Tobias Grant - Un Bibliothécaire explosif ! [Terminée]



 
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Tobias Grant - Un Bibliothécaire explosif ! [Terminée]

avatar
Masculin
✎ Parchemins : 163
✎ Date d'arrivée : 25/11/2016

Sorcerer's Identity
✎ Année à Poudlard: //
✎ Profession: Magizoologiste
✎ Inventaire: Rapeltout
Lun 28 Nov - 4:15

 

 

Tobias Grant

"If you want to know someone, start by finding out what makes him mad"


 
Mon identité...


¤ Date & lieu de Naissance : 20 juin 1976, Bristol
¤ Âge : 42 ans
¤ Sang : Sang-mêlé
¤ Profession : Bibliothécaire (depuis septembre 2018), Ex-Magizoologiste (1999-2017)
¤ Animal de compagnie : Aigle Royale, nommée Arya
¤ Souhaiteriez-vous que votre nom ou Prénom soit doublé: Pas de souci
¤ Mon Don : Fourchelangue

 
Mon Physique

Travaillant à la bibliothèque de Poudlard depuis quelques mois maintenant, la première chose que l’on peut apercevoir concernant Tobias est sa taille. Mesurant un peu plus d’un mètre quatre-vingts, rares sont les élèves plus grands que lui mis à part pour les éventuels victimes d’un sortilège d’élongation ou ceux qui ont décidé de ne jamais stopper leur croissance pendant l’adolescence évidemment. En se rapprochant un petit peu, on prendra compte du fait qu’il n’a pas vraiment l’air approchable. Le regard dur, concentré la plupart du temps, il veille sur la bibliothèque s’assurant de maintenir intact l’héritage de Mme Pince. Les yeux bruns la majorité du temps, ceux-ci ont tendance à virer au vert en présence de lumière. Les cheveux coupés assez courts, idem pour sa barbe toujours bien rasée, ce sont les seuls points avec lesquels il fait un effort pour ne pas se laisser aller.

Pour le reste, les élèves et le reste du personnel de l’école pourra donc toujours le trouver, et le reconnaître, au fait qu’il ne porte pas de robes de sorciers. Les ayant toujours trouvées stupides et inconfortables, il n’en a plus porté depuis qu’il a quitté l’école avec ses ASPIC en poche. Contrairement à toutes les autres personnes en semaine donc, il sera aisé de reconnaître le bibliothécaire à son style vestimentaire qui ne ressemble en rien à un sorcier, et encore moins à une personne censée s’occuper d’une bibliothèque. En pantalon, avec une chemise sans cravate et une veste de costume, on le trouvera constamment vêtu comme un moldu, faisant l’effort minimum pour paraître professionnel en semaine. Les weekends, les élèves le verront bien plus à son aise dans une paire de jeans avec un t-shirt et une chemise ouverte. Avec l’hiver qui se rapproche, il se contente d’utiliser la magie pour se réchauffer. S’étant toujours fait passer pour un né-moldu quand il était à Poudlard, il se fiche complètement du fait de ne pas adopter l’attirail vestimentaire du parfait petit sorcier. A 42ans, il ne voit pas du tout pourquoi il devrait se prendre la tête avec ces bêtises. Et quand bien même des élèves – puristes ? – feraient des commentaires à son sujet, cela ne changerait rien. Il considère déjà comme un exploit le fait de s’habiller alors qu’il serait bien plus à l’aise en pyjama, surtout les dimanches matins.

Lorsqu’il était Magizoologiste, il avait toute une combinaison fait en peau de Dragons en guise de protection : gants, veste et bottes. Celle-ci se trouve constamment sur lui, mais miniaturisé et rangé à l’intérieur de l’une de ses poches. Au vu des derniers évènements, il reste préparé à tout. En ce qui concerne sa baguette, elle reste toujours à portée de main, se préparant à tout moment à punir un élève faisant n’importe quoi dans sa bibliothèque ou à ranger les livres d’un coup de baguette magique.

Les professions précédentes de Tobias ont forcé celui-ci à se maintenir physiquement en forme. Ainsi, il arbore actuellement un corps bien bâti par ses entraînements de pompier, puis ceux infligés par Lena McCall – son mentor – mais aussi ceux qu’il s’est auto-infligé pendant qu’il étudiait les griffons et les êtres de l’eau en Grèce, puis les Dragons en Hongrie. Sans pour autant avoir la carrure d’un catcheur, il s’est contenté de ce qu’il fallait pour pouvoir se déplacer agilement et rapidement en cas de besoin. Forcément, quand on s’occupe de Dragons, mieux vaut être suffisamment rapide pour dégager de leur ligne de mire quand ils décident de cracher du feu ! D’ailleurs, il porte encore les traces des jours où il a été moins chanceux que ce soit par accident ou par pure stupidité de sa part.

En regardant de plus près, surtout lorsqu’il est en manches courtes ou retrousses celles de ses chemises, on pourra remarquer les restes de cicatrices dues à des brûlures. En 2017, il s’est retrouvé en convalescence pendant plusieurs mois, récupérant justement de brûlures causées par un Dragon. Malgré les onguents magiques anti-cicatrices, les nombreuses blessures qu’il a reçues au cours de sa vie que ce soit durant la guerre ou pendant sa carrière font que certaines sont encore légèrement visibles. Quelques brûlures et taillades au niveau des bras. Pour le reste, elles sont cachées par ses vêtements. Les plus nombreuses se trouvent sur son torse et son dos.

Tobias dispose de quelques tatouages. Le premier consiste en quelques rangées de petites croix « ††††††† » se trouvant sur son pectoral droit, chaque croix représentant une personne – frère d’orphelinat, partenaire à la caserne, membre des Sombrals – qu’il a perdu au cours de la Seconde Guerre des Sorciers. Plus d’une trentaine peuvent être comptées. Le second tatouage représente un Filet du Diable, dont l’épicentre se trouve au niveau de son omoplate gauche – vers le cœur – et dont les tentacules se dispersent un peu partout sur son corps, en majorité sur son dos, mais on peut voir certaines tentacules descendre jusqu’à l’arrière de ses genoux, et d’autres sur ses bras. Certaines aident d’ailleurs à masquer ses nombreuses cicatrices. Ce second tatouage est un rappel du jour où il l’a rencontrée, ce qui explique aussi sa position très particulière.
Enfin, malgré le fait qu’il soit marié, il ne porte pas d’alliance.


Mon Caractère

Euh… Comment commencer cette partie sans trop vous effrayez… ? Hmm… Disons que Tobias est…particulier ? Bon allez, soyons sérieux deux minutes : Tobias est l’incarnation même d’une bombe à retardement. En apparence, il paraît tout calme, tout sérieux, plutôt sympathique quand on lui parle et toujours prêt à rigoler. La vérité, c’est qu’il est tourmenté en permanence. Hanté par une enfance dont il n’aime pas trop parler, par une guerre qui l’a radicalement changé, et par la peur de perdre tout ce qu’il est parvenu à bâtir ces vingt dernières années.

Curieux. Les élèves se demanderont probablement pourquoi il s’intéresse autant à ce qu’ils font dans la bibliothèque. Entre ceux qui viennent uniquement pour leurs devoirs et ceux qui vont un peu plus loin, Tobias se demande ce que les élèves de cette génération ont dans la tête. Il sait très bien comment il était lui-même à Poudlard. Ainsi, et surtout avec les Serdaigles, il cherchera à les aider au mieux dans leurs recherches s’il le peut. A côté de ça, il a toujours aimé lire par le passé et mène également des recherches personnelles au sein de cette bibliothèque où il travaille. Son métier de Magizoologiste lui a permis de satisfaire sa curiosité au point d’en arriver à apprendre des langues très peu parlées par la communauté des sorciers, notamment celles des Gobelins et des Êtres de l’eau. Déterminé, à la limite de l’obsession parfois, Tobias n’est pas connu pour lâcher le morceau. S’il se lance dans quelque chose, il ira jusqu’au bout et ce peu importe les risques qu’il encourra. Les nombreuses cicatrices amassées au fil des décennies ne sont pas toutes dues à des accidents. Pour certaines, il les a cherchés pour le regretter ensuite. Lorsque l’on combine sa curiosité à cette détermination, on obtient un Tobias légèrement dangereux pour quiconque fera obstacle à sa quête d’informations.

Logique. Élève de la maison Serdaigle, il a développé son esprit au quotidien parmi ses camarades, mais surtout avec cette porte qui ne s’ouvrait que s’il répondait à l’énigme proposée. Raisonnement toujours de sorte à ce qu’il pense fasse sens, il en arrive parfois à des conclusions complètement farfelues aux yeux des autres. Cependant, puisqu’il sait qu’il n’y pas d’erreurs dans sa logique, il se convainc constamment de la véracité de ses conclusions. Le seul moyen de le convaincre de son erreur est d’offrir une argumentation tout aussi logique et qui contredit ses idées. Le simple fait de dire qu’il délire ne le convaincra jamais peu importe à quel point on essaiera. Il s’est très souvent servi de cet esprit d’analyse au cours de ses duels – suite à son apprentissage avec son mentor – afin de prendre le dessus sur ses assaillants. De même, il s’en sert pour trouver des réponses aux questions théoriques qu’il se pose sur certains aspects de la magie, bien que l’existence même de celle-ci – par principe – ne soit pas logique du tout.

Calme, patient, réfléchi, prévoyant. Ici, il s’agit d’un état d’esprit acquis durant sa carrière de Magizoologiste, mais surtout après la Seconde Guerre des Sorciers. La raison même pour laquelle Tobias est une bombe à retardement part de là puisqu’au fond de lui, il n’est rien de tout ça. Il s’est habitué – ou plutôt forcé – à agir ainsi afin d’éviter les pièges dans lesquelles sa véritable nature l’entraînaient. Cependant, si la situation fait qu’il se retrouve de nouveau sous pression comme il l’était auparavant, son naturel expéditif, agressif, impulsif et chaotique reviendra au galop ! Avec cette première mort au sein de Poudlard et ces néo-mangemorts qui multiplient lentement mais sûrement leurs apparitions, la tension ne cessera de monter dans le pays, ce qui risque de lui faire retrouver l’état d’esprit qu’il avait adopté à la fin de la guerre. Or, il a passé bien trop de temps à mettre cette phase derrière lui pour vouloir y retomber.

Réaliste, pessimiste, négatif ou carrément paranoïaque ? Selon les jours, il tendra plutôt vers un extrême, et par moment il virera à l’extrême opposé. Techniquement parlant, tout dépendra de l’avis que se fera la personne en face. Tobias a simplement vécu un lot suffisamment conséquent de mauvaises aventures pour accepter le fait que les choses peuvent mal tourner à tout moment, et surtout lorsqu’une personne en particulier est dans le coin. Ainsi, pour lui, mieux vaut s’imaginer le pire en permanence plutôt que vivre dans une bulle d’insouciance où tout est beau, tout est mignon et tout le monde est gentil.

Sarcasme, ironie, humour noir. Tobias en abuse constamment que ce soit intérieurement ou à voix haute. Mécanisme de défense ou simple mode d’expression ? Là, tout dépend de son humeur et de la personne à qui il s’adresse. Et, encore une fois, plus il se sentira sous pression, plus il se montrera sarcastique. Dans la vie de tous les jours, il a simplement une préférence pour l’humour noir et morbide, car – selon lui – c’est bien plus marrant. Bien entendu, ce n’est pas le cas de tout le monde. Ainsi, il se retrouvera probablement à rire tout seul d’une situation bien trop sérieuse – comme le fait d’être pris entre des Détraqueurs d’un côté et des Loups-Garous de l’autre – simplement parce qu’il sera en train de rire de l’absurdité du monde dans lequel il vit.

Accro à l’adrénaline et au danger. Il s’agit probablement de son défaut majeur. Au passage, son addiction aux risques alliée au fait qu’il ait tendance à rire des problèmes qui lui tombent dessus en font une très mauvaise personne à suivre dans ses aventures. Donc, si un jour il vous invite à faire un tour dans la Forêt Interdite, refusez catégoriquement !! Ici encore, son métier lui a permis de satisfaire continuellement ce goût pour le danger. Or, depuis sa convalescence et son arrivée à Poudlard, il est comme qui dirait en manque de sensations fortes. Il ne tardera donc pas à – inconsciemment – se remettre en quête de sensations fortes.

Enfin, en ce qui concerne ses impressions vis-à-vis de l’amour et tout le tralala, romantisme, sentimentalisme et tout ce qui va avec : il déteste ça. Histoires à l’eau de rose, individus rêveurs et fleurs bleues, ou pire encore les adolescents et leurs amourettes, il n’y a pas pire pour lui. Tout ce qui a trait de près ou de loin, à l’expression directe des sentiments, il n’y réagit pas bien du tout, surtout lorsqu’il y a risque d’embarras. Pour faire simple, malgré les sentiments – particulièrement forts – qu’il éprouve pour sa femme et ses filles, il privilégiera toujours les actions aux déclarations. Son tatouage du Filet du Diable en est d’ailleurs la preuve. Par exemple, malgré les bons souvenirs qu’il avait à l’école et avec sa famille, il n’a jamais effectué le sortilège du Patronus qu’il trouve ridicule et, même s’il se retrouvait encerclé par des Détraqueurs, il n’essaierait même pas par fierté. C’est stupide, complètement stupide même, mais bon il est comme ça. Sur certains trucs, il est bien trop têtu pour son propre bien.

Au jour d’aujourd’hui, les objectifs que Tobias a en tête sont les suivants :
_ Rêve = Élever un Griffon
_ Buts = Trouver une solution au Feudeymon + Converser avec un Dragon
_ Accomplissements = Gagner un Tournoi de Duelliste + Affronter une Créature de Niveau 5


 
Mon Histoire... [Partie I]

 

~~~~ Non mais d’où il sort celui-là ?!! [1976-1987]~~~~

Tobias est né la veille de l’été dans un environnement qui n’aurait probablement pas pu être pire… L’année ? 1976. Traduction ? Le futur sorcier était né en plein cœur de la Première Guerre de Sorciers qui ne se terminerait pas avant quelques années encore. Malheureusement pour lui, le nouveau-né n’aurait pas les moyens de célébrer ou pleurer la fin de cette bataille – ou massacre, pour les intimes – comme le feront les autres individus de la communauté des sorciers.

Sa mère – Hannah Grant – était une moldue et travaillait dans une agence de photographie. En ce qui concernait son père, tout ce qu’il saurait de lui c’était qu’il s’agissait d’un sorcier de sang pur. Rien de plus. Tobias avait hérité de lui tout ce qui était magique chez lui. Cependant, il n’avait ni nom, ni prénom, ni aucun autre indice sur celui-ci. Issu de l’union de ces deux-là, Tobias n’a vécu que quelques années seulement avec ses parents. La mère avait beau être au courant pour le monde magique et tout ce qui s’en suivait, cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle était capable de le supporter. Ajouté à cela, la terreur qui régnait ne l’aidait pas du tout, et avec le père de son bébé qui n’avait de cesse de disparaître, toutes les conditions étaient réunies pour qu’elle soit terrifiée. Ainsi, lorsqu’elle eut vent de la mort du père de Tobias en 1978, elle paniqua et décida de quitter, une bonne fois pour toute, ce monde magique qui ne lui avait rien apporté de bon. Oui, cela voulait dire son enfant aussi. Après tout, celui-ci avait de grandes chances d’hériter des gènes de son père. Ne pouvant courir le risque de se retrouver une fois de plus dans cet enfer, elle déposa son fils devant un orphelinat avec deux lettres. La première était adressée à l’orphelinat en question. Elle expliquait simplement qu’elle ne pouvait s’occuper de son fils – Tobias Grant – et leur demandait de prendre soin de lui à sa place. Ainsi, l’enfant de deux ans fut abandonné sans avoir son mot à dire. La seconde lettre était adressée à Tobias lui-même pour ses dix ans. Aussi étrange que cela puisse paraître, l’orphelinat offrit à l’enfant un semblant de stabilité pour la première fois dans sa vie. Dans le même temps, il ne fut jamais capable d’accepter cet endroit comme étant son chez lui. Malgré la présence de tous ces autres enfants dans la même situation que lui, il n’était pas capable d’éprouver ce sentiment de familiarité que l’on pouvait ressentir avec un membre de sa famille. De plus, en grandissant, il prenait petit à petit conscience du fait qu’il avait été abandonné, ce qui selon lui voulait simplement dire qu’il n’était pas désiré, qu’il ne valait rien, qu’il n’était rien...

Dans les années qui suivirent, une routine en trois phases commença à s’installer chez lui. La première était la plus longue et durait facilement une dizaine de mois. Durant celle-ci, il vivait avec les autres enfants, s’amusait avec eux, riait et participait avec plaisir aux activités proposées par l’orphelinat. Il était apprécié, plutôt curieux, et toujours le premier à se lancer dans une nouvelle aventure avec ses pseudo-frères et sœurs. La phase suivante arrivait généralement aux alentours du jour où il avait été déposé à l’orphelinat. Il n’y réfléchissait pas plus que ça, et ne suivait pas forcément le calendrier : cette date était simplement ancrée dans son horloge biologique. Lors de cette période, il ne cessait de errer, seul, sans destination précise. Il longeait les murs dans les couloirs, montait et descendait les escaliers sans raison, ou lisait sur le sol de sa chambre. Il ne disait pas un mot, mangeait à peine, et évitait tout le monde. La dernière phase commençait le jour J – soit l’anniversaire de son abandon – et était la plus redoutée de l’orphelinat. Pour faire simple, il explosait. Il sautait sur toute personne lui adressant la parole pour l’attaquer. Dès qu’on le regardait de travers, il hurlait, tapait, griffait, et balançait tout ce qui lui tombait sous la main ! Il était donc normal qu’on l’évite. Le seul hic, c’était qu’il avait fallu trois années de suite pour que les responsables de l’orphelinat et les enfants finissent par comprendre qu’il s’agissait bien d’une routine et pas d’un simple hasard ou d’une coïncidence. L’avantage, c’était que tous les orphelins présents avaient appris le concept de routine grâce à Tobias. Le seul inconvénient résidait dans le fait que celui-ci avait alors cinq ans, et avec cette colère qu’il amassait à chaque fois pendant une année complète avant d’exploser, toutes les conditions étaient réunies pour que ses premiers actes de magie se manifestent.

La première fois eût lieu alors qu’il se trouvait puni dans sa chambre après avoir agressé verbalement l’un de ses pseudo-frères. Âgé de six ans, il était en train de se plaindre intérieurement de son confinement quand sa lampe de chevet explosa. Autant dire que voir une ampoule exploser sans raison le fit paniquer et perdre toute trace de colère. Sur le coup, il s’imagina même que c’était une force supérieure – soit le tout-puissant – qui avait détruit sa lampe pour le menacer et se réfugia sous son lit. Ainsi, dans les mois qui suivirent, le comportement du jeune Grant fut exemplaire. Il s’excusa auprès de ceux qu’il avait attaqué, se proposa pour faire les corvées, et chercha à aider son entourage comme il pouvait. Sachant que Noël approchait, les enfants et les responsables de l’orphelinat attribuèrent ses actions au fait qu’il voulait emmagasiner le maximum de bonnes actions pour être sûr d’avoir un cadeau de Noël. Traumatisé par cet évènement, il parvint même à limiter ses crises de colère au point de simplement hurler. Cette année-là, il n’y eut aucune attaque de sa part pour la première fois. L’été 1984 fut marqué par un autre évènement étrange puisque tous les enfants eurent la possibilité de passer la journée au zoo. La zone réservée aux rapaces fut celle qui l’impressionna le plus, surtout lorsqu’il assista à la démonstration de vol de ces prédateurs ailés. Cependant, l’évènement étrange n’eût pas lieu à ce moment-là. C’était dans la zone réservée au reptile qu’il se mit à faire une drôle de tête à l’instant même où il entra. Il entendait des gens rigoler et se moquer de tout le monde. Le truc, c’était qu’en regardant autour de lui, il remarqua que personne ne disait un mot. Les enfants – et lui – étaient bien trop craintifs à l’idée de voir les serpents. Résultat, ils avaient tous évité de les voir pour se focaliser sur les iguanes, les tortues et les lézards en tout genre. Le caméléon était particulièrement apprécié. Tandis que ses pseudo-frères et sœurs se contentaient d’émettre des voyelles pour marquer leurs impressions, Tobias avait la tête ailleurs. Durant tout le temps passé dans le coin reptile, il n’eut de cesse d’entendre ces commentaires qui n’avaient aucun sens, ces moqueries à l’encontre des « humains » – pour le coup, il ne voyait pas quels humains parleraient d’autres humains en utilisant justement le terme « humain » – et surtout les insultes qui fusaient dans tous les sens. Pour lui, c’était comme s’il était encerclé par des gens invisibles qui riaient de tout et de tout le monde. Il fut bien content de ne plus entendre ces voix non-identifiées en sortant de la zone reptile.

Ce phénomène étrange ne se reproduisit plus avant quelques années, et il en fut bien content. Il passa donc le reste de son enfance à reproduire sa routine de façon plus modérée – l’épisode de la lampe toujours en tête – jusqu’au jour de ses dix ans. Niveau timing, sa mère n’aurait pas pu faire pire. Il avait passé une très bonne journée à l’orphelinat. Il avait joué, rigolé, bien mangé et était prêt à se coucher avec un grand sourire aux lèvres quand la directrice de l’orphelinat vint le voir pour lui donner la lettre rédigée par sa mère. Cela faisait déjà huit ans qu’il était ici, et c’était la première fois qu’il recevait quelque chose de sa part. Avant de s’imaginer que cette lettre était récente, on lui fit savoir qu’elle datait du jour où on l’avait déposé ici. De suite, son humeur s’assombrit. Au fur et à mesure qu’il parcourut la lettre, sa colère ne fit que grandir. Il avait l’impression qu’on lui faisait une mauvaise blague. Oui, il s’attendait presque à voir un enfant surgir en trombe dans sa chambre pour lui annoncer que c’était une farce. Et pourtant, il savait très bien que ce n’était pas le cas. D’un autre côté, c’était plus facile à croire pour lui que cette histoire de sorcier et de magie qu’il lisait dans ce courrier. Certes, il ne lisait pas depuis très longtemps, et il n’avait pas été à l’école – l’orphelinat s’occupait des enseignements – donc, pendant l’espace d’une seconde, il s’était dit qu’il avait dû mal lire. Ce n’était pas le cas. Grosso modo, la lettre disait qu’il avait le nom de famille de sa mère et non celui de son père car celui-ci avait peur qu’il soit pris pour cible. Elle ne pouvait lui donner l’identité de son père pour son bien et lui apprit seulement que celui-ci était un sorcier au sang-pur – allez savoir ce que ça voulait dire pour Tobias – et qu’il était mort pendant une Guerre entre Sorciers. Elle s’excusait de ne pouvoir l’élever elle-même avec pour excuse le fait qu’il deviendrait peut-être un sorcier par la suite. Or, elle ne voulait plus jamais se retrouver mêlée à des histoires de magie… En guise de post-scriptum, elle ajouta qu’il recevrait une lettre d’une école de sorciers nommée Poudlard le jour de ses onze ans, puisqu’il y avait été inscrit dès sa naissance. Tobias interpréta cette lettre en provenance de sa mère comme une claque en pleine figure. Sa mère n’en avait strictement rien à faire de son existence. En fait, il ne représentait tellement rien pour elle et son père qu’elle lui avait écrit cette lettre juste pour réactualiser le message – huit années, c’était long après tout – afin qu’il comprenne bien à quel point il ne valait rien. De plus, avec ces excuses ridicules et abracadabrantes en rapport avec des sorciers et de la magie, Tobias ne put qu’accepter le fait qu’il n’était pas digne d’une véritable explication sur pourquoi il avait été abandonné. Le lendemain matin, il s’était réveillé dans une chambre qui n’en n’était plus une : sa lampe de chevet avait explosé, et son lit, son placard et sa table de chevet s’étaient effondrés sur le sol.

Les mois qui suivirent furent bien plus violents, surtout comparés aux années précédentes où il s’était calmé. Si sa chambre détruite fut l’épisode où il causait le plus de dégâts, ce ne fut pas pour autant le plus marquant. Déjà qu’il n’avait eu aucune excuse pour cette nuit-là, il fut tout bonnement incapable d’expliquer la vaisselle ravagée durant sa corvée de vaisselle (chaque assiette prise en main s’était fissurée), ou le coup de l’inondation dans la salle de bain le jour où l’eau avait justement été coupée (le plombier l’avait légèrement bousculé). Le plus étrange fut quand même l’épisode où le tapis avait changé de couleur en passant du gris au jaune fluo… (il faisait les cent pas sur le tapis en cherchant un moyen d’ennuyer la directrice). Il eût beau expliquer qu’il n’était pas logique de le punir pour cette action impossible, il fut quand même puni. Résultat, une odeur horrible se manifesta dans la chambre de la directrice qui fut forcée de l’évacuer pendant une bonne semaine… Tobias parvenait donc à foutre le bazar et à ennuyer tout ce qui le dérangeait de près ou de loin sans même s’en rendre compte. Par chance, pour les autres, ses manifestations magiques n’avaient lieu qu’en mode passif-agressif. Ainsi, dès qu’il se battait avec un autre enfant ou se mettait à hurler, il ne se passait rien de magique. C’était quand il n’était pas autorisé à en placer une qu’il utilisait la magie inconsciemment pour exprimer son mécontentement d’une autre façon. Constamment furieux depuis qu’il avait lu la lettre incompréhensible de sa mère, il se retrouvait très souvent puni dans sa chambre à cause des bagarres qu’il provoquait et de ses attitudes risquées – notamment ce fameux jour où il avait eu la bonne idée de sortir de l’orphelinat sans autorisation pour pisser sur le paillasson des voisins. Lors de ces punitions, il ne pouvait rien faire d’autres à part lire, réfléchir sur rien de particulier ou regarder le plafond. Il se surprenait très souvent à chercher un sens à la lettre de sa mère, mais aussi à ces trucs étranges qui avaient lieu autour de lui. Franchement, comment expliquer un tapis qui changeait de couleur ? Ou toutes ses assiettes qui s’étaient fissurées uniquement avec lui ? Ou le fait de s’être réveillé avec son matelas 50cm plus bas parce que son lit s’était effondré en pleine nuit ? Ça n’avait aucun sens pour lui : ce n’était pas logique du tout !

Le jour de ses onze ans, alors qu’il attendait avec impatience cette soi-disant lettre de Poudlard qui, pour lui, devrait lui révéler une bonne fois pour toute si sa mère biologique s’était bien foutue de lui, il ne reçut aucun courrier. A la place, il reçut une visite. Sa fête d’anniversaire était terminée, et il avait été de nouveau puni parce qu’il avait pété les plombs en voyant qu’il n’avait reçu aucune lettre. La visiteuse n’était nulle autre que la dénommée Minerva McGonagall. Au vu des circonstances, l’instinct de survie de Tobias démarra au quart de tour à l’instant même où il la vit. Pour sa défense, elle était la personne la plus intimidante qu’il n’avait jamais rencontré jusqu’à maintenant, et elle venait lui rendre visite alors qu’il avait été envoyé dans sa chambre pour la énième fois pour mauvais comportement. Il s’attendait à ce qu’elle soit là pour lui botter les fesses, tout simplement. Armé d’un coussin, il l’écouta se présenter et réagit au moment où il entendit le mot « Poudlard » sortir de ses lèvres. Sans la moindre hésitation et sans se soucier du fait qu’il ne la connaissait pas, il sortit la lettre de sa mère d’un tiroir et la lui tendit en lui demandant si elle pouvait lui donner une explication qui ait du sens. Elle lut la lettre et lui annonça que l’auteur de celle-ci ne racontait pas n’importe quoi. Au vu de la tête de Tobias quand elle lui parla de Poudlard et du fait qu’il était bien un sorcier, ajouté au fait qu’il était bien né en pleine guerre dans la communauté magique, Mrs McGonagall comprit très vite qu’il pensait qu’elle aussi se foutait de lui. Il partit tellement loin dans sa théorie du complot qu’il s’imagina pendant un moment qu’il s’agissait d’une personne engagée par sa mère pour continuer de le tourmenter… Face à ce regard plein de doute, la directrice de la Maison Gryffondor n’eût pas d’autre choix que de transformer sa lampe en tirelire, puis de faire léviter son matelas – avec lui dessus – pour prouver ses propos. Tobias tomba aussitôt dans les pommes. Elle le réanima et attendit patiemment qu’il se calme par lui-même après avoir rendu son apparence d’origine à sa lampe. Elle finit par lui tendre sa fameuse lettre de Poudlard avec la liste des ingrédients, son billet de train et tout le reste… Avec tous ces arguments, il fut bien forcé d’admettre que personne n’irait aussi loin pour lui faire une mauvaise blague. Il lui fit part de tous les épisodes étranges qui lui étaient arrivés, et il reçut enfin une explication logique – ou plutôt magique – sur tous ces phénomènes qu’il n’avait pas été capable d’expliquer jusque-là.

Il resta un minimum sceptique jusqu’au jour où on l’accompagna au Chemin de Traverse pour qu’il fasse ses achats. Son premier séjour dans la communauté magique fut un véritable choc pour lui, et avec sa curiosité et son besoin d’explication sur comment et pourquoi les choses arrivaient, il supposait que sept années d’étude dans cette école de sorcier seraient plus que nécessaires pour obtenir des réponses à ce qu’il avait vu. Des balais volants ? Des hiboux voyageurs ? Des bouquins traitant de trente-six milles sujets différents ? Une baguette magique ? Jusque-là, tout était plutôt acceptable et même attrayant d’une certaine façon. Par contre, il se doutait qu’il n’aurait jamais d’explication sur le pourquoi des robes de sorcier. Franchement ? Il était certain que personne ne serait en mesure de le convaincre de la logique qu’il y avait derrière le port d’une robe de sorcier en général, encore moins pour un duel… La vue des gobelins ne le perturba pas plus que ça après tout le reste. Par contre, le fait de savoir qu’il avait un coffre-fort à son nom le surprit. A tout moment, il aurait pu demander l’identité de son père aux gobelins, ou même au professeur McGonagall qui aurait largement pu mener son enquête. Cependant, il avait fait savoir qu’il ne voulait pas connaître son identité. Peu importait qui il était, il ne voulait pas l’entendre. Bon Sorcier ? Neutre ? Mangemort ? Talentueux ? Ridicule ? Ouvert d’esprit ? Puriste ? Il s’en fichait. Il avait le nom de famille de sa mère dans tous les cas. Traduction ? Personne n’en saurait rien. Aucun autre élève en tout cas. Il avait l’intention de mener sa propre vie et de suivre son propre chemin. S’il devait se faire passer pour un né-moldu pour ça, soit. Il était là pour obtenir des réponses qui avaient de l’importance pour lui, pas pour s’occuper de ceux qui l’avaient laissé tomber sans lui laisser la moindre chance.

~~~~ Qu’est-ce qu’il fout chez les Serdaigles ?! [1987-1991] ~~~~

1er septembre 1987, le jour de sa rentrée. Il n’eût aucun mal à quitter l’orphelinat après toutes ces années. L’arrivée à Poudlard se passa sans encombre et très vite, il se retrouva sur un tabouret à l’intérieur du château avec un chapeau parlant sur la tête. Serdaigle. C’était la maison dans laquelle il se trouverait durant les sept années qui suivraient. La routine qu’il avait adoptée à l’orphelinat n’eût pas lieu d’être dans cette école. Il se trouvait dans une école remplie de personnes qui partageaient le même gène magique que lui, il ne pouvait se sentir plus à l’aise que parmi ceux-ci. Il se fit très vite des amis parmi ceux qui partageaient son dortoir, passant la majeure partie de son temps avec eux. Les cours l’intéressaient tous, mais surtout celui de Sortilège puisqu’il représentait le plus la magie d’après lui, suivi du cours de Métamorphose. Pour ce dernier, son intérêt était plus personnel. En effet, il se sentait redevable envers le Professeur McGonagall qui lui avait offert les premières réponses aux questions qui l’avaient travaillé. De plus, elle était stricte, intègre et impartial. Elle représentait exactement ce dont il avait besoin : la discipline. Avec Flitwick, c’était différent, celui-ci était bien plus amusant et lui permettait de se détendre et de rigoler tout en apprenant un tas de nouveaux sorts tous plus utiles les uns que les autres. Après toutes ces années coincé dans un orphelinat avec des règles bien trop restrictives et quelques rares activités extérieures, l’envergure du château qu’était Poudlard était une véritable bouffée d’oxygène pour l’orphelin. Le moindre recoin du château décelait un secret. Les escaliers bougeaient par eux-mêmes ! Et les tableaux étaient vivants ! Il pouvait interagir avec des fantômes et les repas apparaissaient par magie dans leurs assiettes. Tobias n’aurait pu être plus heureux dans cette école. Il n’avait aucun problème avec la majorité de ses cours, si ce n’était celui de Défense Contre les Forces du Mal. Il n’était pas nul, il n’était jamais descendu en dessous d’Acceptable. Par contre, il ne faisait pas preuve d’autant d’enthousiasme qu’avec les autres matières. Même l’Histoire de la magie racontée par Binns le passionnait !! C’était la matière qu’il ne trouvait pas intéressante : pour lui, elle était déprimante. Non seulement, elle insinuait qu’il y avait des forces magiques contre lesquelles il fallait savoir se défendre – ce qui gâchait sa bulle où la magie n’avait absolument rien de négatif ! – mais en plus, elle n’avait de cesse de lui rappeler que son père était mort durant la Première Guerre des Sorciers. Or, s’il y avait eu une guerre, c’était bien à cause de ces forces du mal. A côté de ça, au fond de son esprit restait toujours le mystère sur l’identité de son père : de quel côté était-il avant de mourir ? Têtu comme il était, Tobias préférait se torturer l’esprit avec ce genre de pensées plutôt que rechercher une réponse définitive à cette question.

Cette question n’eût de cesse de le ronger pendant sa scolarité et même dans sa vie adulte. Résultat, pour contrebalancer ces douleurs psychologiques qu’il trimballait – sentiments d’abandon, impression de ne rien valoir et le mystère autour de son père – il trouvait une solution complètement stupide : la douleur physique. Pour contrebalancer sa tristesse, il utilisait la colère. Ses camarades découvrirent donc la face cachée de Tobias avec une nouvelle version de la bombe à retardement qu’il avait toujours été. Pour le coup, il n’était pas aussi explosif ou agressif qu’il l’avait été à l’orphelinat. Le problème résidait dans le fait qu’il avait une définition bien à lui de groupe de devoirs : il demandait à ses amis de tester les sortilèges sur lui. A côté de ça, il prenait bêtement des risques en Botanique en jouant avec les plantes malgré le danger de certaines. Il se retrouva en retenue pendant un bon mois avec Rogue après avoir tenté de goûter un ingrédient au hasard sans savoir ce qu’il faisait. Apparemment, sa curiosité combinée à sa témérité faisait un très mauvais mélange. Sa place à Serdaigle fut remise en question à de nombreuses reprises au vu de son impulsivité – ou stupidité selon Rogue – qui marquait généralement les Gryffondor. Malheureusement pour le corps enseignant – mis à part McGonagall et Dumbledore probablement – il ne pouvait expliquer son comportement quasi-suicidaire. La plupart mettait ça sur le compte de la stupidité ou alors supposait qu’il cherchait à faire son intéressant. Quoiqu’il en soit, Tobias se remit à enchaîner les retenues jusqu’à ce que le professeur McGonagall s’en mêle. Le message était simple : soit il arrêtait, soit il serait expulsé. Refusant de quitter ce monde magique qui lui servait de distraction, il tenta de trouver un nouveau moyen d’exprimer son mal intérieur : le club de duel. Avant ça, il avait bien tenté le Quidditch, mais après s’être volontairement laissé frapper par un Cognard, il n’était plus autorisé à pénétrer le terrain : il était forcé de rester dans les tribunes à chaque fois. L’avantage du club de duel résidait dans le fait que ses conduites risquées et agressives avaient toutes deux un point commun : la montée d’adrénaline. Lors d’un duel, il se passait exactement la même chose. Dès lors que le gong sonnait le début, il ressentait exactement les mêmes sensations que lorsqu’il tapait sur quelqu’un à l’orphelinat ou quand il prenait des risques bêtement.

Sa façon de combattre n’avait rien de logique ou de réfléchi – contrairement à la majorité des autres Serdaigles – puisqu’il se montrait expéditif, impatient et complètement déchaîné. Bref, c’était le bordel dès qu’il affrontait quelqu’un : Tobias était un duelliste du type chaotique. Duel en équipe ? Mieux valait ne pas être son partenaire puisqu’il balançait une multitude de sorts dans tous les sens sans vraiment viser et en courant droit sur les obstacles qui lui faisaient face. En guise de distraction, par contre, il était parfait ! Ainsi, il formait un super tandem avec son meilleur ami qui – ayant compris comment il marchait – se débrouillait pour tirer avantage du chaos généré par Tobias. Ce dernier finissait la plupart du temps KO, mais gagnait quand même quand il était en équipe grâce à son meilleur ami. Niveau progrès, il n’en faisait pas vraiment. La seule évolution résidait dans la variété des sorts qu’il balançait et qui n’avait de cesse d’augmenter au fil des années. Forcément, le jeune garçon restait un très bon élève. La théorie et la pratique ne lui posaient pas vraiment de problème. Il était intelligent, curieux, avide d’apprendre et de comprendre, et surtout il adorait tout ce qui avait un rapport avec la magie. Il demandait parfois des devoirs supplémentaires aux professeurs de Sortilège et de Métamorphose, et quand ceux-ci refusaient pour une raison ou une autre, il se rendait à la bibliothèque pour se trouver un sujet sur lequel travailler par lui-même. Un nouveau sort, une nouvelle théorie, une époque particulière de l’histoire des sorciers, il cherchait tout et n’importe quoi. Par la suite, il montrait à l’un de ses professeurs les résultats de ses recherches afin de leur poser des questions ou de voir s’il était sur le bon chemin ou s’il se trompait complètement. Lorsqu’il passa en troisième année, il choisit aussitôt les options suivantes : Études des Runes, Soins aux Créatures Magiques et Arithmancie. La Divination ne lui disait rien. Chacune de ces options lui ouvrit une nouvelle porte dans le monde de la magie. Et contrairement au cours de DCFM, il n’avait aucun souci avec les créatures magiques, bien qu’il ait aussi appris que certaines étaient dangereuses. Pour le coup, il était toujours partie du principe que les créatures avaient leur propre monde et leurs propres règles. Ainsi, c’était aux sorciers de se plier à ces règles dès lors qu’ils cherchaient à pénétrer dans leur univers. Les créatures – contrairement aux sorciers – n’étaient dangereuses que si elles se sentaient menacées. Elles ne cherchaient pas le conflit bêtement. Tobias prenait donc soin d’être attentif lors de ces cours afin de ne pas devenir leur ennemi.

Les cours de Soins aux Créatures Magiques marquèrent ses premières escapades à l’entrée de la Forêt Interdite. D’ordinaire, et ce malgré son addiction au danger, il ne s’en approchait même pas. Traîner du côté du lac avec ses amis ou effectuer de mini-escapades au niveau de la tour d’astronomie lui suffisait amplement. En effet, depuis qu’il avait droit à sa dose d’adrénaline dans le club, il était en mesure de profiter des petits moments plus calmes avec son groupe d’amis tout en respectant les règles. Il préférait éviter de se remettre le professeur McGonagall à dos en plus : celle-ci était la seule à pouvoir le maîtriser en quelque sorte. Ainsi, avec son mode raisonnable, il était largement capable de réaliser que les règles étaient faites pour maintenir les élèves en sécurité et non pas pour les inciter à les briser… Avec certains des cours ayant lieu dans près de cette fameuse forêt donc, il lui arriva parfois d’entendre de nouveau ces voix qui discutaient entre elles, commentaient ce qui se passait et se moquaient ouvertement des personnes présentes. Encore une fois, il prit conscience du fait que ces voix n’appartenaient pas à celles de ses camarades de classe, ni à celle du professeur. Il entendait encore ces moqueries et insultes à l’encontre des « humains » et se surprit à pouffer de rire à l’écoute de certaines comparaisons pas flatteuses du tout à l’encontre de certains de ses camarades, mais aussi du professeur. Chaque fois qu’un de ces cours avait lieu près d’un certain coin de la Forêt, il entendait de nouveaux ces commentaires, et plus il s’y habituait, plus il se laissait aller jusqu’au jour où il éclata de rire devant tout le monde. Il garda pour lui la raison et accepta sans sourciller la retenue puisqu’il avait été incapable de s’arrêter de rire. Il ne savait toujours pas pourquoi il entendait ces voix, ni même d’où elle venait, mais il ne chercha pas à enquêter. Encore une fois, il préférait rester dans l’ignorance, ayant peur que la vérité ne le déçoive – comme avec l’identité de son père. Les mois passèrent, il continua de profiter de tout ce que Poudlard avait à lui offrir jusqu’à ce que les choses ne commencent à partir en vrille lors de son entrée en cinquième année, soit le 1er septembre 1991 qui marqua le débarquement de l’incarnation même de la poisse, le fouteur de trouble, l’aimant à bordel : Harry Potter.




 
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Mon Histoire... [Partie II]



~~~~ Qui a bien pu lui mettre une telle idée dans la tête ?!! [1991-1993]~~~~

Âgé de quinze ans, le jeune sorcier avait déjà quatre années d’éducation magique complète derrière lui et se considérait comme étant plutôt intelligent, mais surtout très logique dans sa façon de réfléchir. Relever les indices, émettre des hypothèses adéquates, chercher des preuves pour appuyer ses idées, puis partager ses conclusions avec telle ou telle personne. C’était ainsi qu’il procédait. La seule chose qui lui faisait défaut, c’était son côté pessimiste, négatif, voire limite paranoïaque qui rendait ses arguments – bien qu’ils soient logiques – inacceptables dans certains cas. Ainsi, son meilleur ami – à qui il faisait toujours part de ses théories farfelues – passa les trois années qui suivirent à tenter de le ramener sur terre en vain. En même temps, s’il n’était pas parti du principe que Tobias était fou – et il avait de très bons arguments vérifiant cette idée lui aussi – il aurait pu se rendre compte du danger qui les guettait avant qu’il ne soit trop tard. Cinquième année pour Tobias, mais première année pour le célèbre Harry Potter surnommé « le Survivant » par la quasi-totalité de la communauté magique. Pour Tobias, le surnom qui lui irait le mieux serait « la Calamité » puisque son arrivé à Poudlard avait – étrangement – apporté son lot d’évènements catastrophiques au sein de l’école, en plus d’une hausse surnaturelle de favoritisme. Au départ, il n’avait absolument rien contre lui. Il connaissait plutôt bien son histoire, même s’il y avait beaucoup trop de part d’ombre à son goût, à commencer par le fait qu’il ait survécu au Avada Kedavra depuis l’intérieur de son berceau : il s’était demandé comment c’était possible. Non, c’était par la suite qu’il en était arrivé à développer beaucoup d’antipathie pour ce gosse qui venait de débarquer et se retrouvait aussitôt Attrapeur dans l’équipe de Gryffondor alors qu’il était en première année et aurait normalement dû se retrouver en retenue pour avoir désobéi à un ordre direct. Puis il s’était vu offert un Nimbus 2000 au lieu d’utiliser un balai lambda ou mieux encore de s’acheter lui-même un balai. Jusque-là, Tobias avait toujours eu énormément de respect pour le professeur McGonagall et le Directeur Dumbledore. Cependant, au fil des mois, ces marques de favoritisme ne firent qu’augmenter, brisant complètement le côté intègre, mais surtout impartial, qu’ils avaient affiché auparavant. La fin de l’année avec les cent soixante-dix points offerts à la dernière seconde par le Directeur lui-même à Harry Potter et sa bande sans raison valable simplement pour leur faire gagner la Coupe des Quatre Maisons l’avait agacé au plus haut point !! Sérieusement, comment pouvait-on offrir 5 points pour la mise au tapis d’un Troll des montagnes adulte alors qu’à côté on offrait 50 points pour une partie d’échec ?!!

La présence d’un Troll dans le château le soir du 31 octobre avait été le premier indice de Tobias sur le fait que quelque chose n’allait plus à Poudlard – cette date avait bien trop de signification pour que ce soit un hasard. Fort heureusement, les évènements de cette année-ci furent bien trop indirects pour l’affecter plus que cela. Il parvint donc à passer ses BUSE sans avoir à s’inquiéter. Il obtint des « Optimal » en Sortilège, Métamorphose – malgré sa déception vis-à-vis de McGonagall – mais aussi en Soins aux Créatures Magiques, Histoire de la magie et Potions. Pour le reste, il n’obtint rien en-dessous d’Acceptable, soit dix BUSE au total. Sachant que le professeur Rogue n’acceptait que ceux ayant un « O » dans sa matière, il s’était vu forcer de travailler d’autant plus intensément pour pouvoir continuer les cours de Potions. L’année suivante, soit sa sixième année fut des plus négatives en termes de danger, mais aussi en termes de stupidité. C’était à croire que la génération des sorciers nés en 1980 s’était donné le mot pour agir n’importe comment. Mis à part quelques-uns – comme Hermione Granger – qui sortaient du lot, les autres semblaient voués à se dépasser chacun leur tour en terme d’idiotie. Il y avait d’abord le jeune Malfoy qui s’était acheté une place dans l’équipe des Serpentards avec des Nimbus 2001 offerts aux autres membres, puis le dernier Weasley qui avait la bonne idée d’utiliser une baguette cassée pour lancer ses sorts, et enfin ce cher Harry Potter – alias la Calamité – qui était parvenu à retourner un Cognard contre lui, et seulement lui !! Côté négativité, il y avait Miss Teigne qui s’était retrouvée pétrifiée dans d’étranges circonstances avec – encore une fois – Harry Potter au milieu de cette histoire. Tobias s’était aussi remis à entendre une voix, mais à l’intérieur du château lui-même cette fois, et non pas dans un coin de la Forêt Interdite. Il avait trouvé cela intriguant, encore plus quand la voix en question ne parlait que de « tuer » tout en se déplaçant dans le château. N’étant pas fou, il n’avait pas suivi cette voix et s’en était même éloignée, préférant aller manger avec ses amis.

Dans les semaines qui suivirent, cette histoire de Chambre des Secrets inquiéta tout le monde et durant l’un de ses cours, un élève questionna un professeur sur son origine. L’Héritier de Serpentard, le Monstre contrôlé par celui-ci et les né-moldus qui étaient les cibles potentielles. Sachant qu’il se faisait passer pour un né-moldu depuis qu’il avait commencé ses études à Poudlard, il s’était demandé s’il serait pris pour cible ou si le monstre en question saurait flairer le fait qu’il était de sang-mêlé. Au départ, avec Miss Teigne – donc un chat – comme seule victime, le niveau d’inquiétude n’était pas très élevé. Cependant, lorsque l’élève de première année Colin Crivey fut retrouvé pétrifié à son tour, les théories sur l’héritier de Serpentard partirent au quart de tour.  L’incompétent qu’était le professeur de DCFM – Gilderoy Lockhart – se mit dans l’idée d’apprendre aux élèves comment se défendre. Le fait de le voir encaisser un sort du professeur Rogue sans même chercher à se défendre offrit à Tobias la possibilité de voir exactement comment il avait été perçu par ses camarades et amis durant sa première année ici, soit à l’époque où il encaissait les sorts ou un Cognard sans bouger. Autant dire que cette simple vision lui ouvrit complètement les yeux sur sa propre stupidité. Il n’y avait rien de tel que de se trouver un point commun avec ce Lockhart pour se remettre les idées en place !! Il offrit donc des excuses à ses camarades pour avoir agi n’importe comment par le passé, mais surtout pour les avoir effrayés avec son attitude suicidaire, voire masochiste… Le duel entre le Petit Prince Malfoy et la Calamité Potter fut une autre révélation pour le jeune Grant. Après huit années d’incompréhension sur le fait qu’il entendait des voix qu’il ne voyait pas au zoo dans le rayon reptile, ou du côté de la Forêt Interdite, et même dans le château lui-même, Tobias découvrit qu’il était un Fourchelangue. En effet, lorsque Malfoy avait fait jaillir un serpent de sa baguette, il avait entendu Harry dire au serpent de s’arrêter en le comprenant parfaitement bien. Or, les réactions des autres – et surtout leur frayeur – montraient qu’ils avaient mal interprété ses intentions qui étaient d’empêcher le serpent d’attaquer le gosse de Poufsouffle nommé Justin. Encore une fois, son instinct lui intima de garder cette information pour lui, et il eût raison. Aux yeux de la majorité des élèves de l’école, le fait qu’Harry Potter soit capable de parler aux serpents était la preuve irréfutable de sa culpabilité et de son statut d’héritier de Serpentard. Pour Tobias, qui était aussi capable de comprendre cette langue bien qu’il n’ait jamais conversé avec un serpent, cela ne voulait strictement rien dire. D’un autre côté, le fait qu’ils soient tous deux Fourchelangues voulaient probablement dire qu’ils étaient reliés d’une certaine façon. Le jeune Grant passa ainsi plusieurs semaines à se demander s’il n’était pas le grand-frère ou un cousin éloigné d’Harry Potter. En interrogeant quelques amis sur la famille Potter, il découvrit que James Potter avait 16ans lorsque lui était né et qu’il était fils unique. De plus, Harry était le dernier représentant de sa famille, il n’y avait donc pas de cousins Potter en vie. Il put donc en déduire que son père n’était pas un Potter, et que s’il était relié à Harry, ce serait soit beaucoup plus haut dans l’arbre généalogique, soit il y avait quelque chose qui clochait.

Compte-tenu du fait qu’il avait peur d’apprendre que son père était un mauvais sorcier, mais aussi de son aversion pour le cours de DCFM, découvrir que le Fourchelangue était un héritage de Salazar Serpentard et que Voldemort – ayant été élevé dans le monde des moldus, il n’avait pas développé de peur vis-à-vis de ce nom – le parlait aussi fut un sacré coup dur pour Tobias. Il voulait bien éviter les stéréotypes et rester ouvert d’esprit, mais quand il ne semblait pas y avoir de cas de bons sorciers parlant le fourchelangue, il était difficile pour lui de rester positif. Étant plutôt pessimiste au départ en plus, il vivait très mal cette révélation au point que ses notes commencèrent à chuter. Le reste de l’année ne s’améliora pour personne puisque d’autres élèves se retrouvèrent victimes du monstre, y compris Pénélope Deauclaire, une élève de sa classe et de sa maison. Ils n’étaient pas plus proches que ça, mais il la connaissait quand même depuis plus de quatre ans ! Le fait que la jeune Granger avait été pétrifiée en même temps que Pénélope ne le rassura pas dans l’idée que d’une façon ou d’une autre Harry Potter attirait tous les problèmes de ce château. Il savait qu’il n’était pas coupable, mais il le tenait quand même pour responsable d’une certaine façon. Il était certain que si Calamité Potter n’était pas à Poudlard, il n’y aurait pas eu ce Troll l’année précédente et la Chambre des Secrets n’aurait jamais été ré-ouverte. C’était cette hypothèse que son meilleur ami trouvait abracadabrante, et malgré ses arguments plutôt solides, celui-ci avait du mal à accepter l’idée qu’une personne soit capable d’apporter autant de poisse à cette école. A la fin de l’année, les élèves pétrifiées furent libérées grâce au professeur Chourave et à Mme Pomfresh. De même, les rumeurs voulaient que Calamité Potter, 12 ans et avec quelques dents de lait restantes, ait vaincu le monstre – un Basilic, rien que ça – avec l’épée de Gryffondor, tout en sauvant au passage la dernière Weasley qui avait été kidnappée par celui-ci. Pour Tobias, c’était une véritable blague ! Il ne doutait pas de l’histoire. Le fait que le Basilic soit le monstre contrôlé par l’héritier de Serpentard était plutôt logique, quant à la victoire du Survivant avec la fameuse épée, celle-ci se trouvait dans le bureau du Directeur donc bon, la preuve était là. La blague, pour lui, provenait plutôt du fait que son ami ne voulait toujours pas le croire alors qu’après le Troll et la Chambre des Secrets, un Basilic avait débarqué dans l’école et – encore une fois – Harry Potter l’avait côtoyé de très près.

La fin de l’année fut un peu plus positive avec le retour de Hagrid et les notes de Tobias qui remontèrent. Celui-ci avait fini par comprendre que si un gosse de 12ans pouvait éliminer un Basilic et survivre, un individu parlant le fourchelangue pouvait largement bien tourner. De plus, c’était lui qui avait décidé de ne pas savoir qui était son père, il trouvait donc stupide de sa part de déprimer parce qu’il avait hérité le fourchelangue de celui-ci, ou d’un ancêtre bien plus ancien. Si les sorciers né-moldus sortaient leur magie de nulle part en apparence, la capacité de parler aux serpents avait peut-être sauté plusieurs générations avec lui aussi. Ainsi, il n’avait toujours pas d’indice sur la façon dont son père était mort : avait-il combattu pour un côté précis ou n’était-il qu’un dommage collatéral ? Passant ses examens en ayant retrouvé le niveau académique qu’il avait au départ, il passa son dernier été à l’orphelinat dans lequel il avait grandi. Il profita de ses deux mois pour passer son permis de transplanage puisqu’il était officiellement majeur dans le monde des sorciers, enchaîna plusieurs rendez-vous à Gringotts pour faire quelques calculs et voir combien d’argent il lui restait. N’étant pas dépensier, il était parvenu à économiser suffisamment pour avoir de quoi survivre quelques temps après avoir fini sa scolarité. Depuis qu’il avait intégré Poudlard, il ne rentrait à l’orphelinat que les étés, passant le reste des vacances au château qui était un bien meilleur environnement pour lui. Le seul inconvénient résidait dans le fait qu’il n’était plus aussi proche de ses pseudo-frères qu’avant. Ceux-ci avaient grandi et vécu des expériences complètement différentes. La première différence résidait dans leur condition physique. Les sports des sorciers n’avaient rien à voir avec ceux des moldus. Résultat, alors que par le passé, il n’y avait pas de différence vu qu’ils étaient tous enfants. Là, il n’y avait plus rien à voir. Certains avaient même très mal tournés, traînant avec les mauvaises personnes. Au final, Tobias n’était plus capable de s’entendre qu’avec trois d’entre eux. Ceux-ci étaient actuellement en train de passer une formation pour devenir pompier, passant le plus clair de leur temps à s’exercer physiquement, mais aussi à remplir les formulaires et tests adéquats. S’agissant potentiellement de son dernier été avec eux, il les suivit dans leur enfer personnel, se rendant très vite compte que – quelque part – les moldus n’avaient rien à envier aux sorciers.

Lorsqu’il ne se torturait pas physiquement avec eux, il se trouvait à Gringotts ou au zoo. Se sachant capable de comprendre le fourchelangue, il voulait voir s’il pouvait aussi le parler. Il comprit très vite que dès lors qu’il se trouvait à proximité d’un serpent, il était capable de les comprendre et de se faire comprendre par eux. Par contre, pour les gens à côté, il ne faisait qu’émettre des sons étranges avec sa langue. Cet été-là fut des plus productifs avec ses rendez-vous à Gringotts, ses discussions avec les serpents du zoo – ceux-ci se moquaient toujours autant des visiteurs – et ses entraînements avec ses pseudo-frères. Niveau magie, il se contenta de faire ses devoirs et de correspondre par courrier avec ses amis de Poudlard. Le 1er septembre 1993 marqua le début de sa septième année à Poudlard. Il s’agissait de l’année de ses ASPIC, ainsi que celle où Tobias décida purement et simplement qu’il en avait marre de la communauté magique et qu’il ne voulait plus rien avoir à faire avec eux.

~~~~ Non mais qu’est-ce qu’il nous fait maintenant ?! [1993- 1996] ~~~~

Tout avait directement commencé dans le train cette fois avec des Détraqueurs tout droit sorti de la prison d’Azkaban qui était venu chercher le fameux Sirius Black. Celui-ci s’était récemment évadé et d’après ce qu’il se racontait, il en avait après Calamité Potter, qui portait toujours aussi bien ce surnom. Ajouté à cela, il découvrait aussi pour la première fois qu’il y avait un gros problème avec le Ministre de la Magie. Celui-ci était passé outre le Directeur Dumbledore pour faire entrer ses Détraqueurs dans l’enceinte de Poudlard pour monter la garde. Ce Sirius Black était seul et sortait d’une bonne douzaine d’année à Azkaban, pour le jeune Grant, il ne pouvait être si dangereux que ça. De plus, s’il avait déjà échappé aux Détraqueurs une fois – sans baguette – il était largement capable de le refaire. Or, si lui-même était capable d’en arriver à une telle conclusion en réfléchissant un tout petit peu avec ses camarades de Serdaigle, le Ministre devrait normalement être capable du même raisonnement, non ? A côté de ça, il ne fallait pas oublier que Poudlard était une école de sorcier, ce qui voulait dire que tous les membres du personnel – les professeurs en tout cas – étaient des experts dans leur domaine. Quant à Dumbledore, il était actuellement le sorcier le plus puissant du continent. Le simple fait qu’un sorcier cherchait à infiltrer Poudlard en prenant tous ces risques uniquement pour s’en prendre à Harry Potter était louche. Le plus étrange restait quand même le fait que l’acte le plus monstrueux qu’il ait commis soit d’avoir tué une douzaine de moldus… D’après ce que Tobias savait des Mangemorts à l’époque où Voldemort était en vie, ils avaient tous une liste bien plus conséquente en termes de meurtre et destruction. Enfin, il suffisait de demander à n’importe qui de penser Mangemort et les premiers noms qui viendraient seraient Lestrange, Mulciber, Dolohov ou encore Travers. En fait, à aucun moment Sirius Black n’était mentionné, donc le voir considéré comme le plus proche de Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom-pour-telle-ou-telle-raison n’avait pas vraiment de sens. Après les deux années précédentes qui n’avaient rien eu de normal, il ne s’attendait pas à passer une année ordinaire. Néanmoins, il ne s’était pas du tout attendu à découvrir tous les défauts de la communauté sorcière d’un coup.

Tout d’abord, on avait le nouveau professeur de DCFM qui était un loup-garou. Jusque-là, pas de souci. Le fait qu’il soit forcé de démissionner à cause de Rogue qui l’avait dénoncé et du fait que les parents d’élèves auraient peur pour leurs enfants était stupide. Il avait tenu jusqu’au mois de mai et il n’y avait eu aucun problème. L’année précédente, des élèves finissaient pétrifiés une fois par mois et aucun parent n’avait retiré leur enfant de Poudlard pour autant. A la place, ils avaient viré Dumbledore – la meilleure protection du château – pour mettre Lucius Malfoy à la place… Après, il y avait eu les Détraqueurs qui n’étaient pas capables de rester à leur place. Résultat, Calamité Potter avait bien failli mourir lors du premier match de Quidditch. Le fameux Sirius Black était parvenu à s’infiltrer dans l’école malgré tout, mais n’avait blessé personne mis à part un tableau. Étrange pour un supposé tueur en série complètement fou et prêt à tout pour tuer le Survivant. Buck, un hippogriffe, avait apparemment blessé Malfoy qui cherchait à le faire exécuter. Malgré le fait que le Petit Prince Malfoy jouait manifestement la comédie en exagérant ses blessures, ce que l’infirmière ou n’importe quel médicomage de Sainte-Mangouste aurait pu prouver, cet hippogriffe avait été condamné à mort… Et pourtant, s’il avait pris en compte ce que le professeur Hagrid – qui était plus qu’un expert dans son domaine – il ne se serait rien passé. Tout en révisant pour ses ASPIC, Tobias avait donc découvert en long, en large et en travers le côté obscur de la communauté des sorciers : beaucoup de corruption et de discrimination. Cette année-là lui avait permis de voir que les sang-pur possédant de l’argent pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient impunément, tandis que tous les autres avaient tout intérêt à faire profil bas s’ils ne voulaient pas finir à Azkaban ou exécutés suite au caprice d’un gosse de riche. Quant au Ministre de la magie, son cruel manque d’intelligence était bien trop alarmant, et combiné à son goût manifeste pour le pouvoir, vivre ou travailler dans un monde gouverné par celui-ci ne semblait pas malin du tout.

Découvrir ce côté-là du monde des sorciers ne l’empêcha pas pour autant d’apprécier sa dernière année à Poudlard. Lupin était un excellent professeur malgré le fait que Tobias n’aimait pas sa matière. Quant à Hagrid, il y avait de quoi se demander pourquoi il n’avait pas obtenu ce poste plus tôt. Il aimait les créatures magiques, les respectait et celles-ci l’appréciaient en retour. En cinquième année, il avait eu un rendez-vous avec son Directeur de Maison Flitwick pour parler de son projet professionnel. A l’époque, il avait pensé à devenir duelliste professionnel pour nourrir son addiction au risque ou langue-de-plomb pour pouvoir mener des recherches des plus approfondies sur un domaine bien compliqué, ce qui nourrirait sa curiosité. Au début de l’année 1994, il n’était plus sûr de vouloir l’un ou l’autre. Le premier ne ressemblait pas trop à une carrière. Quant au second, il tenait à éviter d’être de près ou de loin sous la directive du Ministre Fudge. Il pensait à quitter le pays, visiter le reste de l’Europe, mais il se devait d’obtenir les meilleures notes possibles pour avoir le plus de possibilités de métier une fois là-bas. Il espérait également ne pas tomber sur les mêmes problèmes de corruption et de discrimination à l’étranger. Malgré la présence des Détraqueurs, il put profiter de quelques visites à Pré-au-Lard avec ses amis qui avaient des projets professionnels bien différents des siens. Médecine, Politique, Recherches, Justice et Quidditch, il semblait que chacun visait un domaine bien différent, et pourtant ils ne s’étaient jamais séparés depuis le jour de leur rencontre en première année. Son meilleur ami cherchait à devenir Médicomage, sa copine du moment était plus intéressée par une carrière en tant que Batteuse pour les Flèches d’Appleby. Lui se cherchait toujours. Il avait fait part de son idée de quitter le pays en expliquant bien ce qu’il reprochait à l’Angleterre. Pour réponse, on lui proposa justement de rejoindre le Ministère pour le changer de l’intérieur… Il ne fut même pas tenté par l’idée. Pour commencer, il lui manquait le nom de famille adéquat. Il savait très bien que seul un sang-pur ou au moins un sang-mêlé serait capable d’influencer ne serait-ce qu’un minimum la politique qui régnait. Il préférait donc rester à distance avant d’être tenté par l’idée de lancer une révolution. Au fond, il aimerait pouvoir faire quelque chose, il sentait simplement qu’il ne servirait pas à grand-chose dans la communauté sorcière.

La fin de l’année fut marquée par le premier exploit magique de Calamité Potter qui avait repoussé une centaine de Détraqueurs avec un Patronus d’une puissance largement au-dessus de ce qu’un élève de troisième année était en mesure de produire. Tobias avait intérieurement applaudi cette prouesse qui le fit remonter dans son estime. Il le voyait toujours comme un aimant à bordel, ça ne changerait pas de sitôt, mais au moins il était capable de se débarrasser des problèmes qu’il apportait. Le plus ironique dans l’histoire restait qu’il avait sauvé Sirius Black avec ce patronus, celui-ci s’était évadé par la suite à dos d’hippogriffe d’après les rumeurs. Tobias était content pour Buck qui avait évité la décapitation. Concernant le reste, il préférait ne plus se poser de questions. Le plus simple en fait était de laisser les histoires de Calamité Potter là où elles étaient. En ce qui concernait ses examens, il avait géré Sortilège, Métamorphose (avec une affinité pour la Conjuration), Histoire de la magie, Soin aux Créatures Magiques – merci à Hagrid – et Arithmancie avec un Optimal. Pour le reste, il s’en était sorti avec un Effort Exceptionnel ou un Acceptable. Malgré son désintérêt pour la DCFM, son amour propre – il n’était pas à Serdaigle pour rien – en terme de compétences intellectuelles lui interdisait de se louper, surtout qu’il appréciait la pédagogie de Lupin qui était basée sur la légèreté et l’humour. Ses ASPIC en poche, il ne lui restait plus qu’à choisir une carrière. Son entourage avait déjà choisi et comptait passer l’été à se préparer pour débuter la rentrée (1994) qui suivrait. De retour à l’orphelinat pour faire ses adieux, il eût une discussion avec ses pseudo-frères qui allaient commencer un stage à la caserne de la ville. En écoutant leurs motivations, il comprit très vite qu’il les partageait. Ceux-ci voulaient aider là où ils pouvaient de manière concrète et directe, et s’ils pouvaient empêcher d’autres enfants de finir orphelins comme eux, ils feraient tout pour leur éviter de finir dans un orphelinat. Tobias ne pouvait rien faire pour la communauté sorcière telle qu’elle était à ce moment-là. Par contre, il se sentait capable de faire quelque chose d’utile dans le monde des humains. Ajouté à ça, il pourrait aussi nourrir son addiction au danger qu’il n’avait toujours pas réglé. Prenant sa décision sur un coup de tête, il fit usage de la magie – quelques sortilèges de confusion – pour pouvoir accéder au même stage que ses frères d’orphelinats.

Durant l’été, il s’entraîna de nouveau avec eux pour ne pas se retrouver à la traîne. Il se trouva un appartement avec ceux-ci vu qu’ils ne gagneraient pas beaucoup en tant que stagiaires, et quitta ainsi le monde des sorciers pour devenir stagiaire à la caserne de pompiers. Il ne perdit pas totalement le contact avec ses amis de Serdaigle ou même sa copine. Cependant au vu de leur mode de vie complètement différent, ils mirent très vite fin à leur relation. Il rendait de temps à autre visite à son meilleur ami qui suivait des études de médicomagie. Il était également la seule personne à le tenir au courant de ce qu’il se passait dans le monde des sorciers. Tobias avait pratiquement cessé d’utiliser la magie, vivant à 200% l’expérience professionnelle façon moldue. Mis à part pour transplaner, il ne se promenait même plus avec sa baguette qu’il gardait ranger dans sa valise avec le reste de ses affaires de Poudlard. Quant à son hibou, celui-ci restait généralement avec son ami sauf pour lui envoyer du courrier. Il suivit donc de très loin la Coupe du Monde de Quidditch avec le mini-retour des Mangemorts après le match, et la Marque des Ténèbres. Idem pour le Tournoi des Trois Sorciers. Comme de par hasard, celui-ci surgissait juste après qu’il ait quitté Poudlard. Il approuva le choix de Cédric Diggory et éclata de rire en voyant que Calamité Potter s’était retrouvé dans cette compétition en tant que quatrième champion. Ainsi, pendant qu’il apprenait à effectuer les premiers secours, à analyser des incendies et à intervenir sur des accidents non-magiques tout en gagnant en endurance et masse musculaire; Poudlard accueillait un Auror à la retraite, deux nouvelles écoles, des Dragons, un Bal de Noël, et faisait pousser un labyrinthe géant à la place du terrain de Quidditch. A la fin de l’année, Tobias terminait son stage et Poudlard pleurait la mort de Cédric Diggory : première réelle victime de Poudlard depuis des décennies. Apparemment, Voldemort était de retour, mais le Ministre préférait discréditer la parole de Dumbledore – qui croyait Potter – au lieu d’accepter la réalité.

L’année suivante, Tobias mit encore plus de distance entre lui et la communauté sorcière. Il pouvait se passer plusieurs mois sans qu’il n’ait de contact avec son meilleur ami qui travaillait lui aussi comme un forcené pour devenir médicomage. Quant à lui, il avait enfin commencé sur le terrain, découvrant ce qu’il se passait dans le monde réel lorsque la magie n’était pas là pour tout réparer ou tout empirer. En ne passant que les étés parmi eux durant ses sept dernières années, il avait loupé une sacrée partie sur la façon d’être des adolescents et des adultes moldus. Il s’était aussi habitué à compter sur les professeurs et le directeur pour régler les problèmes qui survenaient à l’école. Là, ce n’était plus possible. Il avait son équipe et son équipement, et c’était tout. Ils avaient leur mission, leurs ordres et se devaient de faire un maximum en un minimum de temps. Ils n’étaient pas des soldats, mais en termes de responsabilité, il n’avait pas l’impression de voir trop de différence mis à part l’absence de phase offensive. Son boulot consistait à limiter les dégâts à une zone bien précise pour mettre un maximum de personne à l’abri. Le fait de devoir se résigner à laisser quelqu’un derrière quand il était impossible de l’en sortir était tout sauf facile à supporter pour lui. A contrario, il commençait à ressentir un sentiment de familiarité avec ses partenaires de la caserne. Ils avaient pris leur habitudes et réagissaient par réflexe, se connaissant suffisamment pour savoir où était qui et qui faisait quoi. De même, ils étaient capables d’anticiper leurs actions mutuelles, sachant parfaitement qui serait du genre à traîner à l’arrière dans l’espoir de trouver quelqu’un et qui serait assez bête pour sauter par la fenêtre du cinquième étage avec quelqu’un dans les bras juste à temps pour éviter l’effondrement du bâtiment – oui c’était Tobias dans les deux cas. Il avait beau cherché à vivre l’expérience comme un moldu, il ne pouvait se résoudre à laisser des gens mourir s’il pouvait les sauver en utilisant sa magie. Ainsi, avec quelques transplanages bien placés, il était capable de gagner les mètres nécessaires pour transformer son sauvetage impossible – façon moldue – en plausible. Niveau adrénaline, il était au top, ayant déjà fait les frais de quelques brûlures et autres hématomes. Il était même parvenu à limiter sa témérité de par le fait qu’il aurait été égoïste de sa part de se laisser aller alors qu’il y avait des personnes nécessitant son aide. Il n’avait jamais été aussi distrait psychologiquement et mis à l’épreuve physiquement, ce qui lui permettait d’oublier complètement les sentiments d’abandon et de solitude que la pensée de ses parents biologiques provoquait chez lui. Il avait un boulot stable, des partenaires toujours à ses côtés, et un logement à lui bien qu’il soit très petit, mais bon il dormait à la caserne généralement. Il était si à l’aise dans sa nouvelle vie qu’il fit à peine attention au fait que Voldemort était officiellement de retour, qu’il avait combattu Dumbledore au sein même du Ministère et que le Cornelius Fudge avait été remplacé par Scrimgeour.

~~~~ C’est déjà la guerre, pourquoi il fout encore plus de bordel !?  [1996-1998] ~~~~

Cette phase de déni ne dura pas très longtemps. En effet, la guerre ayant lieu à la base dans le monde des sorciers uniquement ne tarda pas à affecter le monde des moldus et donc l’endroit où se trouvait Tobias. Le premier phénomène étrange provenait du fait que la météo avait complètement changé dans le pays due à la présence des Détraqueurs qui avaient quitté Azkaban. Lentement mais sûrement, il s’était ainsi rendu compte que son humeur n’avait de cesse de se dégrader et il en allait de même pour toute la population. Il faisait de plus en plus froid et de plus en plus sombre. Cependant, ce ne fut pas l’élément qui le fit tilter. Tobias étant Tobias, il avait besoin d’une véritable catastrophe pour ouvrir les yeux et sortir de sa bulle. Celle-ci se manifesta sous la forme d’un incendie non loin de sa caserne. Son équipe et lui furent rapidement sur scène, certains autour du bâtiment  pour contenir les flammes avec les lances, tandis que les autres se trouvaient à l’intérieur pour secourir les personnes coincées. Dès le départ, il avait senti que quelque chose n’allait pas puisque l’eau n’avait pas l’air de faire effet et les flammes ne réagissaient pas du tout comme d’habitude. La vérité, c’était que des Mangemorts avaient décidé de s’amuser un peu en terrorisant les moldus. Rien de tel que le maléfice du Feudeymon – soit des flammes inarrêtables – pour faire un maximum de dégâts tout en continuant de faire régner la terreur dans le pays. Ce jour-là, il parvint à évacuer ses partenaires rapidement avant qu’ils ne se fassent tous dévorer par les flammes magiques. Dans les semaines qui suivirent, il eût beaucoup moins de chance. Des bâtiments détruits de façon aléatoire. Des incendies surnaturels. Des ponts qui s’effondraient. Des moldus qui se suicidaient les uns après les autres à cause des Détraqueurs. Des meurtres en chambre close. De plus en plus de traumas dans les hôpitaux. Petit à petit au fil des mois, il perdit un à un les membres de sa caserne, étant le seul à survivre puisqu’il était le seul sorcier, le seul à pouvoir transplaner mais surtout le seul à pouvoir reconnaître les signes. Le fait de devoir garder le secret sur le monde magique l’avait complètement bloqué en termes d’argumentation. Il ne disposait pas du poids suffisant, ni de l’autorité suffisante pour les empêcher d’intervenir sur une scène qui transpirait l’intervention magique. Résultat, il avait juste été capable de voir ses camarades, ses partenaires, ses pseudo-frères, son équipe périrent intervention après intervention… Le soir de sa dernière mission, il se retrouva seul dans son appartement, face à sa valise de Poudlard qu’il n’avait pas touché depuis si longtemps, enfin prêt à ouvrir les yeux. En reprenant sa baguette, il s’était promis une chose : les innocents seraient vengés.

Le lendemain, il débarquait à l’improviste chez son meilleur ami, répondant sans sourciller à la question secrète afin de prouver son identité. Il fut très rapidement mis à jour sur ce qu’il se passait et se rendit également compte que cela faisait des mois qu’il était attendu. Toute une organisation d’anciens élèves de Poudlard de son année et des années supérieures s’était formée au fur et à mesure depuis que le retour du Seigneur des Ténèbres avait officiellement été annoncé. Bien entendu, il n’y avait pas tout le monde. Certains avaient quitté le pays, d’autres étaient du côté des Mangemorts et les derniers – comme lui – étaient toujours en plein déni. Le seul avantage provenait du fait qu’il n’y avait pas de Leader attitré, et il préférait ça. Cette organisation n’était pas comme les Mangemorts de Voldemort qui lui obéissaient au doigt et à l’œil sous peine d’être torturé ou tué, ni même comme l’Ordre du Phénix qui vénérait Dumbledore et adoptait une politique bien trop laxiste. Cette organisation-là adoptait une philosophie bien plus extrême compte-tenu de la situation : tous les moyens étaient bons pour gagner. Bien entendu, cela ne voulait pas dire que la porte était ouverte pour la torture, le meurtre et la destruction à tout-va. Non, cela voulait simplement dire que chacun était libre d’agir comme il l’entendait dès lors qu’il s’assurait d’être le vainqueur. Mieux valait être un tueur de Mangemort plutôt qu’une victime. Il n’y avait pas de comptes à rendre, pas de rapport à effectuer, pas de base secrète où tout le monde se rassemblerait. Seul un objectif les rassemblait tous : mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. Les Sombrals. C’était ainsi que cette organisation se faisait appeler. Pourquoi ? Parce que chacun de ses membres avaient vu la mort et comprit ce qu’elle signifiait. Les opérations étaient de toute sorte : limiter les dégâts, repousser des Détraqueurs, libérer des prisonniers, amener les blessés à Sainte-Mangouste. Très vite, Tobias se rendit compte que l’ennemi avait été grandement surestimé. Eux sortaient tout juste de Poudlard – à quelques années près – tandis que ceux qu’ils cherchaient à arrêter étaient bien plus âgés, bien plus expérimentés et bien plus nombreux. Après la mort de Dumbledore, ils se montrèrent même encore plus dangereux avec la traque officielle des nés-moldus pour leur reprendre leur baguette, signe que le Ministère était tombé sous leur main. Idem pour Poudlard avec Rogue – son assassin – à sa tête avec quelques Mangemorts en guise de professeurs.

Les Détraqueurs qui pourrissaient dans les villes. Les Géants qui ravageaient tout sur leur passage. Les Loup-garous qui attaquaient stratégiquement lors des Pleines Lunes. Quelques attaques d’Inferis par-ci par-là. Les Raffleurs qui attaquaient tout ce qui bougeaient par appât du gain. Et Voldemort et ses Mangemorts qui se tournaient les pouces pendant ce temps-là. Libre d’agir au grand jour, c’était eux qui menaient la danse tandis que les Résistants étaient forcés de se tapir dans l’ombre et de bien choisir leur moment pour tenter quelque chose. Les Sortilèges Impardonnables fusaient aussi dans tous les sens. Comment faire confiance quand tout le monde pouvait être manipulé sous l’Imperium ou déguisé grâce à du Polynectar ? Comment rester positif quand le Doloris pouvait vous mettre à terre à tout moment ? Et surtout, comment rester sain d’esprit lorsque votre vie se résumait à tout faire pour ne jamais entendre Avada Kedavra ? Pour la majorité de ces questions, la réponse de Tobias était la même : suffisait de ne pas se faire avoir. Bondir sur un côté lorsqu’on voyait un flash de lumière verte, endurer le Doloris jusqu’à trouver une ouverture pour s’en sortir, et pour le Polynectar ou l’Imperium ? Avec son meilleur ami, ils étaient déjà certains de ne jamais se faire avoir par le premier : ils se connaissaient depuis une bonne dizaine d’années. Cependant, ils prirent quand même la peine de se raser le crâne complètement, n’ayant ainsi plus de cheveux disponibles pour le Polynectar.  Quant au second, ils étaient prêts à se battre l’un contre l’autre si cela devait arriver. C’était la guerre. Aucun des deux n’était sûr d’y survivre. N’abandonnant pas pour autant, ils ne se séparaient jamais, combattaient toujours ensemble, côte à côte, se défendant envers et contre tout sans jamais rien lâcher. De nombreuses batailles, encore plus de blessures, parfois des semaines de convalescence pour Tobias qui oubliait assez souvent de se défendre, privilégiant la protection des innocents. L’atmosphère qui régnait était bien trop dure à gérer pour celui-ci. Tous ces morts, toute cette destruction, ces camps où des nés-moldus étaient emprisonnés et torturés contre leur gré. Ces semaines pendant lesquelles lui-même avait été capturé et soumis au Doloris avant d’être libéré. Le fait qu’ils ne semblaient pas plus proches d’en finir que le jour où ils avaient commencé. Ces nuits où il ne faisait que voir les visages de chaque personne qu’il avait perdues depuis le départ. Son père qui lui-même avait été tué durant une période similaire. Sa mère qui l’avait laissé tomber parce qu’il ne valait pas la peine qu’elle risque sa vie pour lui. Avec toutes ces pensées en tête et les Détraqueurs à proximité, sa colère et ses comportements à risque ne firent qu’empirer – sa façon à lui d’essayer de se distraire – et bientôt il finit par atteindre son point de rupture.

Son premier pas de travers ? Un Diffindo cruellement bien placé qui mit fin à la vie de sa cible en quelques secondes… Le second ? Un Reducto puissant en plein torse. Le suivant ? Un Bombarda dans la nuque. Bref, Tobias avait craqué sous la pression de la guerre. Jusque-là, il avait été bien plus tendre, se contentant de stupéfixer ou de ligoter parce qu’il pouvait se le permettre. Après son séjour en captivité, après avoir vécu ces semaines à la merci de ces bourreaux, impuissant, sans aucun contrôle sur sa propre survie, il cherchait par-dessus tout à retrouver sa fierté. Il voulait se sentir comme avant : puissant, sûr de lui et en contrôle. Il voulait se sentir vivant. Février 1998, soit trois mois avant la Bataille de Poudlard. Tobias n’était alors plus du tout le jeune adulte qui était parvenu à se calmer durant ses années à l’école de sorcellerie, il était redevenu la furie qu’il avait été à l’orphelinat. Déchaîné sur les champs de bataille. Expéditif dans l’utilisation de ses sorts. Égoïste dans sa façon de combattre. Impatient d’en découdre avec tout le monde. Incontrôlable dans le fait qu’il s’en prenait à tout le monde qu’ils soient Raffleurs, Mangemorts ou même Aurors. Pour lui, ils étaient tous coupables. Ils avaient tous blessés des innocents qui n’avaient rien demandé. Ils avaient tous du sang sur les mains d’une façon ou d’une autre. Qu’ils soient foncièrement mauvais avec la marque des ténèbres, simplement appâtés par le gain pour les Raffleurs ou trop faibles pour avoir empêché la prise de pouvoir de Voldemort : ils avaient bien l’intention de leur faire regretter d’avoir croisé sa route ! Il n’oublierait jamais ce jour où une bande de Raffleurs avaient bien failli se pisser dessus en le voyant conjurer des serpents géants – avec l’Amplificatum – pour ensuite leur ordonner en fourchelangue de les attaquer !! Même son meilleur ami n’avait rien dit, bien trop choqué sur le coup pour commenter ce qu’il avait vu et entendu. Par la suite, ils firent face à des Détraqueurs et des Loups-garous durant une nuit de Pleine Lune, parvenant à gagner du temps jusqu’au levée du soleil en majorité grâce au transplanage. Durant la Bataille de Poudlard, il s’était focalisé sur les géants et les acromentules jusqu’à la trêve proposé par Voldemort. Lorsque celui-ci revint avec le corps de Calamité Potter dans les bras de Hagrid, il ne réagit même pas. Lorsque la bataille reprit, il n’hésita pas une seule seconde, bondissant tête la première dans le tas pour en découdre une dernière fois. Il assista de loin à la défaite de Bellatrix Lestrange, puis de Voldemort en personne. Il ne resta pas pour célébrer dans l’enceinte de l’école, il transplana directement chez lui, dans son appartement moldu.

Officiellement, la guerre était terminée. Officiellement seulement. Certes, les nouveaux Aurors – tout juste majeur pour certains – s’occupaient des derniers puristes pour les capturer. Cependant, la guerre était toujours dans la tête du jeune Grant. Il n’arrivait pas à redescendre sur terre. Il n’arrivait pas à se calmer, à dormir ou à accepter la situation actuelle qui était bien plus pacifique qu’elle ne l’avait été durant les deux dernières années. Son meilleur ami – bien plus stable que lui – avait déjà repris son travail de médicomage. Quelque part, la guerre lui avait servi de stage intensif avec toutes les fois où il avait dû s’occuper de Tobias. Celui-ci enchaînait les bars, par contre, cherchant à noyer ses souvenirs dans une bouteille de Whisky Pur Feu, voire un vieil Hydromel. Si le simple fait de boire jusqu’à s’écrouler ne suffisait pas, il lançait une bagarre générale dans le bar en question. Il passa ainsi le reste de l’année 1998 à boire et se battre dans les bars avec ceux qui – comme lui – n’étaient pas capables de se réadapter par eux-mêmes.



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Lun 28 Nov - 4:18

 


Lena McCall
"We choose our own path. Our values and our actions? They define who we are"


Mon Histoire... [Partie III]



~~~~ Il était temps qu’il trouve sa voie ! [1999-2004] ~~~~

Nouvel an 1999. Au plus mal, Tobias venait tout juste de se faire éjecter d’un énième bar cette fois quand il atterrit aux pieds d’une personne : Lena McCall qu’elle s’appelait. Il n’eût même pas le temps de réagir qu’elle l’attrapa pour le transplaner directement au Ministère de la magie. Supposant qu’il serait mis en prison, il se laissa faire. Il n’avait aucune raison de lutter. Sans comprendre comment ni pourquoi, il se retrouva avec un boulot en tant qu’apprenti-Magizoologiste, assigné sous la direction de cette fameuse Lena. La vérité, c’était que son meilleur ami avait spécialement mené une recherche pour lui trouver cette opportunité, comprenant que Tobias avait besoin de quitter le pays s’il voulait avoir une chance de se sortir du caniveau. Sans même avoir le temps de dégriser, il se retrouva en Amérique pour étudier les Vampires. On ne lui demanda même pas son avis. La demoiselle ne cherchait pas à savoir s’il était d’accord ou pas, elle le traînait simplement partout où elle allait sans qu’il ne puisse rien y faire. Il était autorisé à faire ce qu’il voulait la journée, mais la nuit il était avec elle en train de traquer un clan. Donc s’il faisait l’erreur de boire en plein jour, il se retrouvait en danger la nuit puisqu’il était alors incapable de rester discret. Dans ces moments-là, Lena activait un sort de Désillusion pour elle-même et le laissait récolter ce qu’il avait semé. Quand il se plaignait du fait qu’il aurait pu mourir, elle l’ignorait. Petit à petit, Tobias commença par arrêter de traîner dans les bars pour éviter de devoir détaler en courant quand les Vampires le repéraient – difficile de transplaner en état d’ivresse. Il cessa aussi de se battre dans les bars et se mit à écouter sa responsable quand elle déblatérait des informations utiles sur ces créatures juste avant d’aller les étudier. Il ne l’apprendrait que des mois plus tard, mais le clan qu’ils étudiaient ne représentait pas du tout un danger. Lena leur avait expressément demandé de jouer la comédie pour éveiller les instincts de survie de son apprenti.

Reprenant petit à petit du poil de la bête, Tobias se mit à poser des questions de son plein gré, cherchant à en savoir plus sur elle et son boulot. A côté de ça, il se renseignait aussi sur toutes les créatures qu’elle avait étudiées par le passé. Il apprit alors qu’elle avait déjà plus d’une trentaine d’années de carrière derrière elle. Reconnaissant envers le fait qu’elle s’occupait de lui et lui avait permis de sortir de sa torpeur, il ne lui demanda à aucun moment pourquoi elle le faisait et ne chercha pas non plus à savoir. Quand la chance était de son côté, il préférait éviter de la repousser. Il passa ainsi deux années consécutives à parcourir les deux Amériques, apprenant un maximum sur le métier de Magizoologiste et les créatures qui intéressaient son mentor. Entretemps, elle l’avait inscrit à un Tournoi de Duelliste dans le continent. Le but était de le réhabituer aux combats limités par des règles bien strictes. La guerre étant terminée, il devait l’accepter. Et pour cela, il se devait de voir les duels comme autre chose qu’une lutte pour sa survie. Il ne fit pas long feu. Il gagna ses premiers duels, mais uniquement parce qu’il prenait par surprise ses adversaires en leur sautant limite à la gorge avec sa baguette. Les sorciers suivants étaient suffisamment expérimentés pour l’envoyer bouler en deux secondes. Ainsi, en plus de cette pseudo-thérapie où elle lui ré-apprenait à vivre, elle se concentrait aussi sur son tempérament furieux qu’il ne contrôlait pas du tout en combat. Il accepta de suivre son exemple qu’à partir du moment où elle s’était mise à le traiter de Gryffondor. Étant fier d’avoir été dans la maison des Serdaigles, il prenait très mal cette insulte. En 2001, ils quittèrent le continent américain pour atterrir sur le continent africain. Là, ce n’était plus du tout le même genre de créatures, ni le même monde, ni les mêmes coutumes où les mêmes langues. D’ailleurs, ils firent équipe avec un gobelin pendant tout le temps qu’ils passèrent là-bas. Celui-ci cherchait de nouveaux minerais et métaux pour les travailler par la suite.

Une chose était sûre, le courant ne passait pas du tout entre les deux. D’un côté, on avait le gobelin qui prenait Tobias pour un abruti fini parce qu’il était obligé de se forcer pour rester calme. De l’autre, on avait Tobias qui ne le voyait que comme une créature sans cervelle à la recherche du moindre truc qui brillait. Dans le fond, ni l’un ni l’autre ne le pensait vraiment : c’était juste leur façon d’interagir. Avec Lena qui parlait le langage des gobelins, ce dernier ne se privait pas pour converser uniquement dans sa langue afin d’évincer le sorcier de la conversation. Celui-ci, rien que pour l’énerver, avait donc décidé d’apprendre la langue pour lui clouer le bec un jour. Ils avaient même fait un pari sur le temps qu’il lui faudrait pour apprendre un « langage aussi raffiné » qu’était celui des gobelins. Tobias – pris au vif – lui assura qu’il ne lui faudrait pas plus d’une année pour la maîtriser complètement. Le gobelin paria sur une quinzaine d’années. Âgé de 25ans alors, ce fut Lena qui gagna le pari puisqu’elle avait misé sur le fait qu’il la parlerait sans problème vers ses 32ans. En effet, malgré tous ses efforts, il fallut sept années au sorcier pour parvenir à converser avec cette espèce dans leur langue d’origine avec l’accent qui allait avec. En attendant d’en arriver là, il continuait ses découvertes en Afrique avec ces deux-là. Il venait également de commencer à rédiger ses propres rapports sur ce qu’il voyait, notant ses observations, ses hypothèses sur ce qu’il se passerait ensuite vis-à-vis de telle ou telle situation, et proposait des solutions pour remédier aux problèmes s’il y en avait. Selon le pays dans lequel ils se trouvaient, Lena inscrivait Tobias à d’autres compétitions de duelliste. Les règles, les stratégies et les sorts utilisés ne ressemblaient en rien à ceux des tournois américains. Le jeune homme fut quand même en mesure d’appliquer ce que Lena essayait de lui mettre dans la tête depuis le départ : il ne servait à rien de courir, le tout était une question de timing. Changer radicalement de façon de se battre n’avait rien d’une partie de plaisir sachant qu’il devait réprimer ses instincts agressifs qu’il avait presque toujours laissé faire par le passé. Néanmoins, il progressait. Il était plus calme, ce qui était un bon début pour lui.

Suite à tous ces trajets effectués, ces pays, villes et villages visités, ces différents sorciers affrontés et ces diverses créatures analysées, Lena lui demanda de réfléchir sérieusement au moyen qui – selon lui – serait le plus efficace à la fois contre les sorciers, mais aussi contre les créatures s’il devait en affronter une un jour. Elle lui rappela au passage ce que Ollivander répétait toujours : « la baguette choisit le sorcier ». Ce qu’elle voulait dire par là ? En partant du principe que certaines baguettes étaient plus adeptes pour certaines branches de la magie, cela voulait dire qu’il en allait de même pour le sorcier. Ainsi, s’il restait honnête avec lui-même en donnant sa réponse, il ne devrait avoir aucun mal à mettre à s’adapter à son nouveau style de magie puisque sa baguette y était prédestinée – elle l’avait choisi lui après tout. Jusqu’à maintenant, il était possible que son style chaotique ne soit pas la raison pour laquelle il avait été choisi par sa baguette. En attendant qu’il soit bien avancé dans l’âge adulte et parfaitement capable de raisonner à ce niveau-là, elle lui permettait de trouver la voie qui avait d’ores et déjà été tracée pour lui. Il ne lui donna pas sa réponse de suite. Il prit le temps d’y réfléchir durant le reste de leurs aventures en Afrique. Il entreprit des discussions avec des sorciers et sorcières du coin, mais aussi avec son compagnon de route gobelin qui avait sa propre façon d’utiliser la magie. Il prenait note de tout ce qu’il voyait, de tout ce qu’il entendait et de tout ce qu’il avait en tête continuellement. Au fond la question de Lena était toute simple : quel était le meilleur moyen de neutraliser un être vivant ? Le but n’était pas forcément de blesser, mutiler ou tuer. Ce n’était pas non plus de détruire ou de soumettre. Pour Tobias, en tout cas, ce n’était pas le cas. Lorsqu’il était pompier, ses intentions étaient de limiter les dégâts causés par les flammes et de secourir le plus rapidement possible pour empêcher des dommages supplémentaires pour les victimes déjà blessées. Il savait donc qu’il ne cherchait pas à faire mal. Il en était capable s’il le fallait, mais il n’aimait pas ça. Cherchait-il à protéger ? En quelque sorte, mais les sorts de protection n’avaient jamais été son point fort : il n’aimait pas les cours de DCFM après tout, malgré leur utilité.

Il avait toujours été bon en Sortilège et Métamorphose – surtout la Conjuration – ce qui signifiait que sa réponse se trouvait là-dedans. Le simple fait de réfléchir à tout ça l’habituait à la patience. Rester calme, réfléchir avant d’agir, rester objectif, sérieux, ne pas perdre le contrôle, ne pas se laisser aller, comprendre celui qui se trouvait en face et limiter les dégâts. Sans s’en rendre compte, il retrouvait l’état d’esprit qu’il avait adopté durant son temps chez les pompiers, il était même encore plus serein. Le fait de côtoyer toutes ces personnes différentes, mais aussi ces créatures différentes lui ouvrait les yeux sur tout ce que le monde avait à lui offrir. Il s’était également remis à pratiquer le fourchelangue, s’exerçant devant des serpents conjurés, puis des photos. Parfois même, il s’essayait à penser à voix haute dans cette langue. Mais à ce niveau-là, il était bloqué. Il avait toujours besoin d’une image, au minimum, pour émettre ces sifflements caractéristiques. Pour ces exercices-là, il était toujours en privé. Garder un atout dans sa poche était aussi une bonne stratégie à appliquer. Après trois années passées sur le continent africain, le fruit des recherches de Lena finit par éclore : elle avait repéré un Nundu. Pour le capturer, une centaine de sorciers et sorcières fut recrutée. Sortilège de Têtenbulle obligatoire compte-tenu du fait que cette créature relâchait constamment du poison. La bataille fut féroce, et pour la première fois, Tobias resta en retrait au lieu de se lancer tête baissée comme il l’aurait fait autrefois. Il patienta, observant la façon de procéder des autres, ainsi que les réactions de la créature, émettant des hypothèses sur la meilleure façon de l’appréhender, mais y renonçant rapidement en voyant l’armada de sorciers plus expérimentés que lui tenter une à une chacune de ses idées pour finir au sol rapidement. Certains avaient été recrutés uniquement pour s’occuper de transplaner les blessés à l’abri. Le jeune Grant était donc libre de poursuivre ses observations. Il vit Lena tenter de multiples approches à coup de sorts en tout genre. Elle avait même essayé de conjurer une cage tout autour de lui pour le distraire pendant que d’autres transformaient son environnement en cordes pour tenter de le ligoter. Lorsque l’un d’entre eux tenta de l’aveugler avec le sortilège de Conjonctivite, la créature vit rouge et aussitôt l’ordre de quitter les lieux fut donné avant qu’ils ne finissent tous en charpie. Au final, il n’avait pas du tout participé. Cependant, il avait enfin sa réponse.

Juillet 2004. L’heure de la séparation avait sonné. Tobias avait fourni sa réponse à Lena qui l’avait approuvée tout en lui annonçant que sa phase d’apprentissage était terminée. Âgé de 28ans, celui-ci avait passé un peu plus de cinq années derrière elle à la suivre partout. Avec elle, il avait visité les continents américains et africains, découvrant les créatures magiques de ces zones, mais aussi les communautés magiques qui y résidaient. D’après elle, il était fin prêt à voler de ses propres ailes et misait sur lui pour devenir ne serait-ce que la moitié de la Magizoologiste qu’elle était – oui elle avait une très haute estime d’elle-même. Tout d’abord, il devait retourner en Angleterre pour un long debriefing au sein du Ministère. Ce serait d’ailleurs la première fois qu’il y remettrait les pieds depuis qu’il avait été traîné de force par sa mentor. Il avait gardé le contact par courrier avec son meilleur ami et quelques autres qui prenaient de ses nouvelles. Mais il ne ressemblait plus vraiment à ce qu’il était en 1998. Pour commencer, ses cheveux avaient repoussé. Après, il n’avait plus du tout la même carrure, ni la même expression sur le visage : il n’était plus hanté par la guerre ou ses parents. Il était Tobias Grant, Magizoologiste depuis cinq secondes. De retour en Angleterre, il découvrit un tout nouveau pays, un pays reconstruit et plus stable que jamais. Le Ministre était respecté, apprécié et intelligent. Suite à son debriefing avec le Département des Créatures Magiques, il reçut officiellement son nouveau titre et on lui laissa quelques semaines pour décider d’une thématique et d’une destination, il pouvait aussi leur demander à eux de choisir pour lui. Il n’avait pas été libre de prendre ses décisions depuis que Lena l’avait kidnappé, il préférait donc choisir par lui-même. Les retrouvailles avec son groupe d’amis et les anciens membres des Sombrals furent émotionnelles pendant l’espace de trois secondes avant qu’ils ne commencent tous à se moquer de Tobias, de ses cheveux mi-longs, et de sa tête d’ahuri en voyant des gosses dans la pièce se foutre des coups de hochet !!

En son absence, le monde ne s’était pas arrêté de bouger. Après leur avoir fait part de ses aventures, il prit la peine de leur demander leur avis sur la spécialisation qu’il devait prendre. Il y eût de tout, et apparemment certains voulaient se débarrasser de lui à tout jamais. Étudier le Magyar à Pointes en Hongrie ? Ces types étaient-ils vraiment ses amis ? Entre ceux qui lui proposaient de devenir chasseur de Basilic – comme si c’était possible – et les autres qui lui suggéraient éleveur de Phénix, il finit par écouter se décider lui-même en se servant du hasard. Son sac de voyage sur le dos, il se mit en route pour la Grèce. Sa spécialité ? Les créatures de niveau 4, soit intelligentes et puissantes mais non dangereuses si on savait comment les aborder. Il avait hâte d’étudier les Griffons une fois là-bas, mais aussi les Êtres de l’eau. A côté de ça, il comptait continuer de travailler sur la langue des gobelins et son fourchelang qui s’amélioraient tant bien que mal. Enfin, il y avait la réponse qu’il avait donné à Lena sur le type de magie le plus adapté – selon lui – pour faire face à la fois aux sorciers et aux créatures. Sa réponse ? La magie sensorielle.

~~~~ Tobias Grant, le Magizoologiste ! [2004-2017] ~~~~

Débarquant en Grèce, il commença par se focaliser sur les Griffons, supposant que ce serait plus simple sachant qu’ils respiraient le même air que lui. En prenant en compte les années d’apprentissage qu’il avait effectué avec son mentor, il décida de monter sa propre équipe pour l’accompagner. Il fit ainsi équipe avec des sorciers locaux, qui avaient déjà travaillé par le passé dans ce domaine mais pour d’autres créatures, et débuta son étude. Il ne mit pas trop de temps à trouver des indices le menant à ce qu’il recherchait. Après ces quelques années à apprendre aux côtés de Lena, Tobias n’eût pas trop de mal à se rapprocher d’un petit griffon qui s’était isolé de son groupe. Le seul problème résidait dans le fait que ses coéquipiers se mirent à lancer des sorts sur celui-ci, cherchant apparemment à le capturer. Il les stoppa rapidement et comprit en les interrogeant que ceux-ci étaient des collectionneurs. Ils avaient mal interprété ses propos – supposant qu’il était comme eux – et s’étaient mis dans la tête de capturer les griffons qu’ils trouveraient pour les revendre ensuite. Malheureusement pour eux, ce n’était pas le cas. Tobias était là pour les observer et ne s’en approcher qu’une fois que ceux-ci se seraient habitués à sa présence dans le coin. Préférant éviter d’être dénoncés et arrêtés, ils tentèrent alors de capturer le jeune Grant. Ayant tout juste commencé à travailler sur la magie sensorielle, celui-ci était loin d’être un expert en la matière, il fut donc forcé de se reposer sur ses méthodes précédentes qui étaient bien plus extrêmes. Ceux-ci se retrouvèrent donc restreints – sans baguette et couverts de morsures – entre trois serpents conjurés et agrandis par Tobias. Avec une guerre derrière lui, ses nombreuses participations à des tournois de duelliste sur les continents américains et africains, et sa nouvelle sérénité développée avec son mentor, il n’avait pas grand-chose à craindre de lâches qui s’attaquaient en nombre à des griffons non-adultes. Réalisant que tout un réseau de collectionneur-revendeur devait exister, il décida de mener son enquête pour mettre fin à ce trafic de créatures magiques. Au cours de celle-ci, il fit la rencontre d’une Herboriste – nommée Olivia Lund – qui lui sauva la mise le jour où il eût la bonne idée de tomber dans un Filet du Diable qu’elle-même était en train d’étudier. Le fait qu’elle l’ait désarmée tout d’abord l’avait clairement inquiété. Le fait qu’elle soit restée à prendre des notes pendant qu’il se débattait – bêtement – pour se sortir de ce calvaire l’avait encore plus énervé. Mais le pire fut probablement le moment où elle lui avait intimé de se taire parce qu’il la déconcentrait alors qu’elle était en train de travailler… Après s’être retrouvé ligoté de la tête aux pieds par ce Filet du Diable, et en comprenant qu’il ne se calmerait pas de sitôt – la colère lui ayant fait oublié son bon sens – elle l’avait sorti de là avec un Lumos.

Récupérant sa baguette, il s’était éloignée de cette dangereuse mordue du travail – qui deviendrait son épouse – sans dire un mot. Dans les mois qui suivirent, il parvint à remonter le réseau de trafiquants de ces créatures en se servant des cours de pistage que Lena lui avait donné – difficile de traquer une créature ou une personne autrement. Lentement mais sûrement, un par un, il fut capable de démanteler ce qu’il pensait être l’organisation tout en continuant d’adapter son nouveau style de combat, cherchant ainsi à priver ses cibles de certains de leur sens – notamment la vue et l’ouïe – pour les neutraliser plus aisément. La vérité, c’était que le leader avait eu vent du fait que Tobias les traquait, engageant ainsi des boucs émissaires pour le distraire pendant qu’il continuait son business en paix. Au final, le faux groupe qu’il démantela ne trafiquait même pas de créatures magiques, mais des animaux ordinaires : des aigles royaux. Liés aux griffons d’une certaine manière, mais sans plus. Ce fut d’ailleurs au cours d’un raid sur l’une de leur base qu’il tomba sur un œuf qu’il décida de garder pour lui. Le conservant au chaud et protégé dans son sac de voyage, il décida de reprendre son étude – sachant qu’il était là en Grèce pour travailler à la base – sur les griffons, se doutant que tôt ou tard il retomberait sur la véritable organisation. Suspendu sur un balai jour après jour, il énonçait ses observations à voix haute tandis qu’une plume à papote les rédigeait pour lui sur un calepin qui lévitait à ses côtés. Il ne prenait pas la peine de masquer sa présence. Non seulement il voulait que les griffons aient conscience de sa présence et du fait qu’il ne représentait pas un danger pour eux, mais il cherchait également à montrer aux éventuels trafiquants que s’ils cherchaient vraiment à atteindre le groupe qu’il étudiait, ils seraient forcés de passer par lui. Une année s’était d’ores et déjà écoulée depuis qu’il avait débarqué en Grèce. L’œuf qu’il avait gardé avait éclos, donnant naissance à un bébé aigle qu’il nomma Arya. Celle-ci passa ses premiers mois dans le sac de Tobias, ne laissant que sa tête dépassée pour pouvoir manger ce qu’il lui offrait. Par la suite, elle apprit à voler et dès lors se débrouillait seule pour chasser et se nourrir avant de revenir pour dormir sur l’épaule du sorcier. Les trafiquants firent leur grand retour, et cette fois-ci, Tobias décida de faire appel aux autorités locales plutôt que de se débrouiller seul. Ceux-ci, assistés de l’aide du Magizoologiste en tant que consultant, parvinrent au final à mettre un terme à leur organisation, le laissant alors libre de mener son étude comme il le désirait.

N’étant plus forcé de surveiller les griffons pratiquement jour et nuit, il s’autorisa quelques vacances durant lesquelles il participa à un énième tournoi de duelliste. Il se força alors à n’utiliser que des sorts affectant les sens et rien d’autre. Néanmoins, il se rendit très vite compte que ça marchait très bien en guise de distraction, mais que ce serait loin d’être suffisant pour gagner un duel. Il commença alors à combiner la magie sensorielle à son affinité pour la conjuration, ce qui lui permit pour la première fois d’accéder aux huitièmes de final d’une compétition de ce genre sans verser la moindre goutte de sang. Continuant sur sa lancée, il s’autorisa une petite escapade dans les eaux grecques, se demandant s’il pourrait tomber sur des Êtres de l’eau ou non. Avec le sortilège de Têtenbulle pour seul moyen de respiration, il ne fit pas long feu surtout lorsqu’il se retrouva de nouveau confronté à l’herboriste Olivia Lund – 23 ans à l’époque – qui avait décidé de l’attaquer sans motif valable. Cette fois-ci, il remporta leur confrontation. Cependant, il faillit se noyer en tentant de remonter à toute vitesse car elle avait troué la bulle d’air qui lui permettait de respirer. Une fois de retour à la surface, il se posa sur la côte en attendant qu’elle remonte pour avoir des explications. Apparemment, elle cherchait à étudier les avantages de la Branchiflore face à l’usage d’un sortilège pour survivre dans un environnement aquatique. Le fait de tomber sur Tobias – qu’elle avait reconnu directement – s’était avérée être une opportunité trop alléchante pour la laisser passer. N’acceptant pas du tout cette explication comme une excuse, il la désarma puis l’enchaîna par les pieds à un arbre en guise de revanche. Dans les mois qui suivirent, leurs routes n’eurent de cesse de se recroiser et, à chaque fois, l’un cherchait à se venger du mauvais tour que l’autre lui avait joué la fois précédente. Olivia était née en Suède et avait étudié à Durmstrang avant de débuter sa carrière d’Herboriste. Elle fut la première personne à qui il confessa le fait qu’il parlait le fourchelangue – son meilleur ami l’avait découvert en voyant Tobias dans le feu de l’action – et la seconde à tout connaître sur la façon dont il avait grandi à l’orphelinat. Travaillant chacun de leur côté avec des objectifs différents, ils finirent par cesser de se mettre des bâtons dans les roues avec leurs chamailleries. A la place, ils choisirent de s’aider mutuellement. Il lui servait plus ou moins de cobayes pour qu’elle puisse étudier ses plantes magiques – dont certaines étaient carnivores – tandis qu’elle lui apportait son soutien dans ses propres recherches – en lui fournissant de la Branchiflore par exemple – sur les Êtres de l’eau. En parallèle, il était de plus en plus fasciné par le mode de vie des griffons. Arya – son aigle royale – s’amusait parfois à voler avec ceux-ci, les deux espèces s’étant mutuellement habituées à la présence de l’autre dans les cieux.

Les années s’écoulèrent, Tobias et Olivia étaient mariés, attendant la naissance de leur premier enfant. Il avait fait part d’un courrier à Lena – transporté par Arya – de la nouvelle ainsi que du fait qu’elle avait gagné le pari sur sa maîtrise du langage des gobelins. Au passage, il lui avait proposé un pari sur le temps qu’il mettrait à maîtriser le langage aquatique qu’il avait commencé à apprendre dès lors qu’Olivia lui avait fourni des Branchiflores. Sachant qu’à l’air libre, cette langue ressemblait à des hurlements suraigus, elle avait choisi de ne pas parié contre lui si en échange il promettait de ne pas le parler à côté d’elle. En guise de réponse, Tobias l’avait invité à passer quelques jours en Grèce sans expliquer la raison. Elle arriva juste à temps pour assister, en 2010, à la naissance de la première fille de son apprenti : Helena, surnommée Lena, Grant. Son meilleur ami fut également présent en ce jour. N’ayant pas de réelle famille, il avait invité ces deux-là qui s’y apparentaient le plus. Envoyant ses rapports régulièrement au Département des Créatures Magiques se trouvant à Londres, il fut capable de vivre paisiblement en Grèce avec sa femme et sa fille. Il ne remettait les pieds dans son pays natal que très rarement, pour des évènements particuliers comme des anniversaires ou des naissances, et n’y restait généralement pas très longtemps, quelques semaines tout au plus. Avec l’enfance qu’il avait eue, le fait d’être parent avait une importance toute particulière pour lui. Résultat, il cherchait toujours à partager ses passions avec sa fille. Baptême de l’air sur le dos d’Arya, baptême de l’eau en secret – il avait bien failli se faire arracher la tête quand sa femme l’avait découvert – et surtout il passait son temps à utiliser la magie autour d’elle pour l’amuser. A côté, il continuait de travailler sur la magie sensorielle et le langage aquatique. Le langage des gobelins n’avait plus de secret pour lui, ce dont il ne cessait de se vanter, et il était capable de parler le fourchelangue à voix haute sans avoir besoin d’un serpent ou d’une image de serpent pour se mettre en condition. Vu qu’il vivait en Grèce la majorité de l’année, il avait aussi fait l’effort d’apprendre cette langue. Ce métier de Magizoologiste n’avait de cesse de l’étonner, de lui ouvrir de nouvelles possibilités, tout en le forçant à s’adapter à celles-ci pour apprendre encore plus. En 2015, il réalisa qu’après onze années dans un même pays, il n’avait plus grand-chose à apprendre des Êtres de l’eau et des Griffons, il retourna donc à Londre quelques semaine pour faire le point et trouver sa prochaine voie, accompagné de sa fille Helena (5ans), et  de ses deux petites soeurs, Malia et Alicia (3ans et 1an respectivement). Olivia, sa femme, se trouvait en Hongrie depuis quelques mois pour ses propres recherches.  

Faisant part de son désir d’aller en Hongrie pour la rejoindre, il apprit – et rigola beaucoup sur le coup – qu’il s’agissait du pays de résidence d’un certain type de Dragon : le Magyar à Pointes. Le Dragon étant une créature de niveau 5, soit un niveau au-dessus de ce qu’il avait étudié jusque-là, il supposait qu’il s’agissait là de la suite logique. La seule différence provenait du fait qu’ils étaient impossibles à dresser complètement. Traduction ? Contrairement aux Êtres de l’eau et aux Griffons qui étaient approchables et civilisés, les Dragons seraient constamment un danger pour sa survie puisqu’ils chercheraient la moindre occasion pour se libérer. Intéressé par le challenge et par le fait de vivre de nouveau avec Olivia avec leurs enfants, il partit pour la Hongrie. Là-bas, il joua donc les Dragonologistes au sein d’une équipe. Le fait de se retrouver confronter aux flammes de ces Dragons au jour le jour lui rappelait le temps où il était pompier. Quant à ses partenaires, il lui rappelait ceux de sa caserne durant la même époque. Petit à petit, il se mit à repenser à cette période, mais surtout à son sentiment d’impuissance face au maléfice du Feudeymon que seul le lanceur pouvait – en théorie – stopper s’il en avait le contrôle. Cependant, si tous les autres sortilèges pouvaient être stoppés, il ne voyait pas pourquoi ce maléfice serait l’exception. Même le Doloris et l’Avada Kedavra pouvait être interceptés par un objet pour s’en défendre. Ce qui ne fut qu’une vague pensée durant son travail avec les Magyars devint très vite une véritable obsession. Au cours de nombreuses discussions avec ses collègues, mais aussi avec des vétérans en termes de Dragonologie, il commença à rassembler toutes sortes de stratégies différentes pour faire face à des flammes magiques. Le fait de continuer de travailler au contact de ces Dragons lui permettait parfois – quand on le lui autorisait – de tester ses idées et potentielles solutions directement sur leurs jets de flamme. C’est ainsi qu’il finit par se retrouver en convalescence pendant plusieurs mois, devant mettre sa carrière en suspens pendant quelques temps.

~~~~ Retour à Poudlard  [2017-Present Day] ~~~~

Au vu des dégâts subis durant son expérience – stupide – avec un Magyar à Pointes, ses brûlures furent telles qu’il se retrouva transféré à Sainte-Mangouste à la seconde où son état fut stabilisé. Sa famille le suivit également là-bas et celle-ci se trouva un logement dans le village de Terre-en-Lande en Angleterre. Partageant sa chambre avec un sorcier qui – contrairement à lui – était au courant de tout ce qu’il s’était passé dans ce pays depuis qu’il avait plus ou moins disparu avec son mentor Lena 18 années plus tôt, celui-ci le mit au courant de manière détaillée de tout ce qui avait changé depuis la fin de la guerre. Il fit une drôle de tête en apprenant ses histoires de taxes sur les familles de sang-pur et certaine de sang-mêlé pour renflouer le gouvernement. Le fait que les actions politiques suivantes aient eu pour but d’aider les nés-moldus à mieux s’insérer dans la communauté sorcière, il le vit comme une bonne chose. A la façon de s’exprimer de celui qui partageait sa chambre, il comprit très vite que ce n’était pas un point de vue partagé par tous, probablement pas par ceux qui s’étaient vus taxés en tout cas. D’un autre côté, au vu de ce que les nés-moldus avaient subi pendant la guerre, Tobias trouvait que ces changements étaient plus que mérités. Se demandant comment se portait Poudlard depuis le temps, il faillit cracher son petit-déjeuner en voyant – à la rentrée 2017 – la première page de la Gazette du Sorcier annoncer la nomination de Calamité Potter au poste de Directeur !! Suite à cela, il s’attendait chaque jour à ce qu’une catastrophe survienne dans l’école en question. Malgré le fait que cela faisait plus de vingt années, il n’avait rien oublié de toutes les aventures surnaturelles – même dans le monde des sorciers – que celui-ci était parvenu à attirer dans Poudlard. Toujours en convalescence bien qu’il fut autorisé à rentrer chez lui, il continua de surveiller ce qu’il se passait au travers de la Gazette. Des Néo-Mangemorts ? Sachant que la majorité d’entre eux étaient morts ou en prison, il avait du mal à voir l’un d’entre eux à leur tête. Après, il y avait des exceptions comme Petit Prince Malfoy mais bon, jusqu’au bout il n’avait jamais eu l’air plus intimidant que ça. Préférant ne pas y penser plus que ça, il profita de sa convalescence pour passer du temps avec ses filles pendant qu’Olivia travaillait.

Tout en guérissant de ses brûlures, il ne lâchait pas l’affaire concernant ses recherches sur une solution potentielle au Feudeymon. Le fait de se trouver de retour en Angleterre signifiait aussi qu’il aurait accès à d’autres sources que celles qu’il avait amassé jusque-là. Entre son meilleur ami qui travaillait à Sainte-Mangouste et lui avait rendu visite, son mentor Lena qui se trouvait actuellement en Océanie, et tous les sorciers qu’il avait croisés sur sa route durant sa carrière de Magizoologiste, il était en mesure de contacter des experts dans des domaines différents pour l’aider dans sa recherche. Ici, il pourrait potentiellement voir du côté du Ministère s’ils avaient effectué des recherches similaires, ou même voir à Poudlard, la bibliothèque là-bas devait regorgée d’informations utiles. Le problème, c’était qu’il ne pouvait pas débarqué là-bas comme un touriste pour visiter celle-ci… Il débattit longtemps sur l’idée de trouver un boulot ne serait-ce que temporaire dans l’école pour pouvoir accéder à la mine d’informations présente là-bas. Le problème, c’était qu’il devrait y rester au minimum une année complète, autrement ce ne serait pas correct de sa part. En discutant avec sa femme et ses filles qui commençaient à apprécier le fait de vivre en Angleterre, il fut convaincu de trouver un travail dans l’école. A côté de ça, les médicomages et soigneurs de Sainte-Mangouste lui avaient interdit d’entreprendre une activité à risque pendant un bon moment jusqu’à ce qu’ils lui donnent le feu vert. Il était donc forcé de trouver un emploi calme. Professeur ? Mis à part Sortilège, Métamorphose et Soins aux Créatures Magiques, il ne voyait aucune matière qu’il pourrait enseigner. Dans tous les cas, il préférait éviter de donner des cours. Il décida donc de postuler pour Bibliothécaire, ce qui était la position parfaite pour lui compte-tenu de son objectif et de l’ordre des médicomages. L’entretien face à Calamité Potter fut une véritable torture pour lui. Jusque-là, il n’avait jamais eu à lui adresser la parole, se contentant de le voir détruire Poudlard à distance, et la dernière fois qu’il l’avait vu, c’était quand le jour où il avait tué Voldemort avec un Expelliarmus. Forcé de cacher son antipathie à l’égard de son futur patron, il parvint à obtenir le poste.

Son premier mois se passa tranquillement. Il s’occupait de maintenir la bibliothèque en état, tout en aidant certains élèves à trouver ce qu’ils cherchaient dans les rayons appropriés. Lorsqu’il s’agissait d’un Serdaigle – son ancienne maison – il n’hésitait pas à les questionner en détails pour mieux les aider. Le mois suivant marqua le début de l’influence de Calamité Potter et des Calamités Juniors – parce qu’il avait eu la bonne idée de se reproduire – avec le débarquement des Aurors au sein même de l’école. La raison ? Le Ministre en personne s’était fait attaquer par ces fameux néo-mangemorts. Le fait que la Gazette ait révélé cette information plusieurs semaines après l’attaque en question ne le surprit pas trop. Le fait que Potter et le Ministre soient si complices le prit au dépourvu par contre. C’était toujours mieux qu’à l’époque où Fugde était contre Dumbledore, mais ça restait étrange pour lui. Malgré ces nouvelles, il ne changea pas trop ses habitudes, se contentant simplement de communiquer plus souvent avec sa famille. Avec la mort d’un Serpentard au sein même de l’école par contre, il fit déménager sa famille en Irlande malgré leurs protestations : leur sécurité passait avant tout pour lui. A côté de ça, sa nature paranoïaque commença peu à peu à faire son retour, au point qu’il décida de prendre de nouvelles mesures de sécurité vis-à-vis de la bibliothèque dont il s’occupait. Il ne s’agissait que d’une petite zone, mais il savait qu’il avait été laxiste au niveau de la sécurité de celle-ci jusque-là, des élèves s’y infiltraient comme dans un moulin en pleine nuit pour visiter la réserve. Ce ne serait plus le cas dorénavant. Avec un tueur potentiellement dans l’enceinte même de Poudlard, celui-ci pourrait tout aussi bien être un adulte expérimenté qu’un élève apprenant de nouveaux sorts en provenance de bouquins de sa bibliothèque. En ce début du mois de novembre 2018, Tobias se préparait donc à s’investir bien plus dans ce qu’il se passait au sein du château afin d’empêcher le pire d’arriver.
 

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Lun 28 Nov - 9:06
Et beh !!! Bienvenue encore une fois tu nous donnes de la lecture mais c'est plaisant de te lire :) hesite pas à nous MP si besoin :) n'oublie pas de signer le règlement du forum stp
Si besoin que j'efface mon message car tu veux rajouter un élément dis le moi et je supprime :)

Invité
Lun 28 Nov - 10:18
Bienvenue bibliocollègue \o/

Bon courage pour la fin de ta fiche (tu nous as servi un pavé xD)

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Lun 28 Nov - 19:18
Bienvenue ; )

Je n'ai pas encore ta fiche mais le ferais dès qu'elle sera terminée : ) En tout cas, y a de quoi lire et en prime... un plus vieux yes ;^;

Courage pour la suite Grant ; )

(ps : j'aime le prénom Tobias)

.....................................................


THE NIGHT IS DARK & FULL OF TERRORS
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Lun 28 Nov - 19:25
Eh ben, j'aurai de quoi lire ^^

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche

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Sam 3 Déc - 5:39
Hello Hello !!

Juste pour vous informer de la fin de ma présentation ! =3

Sortez les lunettes de fatigue, on sait jamais x.x

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Sam 3 Déc - 10:47


Répartition Tobias Grant

Monsieur Grant ravi de vous revoir,
ex-serdaigle qui au vu de votre histoire aurait très bien pu terminer chez les courageux Gryffondor ; une histoire variée, comme votre langage à ce que je vois;.. les portes de la bibliothèque regorgent des mystères que vous cherchez à découvrir, encore re-bienvenue à Poudlard. Bon j'arrête de m'éterniser et j'espère que vous vous plairez ici. Je vais de ce pas, vous donnez votre rang ainsi que votre couleur. Encore bienvenue et bon Rp.
N'hésitez pas à vous rendre
ici pour récenser votre avatar.
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Le Choixpeau Magique



édit : C'est une superbe fiche, rien à redire et très agréable à lire ;)
Ton rang est en cours de préparation.
Amuses-toi avec ce petit personnage qui m'a l'air fort intéressant.

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Tobias Grant - Un Bibliothécaire explosif ! [Terminée]
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