Mikaëla Lightwood -- Vous me connaissez pas ? Tant mieux ! [Terminé]



 
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Mikaëla Lightwood -- Vous me connaissez pas ? Tant mieux ! [Terminé]

Invité
Dim 1 Jan - 22:19

  

  
Mikaëla  Lightwood "If that's true, if you don't know who I am, then maybe your best course is to tread lightly."


  
Mon identité...

  

¤ Date & lieu de Naissance : 1 septembre 1992 à Morro Bay, en Californie
¤ Âge : 25 ans
¤ Sang : née de parents moldus
¤ Profession : chasseuse de tête et informatrice
¤ Animal de compagnie : une corneille (qui lui sert de hibou, principalement), appelé Lexi et un petit mamba vert (son bébé) du nom de Nessy
¤ Souhaiteriez-vous que votre nom ou Prénom soit doublé : non pour le prénom, oui pour le nom
¤ Mon Don : (soumis à l'acceptation du staff)

  
Mon Physique

Mika est une belle femme. Le genre de femme sur laquelle les têtes se tournent. Le genre de femme voluptueuse qui vient inspirer des rêves chez certains. Du haut de ses 1,73m, elle a une démarche gracieuse et confiante, parfois accentuée par des talons vertigineux. Elle a une chevelure châtain, soyeuse et lisse, qui attrape les rayons du soleil. Un visage gracieux, des formes pulpeuses et des jambes envoûtantes. Pourtant, mieux vaut ne pas trop s'attarder sur son physique. En réalité, Mika n'est pas toujours ainsi. Maîtresse de la transformation, elle peut prendre bien des apparences. Elle change souvent de style, de coupe, de couleur de cheveux ou de vêtements. Elle arrive à changer son physique très facilement, sans même avoir recours au polyenectar. Sa profession en est en partie responsable mais c'est également un de ses traits de caractères. Cela l'amuse, elle aime ne pas avoir la même tête du jour au lendemain.
On dit souvent que « la cape ne fait pas le sorcier ». Chez Mika c'est encore plus vrai. Surtout lorsqu'elle doit se rendre un minimum distinguée. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle est très loin d'avoir une mentalité propre à un physique. Mika est belle, certes, mais son âme l'est certainement plus encore.  


Mon Caractère

Mika est un curieux mélange de contradictions et de paradoxe. Si vous la voyez, il est aisé de penser que c'est une belle femme élégante et distinguée, avec une classe innée. Effectivement, elle peut l'être. Néanmoins, Mika est une subtile mixité entre deux alter ego. Aussi, elle sait être aussi vulgaire que gracieuse, aussi grossière qu'élégante. Bref, elle apparaîtra toujours sous une facette nouvelle, se montrant là où personne ne l'attend.

Tout d'abord, Mika est très professionnelle. Elle est passionnée, elle aime ce qu'elle fait. Cela la rend rigoureuse. Lorsqu'il s'agit de son travail, elle ne laisse passer aucun détail, chaque mouvement est calculé et elle se montre plus déterminée que ses cibles. Mieux vaut ne pas faire partie de son contrat car Mika loupe rarement ses missions.
Pourtant, en dehors de son activité professionnelle, Mika peut se révéler très pareusse et feignante. Elle va aimer ne rien faire ou se faciliter la vie. Il va lui arriver de passer une journée entière à dormir, ou d'utiliser sa baguette parce que se pencher du canapé pour attraper quelque chose sur la table devant elle, lui demande un effort trop surhumain. Un peu comme si elle évacuait d'un coup toute la tension de ses missions.

Une chose encore, Mika ne fait pas attention à son argent. Elle n'entretient pas de bons termes avec les gobelins parce qu'elle n'a presque jamais rien sur son compte. Non pas qu'elle ne se fasse pas payer... Mika gagne bien sa vie mais dépense sans compter ou sans faire attention. Quand elle a de l'argent, elle l'utilise, sinon tant pis pour elle. Elle n'est pas matérialiste et ce n'est qu'un petit détail pour elle. De plus, il lui arrive de se faire payer ses missions en services ou en nourriture. Car si on veut amadouer la sauvageonne qui est en elle, mieux vaut lui proposer de la nourriture. Mika est un ventre sur pattes. Personne ne mange plus qu'elle. Elle a un appétit de dragon. Sans la corpulence qui va avec.

Dernière petite chose, mais non des moindres, Mika a une mémoire phénoménale. Elle a des facilités d'apprentissages, et retient tout dès la première lecture ou première écoute environ. Elle pouvait vous ressortir une conversation datant d'il y a trois semaines, comme si elle l'avez entendu hier, ou pouvait réciter des passages de livre qu'elle n'avait l'une qu'une fois. Ce fut un incroyable bonus dans son adaptation à la Fourche.

Mika est quelqu'un de loyal, d'attachant. Elle est toujours de bonnes humeurs, c'est la fille avec qui on va forcément passer une bonne soirée. C'est la fille avec qui on apprécie de rire, ce qu'elle fait souvent. Elle est cynique, rusée, parfois bourrue, stratégique, patiente et réfléchie. Elle est capable d'attendre longtemps le moment opportun avant d'entreprendre quelque chose. Elle est sociable, elle aime faire la fête mais elle aime rester tranquille chez elle. Elle se fait souvent sous-estimer ou malestimer.
C'est une personnalité complexe et riche qui mérite d'être connue avant de porter un jugement.  


  
Mon Histoire...

  


-Mikaëla ? Quel drôle de nom...
-Vous avez quelque chose à redire ?
-Ce n'est pas un nom digne d'une Lightwood !
-Vous n'êtes pas sa mère, aux dernières nouvelles.
-Ariana... toujours aussi irrespectueuse, à ce que je vois.
-Dur de me mettre à votre niveau.

J'étais bébé. Cette conversation a été retranscrite telle que l'a décrite ma mère, à l'époque. L'histoire de mes parents pouvait ressemblait à un compte de fée. Ma mère n'était qu'une petite mexicaine, née au Etats-Unis et travaillant durement pour vivre. Elle ne faisait pas partie des malheureux, sans appartenir aux fortunés. Si elle devait rentrée dans une catégorie, ce serait celle des chanceux. Ma mère est juste une femme normale qui a eu beaucoup de chance. Cette chance, c'est mon père.
Mon père, lui, faisait parti des fortunés. C'était le riche héritier d'une grande entreprise à San Fransisco. Il avait un petit frère, mon oncle, qui, actuellement, doit encore se trouver quelque part dans l'océan du Pacifique, un bon joint à la main et des dizaines de filles lui massant les pieds. Autrement dit, il n'est toujours pas une perspective intéressante pour reprendre l'entreprise de la famille. La question qui se pose donc c'est : comment ces deux personnes, nées sous une étoile différente, ont-elle pu se rencontrer ?

Ma mère s'appelle Ariana Gravalos. Une mexicaine née sur le territoire des Etats-Unis. Ses parents avaient fui leur pays et obtenu le statut de réfugiés politiques pour des raisons qu'elle n'a toujours pas voulu me confier. Ni eux. Elle a grandi dans un milieu peu recommandable pour une jeune fille. Un environnement souvent violent où elle a dû montrer qu'elle pouvait s'avérer plus violente que les autres. Agacée, elle a tenté de s'en sortir et de se mettre du côté de la justice en s'enrôlant dans la police. Ceci fut considérée comme une trahison et elle fut totalement bannie de son quartier. Mais ma mère n'en tint pas compte. Elle monta vide en grade, de part sa rigueur, sa ténacité et son intelligence. Ma mère était quelqu'un de très perspicace. Elle finit par tenter sa candidature au FBI et suivit bientôt la formation adaptée. Quelques années plus tard, elle entrait à la CIA. Ma mère ne m'a jamais raconté ses journées de boulot, mais son enseignement se révéla tout aussi productif que ma scolarité. Aujourd'hui, elle dirige sa propre unité. Elle ne me dira jamais de quoi, exactement. Je ne cherche pas non plus à le savoir.

Mon père, lui, a vécu une enfance plus paisible. Il était chouchouté, nourri et a grandi dans le luxe et l’oisiveté. Il a été dans les meilleurs écoles, à suivi les cours les plus intensifs et a fini par être le fils prodige et prometteur qui hériterait de la compagnie familiale. Les Lightwood faisaient poids dans le monde moldus. Néanmoins ce n'était pas non plus le rêve. Sa vie était dure de part l'exigence et l'intolérance de ses parents. L'erreur n'est pas acceptable.

La rencontre de mes parents pourraient se retrouver dans n'importe qu'elle comédie romantique d'Hollywood. Mon père se fit piquer son porte-feuille. A l'époque, ma mère venait de poser sa candidature au FBI. Elle me raconte souvent cette histoire en pouffant de rire. Elle était partie s'acheter un hot-dog pour le déjeuné. Alors qu'elle le payait, elle vit un monsieur en costume, s'égosiller auprès d'un jeune qui fuyait loin très loin. Mon père avait grandi dans un cocon et, sur certains points de la vie menée par la plupart des gens, il reste un grand naïf. Fait heureux, le voleur passa juste à côté de ma mère qui agit aussitôt, dans un réflexe parfaitement maîtrisé. Elle lui rendit son porte-feuille, mon père l'invita à déjeuner pour la remercier et ce fût ainsi que leur histoire commença. Quand au pauvre garçon, il fit un bref séjour en prison. Ma mère le regrette d'ailleurs. Elle dit souvent qu'elle devrait le remercier. C'était grâce à lui qu'elle avait eu cette vie.

Inutile de dire que ma mère ne fut pas la bienvenue. Une mexicaine. Flic. Dont les parents vivaient dans un coin malfamé de la ville. Elle n'avait rien pour elle. Ma mère n'aime pas vraiment me parler de cette époque. Elle me dit vaguement qu'elle fut dure. Grand-mère et grand-père (les parents de mon père), essayèrent par tous les moyens de les séparer. Mais mon père tint bon. Il me dit souvent, en rigolant, qu'il avait été "glué" à ma mère dès leur rencontre. Aujourd'hui, je me dis que, effectivement, ils auraient pu subir un sort de glu perpétuelle. Enfin bref. Mon père et ma mère finirent par se marier, au grand désespoir des parents de ce premier. Pourtant, il était trop tard. Ma mère était une honte pour leur famille, mais un divorce le serait plus encore. Et je finis par naître.

Ma naissance fut une joie, mais ma mère savait qu'elle n'allait pas être tranquille. Elle savait que mes grands-parents seraient sur son dos. Elle partit donc un peu plus bas, en Californie, passer son congé maternité et prendre des vacances. Elle s'installa un temps à Morro Bay, près de la plage où elle se perdit dans la contemplation des vagues. Elle y louait une petite maison. Cette même maison dans laquelle elle vint passer une fois des vacances avec ses propres parents. Cela remontait à loin, mais ces vacances demeuraient un souvenir heureux. Cet endroit, me disait ma mère, représentait les moments les plus heureux de son existence. Ce fut dans cette même villa, qu'elle me donna naissance. Ma mère décida de m'appeler Mikaëla et elle se débrouilla pour enregistrer mon nom officiellement avec que Grand-mère vint y mettre son grain de sel. Mon père était ravi, comme à chaque décision que prenait ma mère. Sa mère à lui, beaucoup moins. Ma mère m'a souvent répété qu'elle ne regrettait pas sa décision, ne serait-ce que pour voir la tête de Grand-mère lorsqu'elle lui annonça mon prénom.
Mikaëla.
Mikaëla Lightwood.
Cela ne s'accordait absolument pas. C'était trop tard pour changer. Et mon père adorait mon prénom. Je vous avoue que si on m'avait demandé mon avis, à l'époque, j'aurais supplié ma mère de me donner un autre prénom que celui dégoté aux hasards dans une boîte de céréales mexicaines. Je me fais appelé Mika, la plupart du temps. Parfois Miki. Mais je ne donne jamais mon nom au complet.

Les trois premières années de ma vie, ma mère resta à Morro Bay, où je vécus la vie d'une gamine de trois ans parfaitement ordinaire. Après, ce fut plus compliqué. Ma mère ne put échapper éternellement à mes grands-parents et nous repartîmes à San Fransisco, à l'appartement que ma mère partageait avec mon père avant ma naissance. Un appartement dans un building énorme où ma chambre dominait toute la ville. Mieux valait ne pas avoir le vertige. Je fus envoyée à l'école. Une école de prestige où je portais un uniforme et où j'avais des chefs cuisto qui nous préparaient des langoustines à midi. Vous voyez le genre d'école dont je parle ? Non ? Tant mieux pour vous. Heureusement, j'aime les langoustines. Mes années à l'école ne furent pas aussi calme que je l'espérais. Plusieurs choses s'y passèrent. Mes grands-parents décidèrent de me donner des cours particuliers de harpe (Merlin, une catastrophe intersidérale), de français (ça, c'était bien) et de bonnes manières (sans commentaire). Ma mère n'était pas très chaude, mais mon père ne lui laisse pas vraiment le choix, pour une fois. De l'autre côté, il y avait ma mère qui décida de m'inscrire à des cours de combat (ça c'était très amusant) et commença à me faire faire des petits jeux. Des petits jeux anodins, comme ça, mais qui faisait travailler ma mémoire, ma réflexion et mon sens de l'observation. Ce fut là qu'elle découvrit mon incroyable mémoire. Je retenais tout ce que je voyais ou j'entendais dès la première fois. Mais cela ne s'arrêta pas là. Il m'arrivait des choses étranges. Une fois, j'avais fait une belle bêtise à l'école et je me cachais dans un placard pour pas que les professeurs me retrouvent. Au bout d'un temps, je finis par sortir timidement pour m'apercevoir qu'ils avaient totalement oublié ce qu'il s'était passé. J'en restais stupéfaite pendant des mois. Une autre fois, alors que je m'acharnai à ouvrir une porte fermée à clé, celle-ci s'ouvrit d'un coup. Sans parler des choses que je brisais sans les avoir touché quand j'étais en colère, ou de la cheminé qui s'embrasa d'un coup un soir où je n'arrivais pas à faire le feu. Toutes ces petites choses me terrifiaient et je préférai faire comme si de rien était.

Puis il y eut ce fameux jour. J'allais fêter mes onze ans et l'école venait de se terminer. Je me souvenais ce jour parfaitement. J'étais dans la cuisine, en train de me goinfrer (je me suis toujours goinfrée) d'un paquet de madeleine au chocolat. Ma mère lisait tranquillement un livre et mon père se préparait à une énième réunion. La lumière s'éteignit d'un coup. Il y eut un bruit énorme suivit d'un long juron qui sortit de la bouche de mon père. Il s'était cogné l'orteil contre le pied de la table. Mon père, à l'instar de ma mère, est quelqu'un de très maladroit. La lumière se ralluma alors d'un coup et je vis ma mère bondir d'un saut agile, dégainant un pistolet qu'elle pointa sur... une étrange personne vêtu d'une cape mauve et d'un chapeau pointu de la même couleur. Je me fis deux réflexions : c'était la première fois de ma vie que je voyais le pistolet de ma mère et, en temps normal, j'aurais eu du mal à en détacher les yeux. La deuxième, ce fut pour me dire que la personne présente dans cette pièce, pouvait peut-être comprendre ce qu'il m'arrivait. Il semblait aussi inexplicable que les événements qui se passaient autour de moi.

-Qui êtes-vous ? gronda ma mère d'un ton froid. Je vous préviens, je suis de la CIA...

-Le sia quoi ? demanda poliment l'homme.

Mon père avait réussi à se déplacer pour venir se placer devant moi, me cachant la vue. Je me souviens d'avoir fait un pas sur le côté. L'homme était aussi noir, et sa cape et sa "robe" mauve lui donnait un air encore plus sombre. Il avait des lunettes et un bout de bois dans une main. Il contemplait le pistolet de ma mère d'un air intéressé, comme s'il était totalement inconscient de sa dangerosité. Il n'avait pas l'air de se sentir menacé et ne semblait pas menaçant également.

-Je suis venue vous parler de Mikaëla, expliqua gentiment le personnage mauve. Et si nous nous asseyions ?

J'en étais sûre. Je savais qu'il venait pour moi. Mes parents me regardaient d'un air ébahi, leurs yeux passant de moi à Monsieur Mauve. Je pris une grande goulée d'air. Je n'avais même pas remarqué que j'avais retenu ma respiration. L'homme agita son bout de bois et, sous les yeux stupéfaits de tout le monde, moi y comprit, le canapé se déplaça, heurtant les jambes de ma mère qui s'écroula dessus. Un bruit de tonnerre m'assourdit les oreilles. Un cri strident s'en suivit alors, et je mis un temps à me rendre compte que c'était moi qui criais.

-Enfin ! s'offusqua l'étranger d'un air sévère. Cessez tout ce chahut.

Le tableau serait digne d'être immortalisé. Ma mère affalée dans le canapé, son arme au sol, regardant d'un air ahuri l'homme ou le trou au plafond qui avait dégommé le beau lustre en cristal offert par Grand-mère. Papa me serrant tellement le bras que je crus qu'il allait se détacher tout seul. Et il y avait moi, la bouche ouverte en un cri silencieux. L'unique pensée qui me vint à l'esprit fut que Grand-mère allait encore faire toute une histoire du lustre. De ce que j'avais compris, il avait coûté cher. Pourtant, tout ceci ne semblait pas émouvoir l'étrange homme. Un autre coup de son bout de bois, et la pièce fut de nouveau comme neuve. Avec le lustre en cristal.

-Qui... qui êtes-vous ? balbutia ma mère d'une voix tremblante.

Il y avait trop de choses qui se passaient dans ma tête au même moment. Pourtant, ce qui m'a le plus marqué, demeure l'hésitation de ma mère. Élément efficace de la CIA, il en fallait beaucoup plus l'impressionner. Elle était le pilier de ma vie. Elle ne se laissait jamais faire, encore moins avec mes grands-parents. C'était sûrement une des raisons qui poussait Grand-mère à la détester autant. Alors la voir aussi déstabiliser eut raison de moi et je fondis en larme. Je n'étais pas une pleurnicheuse. Je ne pleurais que rarement. Pourtant, là, j'évacuais tout le surplus d'émotions que j'avais enregistré en l'espace de cinq minutes. Mon père me prit aussitôt dans ses bras. Il n'en menait pas large mais je savais qu'il m'aimait plus que tout et qu'il nous protégerait, ma mère et moi, même s'il devait mourir.

-Allons, allons, dit l'homme d'une voix rassurante. Calmez-vous, je suis venue vous parler de Mikaëla.

-Comment connaissez-vous Mikaëla ? lança hargneusement ma mère.

Son métier lui avait appris à se remettre bien vite de ses émotions. Elle analyserait le reste plus tard. Pour le moment, seul le danger immédiat comptait.

-Votre fille n'est pas comme les autres, répondit patiemment l'homme, indifférent à l'air menaçant de ma mère. C'est une sorcière.

Sorcière ? J'en fus vexée. Il est vrai que je n'étais pas un petit ange à l'école. J'étais farceuse et j'aimais bien me faire remarquer ou entraîner les autres avec moi. Le pire, c'était que je ne faisais pas exprès, il m'arrivait toujours tout plein de trucs. Mais de là à dire que j'étais une sorcière... Et puis, vue la tête de mes parents, ils n'étaient pas particulièrement ravie.
Retranscrire toute la conversation de ce jour si mémorable, qui marqua le début d'une toute nouvelle vie, serait trop long. Dans les grandes lignes, monsieur Stanely était le directeur adjoint d'une école de sorcellerie. Il commença par nous expliquer que la terre était peuplée de nombreux sorciers qui vivaient cachés aux yeux des "moldus". Il employa encore quelques termes que, au début, je ne comprenais pas. Il nous informa que pour les enfants doués de pouvoirs magiques et nés moldus, c'était le personnel de l'école qui se chargeait de venir expliquer en personne le concept de "en fait vous savez quoi ? ben vous vivez dans un monde rempli de gens aux chapeaux pointus et aux baguettes magiques". Enfin bref, il entreprit de tout nous expliquer. Pendant tout ce temps, je crus que ma mère allait finir par lui exploser la figure. Néanmoins, après plusieurs démonstrations plus que convaincantes, mes parents finirent par accepter cette toute autre réalité. Ce fut compliqué pour moi aussi. Pleins d'émotions se battaient dans ma tête. J'étais contente, dubitative, persuadée de rêver, effrayée, surexcitée. Bref, je suis encore étonnée de ne pas avoir exploser comme une bombabouse. Mais à l'époque je ne savais pas ce que c'était une bombaouse. J'étais terrifiée à l'idée de découvrir un tel monde dont j'ignorais tout. Surexcitée de cette découverte. Dubitative quant à la réalité de cette perspective. Je me suis pincée plusieurs fois, pensant que je rêvais. Mais c'était bien la réalité et les choses étranges qui se déroulaient autour de moi prenaient tous leurs sens.

Une nouvelle vie s'offrait à moi. Pour commencer, monsieur Stanley me parla un peu du monde magique. Il nous expliqua que j'allais faire ma rentrée scolaire au mois de septembre à la Fourche, l'école ouest des Etats-Unis. Il s'engageait à m'accompagner avec mes parents pour acheter les fournitures dont j'avais besoin, et me conduire là où je prendrais le transport qui m'y conduire. Il m'expliqua diverses choses sur la réglementation du jeune sorcier, notamment l'interdiction de me servir de mes pouvoirs magiques dans le monde moldu ou le fait de ne pas ébruiter cette conversation. Il m'informa que, de toute façon, les "Oubliators" viendrait effacer la mémoire aux personnes non concernées. Je ne savais pas ce qu'étais les Oubliators, mais le nom ne m'emballait pas vraiment aussi je me jurais de ne rien dire. De toute façon, qui me croirait ? Il termina en nous informant qu'il viendrait dans une semaine afin de connaître notre réponse.

Son départ fuit suivi par un très long silence. Mes parents restaient sous le choc. Je n'en menais pas large non plus. J'aimais les histoires de magie étant petite et j'ai toujours adoré la prestidigitation, mais il y a un univers entier entre y croire, et constater son existence de ses propres yeux. Je fus envoyée aussitôt au lit. Il était clair que mes parents avaient autre chose à penser.
Pendant les jours qui suivirent, ils n'abordèrent pas le sujet en ma présence. C'était comme s'il ne s'était jamais rien passé. Puis, deux jours avant le retour de monsieur Stanley, mes parents me convoquèrent dans le salon. Ils me demandèrent ce que je voulais. Inutile de préciser que je compris que ce n'était pas de mon anniversaire dont ils étaient entrain de parler. Je mourrais d'envie de leur faire part de ma réponse et ce fut ainsi que je commençais mes premiers pas dans le monde magique. Lorsque monsieur Stanley revint, ma réponse positive et moi étions fin prêtes. Mes parents, peut-être un peu moins. Mais ils avaient compris.

C'est assez étrange de replonger dans ses moments si intenses. Incroyable aussi de me dire que je m'en souviens aussi bien. Enfin... ce serait incroyable sans ma mémoire. Elle me facilita d'ailleurs bien la vie à la Fourche. Dans les semaines qui suivirent, monsieur Stanley revint plusieurs fois. Il nous expliqua que c'était le protocole. Pour être sûr que nous nous intégrions bien à l'idée. C'était très compliqué. Encore aujourd'hui, j'ai parfois du mal à le croire. La première fois que je mis les pieds au Miroir du Fou, ce fut une explosion de découverte. Le Miroir du Fou est une sorte de grand centre commercial magique. Il se trouve à Los Angeles, derrière une grande fontaine. Le mur vomissait un jet d'eau qui se déversait dans un petit bassin. Il fallait traverser le bassin et rentrer dans le mur. Comment vous dire que ni l'un, ni l'autre ne nous plaisait. Néanmoins, monsieur Stanley, après vingt bonnes minutes de réconfort, nous fit traverser. L'eau ne mouilla pas. Le mur ne nous fracassa pas le crâne. Nous atterrîmes dans l'univers le plus étrange qui soit. J'aurais voulu avoir milles yeux pour tout voir. Mes parents étaient, sûrement, pire que moi. Mon regard d'enfant n'avait pas encore acquis la rationalité des adultes. J'étais émerveillée mais cette perspective me paraissait beaucoup plus vraisemblable que mes parents. Je crus que ma mère allait s'évanouir à chaque pas et mon père garda la bouche ouverte pendant toutes les courses. Le Miroir du Fou se trouvait dans un dôme immense qui laissait entrevoir le ciel. Je me demandais comment tout cela était possible puis cessait de vraiment m'y intéresser quand je percutai que ça ne servait strictement à rien de chercher une réponse rationnelle à cette question. Je me contenterais donc de rester émerveillée.

Le Miroir du Fou s'appelait ainsi pour deux raisons. La première, parce que tous les noms des boutiques étaient écrites à l'envers. Ainsi, je voyais "drafac ud din el", "retrop-à-trêp : eluoB emadaM" ou encore "uobuobiH". J'avais soudain la sensation de lire du suédois. La deuxième particularité résidait dans la "porte" des magasins. C'était des miroirs. Différents, en tout genre, mais des miroirs. Voyez-vous, les sorciers des Etats-Unis croyaient au pouvoir des miroirs. Pour eux, ils reflétaient la véritable personnalité des gens. Ainsi, un mage doté d'un mauvais fond, ne rentrerait pas dans la boutique. C'était une croyance très établi. L'avenir me démontra qu'elle n'était pas toujours efficace, surtout chez les grands mages. Lorsque l'on approchait du miroir, ce dernier nous révélait ce qu'on était au fond de nous-mêmes, et l'image d'horreur qui pouvait se dresser devant nos yeux, dissuader la plupart d'y entrer. Je ne vis que mon reflet quand j'y pénétrais pour la première fois. C'était plutôt prometteur pour moi. En même temps, je venais de débarquer dans tout ce monde, et mon reflet me renvoya l'image d'une petite fille qui avait juste l'air étonné de se voir. J'avais l'impression de me rencontrer pour la première fois de ma vie. Cette sensation était particulièrement étrange. La première halte fut à la banque. Les banques étaient toutes les mêmes dans le monde sorcier. Aussi je pénétrais chez "sttognirG", la banque de sorcier. Heureusement pour moi, mon père était l'héritier d'une des plus riches familles des Etats-Unis. Il y avait un département réservé au moldus pour échanger les dollars en gaillons ou mornilles. Les gobelins arrachèrent un haut le cœur à mon père et un frisson à ma mère. Pour ma part j'étais fascinée et je ne pouvais en détacher mes yeux. Ils étaient... enfin des gobelins ! Ils étaient... enfin ils ressemblaient... enfin... des gobelins !!! Les achats que je fis ce jour-là me paraissent encore les plus incroyables de toute ma vie. Le mieux fut la baguette magique, bien évidemment. 68 cm, ventricule de dragon et bois d'érable. Idéal pour la métamorphose. La sensation de chaleur qu'elle me procura la première fois que je la tins m'emplit d'une douce chaleur.

Encore aujourd'hui je me souviens de ce jour comme un moment heureux. L'excitation habitait chacun de mes pas et j'étais restée émerveillée devant tout ce que je voyais. J'ai essayé mes uniformes. Une jupe rouge bordeaux plissée descendant jusqu'au genoux avec des bretettes sur une chemise simple blanche. Les manches courtes pour l'été et longue l'hivers. Des chaussettes longues blanches ou des collants noirs accompagnés de souliers pour finir avec une veste noire. Une fois rentrée à la maison, j'ai passé presque tous les jours affabulés de mon uniforme. Le blason de l'école figurait sur ma veste : une fourche dans un cercle grisonnant. Je remarquais avec une totale stupéfaction que le cercle grisonnant était en réalité composé de nuages orageux qui bougeait, laissant échapper par moment des flashs lumineux. Des éclairs. C'était absolument génial. Un coup d'oeil à un jeune homme qui essayait son uniforme, m'informa que les brettelles étaient également d'actualité chez les garçons. Elles tenaient un pantalon de la même couleur que la jupe. Long l'hivers et plutôt bermuda l'été. Cela se terminait par une cheminse du même style que les filles et la veste. Il y avait également deux capes rouges bordeaux dans l'uniforme ainsi qu'un chapeau pointu noir. Ah que j'avais fier allure avec ma cape, mon chapeau, ma baguette et mes bretelles. Mes parents étaient toujours fébriles mais ils étaient heureux pour moi. La couturière m'avoua que j'aurais droit à un noeud papillon à l'effigie de mon club une fois rentrée à l'école. Les garçons, eux, auraient une cravate.
Je retourne toujours avec plaisir au Miroir du Fou. Mais pas forcément à la galerie aux miroirs. Il y a un endroit dans le centre qui demeure secret. Un lieu regorgeant de magie noire, d'ingrédients lugubres et de gens sinistres. Un lieu protégé par le sortilège de fidelitas. Seul un membre de cet endroit pouvait vous y faire rentrer. Les aurors ont essayé de le trouver sans succès. Pourtant ils ont bien ratissé le lieu. S'ils m'avaient demandé, j'aurais pu leur dire où il se trouvait. Je me retrouvais à partager le secret du Black Cloud. Comment j'ai réussi à y rentrer ? Disons qu'après mes études, mes choix professionnels se sont révélés assez éloquents et que j'ai été amené à rencontrer divers gens, dont l'un d'entre eux m'y a conduit. Mais mes connaissances en magie noire sont un sujet que j'aborderais plus tard. Pour le moment je n'étais qu'une fillette de dix ans (bientôt onze) qui s'émerveillait devant une chouette effraie aux yeux jaunes. Quel merveilleux moyen de conversation que de s'envoyer des lettres par hibou. Incroyable !

Les mois qui suivirent me parurent interminables. Pourtant il y en avait que deux. Comment deux mois pouvaient paraître aussi longs ? Monsieur Stanley revint une fois par mois, voir comment nous nous sentions et si nous avions des questions. Puis, le 1er septembre il vint nous chercher, tenant à la main une vieille bouilloire qui arrivait certainement au bout de sa vie. Ma mère lui fit gentiment remarquer que c'était très aimable, mais que nous en avions une neuve qui marchait parfaitement. Monsieur Stanley se contenta de pouffer en marmonnant "ah les moldus". Il me demanda de rassembler mes affaires qui étaient prêtes depuis une semaine et trônaient fièrement dans le salon. De plus, j'avais lu tous les livres de mon trimestre que je connaissais, évidemment, par cœur.  Mes parents avaient convenu de ne pas avouer la vérité à mes grands-parents. Mon père avait peur de leurs réactions et, pour tout vous dire, moi aussi. A l'avenir je passerais maîtresse dans l'art de la dissimulation et ils ne s'en sont jamais doutés. Ma mère les avait convaincu que j'allais faire mes études dans un pensionnant en Angleterre. Elle ne leur laissa pas le choix et ils furent trop occupés à la maudire pour vraiment se sentir concernés par mon école. L'avantage d'avoir des grands-parents qui détestaient leur belle-fille. Enfin bref, monsieur Stanley nous pria d'attraper la bouilloire en nous répétant de ne jamais le lâcher. Nous nous retrouvâmes aspirés par le nombril, sensation très désagréable. Mon père eut des nausées pendant une bonne heure encore. Je n'étais pas sûre d'apprécier ce moyen de transport, que monsieur Stanley nous présenta comme un portoloin, et j'espérais que je n'irais pas à la Fourche ainsi. L'énorme dirigeable qui se dressait devant moi me confirma que non.

Le dirigeable semblait sortir d'un vieux film des années 20. Il était si énorme que je me demandais comment il pouvait voler. Puis je me rappelai que c'était sûrement la magie qui le faisait marcher. Il était invisible aux yeux des moldus. Les adieux avec mes parents furent déchirant. Avec ma mère ce fut pire. Je crois qu'elle s'inquiétait vraiment de ne plus m'avoir sous les yeux. Le côté parano des flics. Pourtant, elle finit par me laisser partir et je rentrais dans l'énorme ballon qui allait m'emmener droit vers ma nouvelle vie. Rentrée dedans, je fus encore plus ébloui. Le dirigeable était deux fois plus gros que vu de l'extérieur. Il y avait plusieurs étages, des allées transparentes, si bien que j'avais l'impression que les élèves marchait dans l'air et beaucoup de bruit. Les élèves se reconnaissaient, discutaient avec animation et faisaient beaucoup de bruits. J'étais clairement intimidée. Je ne savais franchement pas où aller mais les apprentis sorciers semblaient habituer. Une jeune fille plus âgée, ma salua chaleureusement et m'aida à trouver une place. Elle me trouva une place sur un siège molletonné face à une petite table en bois prêt d'un hublot. Une petite bougie flottait au-dessus de la table et une trappe sous mon siège m'y permettait de loger mes valises sans que je sache comment elles pouvaient toutes rentrer dedans. Je fus bientôt rejointe par d'autres étudiants de mon âge et la conversation, bien que timide au départ, finit par être intarissable. Le voyage se déroula donc avec animation et forgea les prémices de premières amitiés. Dans les années qui suivirent, mon voyage à bord du Ballon (s'est comme ça que nous l'appelons) furent de plus en plus amusantes. Mais bon, je ne vais pas non plus m'étaler trop dessus. Je remarque que j'ai déjà trop écrit.

Nous arrivâmes à la nuit tombée, aussi ma première vision de la Fourche ne fut pas aussi grandiose que la deuxième fois. La Fourche est un immense building cylindrique dont les hauteurs disparaissaient dans les nuages lorsque le temps était couvert. Sinon, le ciel nous laissait voir trois grandes antennes, celle du milieu étant plus petite, expliquant ainsi le nom de l'école. Le plus incroyable, de l'extérieur, résidait dans la parure du building. Cela ressemblait à des milliers de miroirs déterminés par des jointures noirs. Ses miroirs étaient un délice pour les yeux. Les jours de beaux temps ils brillaient de milles feux, renvoyant l'image du parc, de ses fleurs et de sa prairie verte. Ils étincelaient à vous rendre aveugles. De plus, la Fourche pouvait se fondre dans le décors, tel un caméléon en cas d'attaque. Les miroirs devenaient transparents, si bien que la Fourche demeurait presque invisible (elle gardait néanmoins son relief). Les miroirs permettaient aussi de nombreuses issues de secours en cas de danger vital. Et, toujours en cas d'attaque, ils se blindaient de telle sorte qu'ils devenaient difficilement cassables. Tout ceci, je l'avais lu dans "L'histoire de la Fourche". Quand aux antennes sur le toit, elles permettaient de récolter la foudre. Il arrivait de voir ainsi la façade se zébrer d'éclairs lors d'un tonnerre. Elle en devenait terrifiante et envoûtante. C'était impressionnant. La Fourche se dressait dans un vaste parc, lui-même ceinturé par une grande rivière. Il n'y avait qu'un pont pour la traverser, qui s'étendait sur une dizaine de mètres, et solidement gardé par deux énormes statues qui, en cas de besoin, pouvaient s'éveiller et défendre la Fourche. La rivière était connue pour être particulièrement profonde et peu accueillante envers les malheureux qui oseraient s'y risquer. J'en ai fais les frais une fois, mais c'est une aventure que je conterai plus tard. Nous pénétrâmes en dernier dans la Fourche. Les autres promotions s'étaient déjà rendus dans la salle à manger. L'intérieur était aussi impressionnant et incroyable que l'extérieur. Vous avez l'impression véritable de rentrer dans un cylindre dont on n'apercevait presque pas le plafond. Un immense escalier en colimaçon partait du rez-de-chaussée pour terminer sur le toit. Contrairement à Poudlard, les escaliers ne bougeaient pas et il n'y avait pas de fantômes. En revanche, plusieurs tapis faisaient office d'ascenseurs et nous transportaient à droite et à gauche, nous évitons les marches interminables. C'était magnifique. Les murs étaient recouverts de tableau qui bougeaient et des petites gargouilles virevoltaient entre les murs. Elles se révélèrent toutes d'être différentes de caractères. Il y avait des gentilles, des bougons, des coléreuses, des facétieuses. Bref, il faut vous méfier des gargouilles volantes parce que vous ne saurez jamais ce qu'elle vous dira. Si vous devez leur demander de l'aide, elle vous demanderont toujours quelque chose en échange. Alors attention à vous. Mais, au fur et à mesure, je m'habituais à leur présence. Il y avait des multitudes d'étages, sur lesquels se trouvaient encore plus de portes qui donnaient sur des lieux divers et variés. Sur quatre étages se trouvaient les dortoirs. Un étage comportaient deux tranches d'âges, le quatrième étant réservés pour les dernières années, qui avaient droit à plus d'espaces. Hormis les gargouilles, le parc abritait une créature sortit tout droit du folklore : Bigfoot. Une étrange créature légendaire à l'aspect gigantesque et effrayant qui se révélait, en réalité, un véritable mouton. Il errait dans le parc, dormait dans une grotte dans laquelle nous aimions aller lui gratter le ventre. Il adore qu'on lui gratte le ventre. Il y avait aussi la légende de l'oiseau-tonnerre. Il appartiendrait au directeur mais nul ne l'a jamais vu.

Il faut savoir que le système ici est totalement différent de ce que j'ai pu apprendre sur Poudlard. Au passage, chouette château, j'ai beaucoup apprécié. Enfin bref, ici ce n'est pas pareil. Nous ne sommes pas répartis dans des maisons, tout le monde est mélangé. Ils nous divisent de manière aléatoires pour les cours, pour ne pas qu'il y ait trop de monde dans les classes, mais nous étions tous réunis dans notre salle commune et ensuite dispatchés dans les dortoirs. Nous étions-nous même chargé de les maintenir propre. Quiconque se dérobait aux corvées de ménages se retrouvaient collés... à faire du ménage dans des salles peu recommandables. Je le savais parce que je l'avais fait. Mieux valait donc se faire notre ménage. Les cours assurés sont les mêmes partout, mais nous avions des options en cours. La première se choisissait en deuxième année, puis deux autres lors de la troisième année. Les soins aux créatures magiques étaient une matière obligatoire. Et deux fois par trimestre, nous avions des cours sur les sciences occultes et interdites. L'intérêt était de nous sensibiliser à des choses plus ténébreuses en jouant sur la prévention pour ne pas y succomber. La politique de l'école était d'éviter de trop nous interdire afin que nous ne soyons pas tenter de le faire. Evidemment, ils ne nous ont jamais enseigné des sorts de magie noire, mais nous ont sensibiliser sur son histoire. Entre autre. Après les cours, qui se terminaient à 14h, il y avait les activités. Chaque étudiant devait obligatoirement participé à un club minimum. La plupart d'entre eux, moi y compris, en avait deux. Il y avait le club d'échec, de duel, de lecture, de musique, de cours de soutien, de quidditch, de soins aux créatures magiques, de potions, de journal et, le plus réputé, de chasseurs d'orage. La plupart des clubs étaient faciles d'accès. D'autres, comme le club de duel, de quidditch et de chasseurs d'orage nécessitaient une sélection drastique. J'avais chois le quidditch, parce que alors un sport qui se jouait sur un balais volant c'était juste un truc de dingue. Néanmoins je ne pus commencer qu'en troisième année. Les première année pouvait avoir leur balais mais ils étaient considérés comme assistants pendant leurs deux premières années. Il y avait en tout six club de quidditch, chacun avec ses particularités. J'avais atterri chez les Balais Foudroyants. Ils "travaillaient" en collaboration avec les chasseurs d'orage, le deuxième club auquel je participais. Leur collaboration permettait aux joueurs de Quidditch d'ajouter des effets dans leurs matchs. Leurs balais laissés derrière eux une petite traînée de foudre et les batteurs envoyaient des petites étincelles chaque fois qu'ils frappaient dans un cognard. Aux Etats-Unis, le Quidditch prenait des allures tape à l'oeil. Il y avait deux écoles de sorcellerie aux Etats-Unis, aussi il y avait souvent des compétitions de Quidditch entre les deux écoles, en plus de celles intrinsèques à l'école. Le deuxième club, celui des chasseurs d'orage, était le plus réputé, en plus du Quidditch. Pour y accéder, il fallait passer une série de tests inutiles sur lesquels je ne vais pas trop m'étendre. Inutiles mais particulièrement difficiles. Je vous ai parlé des antennes sur la tour, donnant ainsi son nom à l'école. Ces antennes permettent de récolter la foudre. Cette foudre est ensuite revendue aux sorciers et les fonds permettaient à l'école d'organiser des événements pour les élèves. La foudre était récoltée dans une espèce de corne à boire dont le bout était arrondi. J'avais intégré ce club parce que, franchement, attraper la foudre ça roxait du dragon. Plus encore que le Quidditch.

Mes années à la Fourche furent merveilleuses. J'eus beaucoup de mal à m'y habituer mais l'univers que je ne cessais de découvrir me plaisait plus encore. Ma mémoire me facilita grandement la vie. J'apprenais vite. Très vite. Mes années furent partagées entre la sorcellerie, et le monde moldu pendant les vacances. Vacances que ma mère mit à profit pour poursuivre mon enseignement des arts martiaux ou de jeux de mémoire ou de réflexion. Mon esprit s'aiguisait de plus en plus. La vie à la Fourche était magnifique. J'y avais des amis, un monde qui me convenait. J'avais choisi l'option d'étude des runes, d'alchimie et de logimancie. La logimancie était un cours dans lequel nous travaillions la logique et la réflexion. Il y avait peu d'élèves mais j'adorais ça. Une matière qui nécessitait que je travaille véritablement. Je n'étais pas obligée de lire un bouquin que j'étais sûre de retenir. Je devins rapidement une des meilleures élèves de l'école, tout en étant une des pires. Disons que j'aimais faire les choses qu'il ne fallait pas faire, comme traîner la nuit dans les couloirs, discuter pendant les cours, aller poser des bombasouses sur le siège de la bibliothécaire (qui était une véritable teigne) etc.

Il n'est pas très nécessaire de parler de mes années d'études. Il n'y a pas grand chose à dire. J'ai réussi toutes mes années haut la main, j'ai joué en tant que gardienne des Balais Foudroyant et j'ai été élue déléguée-en-chef. J'ai réussi tous mes examens, j'ai eu mon diplôme et, en tant que meilleure élève de ma promotion, j'ai du faire un petit discours long et ennuyeux à la fin de ma dernière année. Mes grands-parents n'étaient toujours pas au courant de ma véritable vie et mes parents étaient fiers de moi. Ce fut à ce moment là que j'entrepris véritablement mes études supérieures. En réalité, j'avais, depuis toujours, voulu marcher dans les pas de ma mère. Elle avait toujours été mon modèle et j'avais songé la suivre dans la CIA. Mais pourquoi donc m'embêterais à vivre du côté moldu alors que la vie des sorciers étaient milles fois plus amusantes ? Être aurors et travailler au Ministère ne me plaisait pas non plus. J'avais envie d'être libre et de ne pas me cantonner à un pays. Le monde s'offrait à moi. J'obtins mon permis de transplaner et je suivis la formation d'aurors. Parfaitement. L'apprentissage aurait pu être fastidieux si j'avais rencontré quelques difficultés. Heureusement, ma mémoire jouait de nouveau en ma faveur et j'obtins haut la main mon diplôme, pour ne pas travailler en tant que auror par la suite. Je décidais de combiner ce que je savais du monde moldu, de ce que ma mère m'avait appris et de mon côté sorcier pour créer ma petite entreprise. Je me mis à mon compte. Je choisis de devenir une sorte de "chasseuse de prime". Je ne courrais pas après l'argent (je m'en foutais parfaitement, merci papa) mais je voyais dans ce métier l'excitation.

Mon travail n'était pas très compliqué en soit. J'étais une sorte de détective privé chez les sorciers. Tout le monde pouvait faire appel à moi. Je pouvais aussi bien retrouver les personnes "disparues" ou qui essayaient de l'être, ou alors récolter des informations pour le compte d'un client etc. L'avantage c'est que je choisis pour qui je travaille. C'est assez amusant. Ce travail me permit de beaucoup voyage. Je suis allée au Brésil, les grands chamans brésiliens étaient particulièrement intéressants et j'appris énormément auprès d'eux. Je fis également la rencontre de Nessy, mon mamba vert qui s'attacha à moi. Je l'adore. Les chamans brésiliens me rappelaient le directeur de la Fourche. Un homme très grand, mâte de peau, très costaud. Une sorte d'armoire à glace en plus chaleureuse. C'était un homme strict et sévère mais il parlait toujours d'une voix douce et calme. Il possédait un sang-froid incroyable, une présence étonnante. Il était intimidant. Il était censé posséder un oiseau-tonnerre, mais je ne l'ai jamais vu avec. Il ne démentait toutefois pas. Il préférait garder la légende.
Je poursuivis ma conquête du monde mais je finis par m'installer véritablement en Angleterre. Cet endroit était charmant, ni trop froid, ni trop chaud. J'achetais Lexi, ma corneille, sur un coup de coeur sur le Chemin de Traverse. Trop adorable. Et je m'y installais. En général, les clients venaient me voir, me disaient qu'ils cherchaient telle ou telle personne. Ils amenaient des photos, ou d'autres choses lui appartenant. J'utilisais la magie pour essayer de repérer les endroits où ils auraient pu aller, grâce à des sorts de localisations, certains de mon imagination. Puis j'enquêtais, furetais à droite et à gauche, me fondais dans la masse. J'acquis des techniques de dissimulations plus efficaces qu'un polynectar. J'aimais changer d'apparence, c'était très amusant. Je me souviens encore la fois où une sorcière m'a envoyé sur la piste de son mari qui la trompait. J'avais assisté à un cocktail dans une superbe robe de soirée rouge éclatant, dans laquelle je crus un instant que j'allais repartir avec le sorcier qui servait à boire vraiment trop mignon. Mais j'étais au travail, je restais professionnelle et je réussis à envoûter le sorcier en question (je ne mis guère longtemps). Quand j'obtins de lui une proposition malsaine, j'utilisais une flasque pour ma mémoire et je montrais à sa femme à travers la pensine. Le sorcier en question était une ordure, il mérita son sort. Je travaillais aussi en étroite collaboration avec le Ministère anglais. J'y fréquentais un peu tout le monde, si bien que je faisais presque parti du décor. Presque, parce que je n'aimais pas tellement y aller. Je trouve l'endroit trop sombre. Aux Etats-Unis, le Ministère ne se trouve pas au sous-sol. Il est aéré et c'est franchement moins pesant.

Avec les événements en cours, je mettais de plus en plus d'ardeur à ma tâche. J'avais eu connaissances de cette petite bande de néo qui semblait beaucoup trop organisée être désorganisée. Mais je ne disais rien. Toutefois, je continue de mettre mon nez là où il ne le faut pas. Autant vous avouer, mon but était de m'infiltrer. Chose qui n'est pas particulièrement aisé puisque je n'ai aucune preuve concrète que quelqu'un que je connais est néo. Je me contente d'observer, de poursuivre mes collectes d'informations et d'attendre mon heure. Parce que je suis très patiente. Même si je dois attendre trois ans, j'arrêterais cette organisation. Tant que j'ai quelque chose à manger...

  
Derrière l'écran...

  

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Sorcerer's Identity
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✎ Profession:
✎ Inventaire:
Lun 2 Jan - 7:48
Encore bienvenue :)
N'oublie pas de signer le règlement. :D
A très vite en rp ton personnage m'a l'air fort intéressant.

.....................................................



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Féminin
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Sorcerer's Identity
✎ Année à Poudlard: 5e année
✎ Profession: Etudiante
✎ Inventaire:
Lun 2 Jan - 19:58
Bienvenue Mikaëla !

Ton début de fiche est très prometteur, j'ai hâte de voir la suite de l'histoire (et la façon dont elle travaille :3). Pour ton "don", la mémoire eidétique ne fait pas partie de la liste des dons magiques, donc je pense que tu peux le travailler librement dans ton histoire (à voir si les admins sont de mon avis ^^) !

Dès que tu as terminé ta fiche, tu peux nous le signaler ici même.

Au plaisir de te voir validé et bonne année

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Invité
Lun 2 Jan - 22:38
Merci !!

J'avais remarqué, mais je savais pas trop où le mettre bien en vu en fait xD

Invité
Mar 3 Jan - 19:03
coucou nous venons de lire ta fiche

j'aimerais un éclaircissement sur ce passage "
Mes années à Poudlard furent merveilleuses. a écrit:
; est ce une erreur car tu ne fais visiblement pas tes études à Poudlard.

Pour ton don, nous aimerions que tu l'enlèves car nous n'autorisons qu'un seul don/capacité par personne et non pas par personnage ; par contre tu peux conserver cette facilité d'apprendre et une mémoire importante en en parlant si tu veux un peu plus dans ton caractère même si celui ci est déjà bien complet. Dans l'immédiat si tu enlèves cette notion de don nous pouvons te valider.

Voilou une fois ces deux petites choses faites le choixpeau devrait passer au plus vite :D

Invité
Mar 3 Jan - 19:22
Oui c'était une erreur ! Modifiée, par ailleurs

J'ai aussi modifié la mémoire dans la partie don.
Et voilà !

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Mar 3 Jan - 19:54


Répartition de Mikaëla Lightwood

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