[Terminé] Course-poursuite | June



 
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[Terminé] Course-poursuite | June

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Dim 26 Juin - 15:47



Course-poursuite.
June.



Je courais.
A toute vitesse. Ma respiration commençait à s'accélérer et mon cœur battait de plus en plus fort. Je tournai à gauche, puis à droite et une nouvelle fois à gauche. Je savais par où passer, où ne pas aller et quel chemin serait le plus rapide. J'avais maintenant quelques années d'expériences en la matière. Ma première course-poursuite avec un surveillant ou un professeur datait de ma deuxième année où j'avais malencontreusement fait tomber une armure dans les escaliers dérangeant au passage une dizaine d'élèves. J'avais été attrapée, retenue et tout ce qui allait avec. Depuis, je m'étais fait un devoir de connaître le château comme ma poche pour savoir comment ne pas être pris et, honnêtement, cela marchait plutôt bien. Évidemment, comme aucune technique n'était infaillible et que j'étais régulièrement sujette à ce genre de course j'avais été prise plus d'une fois mais cela ne me dérangeait pas plus que ça. C'était de bonne guerre. Sauf quand cela me faisait sauter un entraînement de Quidditch, ça m'agaçait plus que tout mais ça ne m'empêchait pas de recommencer. C'était donc ce que je tâchais d'éviter en courant à toute vitesse dans les couloirs de l'école. Les raisons de cette course-poursuite ? Trois fois rien d'après moi, j'avais miraculeusement trouvé des ballons remplis de peinture en m'aventurant dans une salle oubliée depuis longtemps. Je m'étais contentée de les placer à des endroits stratégiques dans le château pour qu'ils explosent sur des élèves parfaitement innocents. Pour les premiers il n'y avait pas eu de problèmes – excepté quelques cris outrés de la part d'une fille plus jeune que moi – mais, pour le dernier... eh bien quelqu'un m'avait vu, enfin je le pensais, parce que j'avais entendu le surveillant arriver à toute allure. J'avais donc décampé rapidement.

Je me trouvais dans une zone déserte du château à savoir le deuxième étage. Personne ne traînait jamais au deuxième étage. Il y avait bien des toilettes mais elles étaient proches des escaliers alors personne ne s'enfonçait dans les profondeurs de cet étage. Généralement, je trouvais ça plutôt sympa d'avoir un étage privé du brouhaha habituel de l'école mais là, me fondre dans la masse aurait été une bonne solution mais là il n'y avait per... oh une chevelure brune !  Plusieurs options s'offraient à moi, avec la présence de cette fille : la laisser se faire prendre à ma place – tentant pas correct – la laisser me dénoncer – absolument pas tentant – ou l'embarquer avec moi dans ma cavale. Alors que j'arrivai devant elle, mon choix fut fait et je lui empoignai le poignet avant de me remettre à courir en priant pour qu'elle ne commence pas à hurler. Assez rapidement, je bifurquai à droite, dans une impasse sombre où l'on pouvait aisément se dissimuler. J'attirai June – ou Elise, j'avais déjà entendu des professeurs et des élèves l'appeler comme ça – dans un recoin avant de plaquer ma main contre sa bouche pour ne pas qu'elle fasse de bruit. Je plaçai ensuite l'index de mon autre main devant mes lèvres pour lui faire signe de ne pas parler, ou en tout cas de chuchoter. Je finis par la lâcher, espérant qu'elle avait compris et qu'elle n'allait pas se ruer sur moi comme une dingue.  

« Il ne devrait pas tarder à passer », chuchotai-je, tous mes sens en alerte. « Dès que ce sera fait il faudra attendre cinq minutes pour qu'il arrive à l'autre bout de l'étage, ce sera le moment parfait pour déguerpir en courant. » J'avais déjà eu l'occasion de calculer le nombre de minutes qu'il fallait pour traverser l'étage, information très utile quand on savait l'utiliser. « Compris ? » Pas question qu'elle vienne me mettre des bâtons dans les roues.  « Sinon, on va finir en retenue toutes les deux », autant mettre les choses au clair directement.

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Lun 27 Juin - 14:35

course poursuite

 
J’avais vraiment passé une sale journée. Cela semble être la tendance ces derniers temps. Les cours s’étaient plutôt bien passés pourtant. Non, je m’étais disputée avec Ewen à la bibliothèque. Il voulait sortir ce soir sauf que j’avais un parchemin à rendre pour demain. Donc je lui ai dit que non, sauf s’il m’aidait à le finir plus vite et que j’avais terminé à temps pour ne pas sortir trop tard ce soir. Il n’a pas voulu m’aider, prétextant que j’avais juste besoin de me bouger les fesses. Et nous nous sommes disputés en plein milieu de la bibliothèque. Il m’a filé deux ou trois coups de pieds à défaut de pouvoir lancer des sorts et je suis partie en le plantant là. On se dispute souvent avec Ewen, c’est certain, mais je déteste toujours autant parce que bien sûr, il ne viendra pas s’excuser ou me voir comme si de rien était comme Gabriel, non, il fera le mort jusqu’à ce que j’aille le voir en lui disant que c’est le meilleur frère du monde et tout le petit discours habituel en lui promettant de sortir avec lui le week-end prochain. Mais cette fois, il attendrait. Après tout, c’était lui le plus adulte de nous deux.

Je n’arrivais donc pas à dormir après plusieurs tentative de potions diverses, de changement de chemise de nuit,  après avoir fait les cents-pas dans la chambre (en dérangeant tout le monde au passage), bu de l’eau, mangé, tourné dans mon lit, avec ou sans la couette etc. etc. je m’étais décidée à sortir de la chambre et à aller faire un tour. On n’a pourtant pas le droit de sortir de nos salles communes le soir pour nous balader comme ça sans raison, mais je l’ai fait quand même. Ewen aurait été fier de moi ! Ou bien en colère, il m’aurait dit que j’aurai pu aussi bien sortir plutôt que de tourner dans mon lit. La question n’était pas là puisqu’il faisait la tête. J’errais donc dans les couloirs du château en attendant d’avoir envie de dormir, sans penser particulièrement à quelque chose. Je rigolais parfois toute seule, sans raison. La fatigue me gagnait un peu. J’étais au deuxième étage et j’allais faire demi-tour lorsqu’une silhouette agrippa mon poignet et il fallut que je me mette à courir d’un coup, en chemise de nuit pour ne pas tomber.

- MAIS C’EST QUOI TON PROBLEME ?! m’exclamai-je

Elle ne répondit pas à mon exclamation, continua sur sa lancée et moi avec puis elle s’arrêta dans une minuscule alcôve et je pu enfin voir la tête de mon kidnappeur. Une jolie brune  de Serpentard, une sixième année comme moi. C’était Ivory Welling. Je la connaissais parce qu’elle jouait dans l’équipe de Quiditch de sa maison. Elle mit l’index sur sa bouche pour me dire de me taire, semblait très concentrée pendant quelques minutes puis elle me lâcha, elle maintenait effectivement toujours mon poignet.

- Il ne devrait pas tarder à passer,
dit-elle en chuchotant. Dès que ce sera fait il faudra attendre cinq minutes pour qu'il arrive à l'autre bout de l'étage, ce sera le moment parfait pour déguerpir en courant.  Compris ?  Sinon, on va finir en retenue toutes les deux.

Mais elle était en plein délire ou quoi ? De quoi parlait-elle ? Qui ? Pourquoi ? Je me demandai ce que pouvait bien être son histoire de minute et son motif pour m’embarquer là-dedans. Je ne savais pas ce qui lui prenait et je ne voulais certainement pas y être mêlée, surtout si elle s’était attiré des ennuis. Je ne veux de problèmes avec personne. Je veux vivre ma petit vie tranquille sans problème moi ! J’imaginai alors la tête de mes parents s’ils devaient apprendre que j’avais fini en retenue pour je ne sais quelle bêtise faite par quelqu’un d’autre que moi. Quoiqu’après réflexion, si on se faisait prendre, je ne suis pas sure que l’adulte en question croirait que j’étais mêlée aux histoires de Mademoiselle Welling de Serpentard, moi une Gryffondor, Elisa-June Kanner. Je réfléchis à toute vitesse. Je pourrai, soit la suivre, soit la laisser se faire prendre et moi avec tout en espérant être innocentée. Je décidai de la suivre. Je n’avais pas encore sommeil et une course poursuite pourrait peut-être remédier à mon problème.

- Ca, va, j’ai compris. Inutile de me parler sur ce ton, ce n’est pas moi la débile qui me suit attirée des ennuis, lui fis-je remarqué non sans suffisance. Qu’est-ce que tu as fait pour qu’on soit toutes les deux dans cette situation ? Comment est-ce que tu comptes nous sortir de là sans être prises ? Parce que ton histoire de cinq minutes comme dans un vieux film d’espionnage moldu me paraît un peu tirée par les cheveux quand même ! Je ne veux pas d’ennuis moi. Je n’arrivais pas à dormir c’est tout.  

J’espère qu’Ewen n’aurait jamais vent de cette histoire aussi. Il m’en voudrait beaucoup de ne pas l’y avoir mêlé et se moquerait bien de moi en retenue.




 
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Lun 27 Juin - 18:33



Course-poursuite.
June.


« Ca, va, j’ai compris. Inutile de me parler sur ce ton, ce n’est pas moi la débile qui me suit attirée des ennuis »

Pardon ? Lui parler sur ce ton ? Mais quel ton ? Au moment où la Gryffondor avait lâché ces mots – et même avant, lorsqu'elle avait crié comme une malade pour attirer toute l'attention sur nous, merci beaucoup d'ailleurs, un point pour la discrétion – je m'étais dit que j'étais mal partie. De quel droit me traitait-elle de débile ? Non mais oh, on ne se connaissait même pas en plus. Je venais de lui sauver la vie, sans moi elle aurait croisé le surveillant et hop, en retenue. Mon petit doigt me disait que, pourtant, elle n'était pas très téméraire comme fille, ce qui était dommage pour elle, la vie était plus marrante avec une bonne grosse dose de folie ! Mais folie allait souvent avec ennuis.

« C'est vrai que si on ne fait rien, on ne peut pas s'attirer des ennuis », répliquai-je, en me moquant ouvertement d'elle et en m'adossant contre le mur. Et ça se disait courageux... la bonne blague ! D'autant que, pour l'instant, tout se passait presque comme sur des roulettes. Si elle ne se mettait pas à hurler comme une forcenée, il n'y avait aucune raison pour qu'on se fasse prendre. Je n'aurais peut-être pas dû lui répondre parce qu'elle me posa ennsuite des questions, mettant en doute mon plan et finit par se victimiser – pauvre petite, une retenue allait certainement la tuer ! Forcément, fidèle à moi-même, j'admirais le plafond pendant tout son petit discours. Il y avait un tas de toiles d'araignées, est-ce qu'ils n'étaient pas censés nettoyer tout le château ? Heureusement que je n'avais rien contre ces petites bêtes. Enfin, revenons à la grosse bête devant moi.

« Alors, plusieurs choses ; d'abord, si tu ne voulais pas d'ennuis il fallait que tu restes dans ton dortoir, bien au chaud, c'est interdit de traîner dans les couloirs à cette heure. Ensuite, ce n'est pas ce que j'ai fait qui importe mais ce que nous allons faire et pour finir (je levai une nouvelle fois les yeux au ciel) en moyenne le surveillant met dix minutes, en partant de là pour faire le tour de l'étage et revenir, je le sais parce que je l'ai déjà suivi et que je me retrouve fréquemment cachée ici. Donc, au bout de cinq minutes il sera au point le plus éloigné ce qui nous laisse de la marge pour déguerpir. » Ce n'était pourtant pas bien compliqué. Je croisai mes bras sur la poitrine, une lueur de défi dans les yeux. Je ne voulais pas me la mettre à dos, elle n'avait pas l'air bien méchante, un peu casse-pieds mais pas méchante.

Tout d'un coup des bruits de pas retentirent, je me ruai sur June, je plaquai à nouveau ma main sur sa bouche pour étouffer tout bruit possible. Elle ne pouvait pas m'en vouloir, après tout, elle avait hurlé quelques instants plus tôt et il n'était pas question pour moi de prendre un risque supplémentaire. Je faisais  ça pour elle aussi !

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Lun 27 Juin - 23:21

course poursuite


Cette histoire tournait au jus de citrouille ayant fermenté trop longtemps dans un vieux chaudron rouillé puant. Tout ça, à cause d’Ewen et de son manque de patience. Il faut l’aimer celui-là quand même. Le problème reste quand même cette aventure avec Ivory (quel drôle de prénom d’ailleurs), je n’arrivais simplement pas à dormir pourtant. Mais me répéter cela  n’allait pas me sortir de ce pétrin dans lequel je m’étais malencontreusement fourrée. « Il faut sortir de sa zone de confort parfois Ju’ » entendais-je dire Gabriel. Sortir de sa zone de confort, je n’ai jamais vraiment su à quoi cela rimait mais maintenant, j’en saisissais le sens. Il faut juste trouver la bonne manière de changer ses habitudes et de se mettre un peu en danger pour être fier après coup. Quoique je ne trouve aucunement l’intérêt de s’attirer des ennuis pour sortir de sa zone de confort, un peu de sport, ça suffit non ? Mais je suis là, au deuxième étage coincée avec une fille qui n’a visiblement pas la même philosophie que moi. Peut-être allait-elle m’abandonner à mon sort, au milieu du couloir toute seule à la merci d’araignées dégoutantes et du surveillant. Non, je préfère de loin la suivre, nous tomberons toute les deux au moins. Nous nous tiendrons compagnie en retenue, là où nous allons finir, c’est certain. Ivory a l’air drôle, du moins tant qu’elle ferme sa petite bouche d’impertinente. Oui, c’est ça, impertinente écervelée.

- C'est vrai que si on ne fait rien, on ne peut pas s'attirer des ennuis

Absolument pas d’accord. Je m’attire bien des ennuis sans aller en rajouter à l’école ! Merci bien mais non merci. Je fais plein de choses mais me faire chopper en pleine nuit au beau milieu du château ne fait pas partie du plan, désolée mais je ne reviendrai pas là-dessus. J’ai raison de toute façon. Et puis je ne fais pas rien. Encore faux, faux et encore archi faux. Je fais plein de choses différentes. Souvent accompagnée d’Ewen parce qu’à deux, on a plus de courage (en réalité, il m’en donne un peu parce que bon, je ne vais pas mentir, toute seule, je ne ferai pas grand-chose à part discuter, je pourrai parler pendant des heures sans m’arrêter et d’un paquet de trucs) et on accompli bien plus. Même si on ne peut pas dire que boire et draguer en demande beaucoup, du courage je veux dire. Cela me suffit cependant. Parce que pour le moment, je suis toujours coincée avec Ivory la tête brûlée. Elle me plaît un peu pourtant avec cet air déluré qu’elle a. Elle ne se donne pas d’air, elle se contente de vivre un peu ce qu’elle a envie sans se soucier des conséquences. J’aimerai faire pareil un jour, toute seule, comme une grande. On dirait un bébé pour le moment.

- Alors, plusieurs choses ; d'abord, si tu ne voulais pas d'ennuis il fallait que tu restes dans ton dortoir, bien au chaud, c'est interdit de traîner dans les couloirs à cette heure. C’est sûr que la prochaine fois, j’y réfléchirai à deux fois avant de sortir, histoire de ne pas tomber sur une folle dingue qui t’attrape le poignet et te fait coller sans raison. Ensuite, ce n'est pas ce que j'ai fait qui importe mais ce que nous allons faire ben si, un peu, j’aimerai bien savoir de quoi nous allons être accusées quand même, et pour finir,  en moyenne le surveillant met dix minutes, ça sent la spécialiste en espionnage, exactement, en partant de là pour faire le tour de l'étage et revenir, je le sais parce que je l'ai déjà suivi et que je me retrouve fréquemment cachée ici. Tiens donc, c’est étonnant, ça me fait penser à une alcoolique dans un bar en fait, elle a sa chaise et puis son verre favori aussi. Donc, au bout de cinq minutes il sera au point le plus éloigné ce qui nous laisse de la marge pour déguerpir.

- En admettant une seconde que je te suive, juste pour le plaisir de te donner tort parce que non, je ne fais pas rien et que je n’ai pas besoin de ton aide pour m’attirer des ennuis, qu’est ce qui pourrait nous arriver dans le pire des cas ? Tu as intérêt à nous sortir de là sans encombre parce que tu t’imagines bien que tu vas passer un sale moment si je me retrouve en retenue dans la forêt interdite à cause de toi. Contrairement à une certaine Ivory Welling, ce n’est pas mon but dans… une main se plaque sur ma bouche, la sienne bien sûr. Voilà qu’elle voulait me faire taire maintenant ! Belle preuve de maturité. Je tends alors l’oreille quand même, peut-être a-t-elle entendu quelque chose, c’est elle l’experte après tout. J’entends des bruits de pas qui se rapprochent de plus en plus. Je veux partir de là, retourner dans mon lit, je suis morte de fatigue d’un coup. J’essaye de trouver un sortilège pour nous sortir de là mais rien ne vient. J’essaye d’enlever la main d’Ivory en lui faisant comprendre que nous sommes bien dans la même galère et que je n’ai aucunement l’intention de nous faire prendre. Et puis j’attends. Si on est attrapées, je vais lui balancer ses quatre vérités en face, si elle arrive à nous sortir de là, on verra demain, parce que pour le moment, je ne sais pas trop quoi en penser. Peut-être qu’en y repensant avec du recul, je voudrai recommencer…




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Ven 1 Juil - 19:00


Course poursuite.
June.


Heureusement que j'avais des réflexes. Ca me sauvait la vie, presque littéralement. Pourquoi est-ce que June se sentait d'humeur à faire des monologues ? Elle se croyait dans une pièce de théâtre ? Ce n'était pas comme si nous devions être discrètes... mais non voyons, se faire prendre c'était bien plus marrant. Tsss. Stupide Gryffondor. Et après, elle allait dire que tout était de ma faute. Et puis, elle disait n'importe quoi. Me suivre uniquement pour me donner tort ? La belle affaire, elle voulait venir, c'était tout, elle voulait sortir de son petit train-train habituel. Elle était la bienvenue, mais qu'elle l'assume au lieu de dire des bêtises - et ne parlons pas de sa menace, j'en aurais volontiers ri. Heureusement pour elle, mes sens étaient plus développés que les siens et j'entendis le surveillant arriver pendant qu'elle déblatait toutes ces bêtises. C'est pourquoi je l'arrêtai dans son discours en plaquant ma main sur ses lèvres d'un geste brusque - la douceur ce serait pour une autre fois. Ah ! C'était mieux quand elle se taisait ! C'était plus sûr.  

J'attendais. June aussi mais elle n'avait pas vraiment le choix alors ça ne comptait pas. Les pas se rapprochèrent, je nous collai contre le mur, enfin surtout la Gryffondor moi j'étais plutôt collée à elle. Je retins mon souffle lorsqu'il passa devant le passage mais, comme à son habitude, il ne s'y arrêta pas – c'était vraiment idiot. Je pus recommencer à respirer tout en me détachant de ma camarade. A vrai dire, je la lâchai complètement, trop occupée à compter les secondes et à réfléchir à la suite des réjouissances. 300 secondes, cela faisait cinq minutes. Il fallait juste compter, et ce n'était pas compliqué.  

Un, deux, trois, heureusement que j'étais capable de faire deux choses à la fois. Sept, huit, neuf, et si elle parlait encore une fois j'allais lui envoyer un sortilège de mutisme dans la figure. Quinze, seize, d'ailleurs c'était peut-être plus prudent de le lancer tout de suite ? Allez, un peu de sympathie Ivy songeai-je. Après tout, elle n'avait rien à gagner à parler, bien au contraire. Cinquante-neuf.  

"Une minute", annonçai-je à mi-voix. Comprenez : plus que quatre minutes. Maintenant, il fallait peut-être lui expliquer ce qui allait se passer même si je n'étais pas contre l'idée de la laisser là sauf qu'elle allait vraiment me haïr et je n'aimais pas bien ça - j'étais bien trop gentille. Soixante-dix-huit. "Quand je te dis maintenant, on court, comme si notre vite en dépendait. Le plus simple c'est que tu me suives, je vais emprunter un passage secret pour être sûre de le semer, c'est un peu poussiéreux mais enfin... Bon, ça nous fait arriver aux cachots." Ce qui m'arrangeait mais elle pas du tout. Je haussai négligemment les épaules pour illustrer cela en osant me rapprocher de l'interjection entre l'impasse et le couloir.  Je jetai un coup d'œil discret dans ledit couloir. "Personne, c'est bien", déclarai-je pour moi-même. Mon cerveau tournait à toute vitesse pendant que je revenais vers June. "Bon, du coup, il faudra que tu remontes... tu t'en sens capable ? De le faire sans te faire prendre hein, je pense que t'es capable de monter des escaliers." Cent. Sinon, c'est qu'elle n'était vraiment pas douée.

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Mar 26 Juil - 13:57

course poursuite


J’étais réduite au silence. Pour qui se prenait-elle ? Non seulement contrainte de ne plus émettre un son mais aussi ne plus bouger. Je pourrai faire dans le mélodrame et dire c’est comme être emprisonnée et tout ça mais il faut dire que cette situation me déplaisait autant qu’elle pouvait m’animer. Sans aller jusqu’à sentir les décharges d’adrénaline qui devaient logiquement parcourir mon corps, je percevais toutefois clairement les accélérations brèves et intenses de mon rythme cardiaque. A défaut de ne pouvoir rien dire, de ne pouvoir changer de position, je tendais l’oreille. Les pas du surveillant se rapprochèrent, jusqu’à être clairement à quelques centimètres de nous. Nous retînmes notre respiration. Il continua de marcher sans s’arrêter devant nous. Ivory-tête-brûlée me lâcha complètement. Cette rupture de contact entre nos deux corps chauds me rappela que je n’étais pas très habillée et que je commençais sérieusement à mourir de froid.

"Une minute. Quand je te dis maintenant, on court, comme si notre vite en dépendait. Le plus simple c'est que tu me suives, je vais emprunter un passage secret pour être sûre de le semer, c'est un peu poussiéreux mais enfin... Bon, ça nous fait arriver aux cachots. Elle se pencha pour regarder dans le couloir. Personne, c'est bien. Bon, du coup, il faudra que tu remontes... tu t'en sens capable ? De le faire sans te faire prendre hein, je pense que t'es capable de monter des escaliers."

« Cela devrait pouvoir se faire, quoique si je me fais prendre, je n’oublierai pas de mentionner notre petite aventure. » Répondis-je du tac au tac. Quoiqu’en réalité, ne n’en ferai rien. J’aurai pu être repérée sans avoir rencontré Ivory. Mais lui faire croire me faisait plutôt rire intérieurement. « Poussiéreux comment ? »

Quitte à jouer la futilité, autant y aller jusqu’au bout. J’adorai jouer ce côté enfantin, presque ridicule de ma personnalité. J’énervais d’ailleurs souvent ma famille à faire cela, jouer les princesses, les précieuses ridicules. Détester la poussière, détester avoir les mains sales, les petites bêtes, les grosses aussi. Cela détonnait particulièrement avec ma volonté de toujours entreprendre comme faire des travaux ou découvrir de nouveaux endroits, toujours de manière assez grossière puisque ma patience avait des limites dans les petites tâches minutieuses. J’envoyais régulièrement ces choses-là valser ou bien au placard. Mais je m’égarai manifestement dans mes réflexions, gagnée par la fatigue probablement.

« Mais franchement, les cachots, ça m’arrange pas du tout. Tu pourrais faire un effort, tu dois bien connaître un moyen d’éviter de passer par les escaliers. Il faut que j’arrive au septième étage je te rappelle. Au pire, je ne pourrais pas juste sortir de là et remonter à la salle commune ? parce que là ça fait juste cinq étages à remonter. Et si je me fais prendre, je dirais… Aucune idée de ce que pourrais bien dire mais je me sortais toujours de ce genre de situation. Je ne sais pas ce que je dirais mais ce n’est qu’une faible probabilité. Qu’est-ce qu’en pense la championne du monde de cache-cache ? »

A mon tour d’être condescendante. Après-tout, elle avait bien insinué que je n’étais pas capable de prendre les escaliers et de retourner à ma salle commune. Je commençais à me demander ce qui la poussait à faire cela. Je veux dire, se mettre inutilement dans des situations périlleuses. Pas dangereuses directement dans le sens où elle ne mettait pas son intégrité en péril mais elle avait un sens certain de la prise de risque. Elle semblait toutefois plutôt raisonnable, je ne l’imaginais pas se mettre en danger réellement, elle n’avait apparemment pas de tendance suicidaire. Peut-être était-il simplement question de fantasme ou d’aventure. Peut-être avait-elle lu trop de romans d’espionnage moldus tellement mal façonnés qu’ils ne méritaient même pas d’exister ou bien avait-elle regardé trop de films policiers mêlant alibis, fuite et diversion. Une autre question me venait à l’esprit, faisait-elle cela toutes les nuits ? Quand dormait-elle alors ? Vraiment intrigante cette Ivory Welling.

Il fallait cependant maintenant que je m’inspire un peu d’elle bien qu’elle ne le saura jamais, pour me sortir de ce pétrin et retourner bien au chaud dans mon lit. Je ne dis toutefois pas que je ne recommencerai jamais cette petite excursion nocturne mais si je parvenais à m’en tirer sans être attrapée ou bien dénoncée (parce qu’atterrir dans les cachots en tant que Gryffondor n’était pas forcément très malin), je ne refuserais sans doute pas une prochaine aventure avec Ivory. Oui enfin, beaucoup de possibilités et de conditions entouraient cette idée pour le moment.

« Et puis zut, j’y vais. Bonne soirée, et pas merci. » dis-je en lui tournant le dos, prête à partir.




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Mar 26 Juil - 17:27
Course-poursuite.
June.


J’étais la première à exagérer parfois, à utiliser des mots compliqués alors que j’aurais pu faire simple, j’adorais ça et je pouvais donc comprendre que d’autres le fassent. Toutefois, dans tous les cas j’étais précise et je ne le faisais pas systématiquement. Savoir répondre simplement et précisément était aussi un art que j’appréciais, surtout dans certaines situations comme, par exemple, celle dans laquelle nous étions avec June. Cela devrait pouvoir se faire ? Sincèrement ? Il y avait bien trop d’incertitudes dans cette tourne de phrase à mon goût. Ou elle s’en sentait capable ou non. Il n’y avait pas de quoi en faire une citrouille. Après tout, nous n’étions pas tout à fait confortablement installées dans des fauteuils à siroter un jus de citrouille. Nous étions – soyons honnêtes – plutôt en galère. Oh et je ne doutais pas qu’elle allait me balancer à la première occasion, mais je n’avais pas peur d’une retenue et elle si. Sa menace eut donc très peu d’effet sur moi. Un sourire ironique émergea sur mes lèvres tandis qu’elle continuait son petit discours par une question qui, dans une autre situation, m’aurait fait éclater de rire.

« Oh, il y a juste quelques toiles d’araignées, et quelques centimètres de poussières… », lâchai-je d’un ton distant comme si je m’en fichais – et c’était le cas mais je mourrais d’envie de voir sa réaction à cette petite princesse.

Mais, déjà, June reprenait son intense monologue comme quoi, non, elle n’avait pas envie de finir dans les cachots. J’écoutai d’une oreille discrète, essayant plutôt de me concentrer sur les bruits du couloir ou plutôt sur le silence de celui-ci. Je ne tenais pas à être prise par surprise parce que madame n’avait pas envie de faire du sport. Par contre, j’adorais être appelée « championne du monde de cache-cache » rien que pour le « championne du monde ». Cela devait se voir sur mon visage, j’étais aux anges, c’était Noël avant l’heure. Et, entre nous, si en plus cela agaçait June c’était double-bonus, elle qui pensait sans doute me vexer ! La vie était vachement bien faite. Bon, cela dit, sinon, elle racontait tout de même n’importe quoi et j’allais devoir lui expliquer deux ou trois choses avant qu’elle ne fasse une bêtise. A moins qu’elle n’attende pas mon explication…

« Et puis zut, j’y vais. Bonne soirée, et pas merci. »

Et elle se retourna, prête à partir d’ici. Quelle idiote. Mais je n’eus pas le temps de la maudire, il fallait agir. En trois rapides enjambées je fus à sa hauteur puis, je renfermai ma main sur son poignet pour la forcer à me faire face à nouveau et là, je ne rigolais plus du tout, j’étais très sérieuse.

« Si tu pars maintenant je t’assure que tu vas te faire prendre. Alors, tu me suis et je te monte un autre passage secret qui conduit au sixième étage, compris ? » De toute façon, elle n’avait pas trop le choix, il restait moins d’une minute avant qu’on doive partir en courant.

Si je ne lui avais pas proposé cette solution avant c’était parce qu’elle ne m’arrangeait pas. Ce passage secret était plus loin, je n’étais pas sûre d’avoir le temps de revenir au mien et il n’était pas question que je finisse au sixième étage pour lui faire plaisir. Que les choses soient claires, je connaissais les emplacements et je préférais qu’elle soit en difficulté plutôt que moi. Je voulais bien être sympa mais tout de même, il ne fallait pas pousser Merlin dans les citrouilles.

« Plus que trente secondes, alors, on va faire ça, tu vas faire exactement ce que je te dis, sinon, je te laisse te débrouiller toute seule et je peux t’assurer, crois-en la championne du monde de cache-cache (un léger sourire vint s’installer brièvement sur mes lèvres), tu vas te faire prendre. »

Je braquai mon regard dans le sien. Ce n’était plus le moment de jouer, ni le moment de parler.

« Maintenant. », déclarai-je, toujours en tenant fermement son poignet. Je me lançai dans le couloir – celui que nous venions d’emprunter – à toute vitesse. Je lâchai son poignet – ce n’était pas pratique tout ça – avant de m’arrêter, trois minutes après, toujours en alerte, devant le tableau d’une vieille dame au chapeau vert. Au loin, nous pouvions entendre les pas du surveillant qui revenait vers nous et il n’avait vraiment pas l’air content. Bon sang, je n’allais pas réussir à revenir au premier passage secret. Stupide Gryffondor.

« Du thé ? », demandai-je à la vieille dame qui me sourit, laissant le tableau s’ouvrir.

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Sam 30 Juil - 16:03

course poursuite



« Oh, il y a juste quelques toiles d’araignées, et quelques centimètres de poussières… » Dit-elle sans états-d ‘âmes, à croire que me voir me débattre avec ces petites bêtes la réjouissait presque. Je crois que c’est ce qui m’a décidée à partir. J’en avais terriblement marre de cette histoire, de cette situation déplaisante et d’Ivory qui se moquait clairement de moi. Je n’avais rien cherché de tout cela et son attitude me faisait presque croire le contraire. Elle ne voulait décidemment pas comprendre que je n’étais pas dans un cadre qui me correspondait, que j’avais choisi, que je n’avais pas envie de suivre son exemple et que non, je ne ressentais pas cette montée d’adrénaline qui aurait pu me faire changer d’avis. J’étais vraiment décidée à partir, quitte à me faire prendre. Au moins, cette histoire serait terminée plus rapidement et je pourrai retrouver mon lit. Je commençai à marcher lorsqu’elle m’attrapa le poignet encore une fois, l’air extrêmement sérieux cette fois ce qui la changeait et me convenait davantage, elle semblait enfin prendre conscience de la situation.
« Si tu pars maintenant je t’assure que tu vas te faire prendre. Alors, tu me suis et je te monte un autre passage secret qui conduit au sixième étage, compris ? Mes choix étaient clairement limités. Selon ses dires, soit je la suivais sans broncher, soit je me faisais prendre. Aucune de ces deux solutions ne me réjouissaient vraiment. Mais quitte à se faire prendre, autant essayer d’éviter. Plus que trente secondes, alors, on va faire ça, tu vas faire exactement ce que je te dis, sinon, je te laisse te débrouiller toute seule et je peux t’assurer, crois-en la championne du monde de cache-cache, tu vas te faire prendre. »

Elle était entreprenante et manifestement, différente des autres. Elle aurait très bien pu décider de me laisser me débrouiller toute seule, partir, regagner son dortoir sans s’encombrer d’une Gryffondor ne sachant pas quoi faire et lui mettant sans doute un peu des bâtons dans les roues. Mais elle avait décidé de me prendre avec elle. Je l’avais menacée de la dénoncer en même temps, bien que je doute de l’efficacité de cette menace sur sa petite tête brûlée.

« Ok. » Dis-je sans grande conviction mais prête à la suivre.

« Maintenant. » elle me prit la main encore une fois, ou bien ne me l’avait-elle pas lâchée, aucune idée. Nous courrons sans que je sache où nous allons. Je n’entends rien, je ne sais pas quoi faire mis à part courir. Je ne fais même pas attention à une probable présence du surveillant non loin. Je sais qu’Ivory y fait attention pour nous deux. Nous ralentissons devant un tableau que je n’ai pas le temps d’observer. Je ne le fais pas d’habitude alors encore moins ce soir.

« Du thé ? » dit Ivy. Je devine le code et tente de repérer où nous sommes, au cas où, on ne sait jamais. Il pourrait peut-être m’être utile un jour, ne serait-ce que pour impressionner mon frère. Nous nous faufilons dans un couloir trop sombre pour y voir quelque chose. Je ne sais pas ce qui est le pire, marcher dans le noir ou voir sur quoi nous marchons et ce qui s’amuse autour de nous.
« Lumos. » ma baguette s’allume, la petite lumière blanche éclaire ce que je voulais éviter. Je m’efforce de ne pas y attarder. Nous continuons de marcher.

« On fait quoi maintenant ? Je croyais que nous devions nous séparer ? Tu es coincée ici alors ? » Je me sentais plus ou moins coupable. Elle s’était mise dans ce pétrin toute seule à la base, mais si je n’étais pas arrivée devant elle au mauvais moment, elle aurait pu s’en sortir avec moins de difficultés. « Je te croyais plus dégourdie que ça, madame-la-vantarde-je connais-le-château-par-cœur. » dis-je en souriant. Elle était sympathique et m’avait certainement évité une retenue mais qu’en était-il d’elle maintenant ?







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Mer 3 Aoû - 18:21


Course-poursuite.
June.

Adossée contre le mur du château, j’étais quelque peu repliée sur moi-même. La faute au passage secret, pas assez haut pour qu’on puisse s’y tenir droit, en tout cas dans la première partie ensuite cela allait mieux.  Honnêtement, cela ne me dérangeait pas plus que ça. J’étais curieusement très à l’aise dans ce genre d’endroit restreint et sale. June avait lancé un lumos, éclairant les lieux et ce qu’elle voyait n’avait pas l’air de lui plaire ce qui me faisait doucement rire. Enfin, nous avions échappé au surveillant, c’était une certitude. Il ne connaissait pas cet endroit et nous nous étions suffisamment éloigné de la porte pour qu’il ne nous entende pas. Seule la poussière nous tenait compagnie maintenant et je préférais ça. Forcément, le moulin à paroles qu’était June ne tarda pas à reprendre du service et j’eus droit à trois questions qui me firent lever les yeux au ciel.

« Du calme », lâchai-je, amusée malgré moi par cette situation – mine de rien, elle avait mis un peu de piment dans cette soirée la petite June.

Mais elle continua de parler, malheureusement. Elle croyait quoi ? Que j’avais besoin de son aide ? Ou que j’avais besoin qu’elle me dise que je n’étais pas là où j’aurais dû être ? C’était très gentil de sa part mais je le savais déjà et j’étais totalement capable de me sortir d’affaires même si, pour l’instant, j’étais coincée là. M’en sortir n’allait pas être compliqué cela dit, il me suffisait d’attendre une heure avant de me faufiler dans l’autre passage secret ; un jeu d’enfant.

« On ne fait rien, tu montes, tu vas te coucher tranquillement et demain matin tu te lèveras avec des cernes (si ça ce n’était pas un programme sympathique !) et moi, je vais me débrouiller. » Les Gryffondors étant des chevaliers servants par excellence, je ne doutais pas que, si je lui expliquais mon plan, elle allait vouloir attendre avec moi sauf que, non merci, vraiment. J’allais m’entrainer à utiliser le sort que nous avions vu en sortilèges quelques jours avant, autant joindre l’utile à l’agréable.

« Bonne nuit », ajoutai-je avec un signe de la main pour lui faire comprendre que sa présence n’était plus souhaitée – pas qu’elle l’ait été à un moment ou à un autre d’ailleurs. Puis, je basculai ma tête vers la porte où nous venions d’entrer, à l’opposé de June donc.

Lorsque je tournais la tête de l’autre côté quelques minutes plus tard, j’étais seule.

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[Terminé] Course-poursuite | June
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