire, mettant la main sur le premier bout de tissu qui lui venait, cherchant ensuite quelque chose de frais comme une sorte de sac avec des glaçons. Il finit par trouver ce qu'il cherchait, revenant vers la jeune femme sur le lit, préférant faire les premières choses avant que l'infirmière n'arrive. Il se mordit la lèvre en songeant que ce ne serait pas agréable pour la jeune femme mais que ça empêcherait que la bosse ne gonfle davantage.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Mer 6 Juin - 12:39

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Le trajet lui sembla interminable. L’escalier surtout où chaque marche était une occasion de tomber. Pourtant, le Gryffondor semblait n’avoir aucun mal à descendre des degrés en la portant. Isis n’avait aucune raison valable de s’inquiéter si ce n’est le caprice des escaliers. Elle voyait avec bonheur l’infirmerie se rapprocher, n’écouta que d’une oreille distraite James lui répondre qu’elle n’était pas trop lourde. C’est à peine si elle remarqua son rire, trop concentrée sur le chemin. Cela lui permettait d’ailleurs justement de ne pas se concentrer sur le Gryffondor. Finalement, ils finirent par arriver dans l’infirmerie et le septième année déposa la Poufsouffle sur un lit proche de l’armoire. Isis sentit avec plaisir le matelas sous son corps et elle se glissa au fond du lit, assise, pour pouvoir poser son dos contre le mur de l’infirmerie. D’un regard circulaire, elle chercha l’infirmière mais elle n’en trouva aucune trace. A cette heure, l’infirmerie était déserte et les deux élèves se retrouvaient donc seuls. Isis était déçue, elle aurait aimé que l’infirmière la prenne en charge. Certes, James était toujours là et cherchait elle ne savait quoi dans l’armoire – n’avait-il donc aucun respect pour les propriétés de l’infirmière ? – mais elle détestait l’entendre finir ses phrases comme s’il lui rappelait à chaque fois qu’il prenait la parole qu’elle n’était pas capable de formuler ses idées de manière sensée et logique.

Le Gryffondor finit par revenir vers elle. Dans ses mains Isis nota la présence de tissu et d’un… sachet de glaçon ? Que comptait-il faire avec ça ? La Poufsouffle observa d’un œil septique son camarade approcher du lit. Soudain, elle comprit : il voulait apaiser la douleur avec du froid. Seulement… non, elle ne le laisserait pas faire. Il n’était ni médecin ni infirmier : pas question qu’il s’en occupe. D’un geste brusque, Isis ramena sa cheville contre son corps, ravivant la douleur qu’elle tenta de masquer avec un sourire désolé. Elle posa une main sur sa cheville pour former une muraille contre les potentiels glaçons qui, elle le savait, lui provoqueraient une vive douleur avant d’être efficaces. Recroquevillée sur elle-même la Poufsouffle défendait sa cheville au prix d’une douleur grandissante.

« J’apprécie beaucoup que tu m’aies portée jusqu’ici, commença la Poufsouffle, toute gêne ayant disparu – seule restait les prémices d’un instinct de survie et une voix mal assurée, mais je préfère attendre l’infirmière pour le reste. »

D’autant que, maintenant qu’elle y repensait, elle n’était même pas sûre que ce soit une entorse. La parole de James Potter en matière de médecine n’était pas une parole sacrée.

« Je veux dire, déclara-t-elle, se sentant obligée de s’expliquer, après tout ça pourrait ressembler à une entorse et ne pas être une entorse (là, Isis faisait des efforts pour le dire gentiment) ou je ne sais pas, comme ce n’est pas la première que je tombe, peut-être que cela nécessite un traitement particulier. »

Elle se tut et offrit une moue désolée à son interlocuteur. Elle ne voulait pas être malpolie ni ingrate et, si le Gryffondor le prenait comme ça, elle allait s’en vouloir mais, en même temps, elle ne pouvait pas prendre le risque de poser ces fichus glaçons sur sa cheville. Vraiment, elle n’avait plus envie de souffrir et peu lui important l'avis du septième année.







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Re: (mal)adresse | Terminé
Mer 6 Juin - 21:52
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune gryffondor tenait confortablement la jeune femme dans ses bras, cette dernière s'accrochant à lui, ses bras derrière sa nuque pour éviter de tomber, avançant dans les long couloirs sans ressentir de difficulté particulière. La jeune femme était légère et la porter ne consistait pas en un si grand effort. Ils arrivèrent au niveau des escaliers et même assuré, le jeune homme ralentit ses pas pour éviter tout incident et surtout pour que la jeune femme ne se sente pas inconfortée. Rapidement, ils arrivèrent à l'étage inférieur, le gryffondor se dirigeant vers l'infirmerie, salle qu'il connaissait plutôt bien en raison de sa fréquence à y être admis. Il était devenu un patient habituel de l'infirmière et commençait à connaître bien l'endroit. Si bien qu'une fois que le jeune homme disposa la jeune femme sur un des lits, il se dirigea vers l'armoire afin d'emprunter le matériel pour adoucir la douleur de la jeune femme. Il savait qu'elle ne lui en voudrait pas, même si il espérait qu'elle ne tarde pas à arriver. Voilà il n'était pas infirmier et ni médicomage et le peu qu'il savait ne permettrait pas de soigner efficacement la cheville de la jeune poufsouffle.

Le jeune homme trouva ce dont il avait besoin et revint vers la jeune femme, s'approchant d'elle. Il observa la jeune femme replier sa jambe vers elle mais le jeune homme n'insista pas, comprenant la raison de son action. Il déposa le tissu aux pieds du lit et s'assit sur le rebord, regardant la jeune femme dans les yeux. Elle ne lui faisait pas encore confiance, il pouvait comprendre. Après tout ils ne se connaissaient pas vraiment. Mais c'était l'occasion, en attendant l'infirmière.

- Très bien, alors je vais l'attendre avec toi. Dit-il en souriant, après avoir écouter la jeune femme. Peut-être qu'elle avait raison, peut-être qu'il valait mieux qu'il ne fasse strictement, mais il se mordit légèrement la lèvre en entendant que la jeune femme faisait des chutes fréquentes.

- Je te propose de discuter alors. Mais je ne sais même pas ton nom. Commenta le gryffondor avec un sourire désolé, espérant que la jeune femme accepte de dialoguer avec lui. Après tout il ne la connaissait pas, mais il avait envie de la connaître, d'en savoir plus sur ce qui se cachait derrière ces jolies mèches blondes, et finalement il n'avait pas envie d'attendre de retrouver Alex le soir-même pour connaître davantage la jeune blairelle.
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Re: (mal)adresse | Terminé
Jeu 7 Juin - 10:01

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Heureusement pour la sixième année, le Gryffondor n’insista pas et posa ses trouvailles sur le sol. Quelque peu rassurée, Isis s’autorisa et se détendre et à relâcher ses jambes qu’elle tenait fermement collées contre sa poitrine. James s’assit signifiant par sa position, avant même qu’il ne le formule, qu’il n’allait pas la laisser là seule. Isis n’avait rien contre la solitude, au contraire, mais elle lui en fut reconnaissante. Les murs de l’infirmerie, d’un blanc éblouissant, n’avaient rien de rassurant. La jeune fille entreprit de se masser prudemment la zone autour de sa cheville pour tenter d’apaiser la douleur lorsque le Gryffondor prit la parole. James Potter lui semblait être gentil de gentil et elle lui sourit, faiblement mais sincèrement, pour lui montrer qu’elle appréciait sa proposition. En l’entendant dire qu’il ne connaissait pas son nom – forcément, personne ne connaissait son nom dans cette école, s’attendait-elle vraiment à ce qu’un Gryffondor de septième année, capitaine de l’équipe de Quidditch de sa maison connaisse le prénom d’une Poufsouffle plus jeune et très effacée ? aucun sens – Isis se sentit tout de même gênée. Elle aurait dû y penser elle-même, se présenter et ne pas attendre qu’il le lui demande. Elle afficha un sourire gêné avant de répondre à son camarade.

« Je suis désolée, murmura-t-elle d’une petite voix honteuse telle une enfant prise en train de faire une bêtise, je m’appelle Isis. » Sa voix s’était faite pour ferme en annonçant son prénom mais elle n’avait pas perdu ses accents de gêne.

Discuter donc… et Isis laissa planer le silence un bref moment. Discuter ce n’était pas forcément ce dans quoi elle se débrouillait le mieux. Avec ses amis, elle pouvait avoir de longues discussions animées mais avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas ou peu c’était tout de suite beaucoup plus compliqué. Seulement, elle ne pouvait décemment pas ne rien dire et rester planter là comme une idiote – ce qu’elle était selon elle mais tout de même. Il fallait qu’elle trouve un sujet de conversation un peu plus intéressant que la pluie et le beau temps sur lequel elle n’aurait, de toute façon, rien eu à dire.

« Qu’est-ce que, demanda-t-elle en regardant avec appréhension son interlocuteur comme si elle s’assurait d’avoir le droit de lui poser des questions. Elle racla la gorge et reprit. Qu’est-ce que tu faisais au deuxième étage ? Et elle ajouta précipitamment : Si ce n’est pas trop indiscret. »

Après tout, le deuxième étage n’était pas réputé pour attirer les foules et le couloir où elle se trouvait était particulièrement excentrée. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle l’appréciait tant.








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Re: (mal)adresse | Terminé
Ven 8 Juin - 23:58
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune Gryffondor ne s'offusqua pas du fait que la jeune femme décline son aide, préférant à l'évidence attendre le retour de l'infirmière. Il posa ce qu'il avait pris dans l'armoire de l'infirmerie au bout du lit qu'occupait la jeune femme. Il sentit la jeune femme se détendre un peu plus, relâchant ses jambes. Elle était presque crispée, tendue et le jeune homme préférait la voire sereine. Et il voulait veiller sur elle, s'asseyant au bord du lit, décidant de rester avec la jeune blonde le temps que l'infirmière arrive, ou que cette dernière le chasse de la salle de soin. Le jeune homme sourit  la jeune femme, d'un sourire rassurant, parfois les mots n'étaient pas nécessaires et un sourire pouvait suffire. En voyant la gêne de la jeune femme, il voulait la rassurer, caresser sa joue mais il ne la connaissait pas assez et elle n'était peut-être pas tactile, alors le jeune homme préféra ne rien faire, c'était trop tôt.

- Tu n'as aucune raison de t'excuser, d'être désolé, Isis ! Moi c'est James.

A nouveau, le jeune homme esquisse un sourire en faveur de la jeune poufsouffle, sensible à l'entendre avec un air presque honteux. Le jeune homme se devait de l'aider, de l'aider à avoir confiance en elle. Il ne la connaissait à peine, pourtant il savait qu'elle était emplie de qualité que la jeune femme ne soupçonnait peut-être même pas. Le jeune gryffondor voulait en apprendre plus sur elle, sur ses passions, savoir ce qu'elle aimait, ce qu'elle détestait. Maintenant qu'il avait croiser sa route, il ne voulait pas la laisser ainsi, livrée à elle-même. Il songeait à l'aider à avancer, à se sentir plus sûre d'elle-même. Bien sûr le jeune homme aimait la timidité de la jeune femme, mais il y avait une différence, quelque chose qu'il comprenait mais ne pouvait pas expliquer. Son regard se posait dans les belles prunelles de la jeune femme, imaginant déjà comment il pourrait la surnommer si ils se rapprochaient et devenaient amis. Et qui sait, même rejoindre la bande. Il ne doutait pas qu'il réussirait à l'intégrer, et s'il n'y arrivait pas seul, son camarade poufsouffle l'aiderait. Après tout, c'était bien une des qualités de la maison des jaunes et noirs que de soutenir son prochain, s'entraider. Il ne s’attendait pas à ce que la jeune femme le questionne, encore moins sur ses activités. Mais pour le coup, le rouge et or n'avait rien à cacher, n'ayant rien de prévu d'illégal ou de dangereux. Il glissa sa main dans ses cheveux, détaillant le visage de la blairelle. Il sourit à la jeune femme, content qu'elle engage le dialogue même si le jeune homme avait senti qu'elle n'était pas totalement sûre d'elle-même.

- Et bien ce n'est pas indiscret, en fait je voulais simplement descendre et comme les escaliers sont capricieux, j'ai fait un détour et c'est là que j'ai entendu ton joli timbre de voix ! Dit-il en gardant son sourire sur les lèvres, un sourire qui n'avait rien de charmeur. Le jeune gryffondor s'était quelque peu lassé de ces jeux de séductions, peut-être qu'il avait mûri et même s'il lui était arrivé d'avoir des relations de courtes durées, il ressentait le besoin de se poser, de se fixer et de vivre quelque chose de concret, et ça non plus il ne parvenait à l'expliquer.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Sam 9 Juin - 14:19

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« Tu n'as aucune raison de t'excuser, d'être désolé, Isis ! Moi c'est James. »
« Je sais. » La Poufsouffle n’avait pas pu s’empêcher de répondre du tac au tac, un sourire amusé sur les lèvres. Qui, à Poudlard, ne connaissait pas James Potter ?

Isis était, par nature, souvent désolée à tel point que dire « je suis désolée » s’apparentait maintenant à un réflexe que beaucoup de ses proches lui reprochaient. Elle le savait, elle devait faire des efforts mais elle n’y arrivait pas, les mots venaient naturellement entre ses lèvres sans qu’elle ne puisse les contrôler. Un réflexe donc. Peu à peu, la sixième année commençait à se détendre. Cela se voyait sur son visage mais aussi dans sa position. Maintenant que son interlocuteur était à une distance respectable d’elle et qu’elle avait passé les premiers moments de gêne cela allait mieux. Bien sûr, elle n’était pas encore tout à fait à l’aise, s’enfonçant régulièrement les ongles dans la paume de sa main. Ses cheveux tombaient sur ses épaules, la dissimulant si elle baissait assez la tête. Ses yeux se posaient plus régulièrement sur le visage du Gryffondor mais elle ne restait jamais bien longtemps à l’observer ; son regard fuyant était encore présent. Lorsqu’elle lui demanda ce qu’il faisait en la trouvant, elle fut ravie de voir que sa question ne le gênait pas et qu’il semblait – presque – y répondre avec plaisir. Tout du moins, il y répondait en souriant.

Gênée par le compliment sur sa voix, Isis secoua brièvement la tête comme pour le chasser de son esprit et laissa une imposante mèche blonde lui barrer le visage pour cacher ses joues soudainement rosées. La Poufsouffle avait pourtant conscience qu’il ne s’agissait que d’un compliment de courtoisie destiné à la mettre à l’aise. Sa voix n’avait après tout rien de remarquable.

Quant aux escaliers capricieux…

« A toi aussi ils font des sales coups ?, et Isis, comme toujours lorsqu’il était question des escaliers, se laissa quelque peu emporter. Elle dégagea sa mèche de cheveux avant de reprendre la parole. En première année je me perdais toujours à cause d’eux ! En plus, ils se mettent toujours à bouger aux mauvais moments, quand je suis en retard, ce qui m’arrive. »

Isis s’interrompit un instant pour reprendre sa respiration. Ses yeux s’étaient animés, ils étaient devenus plus brillants, plus vivants et son visage semblait avoir repris des couleurs. Pour un peu la Poufsouffle en aurait oublié sa cheville qui, grâce à l’inertie de la sixième année, semblait se faire discrète.

« Enfin… c’est quelque chose ces escaliers », conclut plus prudemment la jeune fille avec un rire nerveux sentant peut-être que son enthousiasme était exagéré et son bavardage futile.  


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Re: (mal)adresse | Terminé
Sam 9 Juin - 16:46
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and James
La réponse que la jeune femme lui donna heurta presque le jeune gryffondor qui ne pu s'empêcher de sourire en réponse au sourire amusé qui s'étirait sur les lèvres de la jeune femme. Il appréciait ce sourire, cet éclat fin, discret sur ses lèvres. Évidemment, il aurait pu se douter qu'elle le connaissait déjà, son nom n'était pas inconnu puisqu'il portait le nom de son père, mais tout le monde connaissait James. Mais cela ne voulait pas dire que tout le monde l'appréciait, non il avait pleins d'ennemis et ne pouvait plus les compter sur les doigts de la main. Son frère ne l'appréciait pas, alors qu'ils partageaient le même sang. C'était pour dire.

Pour en revenir à la jeune femme, il n'aimait pas l'entendre dire qu'elle était désolée, parce qu'elle n'avait pas de raison de l'être, et le jeune rouge et or percevait cela comme une subtile manifestation de son manque de confiance en elle. Son ton n'était pas un reproche, ayant ce ton serein et réconfortant quand il s'adressait à la jeune poufsouffle. Le jeune homme regardait la jeune femme, satisfait en la sentant se détendre et se relâcher, même si cela ne signifiait pas forcément que la jeune femme ai confiance en lui. Elle devait surtout le connaître pour sa réputation de mauvais élève, celui qui passe la moitié de son temps à enfreindre le règlement, et l'autre moitié en retenu. Parfois il arrivait à croiser le regard de la jeune blonde, même si cela était rare et qu'elle semblait l'éviter, sans doute en raison d'une gêne qui restait malgré tout. La question qu'elle lui posa était loin d'être une gêne, en réalité le garçon était presque surpris qu'elle prenne la parole et mène la discussion, ce à quoi le brun répondit des plus sincèrement. Le sourire sur le visage du garçon ne le quittait pas, ayant le sourire de son oncle George. Il pu voir la jeune fille rougir, même si ses mèches de la couleur du blé cachaient inutilement ses joues. Il avait toujours craqué sur les filles qui rougissaient, il trouvait cela mignon chez une femme.

- Ils font ça à tout le monde, même à moi, heureusement cela dit, si même les escaliers se mettaient à agir différemment avec moi à cause de mon nom je me sentirais mal !

Il écouta la jeune femme, très intéressé par ces paroles. Il n'aurait pas imaginer parler des escaliers, cela dit c'était un bon début alors le jeune homme pouvait aussi lui confier une anecdote, le genre de chose que peu de monde savait sur lui, hormis ses proches, ceux qui étaient dans sa bande d'amis. Lorsqu'elle parlait, elle semblait pétiller d'une nouvelle énergie, sa peau prenant une autre couleur et ses prunelles brillant d'un bel éclat.

- Ah oui ? Si tu veux tout savoir, je me suis déjà coincé le pied dans la marche à éviter, et ça peu de personnes sont au courant de cette histoire. Mais j'ai pris l'habitude de prendre des "raccourcis", pour éviter ce genre de problèmes.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Sam 9 Juin - 22:17

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Si quelqu’un lui avait annoncé qu’un jour elle se retrouvait à l’infirmerie à parler escaliers avec James Potter jamais Isis ne l’aurait cru. La jeune Balfour se pensait être bien trop rationnelle pour ne serait-ce qu’imaginer une telle situation. Et pourtant, voilà qu’elle était à l’infirmerie à parler escaliers avec James Potter. Le plus étrange était que la conversation commençait à s’animer et que les deux élèves semblaient se prendre au jeu. Complétement irréaliste au premier abord. Surtout en entendant ce qu’ils se disaient, comme si les escaliers avaient une âme et auraient fait une différence entre les élèves. Cependant, cette formulation plut à Iris qui laissa échapper un léger rire. Heureusement en effet, songea-t-elle, car les escaliers pourraient faire des dégâts s’ils décidaient de s’en prendre à un élève en particulier. Son rire s’accentua lorsqu’elle écouta James lui raconter une anecdote qui ne le mettait pas en valeur. Elle ne pouvait s’empêcher de l’imaginer dans les escaliers, le pied coincé ; une vision qu’elle trouva particulièrement drôle avec du recul. Voilà tout à fait quelque chose qu’elle aurait pu faire ! Elle était ravie de ne pas être la seule à qui cela arrivait.

« Je vois qu’on est deux à se retrouver dans de mauvaises postures ! Je pense qu’on pourrait écrire un article, au journal de l’école, sur les mésaventures qui nous arrivent dans les escaliers… ! » , répondit-elle en observant cette fois le Gryffondor avec une once de malice dans le regard.

Isis était toutefois plus intriguée par ce que James avait dit ensuite. A moins qu’elle ait mal entendu, le Gryffondor avait parlé de raccourcis. Y’en avait-il vraiment ? Elle-même utilisait toujours les escaliers et n’avait jamais entendu parler de passages annexes. Certes, il existait un mythe autour de fameux passages secrets mais Isis n’en avait jamais vu un et était donc peu à même à croire à leur existence.

« Des raccourcis ? », demanda-t-elle feignant de ne pas être très intéressée par le sujet mais très curieuse d’en savoir plus et n’osant pas directement l’interroger sur la question. Isis était avide de nouvelles connaissances, quelles qu’elles soient de l’architecture du château à la production d’assiettes en passant par les cours et les dernières inventions magiques. « Pour pouvoir dormir plus longtemps le matin ? » La Poufsouffle plaisantait, elle avait bien compris qu’il ne s’agissait pas de ça. Elle n’était pas sûre qu’il s’agisse uniquement d’éviter les escaliers, elle imaginait bien le septième année s’en servir pour éviter ses professeurs. Peut-être était-ce tout cela qu’il qualifiait de « ce genre de problèmes ». A moins que, comme elle, il fasse des séjours réguliers à l’infirmerie ce qui aurait été très embêtant pour lui. Un capitaine de Quidditch incapable de descendre les escaliers… voilà qui aurait été cocasse. Isis n’y croyait pas vraiment surtout qu’elle assistait à la grande majorité des matchs et, lorsque Gryffondor se battait contre une autre maison, le septième année était toujours fièrement perché sur son balai.



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Re: (mal)adresse | Terminé
Dim 10 Juin - 11:55
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune gryffondor n'avait pas imaginé que ce dont la première chose dont ils discuteraient seraient les escaliers de Poudlard, simple élément du décor et pourtant toujours présent pour rappeler aux jeunes élèves qu'ils étaient toujours là pour jouer des tours selon leur humeur. Mais après tout, c'était une façon comme une autre de commencer, surtout que la jeune femme semblait plus détendue, paraissait s'ouvrir, sortant de son malaise. Le jeune gryffondor avait le sourire aux lèvres, confiant même à la jeune femme une terrible anecdote, un événement dont il n'avait parler à personne, mais il voulait insister un climat de confiance entre les deux élèves et aussi montrer que le "James Potter" que tout le monde imaginait était un garçon comme les autres, avec des défauts. Ô ça il en avait, sans doute davantage que des qualités. Il aimait son rire cristallin, il avait réussit à faire sourire et rire la jeune femme et il en tirait une certaine fierté. Oui, heureusement que les escaliers n'agissaient pas comme les humains et ne faisaient pas la distinction entre les élèves qui les arpentaient. Il en avait déjà assez d'être glorifié pour être le fils d'Harry Potter, alors si même les escaliers s'y mettaient, cela n'arrangerait pas les choses, lui qui essayait tant bien que mal de se dégager de l'ombre de son paternel. La jeune blonde paraissait très amusée par l'anecdote du jeune homme qui n'avait pas peur de se confier sur la position inconfortable dont il avait été la victime. Et oui, il n'était nullement parfait, qu'importe ce que scandait ce fan-club de filles qui agitaient toujours une grande banderole lors des matchs de Quidditch, ce à quoi James s'amusait à dire que s'il devait tomber, il essaierait de viser la banderole pour amortir la chute, et puis se retrouver avec pleins de filles en même temps ne serait pas inconfortable. Aujourd'hui, il aurait largement préféré tomber dans le vide et s'écraser au sol plutôt que de tomber sur ce groupuscule qui ne le lâchait pas d'une semelle. Assez récemment il avait dû se cacher dans un vestiaire de filles pour leur échapper, n'ayant pas la cape d'invisibilité avec lui. C'était sa vie, l'incroyable vie de James Potter.

- Je ne suis pas vraiment doué une plume entre les mains, mais tu pourrais. J'avais un jour penser à demander à l'installation d’ascenseurs, mais rien ne me dit qu'ils agiront comme ils sont censés le faire. Dit-il en haussant les épaules, imaginant déjà les remplaçant faire tourner les élèves en bourriques en les menant partout où ils ne voulaient pas aller. Il y avait de la malice dans le regard de la jeune femme, un éclat brillant dans ses prunelles pétillantes que le jeune garçon appréciait.

Le jeune gryffondor mentionna les fameux raccourcis, qui lui avaient été fort utile. D'ailleurs le jeune homme venait de penser que la fin d'année approcher et que la carte n'avait plus d'intérêt pour lui, qu'il devait la léguer à quelqu'un mais il ignorait encore l'identité de son héritier, celui qui aurait le mérite de conserver l'héritage de ses ancêtres. C'était un des biens les plus précieux qu'il avait et au fond de lui il avait une idée, comme une éventuelle rédemption. Même si cela ne le pardonnerait sans doute jamais aux yeux de la personne qui partageait le même sang que le sien. Maintenant, il connaissait les passages secrets sur le bout des doigts, savaient les formules pour y accéder et où ils menaient. Même s'il y en avait un seul que le jeune homme n'avait pas exploré, trop dangereux, même pour lui.

- Oui, des passages secrets, il y en a plein dans tout le château ! Même s'il y en a juste un que je n'ai jamais pris... Confie t'il à la jeune femme, avant de se sourire à sa question.

-Oui et non, plus pour éviter les préfets, le concierge, Peeves et les professeurs. Narra t'il. Cela avait bien servi, à lui comme à d'autres. Après tout le secret des soirées de Gryffondor se tenait grâce à ses passages discrets qui leurs avaient permis de faire de la contrebande de bièraubeurre.
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Re: (mal)adresse | Terminé
Dim 10 Juin - 16:29

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La discussion continuait entre les deux élèves ; elle passait des escaliers à l’écriture – James Potter n’avait donc pas tous les talents ! – où Isis songea qu’elle ne pourrait pas elle non plus parce qu’elle ne s’occupait de pas ce genre d’articles. De toute façon, Isis ne se pensait pas spécialement douée une plume à la main non plus même si elle écrivait très souvent. Le fait était qu’elle n’avait de toute façon pas dit ça sérieusement ; pourquoi y réfléchissait-elle vraiment ? C’était idiot et Isis se reconcentra sur les paroles de James. Des ascenseurs ?  Isis ouvrit grand les yeux surprise et presque outrée par la proposition du Gryffondor. Des ascenseurs à Poudlard ! Autant détruire le château et reconstruire une école plus moderne ! C’était une très mauvaise idée et la désapprobation se lisait sur le visage de la Poufsouffle tandis que le Gryffondor haussait les épaules signe qu’il ne voyait visiblement pas le problème.

« C’est une très mauvaise idée !, s’exclama la Poufsouffle. L’architecture de ce château est bien trop belle pour être gâcher par des ascenseurs, aussi pratiques soient-ils. » Et il n’y avait, dans le ton d’Isis, pas de place pour la discussion. Franchement, mettre des ascenseurs à Poudlard… certes, cela aurait pu être pratique mais non, elle le refusait. Catégoriquement.

Heureusement, le sujet de conversation alla vers les fameux raccourcis. James expliqua à Isis qu’il s’agissait de passages secrets – elle fronça inconsciemment les sourcils. Intriguée presque malgré elle la Poufsouffle ne put s’empêcher de se demander quel était le passage secret qui restait encore mystérieux pour le fameux James Potter. « Vraiment ? », ce qui signifiait en langue Isis Belfour : lequel ?

La suite ne la surprit pas, évidemment qu’il voulait éviter préfets et professeurs. Isis adressa à James un regard sévère, ne plaisantant qu’à moitié. Le mieux aurait été qu’ils ne doivent pas les éviter ou qu’ils assument les conséquences de ses gestes… mais avec ce qu’Isis savait de lui elle ne pouvait pas réellement espérer que ce soit le cas. C’était un Gryffondor – et elle avait déjà remarqué qu’ils avaient du mal avec le règlement et c’était un Potter. Respecter les règles ça ne devait donc pas être son truc. « Je ne préfère pas savoir pourquoi tu devais les éviter », finit par dire la Poufsouffle avec un léger ton de réprimande.

Au fil de la conversation Isis avait fini par en oublier sa cheville. Se trouvant mal assise, elle se décala et prit naturellement appui sur sa cheville… ce qu’elle arrêta aussitôt. Son visage sérieux s’était transformé et les la douleur était maintenant inscrite sur ses traits. « J’avais oublié ça », s’écria la jeune femme avec une grimace. « Je suis désolée, je ne dois pas avoir l’air très maligne et tu dois sans doute avoir mieux à faire, ne te sens pas obligé de rester avec moi surtout ! », conclut-elle précipitamment.

Le malaise était revenu comme naturellement et Isis adressait à présent un sourire gêné à son camarade. Elle ne voulait surtout pas qu’il reste par obligation ou par pitié même si, maintenant qu’ils avaient commencé à discuter, elle appréciait sa présence et elle ne tenait pas à ce qu’il parte.




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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 12 Juin - 12:40
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune Gryffondor laissait la jeune femme orienter la discussion, afin qu'elle soit plus à l'aise, préférant l'entendre et discuter de sujets particuliers plutôt que de devoir la regarder en silence alors qu'elle éviterait de croiser le sien. Il appréciait la regarder, elle avait un joli teint, une belle chevelure blonde avec ses mèches rebelles, et de belles prunelles qui donnaient du sens à son regard. Maintenant qu'il était là, il avait envie de la protéger, que rien ne lui arrive, alors qu'il ne la connaissait à peine, connaissant juste son prénom. Isis. Ce nom lui faisait penser à l'Egypte, sans qu'il puisse vraiment savoir pourquoi, se disant qu'il devait s'agir d'une des principales divinités que les anciens égyptiens devaient vénérer. Mais au fond de lui, il n'en était pas sûr, même si en secret le garçon aimait l'histoire de la magie. C'était la seule matière pour laquelle il se donnait du mal, avec la défense contre les forces du mal. Pour le reste, il se contentait du minimum syndical. Il lui confia qu'il n'avait pas de talent avec une plume entre les mains, la seule chose pour laquelle il était doué était de jouer au Quidditch, ça il savait faire et c'était ce qu'il faisait de mieux. Il comptait beaucoup sur ça pour son avenir, espérant intégrer l'équipe espoir des Chardonneret de Fitchburg, et qui sait, les jeunes joueurs de l'Angleterre. Sinon, il ferait une formation afin de devenir auror, bien qu'il ne voulait pas suivre la voie de son père. Il remarqua le visage de la poufsouffle lorsqu'il mentionna les idées d’ascenseurs, simple farce puisqu'il n'y pensait pas vraiment. Pour tout un tas de raison. Il se disait qu'il n'aurait pas dû dire ça en voyant le visage désapprobateur de la jeune femme, plus renfermé et en entendant son ton de voix qui avait changé.  

- C'est une blague. Je disais ça pour rire, je suis tout aussi d'accord que ce serait une mauvaise et idée et grand merci Merlin, ça n'arrivera jamais ! Esquisse t'il avec un très léger sourire pour qu'elle comprenne qu'il n'y pensait pas sérieusement.

Il constata que la jeune femme s'intéressait donc à l'architecture et il avait réellement des doutes sur le côté pratique d’ascenseurs, se posant plein de question, le genre de chose auquel personne ne pense. Les deux jeunes parlèrent des passages secrets, que le jeune homme connaissait très bien pour les avoir assez exploité lors de ces six dernières années. C'était sa botte secrète, le secret de sa réussite, un secret qu'il partageait avec peu et la jeune femme avait l'honneur d'être dans la confidence. Il aurait presque pu lire la curiosité dans son regard, ou peut-être était-ce la désapprobation face aux entorses que le jeune garçon faisait vis-à-vis du règlement. Il considérait que les règles étaient faites pour être outrepasser et à de mainte reprises avait séché le couvre-feu pour se rendre à des endroits interdits, comme la forêt, qui n'était pas un endroit où il fallait se retrouver en réalité. Il comprit bien le sens de la question, au point où il en était, il n'allait pas lui cacher ça après les confessions les plus honteuses qu'il lui avait fait.

- Celui qui se trouve juste en dessous du saule cogneur, je sais où il mène, mais pour m'y rendre je préfère prendre un chemin plus long, il mène à la Cabane Hurlante !

La Cabane Hurlante était son repère, le QG de la bande. C'est à cet endroit qu'il cachait des choses, comme des packs de biéraubeurre qui n'attendaient uniquement que Gryffondor gagne son prochain match de Quidditch, ou un autre événement à célébrer. Il y avait aussi amener d'autres personnes, mais ça il ne le criait pas sur tous les toits. Et puis il lui expliqua l'utilité des passages secrets, son arme indispensable pour contrer les règles de l'école. Il se sentait presque peiné par le regard que lui lançait la jeune femme. Elle devait tenir au respect du règlement, ce qui n'était pas dans le code du jeune Potter, même si le garçon s'était calmé, n'étant pas le farceur qu'il était quelques années auparavant. Jeter des bombabouses sur des premières années ne le faisait plus vraiment rire aujourd'hui. Il haussa les épaules, comprenant qu'il n'avait pas besoin de lui parler de tous ces méfaits.

Il vit le visage de la jeune femme changer, marqué par la douleur, une grimace apparaissant sur son visage. Le gryffondor se rapprocha, une lueur d'inquiétude brillant dans ses yeux sombres.

- Tu as pas à être désolée, je suis là et je partirais pas, pas avant que l'infirmière n'arrive et que tu ailles bien !

Il n'avait rien de mieux à faire et ne voulait pas abandonner la jeune femme, la laisser là, seule, était une idée qui ne lui convenait pas. Il préférait rester près d'elle, s'assurer que rien n'empire et s'assura déjà qu la jeune femme se mette dans une position qui ne titillerais pas sa douleur. Il sourit à la jeune femme, d'un sourire rassurant.
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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 12 Juin - 20:07

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Isis n’avait jamais appris à résister à la douleur. Un rien la faisait grimacer, déformant ses traits. Son corps n’étant pas résistant et cela lui arrivait souvent. Trop souvent. La Poufsouffle se serait volontiers passée de ces petits moments, surtout lorsqu’elle n’était pas seule. Mais elle devait faire avec ; elle le savait. Là, la situation était différente. James ne l’avait pas vue tomber – c’était déjà ça ! – mais il était maintenant avec elle depuis assez longtemps pour connaître cette fameuse grimace qui revenait régulièrement sur son visage. C’est pourquoi elle s’étonna à peine de le voir se rapprocher avant même qu’elle ne parle. Elle-même étendit sa jambe sur le côté du lit sur lequel elle était assise pour que la douleur cesse. Isis le savait, elle disparaîtrait facilement si elle arrêtait de gesticuler. Les paroles du Gryffondor lui tirèrent un sourire, s’il comptait ne pas partir tant qu’elle aille mieux alors il était là pour un certain temps. L’infirmerie prenait parfois du temps à la soigner quand elle était là et il arrivait que certaines potions ne prennent effet qu’après quelques heures. Reconnaissance, la blonde adressa un sourire discret mais sincère à son camarade, sourire qui se lisait aussi dans son regard timide et pétillant. Assez étonnamment, elle se sentait rassurée par le sourire du Gryffondor. Isis entrouvrit les lèvres pour le remercier, à nouveau, mais choisit finalement le silence, soudainement mal à l’aise en sentant ses joues rosir. Elle lâcha le septième année du regard pour se concentrer brièvement sur sa cheville qui, elle, ne la mettait pas mal à l’aise.

De quoi parlaient-ils avant ? Ah oui, des passages secrets. La Poufsouffle se racla la gorge pour chasser le trouble qui était passé dans son esprit. Comme si rien ne s’était passé – ce que sa voix chevrotante infirmait – la jeune fille reprit prudemment la parole.

« Donc  (Isis fit une pause et tourna la tête vers James)  tu vas souvent à la cabane hurlante ? »

Ce qui ne lui sembla pas être une question très pertinente mais Isis trouvait rarement que ses questions l’étaient.

Aller dans la cabane hurlante c’était bien un acte de Gryffondor : cela n’avait pas un grand intérêt. Isis n’y avait jamais mis les pieds – sans doute aussi parce qu’elle lui faisait peur mais c’était une autre histoire. Quant à prendre un passage secret sous le saule cognard… qui avait eu l’idée de créer un passage secret à cet endroit-là ? C’était une bonne cachette, effectivement mais l’emprunter semblait complétement suicidaire aux yeux de la Poufsouffle qui ne s’était jamais approchée de l’arbre menaçant de peur de se prendre un coup et de finir à l’infirmerie ; et elle avait déjà les escaliers pour ça.

« Arrête-moi si c’est une question idiote ou indiscrète mais… quel est l’intérêt d’aller à la cabane hurlante ? », demanda Isis, songeuse, d’une voix lointaine. A moins de vouloir réviser au calme et d’avoir quelque chose contre la bibliothèque mais, enfin, ça n’aurait eu aucun sens. La cabane tombait en ruine, l’air devait passer entre toutes les planches de bois et une odeur de renfermé y régnait sans doute Vraiment, elle n’en voyait pas l’intérêt.





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Re: (mal)adresse | Terminé
Mer 11 Juil - 0:25
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune Gryffondor ressentait une certaine inquiétude en voyant le visage de la jeune fille, traversé d'une grimace de douleur. Elle avait refuser qu'il touche à sa jambe et le jeune homme avait accepter de ne rien faire mais il ne voulait pas que cela empire en raison d'un manque de traitement. Le jeune Potter n'était pas là pour juger la jeune poufsouffle. Il lui était déjà arrivé d'avoir une entorse et ce n'était pas chose agréable, même pour lui qui avait connu pire, entre chute de balais et coup de Cognard en plein visage. Chacun avait sa réception propre vis-à-vis de la douleur. Le jeune homme se rapprocha de la jeune femme, sans toute fois être envahissant et créer en la jeune femme un sentiment d'oppression. Il préférait lui laisser du confort et un espace vital, et puis ce n'était pas comme si ils se connaissaient depuis peu. Si c'était justement ça. Le jeune Gryffondor n'avait jamais calculée la jeune femme avant ce jour, alors qu'aujourd'hui, elle attirait toute l'attention du jeune homme qui focalisait tout on intérêt pour la jeune poufsouffle, ne la considérant pas comme n'importe quelle fille. Non, là, c'était...Différent. Le jeune homme vit apparaître un fin et pourtant magnifique sourire s'étirer sur les lèvres délicates de la jeune femme, et il y avait son regard, un regard qui attirait celui du jeune homme qui y replongeait ses iris dans ses prunelles, attiré par cet étincelle de timidité et qui semblait pétiller. Et puis il y eut les rougeurs qui tâchèrent les joues de la jeune femme, la rendant totalement craquante. James avait un faible pour les filles qui rougissaient, il trouvait ça, mignon. Pourtant avec la jeune femme, il n'agissait pas de la même façon, il ne faisait pas ce qu'il aurait certainement fait un an plutôt. Il y eut un moment de silence et il pouvait sentir qu'elle était mal à l'aise, posant son regard ailleurs que sur le garçon qui lui tenait compagnie.

C'est finalement la jeune blonde qui repris la parole, reportant l'attention de James sur leur sujet de discussion qu'était la célèbre Cabane Hurlante, la soi-disant maison la plus hantée de Grande-Bretagne, mais James n'y avait jamais croisé le moindre spectre, fantôme ou esprit quel qu'il puisse être. Il écouta la question de la jeune femme, esquissant un fin sourire avant de lui répondre.

- De temps en temps, assez régulièrement, plusieurs fois par mois.

Le jeune homme haussa les épaules, peu certain du chiffre qu'il avançait, après tout ce n'était pas une science exacte et cela dépendait de plusieurs facteurs. Le jeune homme y allait parfois seul, et parfois avec sa bande. C'était idéal pour être tranquille, sans que quiconque puisse se mêler de chose qui ne regardaient que les quelques membres de cette bande. Le Gryffondor n'avait jamais emprunté le passage sous le saule cogneur, jugeant cela trop dangereux, même pour lui. Il n'était pas invincible et il ne tenait pas à finir écrasé par une branche de l'arbre, son corps ramassé à la petite cuillère dans le sol. Il avait donc toujours préféré s'y rendre en traversant Pré-au-Lard, avec le risque d'être pris en flagrant délit et d'être mis en retenue.  

- C'est pas indiscret, tu as le droit de savoir...L'intérêt c'est de pouvoir être au calme, sans que personne ne puisse m'atteindre ou nous atteindre. Au début y avait l'aspect défi, mais bon maintenant on sait tous que y a que nous qui fréquentons l'endroit, pas le moindre fantôme...

La question de la jeune femme le faisait réfléchir, et le jeune homme voyait l'autre intérêt de la contrebande. Ils y cachaient sous une latte de la Biéraubeurre et du Whisky Pur-Feu, sans que personne ne se doute de rien, et de là était introduit à Poudlard, au nez et à la barbe du concierge, ce qui provoquait une certaine fierté chez le jeune homme. S'il ratait sa carrière, il venait de trouver une éventuelle porte de sortie...


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Re: (mal)adresse | Terminé
Mer 11 Juil - 14:48

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Une main posée sur sa cheville douloureuse, l’autre sur le drap recouvrant le matelas sur lequel elle était assise Isis écouta la réponse de son camarade. Peut-être était-ce parce qu’elle souffrait mais elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi on pouvait, sciemment, se rendre régulièrement dans la cabane hurlante. Une fois, pour le défi, pourquoi pas même si elle-même ne l’aurait jamais fait. James Potter lui ne semblait pas s’en préoccuper puisqu’il ignorait visiblement combien de fois il s’y rendait – signe qu’il y allait souvent. Seulement, s’il n’utilisait pas le passage il devait traverser Pré-au-Lard ce qui le limitait aux sorties organisées par l’école. Ne voulant pas paraître ridiculement lâche et idiote, la Poufsouffle n’osa pas répondre en lui disant que cela faisait quand même beaucoup – trop même s’il voulait son avis ; ce qui n’était pas le cas. Elle se contenta alors d’écarquiller les yeux pour marquer sa surprise comme toute réponse. Les raisons de ces balades lui semblèrent toutefois logiques. Le calme tout d’abord. En effet, cela devait être un lieu calme et potentiellement bien trop calme. Cela avait d’ailleurs été sa première pensée. Le défi aussi, c’était logique pour un Gryffondor et pour le fils d’Harry Potter qui n’était pas réputé pour suivre le règlement. Seulement, cela ne lui suffisait pas. D’autres lieux à Poudlard pouvaient procurer des émotions ou être source de tranquillité.

« On est aussi au calme à la bibliothèque tu sais », fit remarquer la sixième année. Et au moins ce n’était pas dangereux.

Dans ce qu’avait dit James quelque chose avait marqué l’intérêt de la Poufsouffle. Pourquoi avait-il utilisé le verbe atteindre ? Elle voulait bien croire que lui et ses amis étaient souvent sous le feu des projecteurs qu’ils le veuillent ou non mais de là à vouloir se cacher… A moins qu’il y ait autre chose. Fuyait-il quelqu’un en particulier ? Peut-être allait-il y venir ensuite pour la fuir elle et ses questions stupides aussi. Bien possible. Ne se sentant toutefois pas légitime pour creuser en lui posant la question, la jeune Balfour choisit plutôt ce moment pour tenter – et c’était le mot – une petite blague.

« Eh bien ne mourez pas dedans, ce serait dommage que tu deviennes le fantôme de la cabane hurlante. » Ses lèvres remontées dans un demi-sourire, le regard faussement accusateur Isis plaisantait. Elle était plutôt contente de savoir qu’aucun fantôme malveillant ne trainait dans cette vieille demeure. « Et puis, Isis se lâcha sa cheville et se redressa, la maison est en bon état ? L’autre jour j’ai entendu l’histoire d’une jeune femme qui a failli prendre l’usage de sa jambe en tombant du grenier de sa maison : le plafond a lâché sous son poids ! »

Ce bref récit lui avait été conté par l’une de ses camarades de dortoir, ravie d’avoir quelque chose d’exaltant à raconter. Elle avait tenu en haleine les autres filles en y ajoutant du suspens et des gestes pour illustrer la situation. Isis avait failli s’endormir à la moitié mais les cris aigus de sa voisine l’en avait empêchée.





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Re: (mal)adresse | Terminé
Jeu 19 Juil - 2:11
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe jeune Gryffondor étudiait la jeune femme, au fond de lui, cherchant à comprendre ce paradoxe d'avoir croiser son chemin pendant plus de six années, sans jamais chercher à la connaître, sans jamais avoir fait attention à elle, jusqu'à aujourd'hui. Il était loin de manigancer un plan de séduction, James avait arrêté de jouer à ce jeu, se lassant, comprenant ce dont il avait vraiment besoin. Il analysait la jeune femme, chacun de ses gestes, comprenant pourquoi jamais auparavant il n'avait chercher à la mettre dans son lit. Il y avait quelque chose chez elle, dans son regard, un éclat, une pureté, une innocence, quelque chose qu'il appréciait et ne voulait pas salir. Quelque chose qui l'attirait. Ce côté timide, ses rougeurs, il avait tendance à trouver cela mignon. Il était attentif à ses gestes, sa main qui se posait près de sa cheville endolorie, l'autre qui se posait sur le drap blanc du lit de l'infirmerie. Il parlait à la jeune femme, lui confiait les petits secrets de sa réussite. Et derrière, il avait aussi la volonté de l'aider, de la laisser s'immerger dans la conversation pour qu'elle en oublie sa douleur, qu'elle ne soit que secondaire. Le jeune Gryffondor lui parlait de la Cabane Hurlante, lui confiant qu'il n'était pas inconscient au point de se risquer de s'y rendre en passant par le passage secret qui se trouvait exactement sous l'arbre que tous essayaient d'évite afin de ne pas se recevoir un coup de branche dans le buste. Il s'y rendait en passant par Pré-au-Lard et contrairement à ce qu'elle pensait, il ne s'y rendait pas uniquement lors des sorties à Pré-au-Lard. Bien au contraire. Il utilisait un des passages secrets du château pour se rendre jusqu'au village en contrebas et de là se glisser jusqu'à la Cabane Hurlante, qui était un repère pour le jeune Gryffondor ainsi que pour le reste de sa meute.

- Sans doute, mais la Cabane Hurlante permet de ne pas avoir à sentir le regard de Madame Pince sur moi ! Répond-il à la remarque de la jeune femme. Le jeune homme se sentait plus en sécurité dans la vieille cabane qu'avec la vieille harpie.

La Cabane Hurlante représentait un havre, un des seuls endroits où il pouvait aller en sachant qu'il serait tranquille, qu'il ne serait pas harponner par un groupuscule de filles plus jeunes les unes que les autres qui s'intéresseraient à lui. Il y a quelques années ce nom était un cadeau; aujourd'hui il représentait davantage une malédiction pour le brun qui essayait de s'échapper de l'ombre de son glorieux paternel. Être à la Une de la Gazette ne l'avait jamais intéressé et il cherchait une façon de se démarquer, ne voulant pas marcher dans les empreintes de son père, mais quoi qu'il fasse, il savait qu'on aurait de cesse de le comparer. Il était soit le fils qui ne ressemblait pas à son père, soit qui suivait ses pas. Il rit à la remarque de la jeune femme, un grand sourire s'étirant sur ses lèvres.

- Compte là-dessus, ce serait bête que l'endroit que les gens croyaient hanté et qui ne l'est pas ne le devienne finalement ! Remarque t'il, son sourire ne quittant pas son visage.

Le jeune homme avait remarqué le fin sourire de la jeune élève de Poufsouffle, un sourire qui ne méritait pas à être caché. Si il avait réussit à faire sourire et même plus, réussir à faire rire la jeune femme, alors c'était beaucoup pour lui qui se sentait utile de l'aider, n'ayant pas un instant pu considérer l'idée de la laisser là, toute seule, sans personne à ses côtés pour s'assurer qu'elle aille bien.

- Oui elle est en bon état, bon d'apparence, elle semble piteuse mais c'est un vrai nid douillet. Enfin, si on excepte les toiles d'araignées, la poussière... Dit-il avec un sourire en coin, quelque peu amusé.

- Pas de chance, j'espère qu'il y a eu plus de peur que de mal.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Dim 22 Juil - 15:03

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Aux termes madame Pince et sentir le regard, le sourire de Poufsouffle s’accentua. Pour un peu, elle se serait esclaffée. C’était tout le paradoxe des Gryffondors, des élèves si courageux et si braves qu’ils tremblaient devant les yeux menaçants d’une bibliothécaire. D’accord, James n’avait pas dit qu’il en avait peur, simplement qu’il n’aimait pas cela mais Isis avait vu passer trop de ces camarades la tête baissée pour ne pas se douter de la véritable raison qui le poussait à ne pas se rendre dans la bibliothèque.

« On a peur d’une bibliothécaire monsieur Potter ? », demanda la jeune blonde, amusée. Isis l’était d’autant plus qu’elle appréciait la gardienne des livres qu’elle trouvait certes stricte et sévère mais aussi sympathique et dévouée. Seulement, dans ce lieu qu’elle considérait comme sacré, il fallait respecter ses règles et faire preuve de calme et de retenue. Deux qualités que n’avaient peut-être pas James Potter. Isis le qualifierait plutôt de téméraire – avec tout l’aspect négatif que cela contenait – et d’impulsif mais la jeune Poufsouffle ne le connaissait pas bien pour ne pas dire pas du tout puisqu’elle lui adressait la parole pour la première fois. Seulement, il se rendait fréquemment dans la cabane hurlante alors… La réflexion de la jeune Balfour eut le mérite de faire le Gryffondor. A cet instant, Isis songea qu’elle aimait bien son rire, qu’il était doux et elle se prit à observer James une bonne seconde jusqu’au moment où elle sentit ses joues rosir. Elle tourna alors vivement la tête, tentant de cacher ses joues derrière ses cheveux. Pour tenter de se remettre, elle se concentra sur les paroles de son interlocuteur.

La maison était donc en bon état. Bien. C’était rassurant.

Pourquoi ne pouvait-elle pas penser normalement ? Qu’est-ce qu’elle était idiote !

« Pas de chance, j'espère qu'il y a eu plus de peur que de mal. »

De qui parlait-il ? Ah oui de la jeune femme qui était tombée. Quelle histoire !

« Oui oui », dit rapidement la Poufsouffle comme pour tenter de se débarrasser de la conversation. Elle avait soudainement envie de se morfondre seule sous sa couette. Deuxième : elle n’était ni seule ni dans son lit. Et puis, James était sympathique. Peut-être un peu trop. Elle, en face, n’était qu’une idiote bonne à rougir et à lui faire la morale à propos de la cabane hurlante. De quoi devait-elle avoir l’air ? D’une idiote. Forcément. D’une idiote qui réagissait comme une enfant de six ans. Mais elle n’était pas une enfant de six ans – tout du moins, elle tentait de s’en convaincre – et elle pouvait réussir à dire quelque chose sans fuir le regard de James qui ne devait rien comprendre à son changement d’attitude (tout ça à cause de son rire, en même temps, il n’y avait pas grand-chose à comprendre).

« Alors comme ça, commença la Poufsouffle faisant comme si elle n’avait pas laissé planer trois bonnes secondes de silence très gênantes, il y a beaucoup de poussière. » Elle avait relevé la tête mais refusait obstinément de croiser le regard du Gryffondor. Niveau conversation, elle avait fait mieux. « Je veux dire, reprit-elle vivement en prenant conscience de l’inutilité de ses paroles, il ne faut pas, j’imagine, être allergique à la poussière. » Les allergies, voilà un sujet de conversation très peu intéressant. « C’est stupide, pardon, il existe sûrement des sorts pour ça, je ne sais pas, enfin, je n’ai pas d’allergies alors, je ne sais pas, mais je pense. » Isis parlait très vite mais de façon saccadée. « Désolée, je dis n’importe quoi, fais comme si j’avais rien dit. » Elle respira un grand coup. « C’est qu’elle soit en bon état ; la cabane hurlante. Ça évite de mourir. »
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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 7 Aoû - 1:09
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesLe regard du jeune homme se posa sur le visage de la jeune femme. Un visage aux traits fins. Il y avait quelque chose sur son visage qu'il l'attirait, quelque chose qu'il n'avait vu nulle part ailleurs. Oui, il craquait pour les filles timides mais jamais il n'avait jouer le jeu de la séduction sur ce genre de fille, ne voulant pas les briser en se comportant comme il se comportait. Bien sûr, James avait changer en cette dernière année, avait mûrit, avait perdu goût à ce petit jeu. Il d'était calmé, même si il gardait toujours cette image de séducteur et de Dom Juan de Poudlard. Dans les faits, le jeune homme contemplait son visage depuis que son regard avait croisé le sien. Oui, elle avait cette chose rare que d'autres n'avaient pas. En voyant le sourire qui s'accentuait sur les lèvres de la Poufsouffle, le jeune homme ne pût que se sentir bien. Cela voulait dire qu'elle arrivait à oublier la douleur et c'était important.

- Absolument pas Miss, seulement quand je passe à côté de son bureau, c'est comme si un détraqueur passait à côté de moi, en tout cas quand son regard ne me quitte pas d'un œil... Répond le brun, un sourire en coin des lèvres, riant légèrement. A vrai dire son jeu de mot était mauvais. Sans doute le pire jeu de mot qu'il avait dû faire en sept longues années.

La jeune femme paraissait amusée. Elle avait réussit à l'atteindre et le jeune homme ne s'était pas attendu à cette réplique, ce qui accentua son propre sourire. Le jeune homme n'appréciait guère la bibliothécaire, ce n'était pas vraiment un secret.Elle était sévère, trop sévère selon lui. Même ses murmures à voix basse la faisait tiquer alors qu'il se consacrait à travailler. Il l'évitait donc autant que possible et se rendait souvent dans la réserve en douce mais en utilisant la cape d'invisibilité qu'il avait volé dans le bureau de son paternel. Une cape qui ne lui serait bientôt plus utile, au même titre que la carte d'ailleurs. Il quitterait bientôt Poudlard et il n'en aurait plus besoin dans l'avenir. Les artefacts seraient bien plus utile à Albus et à Lily. Il sentit la jeune blonde l'observer lui souriant alors que ses joues rougirent quand elle prit conscience de ce qu'elle faisait. Le brun adorait voir les rougeurs sur le visage des jeunes femmes, il trouvait ça mignon. Une part de lui aurait voulu glisser ses doigts dans ses cheveux pour dégager ses mèches de son visage mais il s'en tint à la pensée. La jeune femme ne le connaissait à peine et elle pourrait mal prendre ce geste.

Il haussa légèrement les sourcils à ces mots, son visage ne changeant pas pour autant. Son changement d'attitude l'avait surpris, même s'il avait perçut que la jeune femme évitait de croiser son regard. Il se demandait si il était à la source de ce brusque changement d'attitude chez la jeune femme, n'ayant pas l'intention de la mettre mal à l'aise. Son regard était toujours posé sur la jeune femme, oscillant entre ses joues teintés de rouge et ses prunelles. Il écoutait ses mots, comprenant que quelque chose n'allait pas, mais son visage se parait d'un sourire rassurant et sincère. La jeune femme parlait vite, l'abreuvant de paroles, comme si elle cherchait un sujet de discussion, ou cherchait à éviter autre chose, comme vouloir éviter de croiser son regard.

- Comme dans toute vielles maisons, j'imagine que oui...C'est pas faux ! Dit-il en hochant la tête à ses derniers mots avant de reprendre la parole, trouvant rapidement un sujet pour tenter de dissiper le malaise de la jeune femme.

- Comment va ta jambe ? Tu as toujours mal ?

Il venait de terminer sa phrase quand la porte s'entrouvrit, laissant apparaître l'infirmière qui s'avança vers les deux jeunes, son regard passant d'un regard inquisiteur en se posant sur James pour prendre un air plus inquiet en s'intéressant à la jeune femme qui était assise sur l'un des lits de l'infirmerie.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Ven 10 Aoû - 18:58

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Isis en était maintenant sûre : James avait peur de la bibliothécaire. Il pouvait nier autant qu’il le voulait la suite de ses paroles le disait très clairement et cela (ainsi que son sourire qui la faisait rougir) ne faisait que le rendre plus humain. Pas qu’Isis ait un jour douté qu’il soit humain seulement, à force de l’observer de loin, elle avait presque fini par l’oublier. C’est qu’il paraissait toujours si fort, si courageux, si sûr de lui… une sorte de surhomme surtout comparé à elle et ses incertitudes éternelles. Alors, savoir qu’il craignait la bibliothécaire avait quelque chose de rassurant.

« Tu exagères », commenta la morale d’un ton légèrement accusateur même sans se départir de son sourire ce qui rendait l’accusation vaine.

La conversation passa à nouveau sur la cabane hurlante puis James s’enquit de sa santé en lui demandant si elle avait mal et comment allait sa jambe – qu’Isis avait presque oublié, c’était dire l’effet qu’il lui faisait ! Seulement, elle n’eut pas le temps de lui répondre car l’infirmière choisit ce moment pour arriver. Isis lui en voulut presque, elle était bien là à discuter avec James d’autant qu’elle était persuadée que cela n’arriverait plus et qu’il n’allait plus jamais lui adresser la parole – pourquoi le ferait-il ? Elle était officiellement maladroite, sans humour et moralisatrice.

« Encore vous mademoiselle Balfour ?! » ne put s’empêcher de s’écrier l’infirmière qui avait, depuis le temps, finit par la connaître. Isis baissa la tête, honteuse et s’écarta le plus possible du Gryffondor qui subissait maintenant un regard interrogateur de l’infirmière qui se demandait vraisemblablement s’il était responsable du problème d’Isis. La Poufsouffle finit par lui raconter ce qui lui était arrivé – déclarant rapidement que James l’avait aidé à rejoindre l’infirmerie. L’infirmière s’approcha du lit et fit un signe vers le Gryffondor pour qu’il se pousse pour qu’elle puisse observer la cheville de la sixième année. « Une entorse, » conclut-elle après trois brèves secondes d’observation.

James avait eu raison !, songea Isis qui se sentait maintenant horriblement stupide. Après tout, elle avait douté de lui et à tort. C’était donc sûr, il ne voudrait jamais la revoir et elle allait revenir à son quotidien en moins de temps qu’il lui fallait pour l’imaginer. Un quotidien sympathique au-demeurant mais un quotidien sans lui. Mais vraiment, c’était stupide ; pourquoi était-elle attristée par cette idée ? Elle avait jusque-là très bien vécu sans James Potter et cela allait continuer.

« Monsieur Potter… n’avez-vous pas autre chose à faire que de rester-là, planté au milieu de mon infirmerie ? »

L’infirmière, aussi sympathique soit-elle (Isis trouvait tout le monde sympathique), n’appréciait pas qu’on reste dans son infirmerie quand on n’avait rien à y faire. D’un regard elle indiqua donc au Gryffondor qu’il était temps qu’il parte.

Isis, pendant ce temps, tentait de se faire la plus petite possible. D’un côté elle voulait qu’il parte et qu’elle soit plus à l’aise et en même temps elle avait terriblement envie qu’il reste sans même savoir pourquoi. Stupide, pensa-t-elle. Ne sachant pas quoi faire ni quoi dire elle adressa un regard désolé à James l’air de dire « je ne peux rien faire contre elle mais merci d’être resté ». Enfin, c’est ce qu’elle pensait qu’il voulait dire car il semblait aussi signifier « je suis extrêmement mal à l’aise et je ne sais pas quoi faire ». C’était au choix.

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Re: (mal)adresse | Terminé
Mar 14 Aoû - 15:04
T'en as pas marre de jouer aux héros Potter ?!Isis and JamesIl laissait volontiers croire à la jeune femme ce qu'elle voulait, niant simplement le fait d'avoir peur de la bibliothécaire. Après tout, son épouventard n'avait jamais été la représentation de celle qui tenait depuis d'innombrables années l'immense bibliothèque qui se tenait au centre de l'école de Magie britannique, le lieu qui englobait tout le savoir magique depuis la fondation même de l'établissement de sorcellerie. Son regard ne quittait pas son visage, appréciant poser les yeux sur les rougeurs qui constellaient ses joues, étant la source de la chaleur qui empourprait la visage de la jolie blonde, et il trouvait ça mignon, craquant. Sauf qu'il n'allait pas lui dire, ne souhaitant pas la mettre mal à l'aise.

- Peut-être, ou peut-être pas..., répond le brun avec un modeste sourire en coin au bord de ses lèvres, glissant une main dans ses cheveux ébouriffés. Son ton avait plus le don de le faire sourire que de le faire culpabiliser, appréciant regarder le sourire qui s'étirait sur les fines lippes de la jeune femme.

Le jeune homme, sentant que la jeune poufsouffle commençait à se perdre dans ses mots changea le sujet, oubliant la cabane hurlante pour s'intéresser à la raison qui faisait qu'il l'avait amener à l'infirmerie. Sa jambe. La réponse de la jeune femme ne se fit pas entendre, la porte de l'infirmerie s'ouvrant, laissant la silhouette de l'infirmière entrer, avançant entre les rangées de lit pour venir vers la patiente sur le lit. Il savait qu'elle le chasserait de la pièce, regrettant ne pas pouvoir être plus longtemps avec la jeune femme, bien qu'il avait les moyens de la trouver où et quand il le voulait, ce qu'il ferait très certainement, plus que certainement en fait. L'infirmière le coupa dans ses pensées, s'adressant d'abord à la jeune patiente. Il vit le visage de la jeune femme, s'en voulant de ne pas pouvoir la rassurer plus. Il écouta le récit de la jeune femme, sous le regard inquisiteur de l'infirmière, surprise qu'il ne soit pas justement la cause du problème. A son geste, le jeune Potter se levant, s'écartant du lit pour la laisser faire son travail. Elle conclua très rapidement à une entorse, ce qu'avait pensé le jeune homme en regardant sa cheville. Le jeune homme était rassuré, mais n'abordait pas de sourire d'auto-satisfaction. Il comprenait que la jeune femme avait émis des réserves, ne lui faisant guère confiance. La voir comme ça, ça le touchait et il était prêt à la revoir dès qu'elle aurait franchit le seuil de l'infirmerie.

- Moi ? Euh non...Pas vraiment. Je voulais m'assurer qu'Isis aille bien et que sa cheville se remette correctement.

L'infirmière indiqua la sortie.

- Loin de moi l'idée que vous puissiez mal faire votre travail...Enfin, vous m'avez rafistoler plus de fois que...

Il se coupa, en voyant le regard que lui lançait l'infirmière. Elle lui faisait bien comprendre qu'il était temps pour lui de partir et de faire ce qu'il avait à faire, sauf qu'il n'avait rien à faire. Il devait sans doute rendre des devoirs, réviser pour les aspics. Mais ça ne pressait pas. La jeune poufsouffle lui adressa un regard désolé auquel le jeune homme répondit, accompagné d'un léger sourire sur ses lèvres, léger et sincère. Il croisa une dernière fois son regard azur, avant de tourner les talons à regret.

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