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C'est une grande première depuis des années : le Ministère ouvre ses portes afin de montrer à la Communauté Magique les différents rôles de chacun des départements qui le composent. Mais pas uniquement, c'est une occasion de permettre aux élèves de l'école de sorcellerie Poudlard d'entrevoir une possibilité d'avenir et de consulter les différents spécialistes. Aujourd'hui est donc ce fameux jour et c'est accompagné par leurs enseignants que cette visite se révèlera être un jour important pour toute la Communauté. Peut-être pas dans le sens que l'on attend d'ailleurs... Retrouvez l'intrigue ici !

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Bienvenue sur Mimbulus Mimbletonia Nous sommes en l'année 2019 Le ministère a été attaqué
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Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé]

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MessageSujet: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Mer 7 Déc - 20:10


Le 6 novembre. Ah la la, je me demandais franchement pourquoi j’avais pris la peine d’intervenir la veille lors de l’annonce du Directeur. Quelle idée aussi de leur dire de se renseigner sur le Polynectar et l’Imperium alors que j’étais justement en poste à la bibliothèque ?! Forcément, j’avais appâté tous les rats de bibliothèque qui privilégiaient les informations dans les bouquins plutôt que de demander à un professeur ou un aîné, mais aussi les élèves qui étaient simplement trop timides pour poser la question. Ah oui, sans oublier ceux ne voulaient pas sortir de leur bulle de déni où tout se passait bien dans le meilleur des mondes, mais qui cherchaient quand même à se renseigner sous prétexte que ça ne leur ferait pas de mal d’apprendre de nouveaux termes, par curiosité évidemment. Euh encore, je pouvais m’y faire. Non, le pire restait la dernière catégorie : celle de ceux-qui-n’avaient-rien-compris-du-tout-à-mon-message ! Elle regroupait surtout des élèves des premières et secondes années, soit les plus impressionnables qui s’étaient mis dans la tête que si ni Papa, ni Maman, ni les Professeurs et ni les Aurors ne pouvaient les protéger, le bibliothécaire s’en chargerait !

Yep, vous aviez bien compris. Sans faire gaffe, j’étais parvenu à m’exclure de chaque catégorie. A côté de ça, j’avais sous-entendu que j’avais participé à la guerre précédente, mais aussi que j’étais doté d’informations susceptibles de les prévenir des dangers à venir. Et quel était le meilleur moyen de se renseigner et de progresser en tant que sorcier dans une école de sorcellerie ? La bibliothèque ! Résultat, depuis la première ce matin, j’avais été la victime d’un raz-de-marée humain avec tous ces élèves qui avaient eu la mauvaise idée de venir obtenir des informations dès la première heure. C’était limite si j’avais eu le temps de finir mon jus d’orange !! Répondre aux questions, fournir des informations pour les mener aux bons rayons, empêcher certains de s’entre-tuer pour un même livre, et surtout veiller à ce que rien ne soit abîmé ou volé. Bref, cette matinée fut un véritable enfer ! Quand je pensais à ce petit trio d’abrutis qui avait osé me demander pour qui je me prenais sous prétexte que, d’ordinaire, les bibliothécaires voire mêmes les concierges ne se faisaient pas entendre. Le plus amusant fut sans aucun doute le petit fan de Calamité Potter qui m’avait tapé un scandale parce que j’avais osé remettre en cause l’opinion de son héros – sur le fait de dorloter les élèves – alors que je devrais déjà être content d’avoir un poste dans cette école. Pour seule réponse, il avait obtenu une crise de fous rires particulièrement difficile à arrêter.

L’heure de la pause-déjeuner fut un tel soulagement que j’avais aussitôt renvoyé les élèves à l’extérieur avant de sceller les portes de la bibliothèque d’un coup de baguette. Utilisant un sortilège d’attraction en passant par le rez-de-chaussée – soit près de la Grande Salle – j’avais récupéré une assiette remplie de petits sandwiches avant de m’éclipser à l’extérieur du château en direction du Lac. Ce moment de tranquillité ne pouvait mieux tomber ! Avec tous les élèves qui devraient normalement se trouver dans la grande salle pour manger, j’étais libre de me reposer un peu avant de devoir y retourner. Au passage, je me fis noter que la prochaine fois que j’aurais l’impression que m’exprimer auprès de tous les élèves serait une bonne idée, j’aurais plutôt intérêt à me taire. Sérieusement, qu’est-ce qu’il m’avait pris ? Je n’étais pas venu ici pour ça à la base. J’avais un objectif bien précis en prenant ce poste. Mettre au point une solution contre les flammes ensorcelées, notamment celles du Feudeymon. A côté de ça, je continuais de récupérer suite à cet épisode avec le Magyar à Pointes qui n’avait pas eu l’air de comprendre le principe de se retenir au cours d’une expérience. Je cherchais juste à vérifier une expérience et ce Dragon avait bien failli me carboniser complètement. J’avais eu de la chance de survivre ! Olivia m’avait passé un de ces savons quand j’avais repris connaissance… Heureusement que ma peau était encore trop fragile à l’époque pour qu’elle puisse me taper dessus ou me balancer des sorts à la figure… Là aussi, j’avais été chanceux.

Arrivé au niveau du lac de Poudlard, je m’étais assis sur le ponton de celui-ci. Posant mon assiette de sandwiches à côté de moi, je commençai à manger. Les Elfes de maison étaient tellement efficaces dans ce château. Je ne me souvenais pas d’un jour où quelqu’un s’était plaint d’ailleurs, pour dire à quel point ils étaient doués en cuisine ! Hmm, en parlant des créatures de cette école, je commençais à me demander si le calmar géant de mon époque était toujours dans le coin… Ah ? C’était quoi cette impression ? Ah oui, c’était celle que j’avais tendance à ressentir quand je me sentais observé. Après toutes ces années sur le terrain en tant que Magizoologiste, j’avais été forcé d’apprendre à ne plus me faire surprendre. Enfin bref, tout ça pour dire que je n’étais plus seul du tout sur ce ponton. Sans me retourner, je demandais donc à voix haute d’un ton plutôt ennuyé:

« Puis-je faire quelque chose pour vous aider ? »

Y’avait plutôt intérêt à ce que ce ne soit pas un énième gosse venu me demander une information ! C’était l’heure de la pause-repas là ! Peu importait l’âge de cet élève – si c’en était un – s’il venait m’embêter pour un truc en rapport avec la bibliothèque, je lui apprendrais à venir me déranger pendant que j’essayais de manger en paix.



Dernière édition par Tobias Grant le Dim 1 Jan - 18:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Jeu 8 Déc - 22:33





Qui sème le vent....
PV Tobias Grant


Je suis colère


Artémis avait passé la matinée à suivre les cours d'une oreille Le premier cours, les sortilèges ; celui-ci lui rappela cette annonce qui avait eu lieu la veille et elle ne put s'empêcher de repenser aux paroles du bibliothécaire vis à vis du sortilège de l'impérium. Elle en connaissait les tenants et les aboutissants sur le bout des ongles, sans nul doute c'est bien pour cette raison qu'en plus il était un de ses sortilèges préféré, contrôlé l'autre pour en faire son pantin. Ce que cela pouvait être grisant. Toutefois ce sort faisait partie des impardonnables. Alors comment un membre du personnel de Poudlard pouvait-il suggérer aux étudiants de se renseigner dessus ? A moins que lui aussi ne fasse partie de cette troupe noire ? A y songer plus sérieusement peut être était ce juste des conseils de sécurité ? Avait-il dit cela dans le but que chacun se prémunisse contre de tels sortilèges, cela restait vague. Trop d'incertitude pour Artémis qui avait alors à ce moment là tourné son regard vers le bibliothécaire, les sourcils froncés, cherchant à comprendre cet homme... quel était-il ? Que cachait-il comme secret ?

Le cours de botanique qui suivait, elle l'écouta d'une oreille distraite. Elle aurait bien aimé se rendre à la bibliothèque car les paroles de Monsieur Grant, notamment le Miss Gryffondor, l'avaient pour le moins offusquée. Pris le nez dans son bouquin connaissait-il seulement un tiers des élèves présents dans cette académie ? Quoi qu'il en soit, elle comptait bien aller se présenter, une raison supplémentaire pour avoir une entrevue avec le gardien de la bibliothèque.

A peine le cours fini, elle s'empressa de se diriger vers celle-ci ; rapidement elle constata que la porte était déjà fermée. Et bien il était rapide pour quitter les lieux ce cher Monsieur Grant. Effectivement, il était l'heure de déjeuner, raison pour laquelle elle se dirigea de son pas rapide vers la grande salle mais quelle ne fut pas sa surprise quand elle surprit le bibliothécaire lancer un sortilège d'attraction. Elle haussa les sourcils ; tiens donc la veille il ne s'était pas gêné pour prendre la parole devant tout le monde et se permettre de donner des leçons et aujourd'hui il fuyait. Mais pour quelle raison s'éclipsait-il ainsi ? C'était peut être le moment, l'occasion de le suivre pour le connaître.

Artémis entreprit de suivre à distance le bibliothécaire, à l'écart des autres, de la vue des autres professeurs et des autres étudiants elle aurait l'occasion de lui parler et de gentiment lui dire que pour sa part, elle grandissait seule avec sa sœur sans nul besoin de son père ou de sa mère, de toute manière ses pauvres parents n'étaient plus de ce monde. Encore heureux qu'elle n'attendait pas après les autres pour se débrouiller seule. Si son discours avait pu lui faire penser cela il se trompait lourdement de personne.

Elle aurait pu lui répondre directement dans la grande salle à ce moment là ; s'était il rendu seulement compte des personnes qu'il avait en face de lui et que ses paroles pouvaient blesser son auditoire ?

A distance raisonnable, elle le vit s'assoir sur le ponton au bord du lac, en train de manger ses sandwichs. Il semblait loin d'être troublé mais regardait avec assistance le lac ; quelle était la raison le poussant à se rendre en ces lieux en pleine pause de midi ? Elle se rapprocha en douceur, après avoir vérifier qu'aucun Professeur ou camarade ne se trouvait à proximité et c'est en arrivant à une distance proche qu'elle entendit ses paroles. Il ne se donnait même pas la peine de se retourner ou de la regarder pour lui adresser la parole.

Elle sourit, réfléchit un court instant à sa réponse avant de dire simplement « une de celles qui sera aux commandes plus tard, comme vous l'avez si bien mentionné hier, cher Monsieur Grant ». Puis se rapprochant mais restant toujours debout derrière lui elle sortit une phrase sèche « en tout cas pour quelqu'un d'observateur, vous n'avez pas été fin limier, puisque je vous suis depuis la sortie du château ».

Elle ne comptait pas s'assoir et croisant ses bras devant elle ; attendit que le bibliothécaire daigne non seulement lui proposer de le rejoindre ou du moins par politesse se retourner. Ce ne serait pas elle qui se rabaisserait à son niveau, elle était bien trop fière pour cela.

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Sam 10 Déc - 0:41


Confortablement installé sur le ponton face au lac, je déjeunais bien sagement sans ne rien demander à personne. La raison même pour laquelle je me trouvais ici était que je cherchais justement à éviter les élèves. Je les fuyais en quelque sorte. De plus, il s’agissait de ma pause, donc raison de plus pour trouver un endroit tranquille où manger en paix, non ? Le mois de novembre venait à peine de commencer et, fort heureusement pour moi, il ne pleuvait pas pour le moment. Je n’étais ainsi pas forcé d’utiliser la magie pour la énième fois afin de remédier à un problème. Dire que d’ordinaire, je l’utilisais à peine quand je n’étais pas sur le terrain à étudier les Dragons. Dire qu’à une époque, j’avais carrément renié la magie pour jouer les pompiers pendant près de 3ans ! Depuis que j’avais remis les pieds dans ce château, plus le temps passait et plus j’utilisais la magie pour tout. Attirer les bouquins vers moi, les ranger par la suite, trouver mes vêtements, sécher en sortant de la douche, multiplier la quantité de nourriture déjà présente dans mon assiette, remplir de nouveau mon verre de jus d’orange. Bref, c’était du grand n’importe quoi !

Ayant été rejoint sur ce ponton par une autre personne, j’avais pris les devants en demandant si je pouvais l’aider d’une façon ou d’une autre. A mon ton, la personne devrait largement comprendre que ce n’était pas vraiment le moment de me demander une faveur ou une information sur la bibliothèque. Par contre, j’étais ouvert aux discussions sur la pluie et le beau temps. Généralement, les membres du personnel restaient manger dans la Grande Salle, à quelques exceptions près, pour discuter entre eux et surveiller les élèves en même temps. Je supposais donc que la personne se trouvant derrière moi était un ou une élève. Puisque cet individu était seul – je n’avais entendu qu’une seule paire de pieds – la logique voudrait que ce soit au moins un élève de 5ème année. Après la révélation de la veille sur le meurtre d’un élève, je ne voyais qu’eux pour se sentir suffisamment en confiance et se promener seul à l’extérieur du château. Certes, il faisait jour. Mais bon, un petit sortilège de désillusion suffirait largement pour se camoufler. J’obtins une réponse qui me fit tout de suite comprendre à qui j’avais à faire :

« Ah… Miss Gryffondor, évidemment ! »

Ça expliquait pourquoi elle se trouvait seule. Depuis le temps, la témérité légendaire des Lionceaux n’était plus à prouver ! De plus, celle-ci arrivait après la génération de Calamité Potter qui avait donné une toute nouvelle signification au mot « stupidité »… Franchement, le gars s’était amusé à s’évader de Gringotts à dos de Dragon ! Plus timbré que ça, cela n’existait pas ! ‘Fin bref, tout ça pour dire que ce n’était pas la faute de cette élève si son instinct la poussait à suivre un adulte sans personne à ses côtés. Pire encore, juste après avoir appris la mort d’un autre étudiant. J’étais certain que s’il s’agissait de Miss Serpentard, elle aurait choisi de venir me parler dans un coin où elle se saurait en sécurité, genre la bibliothèque. Si jeune, et si imprudent. Bon, elle avait l’air de se souvenir de ce que je lui avais dit au moins. Quoique…si ça se trouvait, elle n’avait retenu cette partie que parce qu’il y avait un compliment… Mouais, selon ce qu’elle cherchait à me dire, je découvrirais bien assez tôt de quel bois elle était faite. Ah ? il semblerait que je l’avais déçue en ne remarquant pas qu’elle me suivait depuis la sortie du château.

« Ah.. Les jeunes de nos jours… Toujours à s’imaginer plus malins qu’ils ne le sont… – énonçai-je à voix haute tout en levant les yeux au ciel. Décidant de jouer un petit peu avec elle, j’ajoutai à la suite – Chère petite lionne, qu’est-ce qui peut bien te faire croire que je ne me suis pas éloigné du château, à ce point, uniquement pour t’appâter ? »

C’était vrai quoi. Ce n’était pas comme s’il y avait écrit « je ne t’ai pas vue arriver » sur ma tête… A moins que ? Non, ce n’était pas écrit. Bon après, ce n’était pas forcément très malin de ma part de jouer la carte du grand méchant loup qui attirait ses proies à distance pour mieux les manger derrière. Le truc, c’était que je ne me voyais pas utiliser des métaphores de ce genre avec elle puisque je n’avais aucune idée de son statut sanguin. Si elle avait été élevée par des sorciers, je la voyais mal connaître l’histoire du Petit Chaperon Rouge. Et puis, c’était probablement plus intéressant de voir comment elle réagirait. La veille, elle avait appris qu’un élève avait été tué dans la Forêt Interdite, que l’assassin était inconnu et qu’il n’y avait aucun témoin. Qui lui disait que ce n’était pas moi le fameux tueur ? Les conseils que j’avais donnés la veille pourraient très bien servir à mieux cacher mon identité. Et si c’était elle la tueuse ? Me souvenant vaguement de son apparence, elle était au moins en 6ème année. Mouais, je voyais mal une 6ème ou 7ème année capable de lancer le sortilège de mort sans pression. Comme tous les Sortilèges Impardonnables, il fallait vraiment le vouloir pour que le sort fasse effet. Et à 16 ou 17ans, dans un contexte de paix, je ne voyais vraiment pas comment un élève serait capable de lancer l’Avada Kedavra. Amusé par cette petite joute verbale, je choisis de continuer sur ma lancée tout en mâchouillant mon sandwich :

« Qui a dit aussi que j’étais observateur ? N’oublie pas que je ne fais que ranger les livres derrière vous autres les élèves… Et puis, fin limier ? Sérieusement ? Tu as quel âge ? 74ans ?! »

J’avais déjà remarqué la veille que les élèves de cette génération s’exprimaient beaucoup trop bien pour…des gosses. Les filles, en tout cas. Les gars avaient apparemment décidé de les laisser faire tout le boulot et de ne pas en placer une. Franchement les mecs, un petit effort quoi ! Quoiqu’il en soit, leur niveau de langage était tellement soutenu et faisait tellement 1ère classe que j’en étais arrivé à me demander si elles étaient vraiment à la limite de l’âge adulte ou si elles étaient toutes des redoublantes de plus de 70ans qui utilisaient une potion de rajeunissement ni vu ni connu… Naturellement, j’avais continué de m’adresser à elle sans me retourner ou chercher à voir à quoi elle ressemblait. Je me souvenais de sa voix, c’était largement suffisant. A côté de ça, je ne voyais pas trop ce que j’avais à craindre d’une élève. Les consignes de sécurité concernaient les élèves, pas les adultes. Nous autres étions encore libres de danser la polka avec les centaures en plein cœur de la Forêt Interdite si ça nous chantait. J’étais content que cette élève m’ait suivi en fait, elle était parvenue à égayer ma journée alors qu’elle n’était probablement pas venue pour ça. D’ailleurs, elle ne m’avait toujours pas dit pourquoi elle m’avait suivi. Que désirait-elle vraiment ?



Dernière édition par Tobias Grant le Lun 12 Déc - 2:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Sam 10 Déc - 15:35





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Monsieur Grant lui avait parlé, l'avait questionnée mais il ne se donnait pas la peine de se retourner et voilà qu'il enchaînait avec son Miss Gryffondor. Elle avait pourtant un nom. C'est la raison pour laquelle elle lui rétorqua d'une voix sèche « au lieu d'être absorbé par vos bouquins peut être serait il bien que vous appreniez les noms des élèves... à moins que nous ne soyons de simples d'esprit à vos yeux qui ne valent pas la peine d'être connus ; les livres sont bien plus intéressants que nous mais sachez que prendre la parole devant un auditoire et nous interpeller entraîne des conséquences et que vous devrez faire face à désormais ce genre de situation où des étudiants viennent troubler votre tranquilité à observer les vagues inexistantes de ce lac » sa voix était saccadée mais sûre et elle comptait bien ne pas se laisser mener par le bout du nez par un simple bibliothécaire.

Mais visiblement il en était de même pour l'homme qui persistait ostensiblement à lui tourner le dos et à tenter de la faire sortir de ses gonds. Aussi il aurait fait cela dans le seul but de l'appâter ? Elle n'était pas si ignorante que cela et elle ne put s'empêcher de rire à sa question. Cela ne valait même pas la peine qu'elle y réponde. Mais que diable cherchait il ? A la faire sortir de ses gonds ? C'était bien mal la connaître ; elle était caractérielle certes mais lui-même ne valait pas la peine qu'elle risque une retenue ou une punition, sa sœur aurait été furieuse et elle avait bien raison. De plus le prochain match de Quidditch n'allait pas tarder c'était pas le moment que la capitaine rate des entraînements...

Mais les paroles acerbes de ce Monsieur Grant de cessaient pas, il la taquinait désormais sur son âge et son vocabulaire. Elle lui rétorqua sèchement « ce n'est pas parce que je n'ai QUE 17 ans que je n'ai pas un vocabulaire soutenu. Je ne suis pas fourrée toute la journée dans la bibliothèque mais j'ai été bien éduquée ; je ne vois pas en quoi mon langage peut vous déplaire ; vous préféreriez que je passe ma journée à jurer et utiliser un langage grossier ? Désolée très peu pour moi ».

Elle soupira puis se rapprocha, en douceur de l'homme regarda le lac et lui dit « bon si on cessait là les hostilités ? Je ne suis pas une si méchante que cela et j'ai trouvé votre intervention intéressante hier ; je ne vais pas vous demander comme tous ceux qui sont probablement venus ce matin plus de détails, j'aimerais juste vous connaître ; vous semblez avoir une histoire intéressante et de l'expérience ».

Elle était arrivée au niveau du bibliothécaire et le regarda pendant qu'il mangeait un sandwich « mais juste une chose avant de présumer que votre auditoire a une famille apprenez à les connaître car certaines paroles d'hier peuvent être blessantes surtout lorsque l'on est orpheline, c'était pour cela que je suis venue vous voir, vous dire que malgré tout le respect que j'éprouve à votre égard, j'ai été surprise que vos paroles vous portent dans un tel élan de paroles ».

Elle savait que ses paroles entraîneraient un questionnement, elle préciserait, oui, qu'elle était orpheline, sœur d'Elesya ; mais elle ne lui mentionnerait rien de plus. Cette rencontre avec Monsieur Grant, elle espérait en apprendre un peu plus sur cet adulte intrigant qui aiguisait sa curiosité.

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Dim 11 Déc - 4:02


Apparemment, miss Gryffondor n’était pas très fan du surnom, voire carrément du titre que je lui avais donné. Pour ma défense, je ne connaissais pas du tout son nom. D’ailleurs, elle n’avait pas l’air de chercher à se présenter de manière officielle afin que je la nomme correctement… Vous l’aurez compris, je me faisais engueuler, mais derrière, on ne me donnait pas vraiment les moyens de ne plus commettre d’erreur. Comment voulait-elle que je retienne les noms et prénoms de tous les élèves de cette école ? C’était à peine si j’avais retenu ceux de mes propres collègues… Et pourquoi devrais-je me prendre la tête à les retenir en plus ? Non seulement, ils étaient bien trop nombreux, mais compte-tenu de mon poste dans ce château qui était – en quelque sorte – réservé à la bibliothèque, je n’en avais pas besoin. Je n’étais là que pour surveiller les livres et fournir des indications aux élèves quand ceux-ci le demandaient ou si je voyais qu’ils étaient vraiment en galère. Techniquement parlant, aucune de ses actions ne nécessitait de les appeler par leur nom.

Son problème avec moi concernait-il vraiment tous les élèves ou cherchait-elle à cacher le fait qu’elle était la seule à avoir été à ce point affectée par le fait que je ne connaisse ni son nom, ni son prénom ? Devais-je m’attendre à une intervention du genre de la part de Miss Serpentard aussi ? Elle supposait aussi que je ne connaissais les noms de personne sous prétexte que je n’avais pas nommé trois personnes par leur nom : Potter Junior, la Serpentard et elle. Compte-tenu du nombre d’élèves qu’il y avait en tout dans cette école, ce petit échantillon était loin d’être représentatif de toute la population de Poudlard. Au final, sa mauvaise humeur et l’intonation sèche qu’elle utilisait pour me faire des remontrances non-méritées n’avaient pas vraiment de sens pour moi : elle réagissait de manière disproportionnée pour pas grand-chose. Mouais, encore une fois, elle était la seule à m’avoir suivi à ce point. Les autres étaient venus me trouver à la bibliothèque. Et si d’autres cherchaient à me voir, rien ne les empêchait de m’envoyer un hibou ou d’attendre tranquillement d’avoir un moment de libre pour me trouver à la bibliothèque. Elle, elle s’était beaucoup trop empressée pour que ça me paraisse naturel. Qui était-elle et que me voulait-elle en vérité ?

Majoritairement amusé par la situation, je lui avais fait part de quelques contre-arguments vis-à-vis de ses propos. Rien de bien méchant en somme, mis à part peut-être cette petite pique sur son âge réelle. D’après elle, son éducation était à l’origine de sa façon de s’exprimer. Je trouvais cette explication logique. Les gens avaient tendance à reprendre les expressions qu’ils entendaient le plus souvent. Donc, en majorité, on répétait ce que la famille et les amis disaient. Plus ces cercles seraient – ou se considéreraient – hauts placés, et plus ils s’exprimeraient comme elle le faisait actuellement. Moins ces cercles se prendraient la tête, et plus ils auraient tendance à s’exprimer sans prendre de gants comme j’avais tendance à le faire. Ce contraste entre elle et moi, que ce soit au niveau du style vestimentaire, de nos éducations respectives, et surtout de nos différentes expériences, expliquait probablement pourquoi elle donnait cette impression de vouloir me balancer à la flotte alors que je lui parlais depuis à peine 5 secondes… Même pour moi, c’était un record !

L’entendant soupirer puis se rapprocher, je fus surpris de l’entendre se calmer. Pour ma défense, je n’avais pas compris à la base pourquoi elle avait réagi ainsi. Était-elle secrètement stressée par la situation ou avait-elle simplement faim ? Après tout, si elle m’avait suivi dès le départ, elle n’avait pas dû prendre la peine de prendre un truc à manger en passant. C’était bien une Gryffondor à 300%, et ce n’en était que plus drôle. Cesser les hostilités ? Pas de problème de mon côté. Woaw ! Voilà qu’une sorcière de 17ans, non-diplômée, me faisait un compliment sur mon intervention de la veille. Alors là, si elle savait à quel point ça me chauffait le cœur d’être ainsi reconnu. Sérieusement ? S’imaginait-elle que je parlais pour le plaisir de m’entendre ? Bien sûr que ce que j’avais dit était intéressant et important ! Je n’aurais pas pris la peine de parler autrement. Peu importait les expériences que j’avais eues dans le passé, mis à part Calamité Potter à qui j’en avais fait part, personne dans ce château ne savait vraiment d’où je sortais. Pour la majorité du personnel – exceptée celles et ceux à qui j’avais parlé ou qui s’étaient directement renseignés auprès du Directeur – je débarquais de nulle part pour jouer les bibliothécaires. Rien de plus, rien de moins. Ils devaient donc tous se rendre compte que je ne prendrais jamais la parole pour dire des bêtises compte-tenu du fait, qu’à leurs yeux, je n’étais pas important du tout. Le Directeur ainsi que les professeurs pourraient danser sur la table et balancer des blagues ridicules, ils seraient toujours respectés et pris au sérieux. Le concierge et moi, nous ne possédions pas du tout ce statut qui imposait directement le respect.

Me connaître ? J’avais l’air d’avoir une histoire intéressante et de l’expérience… Je ne savais pas s’il était possible d’être plus vague même en essayant. Tout en continuant de manger un sandwich, je l’écoutais continuer sur sa lancée. De nouveaux reproches ? Serait-elle la fille secrète de McGonagall ? Comment pouvait-on me reprocher autant de choses alors que je n’avais balancé aucune ânerie dont je puisse me rappeler ? Oh ? Elle faisait référence à mon argument selon lequel Papa-Maman ne serait pas toujours là pour les protéger… D’après elle, ce genre de remarque pouvait être mal pris de la part des orphelins. Elle sous-entendait également qu’elle était orpheline. Bienvenue au club ! Quelque part, je devais avouer que j’avais beaucoup de mal à comprendre certaines de ses paroles. Le fait qu’elle avait beaucoup de respect à mon égard sortait de nulle part. Le respect se gagnait. Or, je n’avais strictement rien fait pour. Je n’étais même pas capable de me souvenir de son prénom, et si ça se trouvait, je l’avais déjà vue à de nombreuses reprises dans ma bibliothèque et n’avais pas fait gaffe non plus. Ajouté à cela le fait qu’elle avait été surprise de m’entendre parler à ce point, et elle donnait carrément l’impression de me connaître, ou au moins de s’être faite une idée de moi qui était manifestement fausse.

«… Sandwiches de la paix ? »

Sur le moment, je ne savais pas trop comment répondre. Elle avait balancé beaucoup de choses, et – sympa comme je l’étais – je comptais tout prendre en compte pour mieux lui répondre. Utilisant un sortilège de lévitation, j’avais pris la peine d’élever 3 sandwiches de l’assiette pour les laisser flotter au niveau de ses mains. Elle n’aurait qu’à les piocher à son rythme puisque je les laissais flotter là. Avec un peu de nourriture dans l’estomac, elle lésinerait peut-être un peu plus sur les remontrances, et se montrerait plus disposée à rigoler plutôt qu’à bouder. Si elle continuait comme ça, elle finirait par vraiment ressembler à une femme de 74ans malgré son jeune âge. Finissant de mâcher le sandwich que j’avais dans la main, je me tournai légèrement sur le côté afin de la voir complètement. Rousse et d’apparence indomptable, comme je m’en souvenais. Levant la tête, je cherchai à croiser son regard afin qu’elle comprenne bien que ce que je m’apprêtais à dire, je ne le répèterais probablement pas :

« Bon, je vais répondre à tous tes reproches, alors écoute bien. Premièrement, je suis ici depuis à peine 2 mois. Retenir tous les noms aussi rapidement, je n’ai pas que ça à faire et je n’en ai pas besoin contrairement aux enseignants qui s’adressent directement à vous pour vous remettre et vous retirer des points. Après, tu as raison sur le fait que je suis venu ici pour être tranquille pendant ma pause-déjeuner. Apparemment, ça ne t’a pas empêchée de me suivre malgré tout, et de m’interrompre alors que je me demandais si le calmar géant, qui était là à mon époque, est toujours ici ou pas. »

Jusque-là, il n’y avait rien de bien compliqué. Je marquai une pause simplement pour ne pas la perdre et m’assurer qu’elle comprenne bien tout ce que je comptais lui dire.

« Deuxièmement, et comme je l’ai bien fait savoir hier, mon but n’était pas de vous dorloter mais de vous réveiller. Famille ou pas, vous êtes tous des élèves de cette école. Je n’allais quand même pas me prendre la tête à adresser un message aux orphelins et aux non-orphelins… D’ailleurs, le fait que tu sois plus affectée par ces propos que par l’annonce générale du Directeur m’inquiète beaucoup. Un élève perd la vie dans l’école où tu vis, et la première chose que tu fais, c’est me courir après alors que tu ne me connais ni d’Ève ni d’Adam… ? »

Niveau priorité, il y avait clairement un souci-là. Elle était là, face à moi, pas inquiète pour un sou alors qu’un meurtrier en liberté avait fait une victime dans cette école et dans un lieu isolé. Le lac était un autre lieu isolé. Comment pouvait-elle ne pas s’inquiéter ? Pire, comment se faisait-il qu’une petite partie de mon message de la veille ait plus d’impact sur elle que l’annonce d’un assassinat ? A moins qu’elle ne sache quelque chose sur celui-ci ou qu’elle soit simplement inconsciente, je ne la comprenais pas du tout. D’un autre côté, je me surprenais moi-même en répondant honnêtement à ses reproches. Peut-être était-ce parce qu’elle avait aussi éveillé un minimum de curiosité. Si elle avait 17ans, elle devait être née entre novembre 2000 et octobre 2001. Dans les deux cas, la guerre était terminée depuis au moins deux années. Traduction, elle avait grandi dans un contexte où la paix régnait. Personnellement, je n’étais même pas dans ce pays à ce moment-là, je me trouvais sur le continent américain avec Lena, et je ressortais doucement de mon état de stress post-traumatique. Si elle était orpheline, je ne voyais que deux possibilités : soit elle avait été abandonnée comme moi, soit ses parents étaient morts. J’avais vécu les deux, donc bon, d’une certaine manière, je me fichais un peu de prendre des gants avec les autres orphelins. Ils étaient d’ailleurs les plus susceptibles de prendre mon message – débrouillez-vous seul ! – à la lettre puisqu’ils étaient en solo depuis le départ.

« Troisièmement, pour quelqu’un qui prétend vouloir me connaître, tu insinues déjà beaucoup de choses à mon sujet. Où as-tu vu que j’étais observateur ? Qu’est-ce qui te fait croire que j’aie une histoire intéressante ? Je suis bibliothécaire ici, quel genre d’expérience tu t’imagines que j’aie ? Et surtout, comment ai-je bien pu gagner un tel respect à ton égard au point que tu aies limite été déçue par mes paroles d’hier ?  »

Honnêtement, je rêverais limite d’être Légilimens juste pour comprendre comment son esprit fonctionnait. Pensait-elle de manière logique ou se basait-elle uniquement sur ses impressions et instincts ? S’était-elle amusée à m’observer depuis mon arrivée ici ou se posait-elle ces questions à mon sujet que depuis hier soir ? J’étais complètement perdu face à elle, car j’étais incapable de voir la logique dans son raisonnement. Il me manquait bien trop d’indices pour que je sois capable de me représenter la totalité de sa réflexion. A force de l’écouter, j’en étais arrivé à me demander si je n’avais pas oublié plusieurs discussions passées que j’aurais eu avec elle. Ce n’était pourtant pas le cas. Étais-je en train de sur-analyser ses propos ? Oui ! Franchement, j’abusais et j’étais parti tellement loin qu’elle-même devait probablement se demander pourquoi elle s’était pris la tête à me traquer alors que j’étais complètement malade ! Quoiqu’il en soit, si elle prenait au moins la peine de répondre aux nombreuses interrogations que j’avais, elle aurait nettement plus de chances d’obtenir des réponses aux questions qu’elle semblait se poser. Elle voulait en savoir plus sur moi ? Ce serait donnant-donnant. Je répondrais à ses questions si elle répondait aux miennes. Autrement, il n’y aurait aucun intérêt pour moi. Quant à elle, mis à part une migraine, elle n’aurait strictement rien gagné en me suivant jusqu’ici.



Dernière édition par Tobias Grant le Lun 12 Déc - 2:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Dim 11 Déc - 14:20





Qui sème le vent....
PV Tobias Grant


Je suis colère


Accalmie, sandwich de la paix... oui après tout autant calmer les effluves de colère qui circulaient dans ses veines quelques secondes auparavant. Telle une soupape de sécurité, lorsqu'elle s'est exprimée, la pression était retombée. Elle prit avec un doux « merci » un des sandwichs qui flottait à sa hauteur. Croquant dedans à pleine dents, elle en profita pour s'assoir en tailleur au côté de l'homme en lui demandant au préalable « vous permettez ? sauf si je dérange pas bien entendu ? ».

Un instant de silence entre les deux, tension palpable, des interrogations. Artémis se demandait même ce qu'elle faisait là à présent. Elle avait conscience du danger et de la menace désormais omniprésente mais grandir dans la terreur et l'inquiétude n'allait en rien changer ses habitudes. Elle ne faisait pas partie de ses jeunes femmes ou jeunes hommes qui désormais passaient le plus clair de leur temps à faire des allers retours entre les salles de classe, grande salle, salle commune ou encore dortoirs. Après tout la personne qui avait fait ce meurtre pouvait être n'importe qui d'entre eux adultes, élève ou peut être n'était il même plus là ?

Elle regarda le bibliothécaire du coin de l'oeil ; elle ne le connaissait pas, mais pas du tout mais au premier coup d'oeil il lui semblait qu'elle pouvait avoir confiance en cet homme. Etait ce une erreur ? Peut être allait il la plonger dans le lac, la faire disparaître pour retourner à ses occupations meurtrières ? Mais elle s'obstinait étrangement à lui faire confiance ; de toute manière, si elle risquait quelque chose c'était désormais trop tard, son impulsivité l'avait poussée ici, au bord du lac en compagnie d'un parfait inconnu et le fait était là...

Son observation discrète prit fin avec la prise de parole de nouveau de l'homme à ses côtés, des interrogations directes en rapport avec ce personnage qu'elle avait découvert la veille au soir. Elle le laissa énumérer ses questions, des paroles directes, franches qui en auraient déstabilisés plus d'un. Il rentrait dans le vif du sujet et voulait la connaître. Mais avait il seulement envie de savoir qui elle était. Elle se mordit les lèvres devant tant de vérités, des vérités auxquelles elle venait tout juste de penser.

Elle le regarda une fois qu'il eut de nouveau retrouvé le silence et d'un ton taquin lui dit « c'est bon l'interrogatoire est terminé ? Accessoirement le sandwich était très bon, les elfes font des merveilles tous les jours avec peu de choses... bref vu que notre déjeuner de la paix est devenu un interrogatoire en bonne et due forme je vais répondre à votre questionnement ».

Artémis se rapprocha du rebord du ponton, enleva ses chaussures, pieds nus qu'elle mit dans le lac. Il faisait froid mais elle n'était pas frileuse et le contact avec l'eau calmait ses battements de cœur qui s'accéléraient.

« je me prénomme Artémis Travers... Travers ne doit pas vous être étranger vous qui avez connu la guerre mais je n'en dirai pas plus libre à vous d'inspecter les livres de la bibliothèque pour savoir ce que ma famille a vécu. J'ai grandi avec ma sœur Elesya qui est ici même, assistante des enseignants de Potions et de Défense contre les forces du mal ».

Elle soupira un instant courba la tête « oui je ne vous connais pas, je pourrais risquer ma vie à vous parler ainsi, vous pourriez être celui qui a mis fin à la vie de cet étudiant mais alors même que je vous connais pas j'ai ce sentiment de confiance à votre égard... » tournant la tête vers l'homme « je me trompe ? ».

Artémis jouait avec ses pieds, tapotant l'eau « le calamar je sais pas, je ne l'ai pas encore vu, pourtant c'est ma septième année ici ; j'aurais été curieuse de voir s'il était encore en ces lieux... où comme vous je viens chercher cette tranquillité, la plénitude, instrument de mon bien être ».

Elle fixa un point à l'horizon, extrêmité du lac et dit « je vous ai dit que vous étiez observateur ? Hum disons que j'aime bien prêcher le faux pour savoir le vrai et oui je pense que votre compagnie peut être intéressante, les choses que vous nous avez dites hier, trahissent que vous avez vu des choses, vous les avez vécues ; on ne tient pas de tels discours sans avoir eu une histoire tourmentée... je me trompe ? »

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Lun 12 Déc - 2:36


Elle avait accepté le sandwich sans broncher. Encore une fois, je me demandais si j’étais trop méfiant ou si elle était trop insouciante. Bon, tant pis, la prochaine fois, j’injecterais des laxatifs dans les sandwiches afin qu’elle comprenne le principe de la méfiance. En faisais-je trop ? Probablement. Néanmoins, il fallait bien que quelqu’un dans ce château soit un minimum sur ses gardes, non ? Les Aurors avaient l’air de dormir la plupart du temps, et les enseignants étaient occupés à donner des cours. En ce qui concernait le Directeur, je ne serais pas surpris s’il passait ses journées à rendre visite au Ministre de la Magie. Le fait qu’ils travaillent de concert à ce point était quelque chose que j’avais toujours du mal à concevoir… Après tout, lors de la guerre précédente, le Ministre Fudge avait tout fait pour discréditer le Directeur Dumbledore. Que les choses aient changé à ce point en vingt ans… C’était rassurant d’un côté, mais aussi perturbant d’une certaine manière.

Par la suite, elle s’était assise en tailleur à mes côtés après m’avoir plus ou moins demandé la permission. J’avais aussitôt accepté et m’étais même légèrement décalé pour lui laisser plus de place. Au passage, il y avait plutôt intérêt à ce que personne dans cette école ne passe près du lac à ce moment-là. Avec l’assiette de sandwiches entre nous et le fait que nous étions tous deux assis côte-à-côte face au lac, n’importe qui pourrait s’imaginer qu’il s’agissait là d’un déjeuner secret entre le bibliothécaire et une élève de 7ème année – soit majeure dans le monde des sorciers. On était d’accords, mieux valait éviter que ce genre de rumeurs se mettent à circuler. Non seulement, je serais le plus mal-vu dans cette histoire, mais en plus, je n’avais pas du tout besoin qu’on m’accorde de l’attention. Avec ces néo-mangemorts qui traînaient, je ne me sentais déjà pas à mon aise. J’avais même fait déménager ma femme et mes filles en Irlande pour les éloigner un minimum de ce pays maudit… Si mon nom commençait à apparaître dans la Gazette, Sorcier Hebdo ou tout autre journal du genre, les journalistes et autres ne tarderaient pas à enquêter sur moi, et c’était quelque chose que je ne désirais pas.

Suite à mes innombrables questions pleines de bon sens – elles venaient quand même de ma personne – la jeune lionne me fit remarquer que j’étais passé en mode interrogatoire. Pour ma défense, si elle s’était montrée plus claire et directe dès le départ au lieu de tourner autour du pot comme pas possible, il n’y aurait pas eu besoin d’éclaircissements. Un compliment pour les elfes, un ton amusé qui contrastait sévèrement avec son ton cassant juste avant… Qui était cette fille déjà ? Voilà qu’elle enlevait ses chaussures et laissait patauger ses pieds dans l’eau. Ah la la… Les Êtres de l’eau n’allaient probablement pas apprécier. Tandis que je commençais à m’imaginer les créatures aquatiques en train de se retenir de noyer l’élève pour avoir osé considérer leur maison comme un simple bain pour pieds, la lionne se présenta. Artémis Travers qu’elle s’appelait. Oh ? La petite soeur de l’aînée Travers donc. C’était donc elle. Je savais que l’assistante de Potions avait une petite soeur dans l’école. Je ne savais pas que c’était elle par contre. Ainsi, elle aussi était l’héritière de ce Mangemort qui n’avait jamais caché à quel point il méprisait tous ceux qui n’avaient pas le sang pur. D’ailleurs, si mes souvenirs étaient exacts, il s’occupait même de traquer les né-moldus pour récupérer leur baguette et les briser à l’époque où le Ministère était tombé entre les mains de Voldemort.

Sacré nom de famille qu’elle portait. En guise de réaction, j’avais les yeux grands ouverts alors que je prenais conscience de l’identité de celle qui mangeait avec moi comme si de rien n’était. Ce que sa famille avait vécu ? Pas assez à mon avis. Travers était un Mangemort de la pire espèce. Il avait passé un sacré bout de temps à Azkaban avant d’être secouru, puis capturé de nouveau, puis secouru de nouveau par Vous-Savez-Qui. Autant dire que peu importait la tragédie – selon elle – que la famille de ce gars avait vécu, elle était amplement méritée. Le simple fait qu’elle soit née était déjà un exploit. La guerre s’étant terminée en mai 1998, les derniers Mangemorts avaient été traqués par les Aurors et beaucoup d’autres sorciers volontaires afin qu’ils finissent tous emprisonnés ou morts. Comme d’habitude, il semblerait que ceux-ci n’aient pas fait preuve d’une grande efficacité. Entre le gamin Lestrange, la gamine Nott, le gosse Macnair, les Malfoy qui étaient tout aussi bien traités que les Weasley, et maintenant cette fille Travers, c’était à se demander ce qu’ils avaient vraiment foutu pendant ces 2, 3 voire carrément 5 années !! Soit leurs parents avaient été en liberté au moment de leur conception – ce qui était déjà hallucinant ! – soit des visites conjugales leur avaient été autorisées…

Le moment de surprise passé, je repris un air neutre tandis qu’elle continuait sur sa lancée. Pas étonnant qu’elle ne se sente pas du tout menacée par cet assassin qui avait toutes les chances d’être un néo-mangemort ! Tss… Si ça se trouvait, la raison de son intérêt soudain pour mon histoire était une mission qu’on lui avait confiée, tout comme le jeune Malfoy par le passé qui avait fait entrer des Mangemorts dans Poudlard. Elle était majeure, libre d’utiliser la magie en dehors de Poudlard. Héritière d’un ancien partisan de Voldemort, et l’un des pires puristes qui avait existé. Orpheline d’après ce qu’elle avait sous-entendu plus tôt. Elle était forcément au courant des grandes lignes de la Guerre Précédente, et si son père était bien le Travers qui je connaissais, celui-ci avait participé aux deux guerres des sorciers. Je ne me souvenais plus trop des quelques Mangemorts que j’avais croisé sur ma route et affronté, mais il était fort probable que je me sois retrouvé à un moment ou à un autre confronté à celui-ci. Si ça se trouve, il faisait même partie de ceux qui m’avaient capturé et torturé pendant des semaines… Décidément, comment un simple nom pouvait me ramener aussi facilement à cette époque ? Qu’est-ce que je foutais là à manger avec elle déjà ? Ah oui, elle m’avait suivi jusqu’ici. Évidemment.

« Que tu te trompes ou pas ne change rien au fait que tu comptes trop sur tes instincts. Tu n’as pas l’air stupide… Donc, réfléchis un peu plus avant de prendre des risques inutiles. N’oublie pas, Miss Gryffondor, qu’il n’y a qu’un pas entre la bravoure et la bêtise…  »

J’avais répondu automatiquement sans vraiment prendre la peine de réfléchir. J’étais toujours perturbé par toutes les réflexions que la révélation de son identité avait causées. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire d’elle ? Si j’écoutais mon instinct, elle finirait à la flotte et nourrirait le Calmar Géant d’une façon ou d’une autre. Le hic, c’était que j’utilisais la logique. Lena m’avait bien appris à rester calme, à prendre le temps d’analyser toutes les informations avant de prendre une décision. Elle avait précisé avoir grandi avec sa sœur, Elesya. Celle-ci était actuellement assistante pour les cours de Potions et de DCFM. Cette dernière avait tout juste 20ans, tandis que celle qui mangeait à mes côtés en avait à peine 17. Dans un cas comme dans l’autre, au vu de leur jeunesse, ni l’une ni l’autre n’était dangereuse. Tout comme les mini-Nott, Macnair et Lestrange ne l’étaient pas à l’heure actuelle. Si blâmer les fils et filles pour les crimes de leurs parents ne se faisait pas, cela ne voulait pas pour autant dire que je ne garderais pas un œil sur eux. Quoiqu’il en soit, je me devais de rester objectif vis-à-vis de tous ces adolescents. Certes Calamité Potter était largement capable d’attirer suffisamment de malchance pour que ces ados prennent la relève de leurs parents plus tard. Cependant, si ce n’était pas le cas, j’avais tout intérêt à ne pas les pousser dans cette direction en me montrant antipathique avec eux. Garder un œil était une chose, les repousser complètement à cause de leur nom en était une autre. En tant que bibliothécaire de cette école, je devais traiter chaque élève de la même façon, et c’était bien ce que je comptais faire. Conclusion ? La logique gagnait : cette Artémis ne nourrirait donc pas le Calmar Géant aujourd’hui.

« Tu es sûre de n’avoir que 17ans… Tu me fais limite penser à Trelauwney… ou plutôt Nwyl. Elle, au moins, tu la connais. »

C’était cette façon qu’elle avait de s’exprimer. Entre nous, quel adolescent de 17ans utilisait le terme « plénitude » ou encore l’expression « instrument de mon bien être ». A tous les coups, elle avait eu cours de Potions le matin même, ce qui expliquerait ses changements d’humeur et son vocabulaire qui devenait de plus en plus soutenu avec le temps. Un peu plus et elle allait me sortir une citation en latin pour parler de l’effet que l’eau avait sur ses pieds… Je finis par avoir les réponses aux questions qui m’intriguaient le plus. Prêcher le faux pour découvrir le vrai ? Une méthode pratique, oui, mais c’était aussi une tentative de manipulation. Oui, j’avais vu des choses, et j’en avais vécu d’autres. Le truc, c’était que je n’avais pas l’intention de parler de ce qu’était vraiment la guerre à qui que ce soit. Je n’avais pas évité autant que possible de revenir dans ce pays pendant pratiquement vingt ans pour rien ! Le but avait été clair dès le départ : m’éloigner le plus possible de cette période de ma vie. A côté de ça, elle restait une gamine à mes yeux. Pire encore, la gamine d’un des Mangemorts les plus extrémistes. Manquerait plus que je lui parle des assauts des Sombrals – l’organisation que j’avais rejointe – pour secourir les né-moldus et des erreurs commises par l’ennemi. Qu’est-ce qu’elle en retiendrait ? Les erreurs à éviter pour mieux torturer les né-moldus ou le fait que les né-moldus étaient des sorciers à part entière et ne méritaient absolument pas la façon dont ils avaient été traités ? Là maintenant, ne la connaissant pas du tout, j’étais incapable de savoir. Raison pour laquelle, je ne rentrerais probablement pas dans les détails de ma vie, sans pour autant mentir.

« Techniquement parlant, j’ai quitté cette communauté sorcière à la fin de ma scolarité ici à Poudlard. Je ne suis revenu dans ce pays que très récemment. »

Il s’agissait là de la vérité. J’étais parti rejoindre le monde des moldus après avoir obtenu mes ASPIC. Et je n’étais revenu dans ce pays qu’un an plus tôt, transporté en urgence après que mon état ait été stabilisé en Hongrie. Certes, j’avais effectué quelques visites pour rendre des rapports ou participé à des galas au Ministère lorsque le Département des Créatures Magiques était convié. Cependant, il ne s’agissait pas de véritables retours. Je venais, je faisais ce que j’avais à faire, rendais visite à mes amis, puis repartais. Rien de plus, rien de moins. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle je n’avais pas suivi ce qu’il s’était passé dans ce pays ces vingt dernières années. Ce n’était qu’une fois à Sainte-Mangouste que je m’étais mis à jour. Reprenant un autre sandwich, je décidai de lui tendre une perche tout en lui posant une question à mon tour :

« Pour info, si tu veux obtenir des réponses plus claires, va falloir poser des questions plus directes. Par exemple, dans quelles matières as-tu obtenu un Optimal lors de tes BUSE ? Si tu en as obtenu bien sûr… »

Question simple, claire, nette et précise. Aucune chance d’obtenir une réponse incompréhensible. Ajouté à cela, j’aurais de bien meilleures chances de comprendre ce qui lui passait par la tête si elle disait directement ce qu’elle voulait savoir sur moi. C’était bien beau de vouloir en apprendre plus sur le bibliothécaire, mais si elle s’attendait à ce que je déballe ma vie comme si je n’attendais qu’une oreille attentive, elle se mettait la baguette dans l’œil. Celle-ci était derrière moi, et quand bien même une autre se préparait, elle ne serait jamais aussi destructrice. La raison ? De nos jours, en Angleterre en tout cas, il n’y avait plus aucun sorcier de la trempe de Dumbledore ou Voldemort. Peu importait le nombre de Néo-Mangemorts qu’il y avait, s’ils manquaient tous de réelle expérience, ils n’iraient jamais bien loin, surtout s’ils avaient progressé dans un contexte de paix.

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Lun 12 Déc - 22:49





Qui sème le vent....
PV Tobias Grant


Je suis colère


Artémis regardait toujours l'horizon... et avant que le bibliothécaire ne prenne la parole à nouveau elle  se rendit compte de la folie qu 'elle venait de faire. Révéler son identité à un ancien, qui a connu la guerre. Forcément, il devait avoir connaissance de l'histoire de ses parents. Oui elle avait pris un risque inconsidéré. Mais elle ne bougea pas, ne pas lui montrer son désarroi, garder cette prestance qui était la sienne pour ne pas se trouver déstabilisée.

Elle avait senti  une tension lorsqu'elle avait mis ses pieds dans l'eau ; afin de ne pas accentuer le climat électrique qui se faisait de plus en plus sentir elle remonta les genoux et s'accroupit en remettant chaussettes et chaussures. C'est à ce moment là qu'il reprit la parole. Ne pas mélanger bravoure et et bêtise. Elle se retourna le regarda souriante et lui dit « voilà vous avez mis le doigt là où ça fait mal Monsieur Grant, je fonce et réfléchis après... ; comme vous suivre ici je me demande encore quelle idée j'ai eue ».

Gryffondor maladroite, mais pourvu d'une aisance particulière elle cumulait les avantages avec des défauts omniprésents. Son assurance était telle qu'elle ne se rendait pas compte quelques fois de sa maladresse.

Elle se remit debout sur ces mots. Mais l'homme poursuivait, des paroles sur son âge... encore. « oui je n'ai que 17 ans ; mes paroles peuvent s'apparenter à un âge plus ancien ou plus mûr c'est ainsi... mais vous êtes raciste en matière de niveau de langage monsieur le bibliothécaire pour vous formaliser autant sur mon niveau linguistique ? ».

Il était songeur raison pour laquelle elle le provoquait ; sérieusement en quoi cela le gênait ? Etait ce interdit pour une jeune femme de 17 ans de s'exprimer de cette manière. Ou bien apparentait il cela à autre chose ; elle lui dit d'ailleurs ouvertement « sachez que je ne m'exprime pas ainsi pour vous démontrer une intelligence supérieure je ne suis pas stupide à ce point ; mais bref... »

Artémis  s'était rapprochée de lui le regardant pendant qu'il parlait. Ainsi il avait quitté la communauté à l'issue de sa scolarité. Un voyageur ? Elle laissa son regard se perdre dans les profondeurs du parc un peu plus loin, la forêt et elle s'exprima de nouveau « je ne sais ce que vous avez fait à l'issue de Poudlard mais pour ma part j'ai envie de découvrir le monde, pas d'accroche... juste divaguer.

Bien sûr qu'elle ne lui dirait pas qu'elle voulait faire toute autre chose, trouver les néo-mangemorts, faire ses preuves, venger ses parents. Elle avait Elesya, mais elle n'avait pas eu cette enfance normale avec des parents. Pourtant elle n'avait jamais manqué de rien mais ce manque se faisait sentir. Regardant le bibliothécaire, elle se dit que lui avait probablement des enfants, ceux-ci devaient être heureux d'avoir un tel père, une présence masculine supérieure. Certes Artémis avait eu son oncle, mais trop souvent absent, pas là... oui Artémis ressentait aujourd'hui ce besoin d'une présence paternelle. Elesya avait joué le rôle de substitution de mère... mais le rôle de père n'était pas là.

Ce faisant voilà qu'il la questionnait ouvertement sur ses notes ; une question qui la fit rire « vous osez me demandez mes notes, alors que vous critiquez ma manière de m'exprimer ? Vous allez encore me prendre pour une sur intelligente que je ne suis pas... mais bref si vous voulez vraiment savoir, la note la moins élevée que j'ai obtenue est un effort exceptionnel en astronomie et botanique... ».

Il voulait qu'elle le questionne précisément ? Mais elle même ne savait même pas ce qu'elle faisait là au final « vous questionner sur quoi ? Vous êtes un homme qui semblez savoir tout sur tout, mais vous questionner vous demandez ce que vous avez fait après Poudlard, ou les raisons de votre poste à la bibliothèque et pourquoi ce ton blasé et déterminé hier ? Autant de questions malpolies que je ne vous poserai pas... ».

Elle le fixa d'un regard dénué de colère, d'une attitude neutre « vous savez qui je suis, qui était mes parents ; je ne peux les renier même s'ils sont morts quand j'avais deux ans ; je vis ma vie et pas celle de mes parents... »

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Mar 13 Déc - 4:08


Le moins qu’on puisse dire, c’était qu’apprendre son identité avait complètement changé la façon dont je la voyais. Au départ, je m’étais simplement dit qu’il s’agissait d’une élève impulsive et qui aimait prendre le taureau par les cornes quand elle ne comprenait pas quelque chose. Là maintenant, ce n’était plus du tout le cas. Son simple nom de famille m’affectait tellement que j’en étais arrivé à déformer chacune de ses paroles, les interprétant toutes négativement alors qu’au départ, j’avais pris plaisir à la taquiner. Oui, ce n’était pas sympa de ma part. C’était même plus qu’incorrect en fait. Étais-je sérieusement en train de la juger à cause de son nom de famille ? Quand bien même elle était une Travers, elle restait une orpheline qui avait grandi avec sa sœur. D’ailleurs, puisqu’elle était née quelques années après la guerre, je ne voyais vraiment pas en quoi elle aurait pu être contaminée par les opinions de son paternel sur la supériorité des sangs purs. Celui-ci n’avait pas dû rester suffisamment longtemps dans sa vie pour l’influencer. Et, quand bien même ce serait le cas, elle n’en restait pas moins une gamine de 17ans.

Impulsive, elle l’était et le reconnaissait elle-même. Tout comme Sasha qui s’était retrouvée dans la forêt interdite un soir de pleine lune sous prétexte de vouloir prendre l’air, cette Artémis m’avait suivi sur un coup de tête. Elle ne semblait même pas savoir pourquoi. Pourtant, si elle avait suivi son instinct, celui-ci devait avoir une petite idée derrière la tête, non ? Mes remarques sur sa façon de s’exprimer et son âge commençaient sérieusement à l’agacer. Allez savoir pourquoi elle les voyait comme des critiques et pas comme des compliments. Bon d’accord, la comparer à Trelauwney ne pouvait être qu’une insulte, même si elle ne devait pas la connaître. Quant à Nwyl, tout dépendait de l’opinion qu’elle se faisait du professeur de Soins aux Créatures Magiques. Si elle en avait une mauvaise image, elle verrait ma remarque comme une insulte. Si elle avait une bonne opinion sur elle, elle devrait normalement être contente.  Sachant qu’elle me prenait carrément pour un raciste – un terme vachement fort – alors que le langage n’avait rien à voir avec une quelconque race en disait long. Soit elle était vachement susceptible, soit elle n’acceptait pas le fait que son image soit légèrement ternie par mes propos qui n’avaient rien de bien méchants.

Une intelligence supérieure ? Sur le coup, je me mis à éclater de rire ! Woaw ! C’était qu’elle aussi elle partait loin quand elle s’y mettait. J’utilisais moi-même un vocabulaire des plus simples – à la limite du vulgaire – et pourtant je ne me considérais pas comme étant plus stupide qu’un autre. Bien au contraire même, je m’estimais bien plus intelligent que la moyenne. Le truc, c’était que je n’estimais pas l’intelligence en rapport avec des traits superficiels comme la façon de s’exprimer, les notes ou les découvertes intellectuelles de certains chercheurs. Certains élèves avaient des notes moyennes sans pour autant être moins intelligents que les têtes de classe : briller en cours n’était simplement pas leur truc. Bon d’accord, il m’arrivait – assez souvent d’ailleurs – de me montrer particulièrement stupide. Cependant, c’était plus dû à mes autres défauts qu’à de la stupidité pure et simple. Découvrir le monde ? Pas d’accroche ? Juste divaguer, hein ? Me mettant à rire de nouveau, je lui dis :

« J’ai hate de voir comment ta soeur réagira quand tu décideras de partir en tournée internationale pour jouer les pirates… »

Je ne connaissais pas vraiment l’aînée Travers, mais je doutais qu’elle ait pris un travail d’assistante dans cette école si ce n’était pas pour garder un œil sur sa petite sœur. Ce serait une discussion que je rêverais d’ailleurs de voir. Ce fut ensuite à son tour de rigoler en écoutant ma question sur ses notes. Celle-ci servait surtout à illustrer mon propos sur le fait que les questions directes étaient plus susceptibles d’obtenir une réponse. Après, il était vrai que j’étais un minimum curieux par rapport à ses aptitudes scolaires : elle était quand même en 7ème année. Ayant toujours l’esprit de compétition, je me demandais si elle se débrouillait mieux que moi à son âge ou pas. Nouvelle remarque sur une potentielle sur-intelligence… Hmm, si je ne pensais pas forcément qu’elle avait un problème d’égo avant, c’était le cas maintenant. Elle avait beau dire le contraire, je sentais clairement qu’elle était plus que satisfaite de ses aptitudes intellectuelles. Ajouté à son impulsivité qui dénotait un mini-sentiment d’invulnérabilité – on ne sautait pas yeux fermés dans l’inconnu si on n’était pas persuadé de survivre tout ce qui se trouverait devant nous – et on avait là un joli cocktail pour une élève de 7ème année qui avait une sacrée estime d’elle-même. Le fait qu’elle insiste pour me convaincre du contraire ne faisait que me conforter dans cette idée. Ni vu ni connu, j’en oubliais complètement son nom de famille : elle était bien trop amusante. Tout comme je l’avais fait la veille dans la grande salle, je me mis à l’applaudir bien fort :

« Bravo ! Bravo ! Toutes mes félicitations encore ! Une mentalité de leader, une absence évidente de peur, et des notes démontrant une certaine forme d’intelligence. C’est quand même du gâchis que de ne pas mettre ces qualités au service du Ministère, non ? Tu ferais probablement un meilleur Auror que ceux qu’on a ici actuellement. – marquant une légère pause, je ne tardai pas à reprendre avec un petit clin d’œil moqueur – De mon côté, j’ai eu des Optimal en Sortilège et Métamorphose. »

Je ne révélais qu’une partie de la vérité ici, j’avais eu cette note dans d’autres matières aussi mais bon, ça ne servait à rien de lui faire la liste. D’ailleurs, il était bien plus amusant de voir comment elle réagirait en apprenant que le gars qui avait soi-disant suscité son intérêt ne valait pas tant que ça à Poudlard au final. De plus, je restais un simple bibliothécaire. Et quand bien même j’avais laissé sous-entendre que j’avais participé à la guerre, rien ne lui permettait de supposer à quel point j’y avais pris part. J’aurais très bien pu n’être qu’un témoin extérieur ou n’avoir effectué que des missions de reconnaissance. Avec le peu que j’avais révélé, elle n’avait aucun moyen d’imaginer à quel point j’avais vraiment participé, ni même le carnage que j’avais causé dans les derniers mois. C’était bien mieux comme ça. Savoir tout sur tout ? Non, loin de là même, j’avais limite du mal à suivre ce qu’il se passait dans ce pays. Bon, elle avait un minimum de questions compréhensibles au moins, c’était déjà ça. Fort heureusement pour elle, il s’agissait d’interrogations auxquelles j’étais largement capable de répondre. Elle serait loin d’avoir tous les détails, mais elle aurait suffisamment pour se faire une idée de l’endroit d’où je sortais au moins. Concernant sa réflexion sur ses parents, je comptais attendre un peu avant d’y réagir.

« Ces questions n’ont rien de malpolies. Ce n’est pas comme si tu me demandais si j’étais tatoué… Ça, ce serait inapproprié. – lui dis-je d’un ton tout à fait détendu, avant de poursuivre – Comme je te l’ai dit, j’ai quitté la communauté des sorciers après Poudlard, et je suis devenu pompier chez les moldus. La raison de mon poste ici ? Disons que j’ai été forcé de prendre du repos, et il n’y a pas plus reposant que de surveiller une bibliothèque. Quant à mon ton blasé ou déterminé ? Tous vos discours optimiste et sentimentaliste m’ont ennuyé et coupé l’appétit. Pour le reste, m’aurais-tu vraiment pris au sérieux si je n’avais pas l’air de savoir de quoi je parlais ? »

Libre à elle de s’imaginer que j’avais suivi une carrière de plus de vingt années en tant que pompier dans le monde des moldus. J’avais précisé n’être revenu dans ce pays que très récemment. Cela pouvait tout aussi bien dire que j’étais partie en vacances pendant un temps et que je venais de rentrer, non ? D’ailleurs, vu son nom de famille, elle n’avait probablement aucune idée de ce qu’était un pompier. Si elle ne suivait pas de cours d’étude des moldus et ne s’était jamais intéressé aux différents emplois présents dans le monde des non-sorciers, elle n’avait strictement aucun moyen de savoir exactement en quoi consistait ce métier. Au passage, ce travail de bibliothécaire ne demandait pas vraiment de compétences magiques. Ainsi, même si j’avais été absent de la communauté sorcière pendant une vingtaine d’années, il n’y avait aucune raison pour que Potter ne m’engage pas : tout comme le travail de concierge, un cracmol pourrait très bien faire ce boulot. A côté de ça, je n’avais fait qu’utiliser des sortilèges basiques devant elle – attraction et lévitation – soit rien d’un niveau supérieur à un élève de 4ème année. Mine de rien, j’étais vachement doué pour lui cacher ce dont j’étais réellement capable. Ce n’était pas comme avec Sasha Miller qui m’avait vu conjuré un bol en verre, de l’eau et des bandages – ce qui était du niveau d’un 6ème année au minimum – et parlé fourchelang. Instinctivement, j’avais beau aimé le fait de la taquiner un peu, je faisais toujours gaffe à ne pas trop lui en révéler dans le cas où elle serait bien une espionne pour le compte des néo-mangemorts. Étais-je un peu trop méfiant, voire carrément paranoïaque ? Si ça me permettait de protéger mes arrières ainsi que ceux de ma famille, je me fichais d’exagérer.

« Sinon, j’ai relevé plusieurs petites incohérences dans tes réponses. Tu m’as confirmé plus tôt que tu serais bien aux commandes plus tard, ce qui veut dire que tu as bien des projets liés au fait de donner des ordres. Le fait que tu sois aussitôt venue à moi après m’avoir entendu parler hier montre aussi que tu n’aimes pas le manque d’informations, mais aussi que tu t’intéresses un minimum à l’expérience de la guerre. Compte-tenu de la mort de tes parents quand tu étais gamine et des circonstances, qui ne sont pas difficiles à imaginer, ton intérêt pour la guerre précédente est logique. Jusque-là, tu me suis ? »

Je voulais bien rigoler avec elle, mais il fallait voir à ne pas me sous-estimer non plus: je n’étais pas un Serdaigle pour rien. Si elle voulait converser avec moi, elle avait plutôt intérêt à bien réfléchir à ce qu’elle disait afin d’être sûre que ça avait du sens. Qu’elle ait menti ou exagéré à certains moments, c’était son problème, mais je ne voyais vraiment pas l’intérêt de venir me parler si c’était pour avoir une discussion non-honnête. Jouer la carte de la maladresse ou de l’impulsivité aurait pu marcher sur quelqu’un d’autre, mais au vu de certaines de ses réponses, elle m’avait clairement montré qu’elle était capable de réfléchir avant d’agir. La raison pour laquelle je m’étais arrêté cette fois-ci, c’était pour jauger sa réaction. Elle devait probablement se demander où elle avait fauté. Je repris donc mon raisonnement à voix haute :

« Un peu plus tôt, tu m’as fait savoir que tu aimais prêcher le faux pour savoir le vrai. Cela veut dire que c’est une habitude chez toi, signe que tu avais bien réfléchi avant de venir me trouver. Me suivre n’avait donc rien d’un coup de tête, et tu cherchais des réponses bien précises. Pourtant, tu as dit le contraire juste après, cherchant à me convaincre que tu ne savais pas pourquoi tu étais là et que tu ne savais pas trop quoi me demander. Y’a même pas 2 minutes, tu prétendais ne pas vouloir me poser de questions malpolies. Or, si c’était vraiment ce que tu pensais, tu ne les aurais pas énumérées et, encore une fois, tu ne m’aurais pas suivi jusqu’ici. Tu vois où je veux en venir ? »

C’était vrai quoi, elle ne pouvait pas dire gauche à un moment donné puis viré à droite dès qu’elle avait l’impression que c’était ce que je voulais entendre. En fait, plus j’avançais dans mon raisonnement, plus j’en arrivais à la conclusion qu’Artémis jouait un rôle avec moi. Un coup, elle était sèche avec un adulte, catégorique quand elle se sentait insultée, et même indifférente à la peur qui devrait normalement régner parmi les élèves. Un coup, elle jouait les gentilles ados souriantes qui complimentaient les elfes de maison sur leur travail, parlait d’un besoin d’unité après la mort d’un élève, et jouait les niaises en prétextant ne pas réfléchir avant d’agir. Le contraste entre ces deux images était particulièrement flippant. Celui-ci montrant que l’une de ces deux versions était fausse. Décidant d’en finir avec mon raisonnement, je conclus :

« Pour finir, tu dis vouloir découvrir le monde et juste divaguer… Et pourtant, tes prouesses scolaires ne font que démontrer le contraire. A moins d’avoir la sur-intelligence que tu insistes ne pas posséder, tu as forcément dû travailler pour obtenir 8 Optimal et 2 Effort Exceptionnel seulement. Le problème vois-tu, c’est que personne n’obtient de tels résultats par hasard. Tu es en 7ème année, tu as donc choisi les matières que tu voulais continuer pour tes ASPIC par rapport aux idées de carrière dont tu as fait mention en 5ème année à la conseillère d’orientation. Si tu voulais juste voyager, bosser pour des Optimal ne te servait strictement à rien. Idem, te renseigner sur la guerre précédente ne devrait pas avoir plus d'importance que ça pour toi si tu comptes quitter ce pays à la fin de l'année. Enfin, il est plutôt difficile d’être aux commandes quand on voyage sans accroche, tu ne crois pas ? »

Élémentaire. Naméoh ! Pour quel genre de bibliothécaire de pacotille me prenait-elle ? Retenir des informations rapidement, noter les points importants, trouver les incohérences, et pouvoir les ressortir après, c’était la moindre des choses. Comment s’attendait-elle à ce que j’indique aux élèves vers où se tourner pour les informations qu’ils recherchaient si je ne savais pas à l’avance où elles se trouvaient. Dès mon arrivée, j’avais passé mes journées à retenir quel genre de bouquins se trouvaient dans quelle zone et dans quel rayon afin d’aider aux mieux les étudiants à se retrouver. A côté de ça, j’avais mon propre projet pour lequel j’avais aussi besoin de lire un tas de livres sur diverses branches de la magie afin de mettre au point une ou plusieurs solutions. Enfin bref, tout ça pour dire que la jeune lionne faisait face à une sacrée argumentation. Comment y réagirait-elle sachant que les contre-arguments logiques étaient loin d’être la spécialité des Gryffondors ?

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Mer 21 Déc - 0:09





Qui sème le vent....
PV Tobias Grant


Je suis colère


Artémis était debout aux côtés du bibliothécaire, elle cherchait au travers ses réponses et ses attitudes pour le moins surprenantes du point de vue de l'homme à percer cet homme. Sa mission était compliquée et elle n'était pas loin d'abandonner aussi, elle le laissa dire. Bien entendu qu'il avait compris cette filiation entre elle-même et sa sœur, assistante du professeur de potions et quand ils mentionna sa réaction quant à ses aventures de par le monde elle lui répondit le plus simplement du monde « ça ne la regarde pas ». Oui sa sœur l'avait élevée, l'avait choyé, l'avait surveillé, mais il était temps pour elle de vivre sa vie, son avenir, de faire sa propre opinion.. toute aussi caractérielle pouvait elle elle, cela n'empêchait pas d'avoir ce goût de l'aventure et de la découverte et sa sœur n'avait pas intérêt de lui mettre une fois de plus des bâtons dans les roues. Elle s'empressa de poursuivre à l'égard de l'homme en complétant sa phrase précédente « elle ne sait rien de mon dessein, je compte sur votre silence... mais après tout comme vous le disiez y'a si peu de temps je ne sais même pas si je peux avoir confiance en vous.... ».

Elle allait pour poursuivre son chemin lorsqu'il enchaîna d'une voix dure et claire vis à vis de ses résultats scolaires qui auguraient plutôt un avenir de leader. Elle le regarda un sourire aux lèvres « oui, j'ai peut être un chemin tout tracé pour moi au vu de mes résultats mais je n'ai pas envie de prendre ce chemin de la simplicité ». Il avait parlé de son aventure chez les moldus ; c'était cela qu'elle voulait, disparaître, se noyer dans la masse, parvenir à ses fins en manipulant et observant. Oui c'était cette attitude qui faisait qu'elle se sentait proche de l'homme.

Il avait vécu des choses qu'elle aimerait connaître ; renier cette vie de sorcière pour découvrir le monde. C'est pourquoi elle enchaina « cette vie que vous avez eue au milieu des moldus c'est elle qui vous a forgé le caractère et cette prestance non ? ». Elle s'accroupit à nouveau aux côtés de l'adulte le regard envieux « j'aimerais tant des fois ne pas être celle que je suis et incarner une autre personne, c'est pourquoi je veux parcourir le monde, tant que je le peux encore, peut être oui dans quelques années mener une horde, devenir chef, mais je suis comme tous ces adolescents, j'ai envie de voir ce que le monde peut m'apprendre de plus... ».

Elle regardait en direction de la forêt interdite «il s'est passé tellement de choses là bas, la curiosité me pousse à explorer ces lieux interdits, mais cette règle m'empêche de m'y rendre, je suis d'un naturel curieux ce qui me pousse à explorer le monde qui m'entoure et ce qui m'a poussé à vous suivre Monsieur » lui dit elle à nouveau en le fixant.

Oui il avait relevé toutes ces incohérences raisons pour laquelle elle avait joué carte sur table en lui révélant qu'elle l'avait suivi de son naturel curieux mais aussi cette attitude d'adolescente qui cherchait à découvrir le monde. C'était brouillon, il prenaît un malin plaisir depuis le début de leur entretien à débouter un par un ses arguments et ses paroles mais elle ne voulait pas montrer sa contrariété et le fixait, un pale sourire sur les lèvres.

« vous m'avez percée à jour Monsieur Grant, c'est pourquoi oui je vous dis, je suis curieuse, je suis une meneuse mais avant tout une adolescente qui veut vivre sa vie et non celle de ses parents ; j'étudie avec force pour parvenir à mes fins, cesser d'avoir cette sœur que je chéris plus que tôt sur le dos pour vivre ma vie et vaquer à mes occupations ».

Ce faisant, elle prit le dernier sandwich et croqua à pleines dents dedans attendant de voir ce que ce cher bibliothécaire allait pouvoir lui dire de nouveau pour la déstabiliser et la contrarier....

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Ven 30 Déc - 0:07


Il semblerait qu’Artémis ait une relation légèrement compliquée avec sa sœur aînée. En effet, celle-ci semblait complètement opposée à l’idée qu’Elesya se mêle de ses projets d’avenir. Techniquement parlant, cela n’avait rien de bien étonnant venant d’une adolescente. Elle était pile dans l’âge où l’on revendiquait son indépendance. Certes, j’avais grandi dans un orphelinat et je n’avais – à ma connaissance – aucun frère ou sœur de sang. Cependant, j’avais moi-même cherché à quitter cet endroit où j’avais été élevé aussi rapidement que possible, me préparant bien avant de finir ma scolarité à Poudlard. Ça n’avait pas été facile, surtout que j’avais fini par quitter le monde des sorciers, mais je m’en étais sorti. En ce qui concernait les gouvernantes de l’orphelinat, je n’avais gardé aucun contact avec elles malgré le fait qu’elles m’aient recueilli et se soient occupées de moi et de mes crises de nerfs. Si ça se trouvait, l’orphelinat lui-même n’existait plus.

Compter sur mon silence ? Hmm… A ce niveau-là, ce n’était pas vraiment une question de confiance. Je n’étais que le bibliothécaire dans cette école. D’ailleurs, je ne savais même plus si j’avais déjà interagi sérieusement avec l’aînée Travers. Et quand bien même ce serait le cas, je n’avais pas que ça à faire d’aller rapporter tout ce que sa petite sœur m’avait dit. Surtout que, pour la majorité, j’étais prêt à parier qu’il ne s’agissait que de mensonges. Yep, la petite lionne n’avait de cesse de se contredire chaque fois qu’elle ouvrait la bouche pour me répondre. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Simple, cela voulait dire que 50% de ce qu’elle racontait n’était pas la vérité. Et si ça se trouvait, les 50% restants étaient également faux. Ah la la, c’était triste tout ça. Tout juste majeure et, pour une raison que j’ignorais, elle se sentait le besoin d’être malhonnête avec moi alors que c’était elle qui m’avait suivi. Ça n’avait strictement aucun sens !

Bon d’accord, elle avait dit aimer prêcher le faux pour savoir le vrai. Néanmoins, ce n’était pas une raison pour essayer de pousser un sorcier – qui était déjà plus que compétent bien avant sa conception – à parler au moyen de tactique de manipulation bidon. Encore moins un sorcier qui n’était pas du genre à faire confiance facilement et qui, en plus, ne cherchait pas à se faire bien voir par son entourage. Cela se voyait à mon apparence, mes manières et ma façon de m’exprimer : je me fichais complètement de l’avis des autres. Je m’habillais comme je le désirais, je faisais ce que je voulais et je parlais comme je l’entendais. Autant dire qu’elle avait très mal joué ses cartes dès le départ si elle cherchait à me soutirer des informations. Sasha Miller n’avait eu aucun mal à le faire suite à notre rencontre dans la Forêt Interdites. Et il en était de même pour Alec Welling. Je n’avais aucun mal à m’entendre et à parler avec ces deux-là. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient honnêtes et ne cherchaient pas à me manipuler.

Est-ce que ma vie au milieu des moldus m’avait forgé ce caractère et cette prestance ? Bah non. Décidément, on voyait bien qu’elle ne savait strictement rien des moldus celle-là. A l’entendre, on aurait dit que j’avais vécu au beau milieu de la jungle entouré de bêtes sauvages susceptibles d’influencer grandement mon caractère. Après, elle restait une Travers. Si ça se trouvait, elle considérait les moldus comme des êtres primitifs et sauvages. En ce qui concernait ma prestance, je n’avais aucune idée de ce qu’elle voulait dire par là. J’avais bien compris qu’il s’agissait d’un compliment – moyen comme un autre de me graisser la patte – mais je ne savais pas trop à quel moment j’avais quelque chose susceptible de mériter une telle caractéristique. Lors de mes paroles de la veille ? J’avais plutôt l’impression d’avoir démontré un manque de manières plutôt qu’une classe quelconque. Enfin bref, allez savoir comment Artémis interprétait les choses dans son esprit de Gryffondor…

Incarner une autre personne… Parcourir le monde… Mener une horde ? Yep, voilà qu’elle recommençait avec ces mots que je prenais toujours dans le mauvais sens. Woaw ! Dans quel genre de carrière s’imaginait-elle plus tard pour mener une horde ? A moins qu’elle ne se lance littéralement dans un métier de dresseur, je ne voyais pas trop à quel moment elle se retrouverait aux commandes de quelque chose ressemblant de près ou de loin à une horde. Mener une équipe, oui. Mener des camarades, oui. Un groupe d’élite aussi, pourquoi pas. Mais une horde ? Il n’y avait rien à faire, j’avais beaucoup de mal à avalé ce terme. Après, il était possible que cela soit simplement dû à sa manière de s’exprimer. Jusqu’à maintenant, elle m’avait bien montré qu’elle n’utilisait pas du tout des termes appropriés pour une adolescente. D’un autre côté, ça montrait bien que si elle parlait comme une fille de son âge, je n’aurais aucune raison d’interpréter négativement la moindre de ses paroles. Et quand on ajoutait toutes les incohérences – involontaires mais révélatrices – dans ses paroles, il n’était pas difficile de comprendre pourquoi cette Artémis ne m’inspirait aucune confiance. Encore plus quand elle mentionna son envie d’explorer la Forêt Interdite même pas 24h après avoir appris qu’un élève y avait été assassiné. Ricanant doucement, je lui fis remarquer :

« Je sais que les Gryffondors ne sont pas réputés pour leur instinct de préservation et, en tant que Miss Gryffondor, tu penses sûrement devoir montrer l’exemple. Le truc vois-tu, c’est que je fais déjà de sacrés efforts pour rester un minimum correct, je te demanderais donc de ne pas me tendre de perches de ce genre… »

C’était vrai quoi ! Il devenait de plus en plus compliqué de ne pas lui faire remarquer que sa curiosité ressemblait trait pour trait à de l’inconscience, voire de la stupidité. Non mais franchement, avoir envie de se rendre sur les lieux d’un crime juste après avoir entendu dire qu’un camarade s’y était fait tuer. Il fallait vraiment être malade pour ne serait-ce qu’y penser. Curiosité ou pas. Lieux interdits ou pas. A un moment donné, il faudrait peut-être réfléchir un peu avant de sortir des folies pareilles à voix haute ! Le pire, c’était qu’elle avait eu le culot de me réprimander sur mon manque de tact un peu plus tôt !! Et le sien alors, il était où ? Non seulement elle me montrait qu’elle se fichait complètement de l’élève Park qui était mort, mais en plus elle prenait sa mort pour un prétexte pour aller étancher sa curiosité… Ce pauvre élève devait se retourner dans sa tombe. En ce qui concernait ce qui l’avait poussée à me suivre, là encore, je misais sur l’inconscience couplée à l’insouciance. Écoutant la suite de ses propos, je décidais de lui faire une petite faveur afin qu’elle évite de s’enterrer encore plus profondément dans son trou.

« Si je peux me permettre de te donner un petit conseil. Lorsque ton interlocuteur te fait remarquer qu’il y a des incohérences dans tes propos et, surtout, que tu as tendance à affirmer le contraire de ce que tu penses. La moindre des choses, c’est de prendre en compte ses remarques, de bien y réfléchir et de faire gaffe à ce qu’on dit juste après. – marquant une légère pause à cause d’une légère crise de fous rires, je tournai mon regard vers le lac avant de continuer  – Par exemple, tu m’as par deux fois fait savoir que tu ne cherchais pas à être prise pour une sur-intelligente. Si tu penses le contraire, cela veut dire que tu aimerais être perçue comme très intelligente. Enfin, et tu comprendras très vite pourquoi tu me fais rire à ce point, tu as affirmé par deux fois vouloir vivre ta vie et non celle de tes parents. Je ne sais pas qui était ta mère, mais je connais très bien ton père. »

Ne pouvant plus me retenir, je me laissai aller et éclatai de rire !! Suite à cette conclusion des plus amusantes, je riais tellement que j’en avais mal aux côtes ! Mon raisonnement était tout aussi logique qu’il était absurde et pourtant je ne pouvais m’empêcher d’en rire ! Non mais franchement, si les futurs néo-mangemorts pouvaient s’identifier aussi facilement, ce serait vraiment triste pour cette nouvelle génération qui cherchait à semer la terreur sans sorcier de la trempe de Voldemort à leur tête !! Et c’était justement ce qui me faisait rire. Au final, que mon raisonnement soit juste ou pas ne changerait pas ma réaction. J’avais clairement sous-entendu qu’Artémis – en affirmant ne pas vouloir vivre la vie de ses parents – cherchait en vérité à suivre la voie de ceux-ci. Je rigolais aussi parce que – si j’avais vu juste – ce serait là la plus grosse erreur de sa vie, et ce, pour plusieurs raisons.

La première, parce que ça voudrait dire qu’en me suivant ici, elle se serait faite avoir à son propre jeu : c’était elle qui voulait en savoir plus sur moi à la base. La deuxième, parce qu’elle n’aurait absolument aucun moyen de savoir comment je gèrerais cette potentielle déduction. Garderais-je mes suppositions pour moi ? En parlerais-je au Directeur ou même aux Aurors ? Elle n’avait commis aucun crime jusque-là d’après ce que je savais. Cependant, si elle se retrouvait dans le microscope de ceux-ci à cause d’une décision impulsive qui l’avait poussé à me suivre durant ma pause-déjeuner, allez savoir comment elle le prendrait. La dernière raison qui m’amenait à penser qu’un éventuel désir de sa part de suivre les traces de son père serait une grosse erreur provenait du fait que ça impacterait toutes ses futures interactions avec moi. Essuyant mes larmes – oui, j’en étais arrivé à pleurer à force de rire – je décidai de passer à un thème plus neutre histoire de détendre l’atmosphère.

« Bon, je vais arrêter de t’embêter avec mes raisonnements complètement bidons. Tu as dit avoir 17ans. Cela veut donc dire que tu n’as jamais connu ni Dumbledore, ni Voldemort, et encore moins Grindelwald. Le professeur Binns n’est plus là, donc les cours d’Histoire de la magie ne sont probablement plus limités aux problèmes entre sorciers et gobelins. Tu as aussi obtenu un Optimal dans cette matière. Donc, voici ma question : qui est considéré comme le plus grand sorcier, ou la plus grande sorcière, de ces 20 dernières années ?  »

Pour le coup, ma question était des plus banales et des plus sincères. J’avais été absent pour la majorité de ces deux dernières décennies. Je n’avais donc pas suivi ce qu’il s’était passé dans ce pays. Je ne savais pas quels sorciers s’étaient démarqués plus que d’autres. Je ne savais pas non plus si – cette fois-ci – une sorcière était considérée comme la plus talentueuse de cette génération. Qui avait sa tête sur des cartes de Chocogrenouilles de nos jours ? Poser cette question à une élève en 7ème année à Poudlard était probablement le meilleur moyen d’avoir une réponse objective. Que ce soit en cours d’Histoire de la magie, ou en suivant la Gazette, ou simplement en débattant avec ses camarades au cours de ses six dernières années, elle devait – je l’espérais – avoir au moins quelques noms en tête si ce n’était un qui se démarquait purement et simplement.



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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Sam 31 Déc - 0:05





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Artémis laissait le bibliothécaire parler et s'amusait un peu à le perdre de ci de là ; mais à force de jouer on se brûlait et ça elle l'apprenait à ses dépends et elle ne savait même plus ce qu'elle faisait là sur le ponton en compagnie du bibliothécaire. Certes, elle était là pour apprendre à le connaître mais comment dire, les choses n'évoluaient pas vraiment comment elle le voulait. Car plus leur échange avançait plus elle se tournait en ridicule.

Car oui Artémis avait cette intelligence profonde ancrée en elle et elle sentait que la situation tournait en sa défaveur depuis peu. Elle qui d'habitude très à l'aise avec son auditoire avait perdu le fil de ses pensées depuis quelques temps. Regardant la montre qui était à son bras avant même qu'il ne réponde elle vit même que les cours n'allaient pas tarder à recommencer.

C'était alors qu'elle s'apprêtait à prendre congé qu'il reprit la parole. Des paroles comme à son habitude cinglante et méprisante mais il y eu ce rire, cette manifestation de moquerie qui était de trop. Artémis était une sanguine, un dragon endormi. Mais elle n'était pas folle non plus. L'adulte en face d'elle avait une expérience conséquente et il serait malvenu de sortir sa baguette pour lui montrer à quel point elle était vexée.

Elle en était même venue à se dire qu'elle allait se mettre debout et repartir comme si de rien n'était. Mais non au lieu de cela elle se leva et sortit de ses gonds « Monsieur désolée mais votre rire me blesse, je préfère m'en aller, au revoir... et vu que vous allez commenter cette attitude je suis vexée comme une gamine pourrie gâtée oui et rigolez encore souriez en me croisant dans les couloirs grand bien vous en fasse...  » ; elle avait dit cela d'un ton sec. Oui elle était vexée de tant de bassesse. Comment un adulte pouvait il ouvertement se moquer de jeunes étudiants ? Elle aurait pu le connaître, l'apprécier mais cette attitude puérile l'avait vraiment contrariée.

Elle tournait les talons et commença à repartir quand elle entendit le reste de ses paroles qu'il avait à son égard. Un instant elle s'arrêta se retourna d'un quart de tour, le poing fermé et elle lui dit « oui je n'ai jamais connu ces gens hormis dans des livres d'histoire ou en cours mais la seule personne digne du nom de grand sorcier aujourd'hui c'est ma sœur et vous pouvez en rire jusqu'à la nuit tombée de ma débilité profonde je ne vais pas vous embêter ; appelez donc votre ami le calmar pour se foutre encore plus de moi si le cœur vous en dit moi j'ai des cours qui m'attendent ».

Sur ces paroles, Artémis fila d'un pas déterminé vers le château ; une chose était sûre, elle n'irait pas de si tôt remettre les pieds dans la bibliothèque.

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MessageSujet: Re: Qui sème le vent... [PV: Artémis] - [Terminé] Dim 1 Jan - 8:00


Je devais bien l’avouer, cette pause-déjeuner était bien plus mouvementée que ce que j’avais prévu. Sans l’intervention de la lionne, je me serais contenté de manger en fixant le lac. Forcément, je n’allais pas plonger à l’intérieur alors que j’étais censé retourner à la bibliothèque après mon déjeuner. Peu importait si je pouvais me sécher en utilisant la magie, je me voyais mal entrer dans ce lac sans provoquer un minimum le calmar géant. Or, si je le provoquais et partais avant de calmer le jeu, celui-ci s’amuserait peut-être à attraper de ses tentacules la prochaine personne qui s’approcherait du lac d’un peu trop près. Bon, tant que j’effaçais les traces de mon passage, je ne pourrais vraiment être blâmé. Après tout, qui irait croire que le bibliothécaire s’amusait à provoquer les créatures aquatiques durant sa pause-déjeuner ?

En ce qui concernait ma conversation actuelle avec Artémis, on pouvait dire qu’elle était plus ou moins à sens unique – en ma faveur – depuis déjà quelques minutes. La Gryffondor, ne me connaissant pas du tout, ne s’était clairement pas attendue à ce que je lui parle comme je le faisais. Habituée aux enseignants qui s’adressaient toujours aux élèves avec respect, le fait que je me fiche complètement d’être perçu comme impoli, cassant, voire limite insultant l’avait prise au dépourvu. En même temps, avec mon poste de bibliothécaire seulement, la situation aurait dû être l’inverse, non ? Malheureusement pour elle, ce n’était pas le cas. Je n’étais pas ni un gosse, ni timide, ni limité par de potentielles représailles. Grosso modo, je n’avais aucune entrave pour m’adresser à elle comme je le ferais avec n’importe quel autre adulte. Autant, je pouvais faire un effort avec les plus jeunes – et encore, c’était limite limite – autant je considérais que je n’avais pas à prendre de gants avec une adulte aux yeux des sorciers.

Qu’elle le prenne mal ou pas, ce serait à elle de faire avec. J’étais comme j’étais et je ne comptais pas changer de sitôt. Si elle avait un problème avec moi, rien ne la forçait à me parler. D’ailleurs, rien ne l’avait forcée à me suivre au premier abord : il s’agissait de sa décision. Tant pis pour elle si elle le regrettait maintenant. La prochaine fois, elle y réfléchirait à deux fois avant de suivre un inconnu durant sa pause-déjeuner. N’avait-elle jamais entendu parler du fait que le repas d’un homme était sacré ? Perturber un gars pendant qu’il mangeait était passible de peine de mort dans certains coins ! Bon d’accord, j’exagérais peut-être un petit peu… Hmm, il semblerait que ce soit mes éclats de rire accompagnés de mes propos qui la firent craquer. Pas craquer dans le sens où elle avait explosé, mais dans le sens où elle ne pouvait en supporter davantage. Mine de rien, elle avait tenu longtemps avant de décider de me laisser en plan.

Vexée comme une gamine pourrie gâtée ? A quelle heure j’avais insinué une chose pareille ?! Naméoh ! Jusque-là toutes mes remarques avaient été réfléchies et basées sur des observations avérées. Il n’y avait pas d’inventions dans mes hypothèses. Avec tout ce qu’elle m’avait dit, rien ne laissait entendre qu’elle avait été pourrie gâtée. Surtout que bon, orphelin et pourri gâté, ça n’allait pas ensemble. En fait, elle s’était tellement emportée qu’elle s’imaginait carrément que je me foutrais d’elle chaque fois que je la recroiserais. Ah la la, les jeunes de nos jours… Toujours dans l’excès. Pour le coup, il y avait plutôt intérêt à ce que mes propres filles ne me fassent pas les mêmes crises – en triple – lorsqu’elles atteindraient le même âge. Je ne le supportais déjà pas avec des enfants qui n’étaient pas les miens. Alors, les miens, il était certain que je pèterais les plombs ! Hmm… Le meilleur moyen d’éviter ses excès de susceptibilité et de colère serait de prêter une attention toute particulière à leur évolution. Pour cela, mieux valait que j’évite de rester éloigné d’elles trop longtemps alors.

Bien qu’elle semblait partie, elle avait quand même pris la peine de répondre à ma vaine tentative de détendre l’atmosphère en changeant de sujet. Tant pis, je m’en souviendrais pour la prochaine fois. Sa réponse me prit au dépourvu en tout cas. J’avais fini les sandwiches que j’avais apportés avec moi, donc je ne m’étranglai pas avec. Cependant, je savais que si j’avais été en train de mâcher au moment de sa réponse, je me serais étouffé. Sa sœur ? Elle était sérieuse là ? Parlait-elle vraiment de l’assistante de Défense et Potion ou avait-elle une autre soeur cachée ? Si celle-ci était si talentueuse que ça, on en aurait parlé dans les journaux, non ? De plus, on lui aurait directement attribué un poste de professeur et pas celui d’assistante. A côté de ça, elle était à peine plus âgée qu’Artémis donc bon, niveau expérience en dehors de Poudlard, ce n’était pas tout à fait ça. Celle-ci était peut-être même inexistante sachant qu’elle était toujours dans cette école actuellement…

« Pourquoi reste-t-elle ici ? »

Telle était la question que je me posais sur l’aînée Travers. Si c’était simplement pour garder un œil sur sa petite sœur, n’importe quel autre emploi aurait suffi. Un poste à Pré-au-Lard lui aurait permis de la voir chaque weekend. Un poste au Ministère – selon le Département – lui aurait potentiellement offert des chances de passer à Poudlard. Il suffisait de voir Petit Prince Malfoy qui venait donner des cours ici à mi-temps, ou même les Aurors qui patrouillaient dans le château. Bref, les opportunités n’auraient pas manqué. Et puis, qu’est-ce que c’était que cette idée de faire croire à sa petite sœur qu’elle était la plus grande sorcière actuelle ? Je pouvais comprendre un petit excès de confiance envers un aîné – surtout qu’elles n’étaient que toutes les deux – mais là, ça allait loin. Bon après, ça voulait aussi dire que sur les deux dernières décennies, personne ne s’était démarquée pour qu’elle en arrive à voir Elesya comme étant la seule à mériter le nom de grande sorcière. Bon, il était peut-être temps d’aller voir de quel bois l’aînée Travers se chauffait, non ? Après avoir vexé la cadette, il était temps d’embêter la grande sœur.

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