Comment se compliquer la vie selon Tobias ? [PV: Elesya]



 
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Comment se compliquer la vie selon Tobias ? [PV: Elesya]

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Lun 2 Jan - 1:45

Le 12 décembre. Ce soir-là, je me trouvais dans la Salle sur Demande. Qu’est-ce que j’y faisais ? Hmm… D’un point de vue extérieur, j’avais probablement l’air de faire tout et n’importe quoi. En vérité, je faisais quelque chose de bien précis. Le truc, c’était que moi-même je n’étais pas sûr de bien comprendre l’intérêt de ce que je foutais actuellement dans cette pièce. Après tout, quand on se retrouvait dans une salle qui pouvait littéralement nous donner ce que l’on désirait, il y avait de quoi perdre la tête et partir en vrille niveau possibilités, non ? Bon d’accord, tout dépendait de l’individu qui était entré en premier. Pour une personne saine d’esprit et raisonnable, une simple salle de repos se serait matérialisée. Pour moi, il s’agissait d’une salle un peu plus complexe que ça.

Cela ne faisait que quelques semaines seulement que j’avais découvert l’existence de cette pièce dans le château. Quelque part, le fait de ne pas l’avoir trouvée durant ma scolarité était sans aucun doute une bonne chose. A l’époque, je me serais probablement fait tuer une fois à l’intérieur avec mon besoin constant de prendre des risques pour me sentir mieux dans ma peau. Là, j’étais plus âgé, plus mature, plus prudent. Mouais, pas forcément plus prudent. Disons plutôt que j’étais plus réfléchi et plus apte à faire face à ce dont j’avais cruellement besoin. Le soir où j’étais tombé dans cette salle – par hasard évidemment – j’étais en train de faire les cents pas tout en réfléchissant à d’autres moyens de combattre le maléfice du Feudeymon. Allez savoir comment, une porte était apparue comme par magie. Curieux, j’étais entré à l’intérieur, tombant alors sur une multitude de bouquins traitant de diverses façon de contenir, d’éteindre ou d’affronter des flammes en tout genre, qu’elles soient magiques ou non.

Au final, j’avais passé la nuit à éplucher ces bouquins, me réveillant le lendemain matin sur un lit qui n’était pas le mien. J’avais même été réveillé par une alarme que je n’avais pas mise en place. J’avais simplement pensé au fait qu’il fallait que je dorme et que je me réveille tôt le lendemain. Résultat, ce dont j’avais eu besoin était apparu dans la pièce. Dans les jours qui suivirent, je pris la peine d’en parler à mes collègues et dus réprimer un sourire – machiavélique – en découvrant le nom de cette pièce et tout ce qu’elle permettait potentiellement de faire. Au passage, je ne révélerais pas le nom des collègues en question, mais ils n’auraient peut-être jamais dû m’en dire autant. Par la suite, je m’étais amusé à tester de temps à autre les possibilités de cette salle pour voir si je pouvais vraiment y faire apparaître tout ce dont j’avais besoin ou pas.

Après de nombreuses tentatives, j’étais parvenu à modéliser la pièce de sorte à obtenir exactement ce qu’il me fallait. Résultat ? Je me retrouvais planqué derrière une table afin de me protéger de la zone de guerre que j’avais fait apparaître. Oui, j’avais bien parlé de zone de guerre. Naturellement, je ne courrais aucun risque véritable, c’était plus un jeu qu’autre chose. Le truc, c’était que je prenais ce jeu très au sérieux compte-tenu des besoins que j’avais insufflés à la Salle sur Demande. *J’ai besoin d’une remise à niveau en Métamorphose.* Voilà ce à quoi j’avais pensé en passant trois fois devant le mur du 7ème étage. Pour quelqu’un d’autre, j’étais certain que ça n’aurait fait apparaître que des bouquins et/ou des objets à transformer. Le hic, c’était que je restais un sorcier ayant le goût de l’action et du risque. Et c’était la raison pour laquelle la Salle m’avait fourni cette zone de guerre, ce champ de bataille, ou ce parcours du combattant – selon les points de vue.

Toujours caché derrière la table que j’avais conjuré avec ma baguette en guise de mur de défense, celle-ci était recouverte de peintures de différentes couleurs sur toute sa surface. La raison ? La Salle m’avait fourni de nombreuses statues armées de sorte de pistolets à peinture qu’ils tiraient sur moi de manière aléatoire. La majorité se trouvait au sol, mais il y avait quelques statues plus mobiles dans les airs qui vire-voletaient en larguant des bombes de peinture. Ces dernières affectaient une zone plus large, mais étaient moins nombreuses. Cela faisait à peine 5 minutes que je me trouvais dans cette pièce, et pourtant elle était déjà inondée de peinture séchée, bien que je sois toujours intact. Il s’agissait d’une remise à niveau, mais surtout d’un entraînement. Conclusion ? Être touché ne serait-ce qu’une fois signifiait la défaite et donc la fin du jeu. Pour gagner, il me faudrait atteindre chaque statue par le biais d’un sortilège de métamorphose que ce soit directement ou indirectement. Les autres sortilèges ne servaient strictement à rien.

Ne pouvant rester cacher indéfiniment derrière cette table, je l’expulsai d’un coup de baguette en direction de l’une des statues les plus proches avant de détaler sur le côté pour me planquer derrière un pilier près de la porte de la salle. Derrière celle-ci, j’avais simplement laissé un écriteau pour faire savoir que j’étais à l’intérieur. Nope, je n’avais pas verrouillé l’accès. Ainsi, n’importe qui pouvait ouvrir la porte et entrer s’il le désirait. Sur la porte, on pouvait voir écrit : « Tobias Grant se trouve à l’intérieur. Si vous entrez, ce sera à vos risques et périls. » Le couvre-feu étant déjà dépassé, seul un préfet, un auror ou un membre du personnel était susceptible de se trouver au 7ème étage. Je ne m’inquiétais donc pas trop à ce niveau-là.

« Allez ! C’est parti pour la contre-atta… !  »

En ayant marre d’être sur la défensive depuis que j’avais posé le pied dans cette salle, je venais de conjurer un bouclier dans ma main gauche et m’apprêtais à partir à l’assaut de mes faux assaillants quand j’entendis la porte s’ouvrir derrière moi. Qui avait eu le cran d’entrer dans une salle se trouvant sous mon commandement ?

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Lun 2 Jan - 22:11
Elesya était de surveillance ce soir-là. 21 heures tapante, elle venait tout juste de commencer sa ronde, ronde qu'elle partageait avec l'un de ses collègues en temps normal, cependant ce soir-là, la jeune femme était seule. Ses appartements se trouvant dans les cachots près de la salle de Potion et de la Salle commune de Serpentard, la rouquine entreprit de commencer par cette zone. Zone qu'elle passa rapidement sans entendre le moindre bruit pour se rendre à un étage au dessus. Baguette en main pour éclairer le chemin, elle marchait tranquillement dans les couloirs. Prête à bondir si quelqu'un l'attaquait ou encore si quelqu'un tentait de lui échapper. N'ayant rien aperçut d'étrange au Premier étage, elle entreprit de passer par le second, puis par le troisième jusqu'à parvenir au dernier étage : le 7ème. Elle avait presque terminé sa ronde, elle pourrait bientôt se prélasser dans un bon bain chaud, et réfléchir à ses prochains projets tranquillement dans ses appartements. Cependant, elle n'eut guère le temps d'y réfléchir d'avantage puisque son regard fut attiré par un petit mot se trouvant sur le mur en face de la tapisserie de Barnabasse Le Follet. Elle lut attentivement l'inscription et resta un bon moment plantée devant ce mur qui l'intriguait de plus en plus. Mais ce qui l'intriguait de plus en plus c'était l'apparence qu'avait pu prendre la salle sur demande pour que Grant laisse un mot « décourageant ».

Elle ne put se retenir d'avantage. En effet, sa curiosité fut-elle qu'elle se mit à faire les cents pas devant ce mur pour tenter de rejoindre son collègue sans réellement savoir ce qui l'attendait. Quelques minutes plus tard, le mur fut remplacé par une porte. Porte qui fut aussitôt ouverte par notre jeune Héritière Travers. À peine fut-elle entrée qu'elle entendit son collègue hurler. Intriguée, elle lâcha : « Mais qu'est-ce que... ». Elle n'eut guère le temps de continuer puisqu'une des statues venait de lui envoyer de la peinture dessus. Elle ne l'avait pas encore touchée, cependant, l'ancienne Serpentard n'eut guère le temps de réfléchir. Voulant éviter à tout prix de se faire toucher, elle bondit se mettre à l’abri derrière le seul pilier qui était à sa portée. Lorsqu'elle fut « à couvert », elle entreprit de détailler plus en détaille la pièce. Cette dernière ressemblait à une salle de combat. Il y avait des tables, des chaises, des canapés, mais surtout des statuts, certaines étaient fixes alors que d'autres mobiles. Ces dernières envoyaient de la peinture sur ses propres assaillants. Réfléchissant à un plan, la jeune Travers ne remarqua pas directement qu'elle était observée par le bibliothécaire. Voyant qu'elle avait une bonne opportunité pour attaquer, elle roula aussitôt sur elle-même, pointa sa baguette sur l'une des statuts et prononça un sortilège : « Confringo »

Pensant que son sortilège avait fonctionné, elle se mit à sourire. Sourire qu'elle perdit aussitôt en voyant que la statue était intacte. Elle aurait dû normalement exploser ! Elle n'eut guère le temps de réfléchir d'avantage à ce qu'il se passait, en effet, elle dut aussitôt se remettre à couvert pour ne pas se retrouver couverte de peinture. Sous le regard observateur de son collègue, elle lâcha : « C'est vous qui avez créé ce champs de bataille non ? Vous allez alors peut-être bien pouvoir me dire comment on se débarrasse de ses statues qui semblent indestructibles » lui demanda-t-elle.

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Mar 3 Jan - 4:42

À couvert depuis le début de cette remise à niveau, j’étais sur le point de passer à l’offensive quand la porte de la salle s’ouvrit. Interrompant donc mon plan sur le champ, j’avais décidé de ne pas sortir de ma cachette pour voir qui avait osé se ramener malgré le message que j’avais laissé derrière la porte. Pour être honnête avec vous, je m’attendais à ce que ce soit Calamité Potter en quête de nouvelles sensations fortes. Forcément, rester derrière un bureau toute la journée ne devait pas beaucoup l’amuser. Le truc, c’était que j’étais certain – si c’était vraiment lui – que la zone de guerre se transformerait en zone encore plus dangereuse à la seconde où il poserait les pieds ici.  Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il avait cet effet-là sur tout ce qu’il approchait de près ou de loin. De plus, avec la salle qui faisait apparaître ce dont j’avais besoin, il y avait fort à parier qu’elle entendrait mon besoin d’avoir raison sur Calamité Potter, faisant ainsi apparaître les pires objets ou créatures ayant posé les pieds dans cette salle !!

En voyant une chevelure rousse, je poussai aussitôt un soupir de soulagement. Ce n’était pas le porteur de catastrophe. Ah ? Artémis ? Non, elle n’était pas préfète. Normalement, elle n’avait rien à faire dans les couloirs à cette heure-ci. D’un autre côté, vu son impulsivité et avec le mot laissé derrière la porte, il y avait moyen qu’elle soit tentée de rentrer rien que pour voir ce que j’y faisais. Certes, cela faisait plus d’un mois que je ne l’avais pas vraiment vue, il serait donc étrange qu’elle débarque maintenant comme une fleur. Ah ? Il s’agissait en fait de l’aînée Travers, d’où ma confusion. Les deux étant sœurs, elles se ressemblaient bien plus que deux rousses lambdas. Je ne l’aurais pas confondue avec la Weasley préfète par exemple. Un sourire s’afficha sur mes lèvres en voyant son air d’incompréhension quand elle débarqua. Pour sa défense, ce n’était pas tous les jours qu’on ouvrait une porte pour se faire attaquer automatiquement par une statue balançant de la peinture !! Son air surpris était parfaitement légitime.

Jolie réflexe ! Elle avait tout de suite identifié la peinture et – sans savoir quel effet elle aurait sur elle – eût l’intelligence de se planquer en vitesse. Se trouvant derrière l’autre pilier, elle se mit aussitôt en mode repérage des lieux pour essayer de comprendre dans quel bordel elle s’était fourrée. Comme quoi, la curiosité était vraiment un vilain défaut. Elle aurait largement pu rebrousser chemin en voyant mon écriteau. Mais non, elle avait choisi de voir ce que je faisais. Résultat, elle faisait maintenant partie du jeu. Elle remarqua très vite l’ampleur de la zone qui faisait facilement la taille de la Grande Salle, ainsi que tout le mobilier présent un peu partout sans véritable raison. A moins qu’elle ne soit capable de lire dans mes pensées, elle n’aurait aucun moyen de comprendre comment se défaire des statues. Bon, il restait toujours l’hypothèse qu’elle soit, de base, une adepte de la métamorphose. Cependant, le fait qu’elle soit assistante de Défense et de Potions laissait supposer le contraire.

Je m’attendais donc – dans le cas où elle attaquerait sans interroger le créateur de cette pièce avant – à ce qu’elle utilise un sortilège qui s’apprenait en cours de Défense contre les Forces du Mal, sachant qu’elle ne se promenait probablement pas avec des potions sur elle. Continuant de l’observer pour voir ce qu’elle comptait faire, j’arquai un sourcil en la voyant tenter une attaque sur l’une des statues. L’intention était bonne. Elle avait également attaqué à un moment où les statues ne faisaient rien. Cependant, j’avais vu juste. En même temps, mis à part des adeptes de la métamorphose depuis toujours, je voyais mal qui ne chercherait pas directement à attaquer au lieu d’utiliser un moyen détourné. Quelque part, elle faisait ce que toute personne en situation de combat ferait face à une statue mobile : chercher à la neutraliser ou à la détruire. La demoiselle avait choisi l’option numéro deux. Traduction ? Mieux valait ne pas trop l’asticoter. Allais-je suivre ce conseil ? Nope, ce ne serait pas marrant autrement.

Fière de son sort, au départ, elle déchanta très vite en voyant celui-ci n’avoir absolument aucun effet sur sa cible. D’ailleurs, elle faillit se faire avoir par la peinture juste après suite à cette seconde d’ahurissement. La voyant de nouveau à l’abri, je ne pus me retenir de rigoler. Franchement, je mettais au défi quiconque de ne pas se tordre de rire devant une personne victime d’une telle farce !! C’était juste magnifique. Cette façon qu’elle avait eu d’analyser la salle, de repérer chaque ennemi, puis de lancer son attaque pour que celle-ci n’ait aucun effet pour une raison inconnue ! Yep, je devrais peut-être inviter les Aurors postés dans le château pour leur faire la même blague et voir leur réaction, non ? En attendant, tandis que je continuais de rigoler je repensais à Artémis qui m’avait dit que sa grande sœur était la seule personne digne d’être considérée comme une grande sorcière. Comment celle-ci réagirait-elle en voyant sa sœur impuissante face à une vulgaire statue ? Bon d’accord, étant à l’origine de tout ce qui se trouvait dans cette salle, il était tout à fait normal que toute personne ne me connaissant pas personnellement se fasse avoir de cette façon. Pour les quelques rares élus – ma femme, mon meilleur ami et ma mentor – qui me connaissaient par cœur, leur première action aurait probablement été de me demander ce que j’avais foutu dans cette salle.

« Indestructibles ? Allons allons Miss Travers, je me doute que les problèmes de performance sont particulièrement rares à votre âge… Néanmoins, ce n’est pas pour autant qu’il faut pointer la faute sur autrui… Si votre baguette n’a pas été capable de performer correctement, c’est probablement dû au stress. »

Ma propre blague concernant les problèmes de performance de sa baguette – qui concernaient normalement les hommes – me fit tellement rigoler que j’en eus mal aux côtes. Il faudrait que je la réutilise avec les Aurors celle-là, puis que je trouve une Pensine pour me la repasser en boucle ! Le bouclier que j’avais conjuré toujours relié à mon bras gauche, je dus poser un genou au sol pour me calmer. Reprenant mon souffle, je me relevai et la saluai d’un ton léger :

« Bien le bonsoir Miss Travers, vous avez passé une bonne journée ? »

Je ne pouvais quand même pas oublier mes manières. Après tout, elle me faisait l’honneur de sa présence malgré l’avertissement que j’avais laissé sur la porte. Cela démontrait un certain courage pour moi. De plus, il était tard, ce qui signifiait qu’elle était sans doute un minimum épuisée par sa journée. Résultat ? En aucun cas, elle n’avait dû s’attendre à devoir livrer bataille contre des statues balançant de la peinture. Décidant de lui offrir une réponse plus acceptable avant qu’elle ne décide de s’en prendre à moi directement, je lui expliquai:

« Bon, plus sérieusement. J’ai demandé à la salle une remise à niveau en Métamorphose. Pour n’importe qui d’autre, de simples bouquins et des objets à transformer auraient fait l’affaire. Le problème, c’est que je suis qui je suis. Donc, cette salle est apparue pour satisfaire mes besoins particuliers. »

Allez savoir comment elle interpréterait cette explication. Dans tous les cas, c’était la stricte vérité. Ajouté à cela, c’était une occasion pour elle de découvrir exactement comment fonctionnait l’esprit du nouveau bibliothécaire. Pour faire simple, j’aimais me compliquer la vie. C’était l’explication la plus directe, bien qu’elle se contentait de définir ce qu’il y avait à la surface. Dans le cas où elle chercherait à découvrir la face cachée de l’iceberg, il y avait de fortes chances qu’elle en ressorte avec un mal de crâne et un diplôme en psychanalyse. La raison pour laquelle je désirais une remise à niveau en métamorphose n’avait rien à voir avec mes compétences en la matière que je jugeais à revoir. Il s’agissait plutôt d’un besoin de remise à niveau général. Ma magie n’avait pas de problème, c’était mon corps, mes réflexes et ma forme que je cherchais à réveiller. Après plusieurs mois de guérison à Sainte-Mangouste, suivi de quelques mois de convalescence à la maison, puis de ces trois derniers mois de repos à Poudlard, autant dire que j’étais comme un boxeur qui n’avait pas vu de ring depuis plus d’un an.

Certes, je n’étais toujours pas autorisé – officiellement – à reprendre des activités intenses. Néanmoins, j’estimais que des petits jeux de ce genre qui ne me demanderaient pas de mouvements trop poussés étaient tolérés. Si j’avais choisi de donner un thème bien précis à cette séance de rééducation – en quelque sorte – c’était pour rendre les choses plus intéressantes, mais aussi parce que la magie sensorielle n’avait strictement aucun effet sur les objets. Où était l’intérêt d’assourdir une statue ? On était d’accords, il n’y en avait pas. Reprenant mon explication, je lui annonçai :

« Pour faire simple, il s’agit d’un jeu où le premier qui atteint l’autre à gagner. Leur arme, c’est la peinture. Si l’un de nous deux est touché, même une micro-goutte, le jeu est terminé. Pour gagner, il faut atteindre toutes les statues, mais – comme vous avez pu vous en rendre compte – pas n’importe comment. Je n’ai jamais aimé le cours de Défense Contre les Forces du Mal, donc tous les sorts appris dans ce cours ne vous serviront à rien ici. Idem pour le Protego, la peinture passera au travers. Grosso modo, voyez la peinture comme des Sortilèges Impardonnables : elle est imparable. Peu importe ton niveau et ton expérience, que tu sois un 1ère année ou Dumbledore, un sortilège de Défense ne pourra jamais stopper un Impardonnable. Jusque-là, on est d’accords ? »

Elle était assistante du cours de Défense et, avant ça, elle avait étudié à Poudlard, donc elle savait forcément ce qu’était un Sortilège Impardonnable. La comparaison devrait être comprise assez aisément. Comme quoi, ce jeu était le meilleur moyen de retrouver mes marques de duelliste. Considéré chaque sort adverse comme étant mortel ou signe de défaite était le meilleur moyen de gagner. Il était vrai que certain sort n’était que légèrement gênant. Le truc, c’était que ça suffisait largement à perturber quelqu’un, ce qui le rendait alors vulnérable pour l’attaque suivante. Dans un duel entre sorcier, ou une bataille sans règle, le premier à atteindre l’autre était généralement le vainqueur. En temps de guerre, c’était encore plus vrai, spécialement quand le camp d’en face balançait des Endoloris et des Avada Kedavra comme on balançait du riz lors d’un mariage !! Après lui avoir expliqué tout ce qui ne marchait pas, je finis par lui offrir les réponses qu’elle attendait depuis le début :

« Sachant que vous avez obtenu votre poste d’assistante ici à la sortie de Poudlard, je pense ne pas me tromper en supposant que vous ne vous êtes jamais retrouvée avec un Impardonnable lancé dans votre direction… Quoiqu’il en soit, il existe un moyen de s’en protéger si vous ne pouvez pas esquiver. Il suffit d’intercepter le sort avec quelque chose de solide. N’importe quoi fera l’affaire. Pour vaincre les statues, seuls les sortilèges de métamorphose marcheront. J’entends par là, tout ce que vous avez appris dans cette matière au sens large. Transformation, Conjuration, Disparition et Transfert. Me connaissant, vous pouvez oublier l’idée de faire disparaître les statues, à tous les coups elles se multiplieront… Personnellement, j’opterai uniquement pour conjurer des objets ou des armes pour toucher les statues avec. Genre une fléchette que vous leur enverriez à la figure. Pour le reste, expulser une chaise sur la statue ne lui fera rien. Par contre, si vous transformez la chaise en tabouret et atteignez la statue avec, ça marche. En gros, attaquez les statues avec un objet conjuré ou transformé. Défendez-vous avec n’importe quel objet. »

Lui montrant le bouclier que j’avais conjuré plus tôt en guise d’exemple, j’espérais qu’elle comprendrait les règles du jeu. Techniquement parlant, rien ne l’empêchait de rester derrière le pilier et de conjurer de quoi atteindre les statues depuis sa cachette. Le hic, c’était que ce ne serait pas marrant. Je le pensais et la salle aussi le pensait. Mince alors, mieux valait la prévenir avant qu’elle ne se fasse avoir par ma faute.

« Au fait, les piliers derrière lesquels on se trouve disparaîtront bientôt pour nous forcer à aller au front. Si vous désirez ressortir pour aller dormir, c’est maintenant ou jamais. Si vous restez, y’a intérêt à ce que ce soit pour gagner ! »

Après avoir dit cela, je la fixai quelques secondes pour voir sa réaction. Par la suite, lorsque le pilier derrière lequel je me trouvais disparu, je me mis en marche. Droit devant – le regard concentré – j’avançai en direction d’un placard pour me planquer derrière, me servant de mon bouclier conjuré pour me protéger de la peinture en attendant. Qu’allais donc bien faire l’aînée Travers ?

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Mar 3 Jan - 18:15
La question d'Elesya était tout à fait légitime. Elle attendait une réponse de la part de son « collègue » et elle espérait qu'il lui donnerait une réponse plutôt convaincante. Pendant ce temps, elle était à couvert derrière l'une des colonnes lui servant de bouclier, elle regardait Grant droit dans les yeux. C'est alors qu'il éclata tout bonnement de rire. Elesya se retint tout bonnement de lui sauter à la gorge. Ce n'était ni le moment, ni le lieux pour se battre à main nu avec un collègue. Et ce même si elle en mourrait d'envie. À sa remarque particulièrement cinglante, elle lui jeta un simple regard noir, lourd de sens. Cependant, elle ne lui répondit pas. Elle n'allait après tout pas lui montrer que ce qu'il venait de dire l'avait plus ou moins touché. Elle avait une fierté à entretenir et à préserver. Intérieurement, elle fulminait, comment avait-il osé dire qu'elle avait quelques problèmes de performance à cause du stress. Elle tenta avec difficulté de prendre sur elle. Raison pour laquelle, elle lui offrit un faux sourire.

Elle dut se retenir de soupirer lorsqu'il prit le soin de la saluer et de lui demander si elle avait passé une bonne journée. Rentrant dans son jeu, elle lui répondit : « Bien le bonsoir Monsieur Grant, j'ai passé une Excellente journée et vous ? » lui demanda-t-elle tout en accentuant sur le mot Excellent. Il ne fallait pas être complètement stupide pour ne pas vraiment comprendre que ce qu'elle disait était ironique. Elle était fatiguée certes, mais elle ne voulait pas le montrer. Elle commençait également à perdre patience. Alors qu'elle s'apprêtait à lui répéter la question qu'elle avait formulé il y a quelques minutes, elle fut interrompue par le Bibliothécaire qui daigna enfin à lui donner une réponse plus qu'acceptable. Plus elle l'écoutait parler, plus elle commençait à le trouver complètement fou. Comme si on avait besoin d'une salle de la sorte, pour une remise à niveau en métamorphose. Le personnage l'intriguait de plus en plus, car l'aspect de la salle révélait également une partie de la personnalité de celui-ci. Personnalité qu'elle trouvait plus qu'intriguante tout comme le personnage qu'elle avait actuellement en face d'elle. Sans une véritable raison, elle se mit même à se méfier du Bibliothécaire. Selon elle, il cachait quelque chose, et elle allait découvrir et ce peu importe comment elle allait s'y prendre pour y parvenir. Pendant ce temps, Grant continuait ses explications.
Elle grimaça lorsqu'elle l'entendit parler de jeu. Était-il seulement sérieux ? Car parlons sérieusement, cela n'était pas un jeu pour elle, mais une épreuve de survie.

Quelques minutes plus tard, la rousse apprit que les statues ne pouvaient être détruit par de simples sortilèges de défenses. À la question de son collègue, elle ne put s'empêcher de rétorquer : « Vous vous foutez de moi ? Je suppose qu'il n'est pas utile de vous rappeler que je ne suis plus une gamine, que j'ai largement obtenu mes ASPICs sans la moindre difficulté, et que je sais encore identifier les sortilèges impardonnables et je connais très bien leurs effets. » dit-elle tout en omettant bien entendu de dire qu'elle en avait déjà elle-même jeté. Ainsi, elle ignora en partie le début de son autre réponse pour ensuite se concentrer sur ce qui lui paraissait le plus important à retenir. Encore heureux qu'elle comprenait la totalité de ce qu'il venait de lui dire et qu'elle avait un bon niveau en métamorphose, sinon elle aurait pu clairement dire qu'elle était dans la mouise. Elle ne put s'empêcher de le regarder bizarrement au mot « se défendre ». Pourquoi devait-elle se défendre alors qu'elle pourrait sans problème attaquer directement les statues à  l'aide d'un simple sortilège de métamorphose. Après tout, il lui avait bien dis que les seules sortilèges qui fonctionnaient était ce type sortilège. Cependant, elle s'efforça de regarder « son exemple ».

Cet entraînement n'allait pas être si compliqué finalement, cependant, elle se retint de se décomposer en apprenant que les piliers n'allaient pas tarder à disparaître. Il fallait rapidement qu'elle trouve un sortilège et vite, tout en trouvant également une autre solution pour se mettre à couvert. C'est alors qu'elle eut une brillante idée. Cependant, il fallait qu'elle fonctionne à présent. Regardant le bibliothécaire avec un air de défis, elle sortit brutalement de sa cachette, esquiva (de peu) les tirs des différentes statues. Elle tenta de trouver le meilleur angle possible pour jeter son sort, mais ce n'était pas une chose facile puisqu'elle était en perpétuelle mouvement. Lorsqu'elle eut un petit temps de répit grâce à l'intervention de Grant, elle en profitant pour lancer un asseau contre l'une des statues. Tout en se concentrant et en visualisant ce qu'elle souhaitait obtenir, la jeune femme tenta un sortilège, mais de métamorphose cette fois : « Avisfors » dit-elle fermement face à la statue qui venait de prendre Tobias pour cible. Il n'en fallut pas plus pour la statue qui se transforma en une volée d'oiseaux. Elle lança un regard et un sourire carnassier à Tobias, puis elle enchaîna. Chaque minute était comptée. Ainsi, elle dut trouver une solution rapidement pour se mettre à couvert. Elle eut une idée en voyant un canapé un peu plus loin. Elle se mit alors rapidement en mouvement puisque les statues mobiles s'étaient à présent mis à sa poursuite. À bonne distance et ce sans qu'elle ne se blesse, elle exécuta un accio maîtrisé en direction du canapé. Celui-ci s'était automatiquement approchée d'elle. Elle eut cependant une légère frayeur en le voyant se diriger bien trop rapidement sur elle, mais elle fut heureuse de constater qu'il ne s'agissait là qu'un simple effet d'optique. Voyant qu'une des statues venait de tirer, Elesya s'accroupit au sol par réflexe, tout en croisant les doigts afin que le canapé puisse bien la protéger des autres statues.

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Ven 6 Jan - 3:10

Allez savoir pourquoi, l’aînée Travers avait décidé de passer outre mon avertissement afin de découvrir ce que je foutais dans la Salle sur Demande. Malheureusement pour elle qui fut aussitôt attaquée par de la peinture, elle ne tarda pas à comprendre que débarquer dans mon monde sans y être préparée pouvait s’avérer risqué. Non seulement elle se retrouvait menacée par des ennemis qu’elle avait identifié comme étant des statues, mais en plus elle m’avait moi en guise de compagnie. Oui, moi qui n’arrêtais pas de rire à force d’observer ses actions et réactions. Je ne savais pas si c’était de famille, mais il semblerait que les sœurs Travers soient très aisément capables de me faire rire. Pourtant, elle n’avait pas besoin de faire de gros efforts. Le simple fait d’être elle-même me suffisait pour rigoler.

Ma petite blague sur ses problèmes de performance fut hilarante, pourtant elle parvint à contenir sa colère et à jouer le jeu en me saluant à son tour. Bien, maintenant que les salutations étaient faites, il était temps de passer aux choses sérieuses. Certes, elle avait l’air des plus agacée par mon manque de sérieux. Sa réponse sonnait très ironique. Aurait-elle passé une mauvaise journée avant de décider de me rendre visite ? Franchement, je ne voyais pas trop ce qui pourrait l’ennuyer à ce point dans son travail. Elle l’effectuait déjà depuis quelques années en plus donc bon, ce n’était pas comme si elle ne savait pas à quoi s’attendre avec les élèves. Dans le fond, ce n’était pas vraiment mon problème. Afin de ne pas la faire attendre trop longtemps, je lui avais offert les réponses qu’elle attendait depuis l’instant même où elle s’était sentie impuissante avec son sortilège manqué.

Au vu de sa grimace lorsque je lui avais fait savoir qu’il s’agissait d’un jeu, j’en déduisais qu’elle ne trouvait pas la situation amusante. Pourtant, ce n’était pas comme si elle risquait quoi que ce soit dans cette salle, si ? Allez, au pire, elle se retrouverait couverte de peinture. On était d’accords, ce n’était rien qu’un Récurvite ne pourrait régler. Franchement, j’avais beaucoup de mal à comprendre ses réactions. Autant ses premières réactions, au moment où elle ne savait pas du tout à quoi elle était confrontée, je pouvais les comprendre. Autant, celles qu’elle avait actuellement, je n’y comprenais rien du tout. Quelle personne verrait d’un mauvais œil une petite partie de chat-peinture ? Mouais, ce n’était pas terrible comme nom de jeu, même si c’était basé sur l’un des jeux moldus les plus populaires. J’étais certain que n’importe quel élève de cette école apprécierait l’opportunité de tester ce parcours du combattant ! Le professeur Lupin avait utilisé une idée similaire pour les examens de fin d’année en Défense contre les Forces du Mal pour ceux qui n’avaient pas de BUSE ou d’ASPIC. Yep, l’aînée Travers ne savait pas comment se détendre, c’était aussi simple que ça.

Sa crise de nerfs me fit lever les yeux au ciel. Ah la la, qu’est-ce que c’était que ces sœurs qui prenaient tout ce que je disais aussi négativement ? Qu’est-ce que j’en savais moi des résultats qu’elle avait eu aux ASPIC ? Ce n’était pas écrit sur son front nom d’un Sinistros ! C’était elle qui se foutait de moi oui ! Elle me sautait à la gorge alors que je cherchais à m’assurer qu’elle ne s’était pas perdue dans ma tirade et après elle osait me sortir qu’elle n’était plus une gamine ? La bonne blague ! Même Alicia – ma fille de 4ans – était bien plus mature que ça ! Oui, vous aviez bien entendu ! Naméoh ! C’était quoi ces bêtises encore ? Et voilà qu’elle continuait de balancer des mots sans même savoir de quoi elle parlait ! Sérieusement, mis à part une brève description en cours, et – potentiellement – des illustrations dans un bouquin, qu’est-ce qu’elle savait des Impardonnables elle ? Ce n’était pas comme si les enseignants allaient leur faire une démonstration en plein cours sur la manipulation, la torture et le meurtre magiques, si ?

De plus, à aucun moment je n’avais insinué qu’elle ne savait pas les identifier – bien que je me demandais à quel moment elle aurait pu les voir de si près – je lui avais simplement rappelé qu’ils étaient non-blocables afin qu’elle comprenne ma comparaison avec la peinture des statues !! Rien de plus, rien de moins. Qu’est-ce que c’était que cette manie des Travers que de m’engueuler ? Hein ? C’était quoi leur problème à toutes les deux ? Une altercation entre un Grant et une Travers avait-elle eu lieu plusieurs siècles dans le passé, résultant en une malédiction frappant les descendants de chaque famille qui les pousseraient à se sauter à la gorge mutuellement ? Si tel était le cas, devrais-je leur botter le postérieur une bonne fois pour toute afin qu’elles cessent de me gueuler dessus ? Hmm, l’idée était tentante… Très tentante même.  Un petit sort par-ci, un petit sort par-là, et hop je pourrais les métamorphoser en Souaffles, que les joueurs se passeraient lors du prochain match. Elles étaient déjà rousses, donc niveau couleur, les joueurs n’y verraient que du feu. Bon, je gardais l’idée en tête pour le cas où elle se remettrait à m’asticoter sans motif valable.

Terminant mes explications sans réagir – sur le moment – à ses propos intrigants sur le fait qu’elle prétende si bien connaître les effets des Impardonnables, j’étais sorti de derrière le pilier pour avancer. Bouclier sur l’avant-bras gauche, baguette dans la main droite, je marchais d’un pas lent en direction d’un placard se trouvant devant moi. Parfaitement concentré, je jetai un bref coup d’œil à la salle dans son ensemble, sans pour autant perdre de vue les menaces les plus proches, ainsi que celles du dessus qui étaient les plus sérieuses. Réactif, je prenais la peine de nettoyer mon bouclier suite à chaque nouvel impact de peinture afin de ne pas me faire avoir par une goutte qui en dégoulinerait. Voilà, c’était exactement ça que je recherchais, ces sensations. Je pouvais d’ores et déjà sentir l’adrénaline monter en moi, me faisant oublier tout le reste pour me focaliser uniquement sur les obstacles se présentant à moi. Du coin de l’œil, je pouvais voir l’aînée Travers s’épuiser inutilement en esquivant la peinture de justesse à chaque fois. Non seulement, elle s’épuisait en bougeant ainsi, mais elle réduisait également sa précision sachant qu’elle se déplaçait de façon rapide et agile.

Durant ma scolarité à Poudlard, et même à mes débuts durant la guerre, je cherchais – comme elle – à rester constamment en mouvement pour ne pas représenter une cible facile. Le truc, c’était que c’était dû à mon impulsivité, à mon goût pour l’action, mais aussi au fait que je n’étais pas suffisamment expérimenté pour reconnaître et me défendre autrement des sorts qu’on me balançait à la figure ! Forcément, avec seulement mes ASPIC en poche, faire face à des adultes expérimentés et impitoyables signifiait que j’étais constamment en désavantage. Résultat, la règle numéro une était la suivante : esquive un maximum, utilise un bouclier uniquement en dernier recours, et prie pour qu’il fonctionne ! Au passage, le meilleur moyen de gagner de l’expérience – en termes de réflexes, d’agilité, de vitesse de course et d’esquive en général – était de se retrouver confronté à une meute de Loups-Garous d’un côté, et à des Détraqueurs de l’autre, une nuit de Pleine Lune évidemment. Yep, rien de tel que d’être forcé d’esquiver en permanence des morsures, des coups de griffes et les lèvres d’un aspirateur d’âmes pour devenir gymnaste et sprinteur professionnel en une seule nuit !

En attendant, je devais reconnaître qu’elle se débrouillait plutôt bien. Pas au point d’être en droit de m’engueuler, mais suffisamment pour que je cesse de la considérer comme une simple adulte tout juste diplômée de Poudlard. Le seul hic, c’était qu’elle venait de s’occuper de la statue dont je me rapprochais. Non mais quel genre d’éducation elle avait eu elle ? Depuis quand on piquait les cibles des autres ? Bon allez, si elle voulait être félicitée – à en juger par ce drôle de sourire qu’elle m’avait lancé juste après sa métamorphose réussie – j’étais prêt à lui donner ce qu’elle voulait, à ma façon évidemment.

« Woaw ! Mais c’est que tu n’es pas dépourvue de compétences… Tu as droit à un Acceptable pour ta performance. Toutes mes félicitations ! »

Oui, j’avais bien dit Acceptable. Elle qui était fière de ses ASPIC, elle découvrait à présent ce que ses talents valaient selon mes critères. Elle n’avait pas eu de O parce qu’elle avait utilisé un sortilège formulé. Or, elle avait dû apprendre en 6ème année que les informulés étaient mieux pour diverses raisons. Après, je lui avais retiré un autre point parce qu’elle n’avait pas l’air de s’amuser. J’avais bien dit qu’il s’agissait d’un jeu pourtant. Donc si elle ne participait que pour me prouver – allez savoir pourquoi – qu’elle était compétente, je n’en voyais vraiment pas l’intérêt. Yep, elle ne faisait aucun effort pour se détendre et prendre ce parcours comme un jeu. Résultat, elle ne méritait pas un Effort Exceptionnel. C’était comme ça. Si elle désirait un rapport écrit sur le pourquoi de sa note, elle n’avait qu’à le demander. En attendant, il était temps pour moi de lui montrer comment ce jeu était censé se jouer !! Tandis qu’elle se cachait derrière son canapé, j’atteignis le placard vers lequel je marchais. L’expulsant en direction de la statue qui tentait de mitrailler l’aînée Travers, je me mis – enfin – à courir après celui-ci ! Sans ralentir, je parvins à esquiver les tirs de peinture qui tentaient de se mettre en travers de ma route. D’un coup de baguette, je transformais mon bouclier en épée que je balançai dans les airs en direction de la statue, puis d’un autre mouvement de baguette, je métamorphosai le placard en trampoline. Oui, j’avais bien dit trampoline.

« Taaaaaaaaaaaaaaaayyyyyoooooooooooooooo !!! »

Qu’on soit bien d’accords, je n’avais nullement besoin de gueuler, et il ne s’agissait pas non plus d’un sortilège – pour ceux qui se poseraient la question. C’était simplement l’adrénaline qui parlait ! Yep, un grand sourire s’affichait sur mes lèvres tandis que je me jetai – en apparence – droit dans la gueule du loup ! En effet, la statue qui visait Elesya jusque-là changea de cible et chercha à se débarrasser de moi à la place.  Petit déplacement à gauche. Saut sur la droite. Hop, se baisser ! Le trampoline, enfin ! Juste avant d’atteindre celui-ci, j’effectuai un bond afin d’atterrir directement dessus ! Naturellement, quand on sautait pieds joints sur un trampoline, qu’est-ce qu’il se passait ? Yep, on se retrouvait propulser dans les airs. Si on prenait Dumbledore – plus de 110ans – comme référence en termes d’espérance de vie d’un sorcier, on pouvait dire que j’avais encore deux-tiers de ma vie devant moi. Conclusion ? Contrairement aux moldus de 42ans, j’avais encore de très belles décennies devant moi avant de passer pour un malade mental pour ce que j’étais en train de faire. A côté de ça, ce n’était rien du tout par rapport aux âneries que j’avais pu faire sous l’effet de l’adrénaline par le passé.

Me retrouvant au-dessus de la statue – donc facilement visible si la demoiselle levait la tête de derrière son canapé – j’attirai l’épée que j’avais balancée en l’air d’un énième coup de baguette, l’attrapant dans ma main juste après avoir atterri. Sans attendre, je me retournai d’un coup pour frapper la nuque de la statue d’un coup d’épée ! L’ayant touché, celle-ci cessa aussitôt de bouger, j’enchaînai alors avec une transformation basique pour lui donner une autre apparence, plus féminine, ce qui me fit rire de nouveau. Avec les deux statues qu’on venait de neutraliser, on se retrouvait avec une certaine marge de répit – les autres se trouvant plus loin – ainsi, j’en profitais pour me préparer à la suite :

« Diffindo ! Amplificatum ! »

Premiers sortilèges que je formulais à voix haute depuis le début. Pour ma défense, j’avais facilement vingt années d’expériences en magie de plus qu’Elesya sous le coude. Donc bon, si jamais elle me faisait une crise parce que j’enchaînais les sortilèges informulés sans me prendre la tête, je me ferais un plaisir de lui rappeler que j’aurais de quoi pleurer si je n’étais pas capable de la scotcher magiquement en ayant le double de son âge ! En ce qui concernait la raison pour laquelle je venais de prononcer ces sortilèges-là à voix haute, c’était pour ajouter un peu plus de puissance dans ceux-ci. Si les informulés avaient l’avantage de la surprise, ils perdaient légèrement en impact, notamment pour les sortilèges qui – comme le Patronus – tiraient leur force des émotions du lanceur. Yep, il était difficile de se montrer émotionnel quand on ne parlait pas à voix haute. Quoiqu’il en soit, je me retrouvais avec la tête de la statue que je fis léviter devant moi, tandis que le reste du corps grandissait à vue d’œil, nous servant maintenant de meilleure barrière contre les tirs de peinture. Plutôt malin pour un bibliothécaire, non ? Un grand sourire satisfait aux lèvres, je m’adressai à ma camarade de jeu :

« Miss Travers ? Je vous avoue être déçu par votre attitude. Vous avez bien vu que vous ne risquez pas de mourir avec de la peinture, non ? Et je vous ai bien dit qu’il s’agissait d’un jeu… Si vous pouviez me faire plaisir et évitez de prendre ces statues au sérieux, ça m’arrangerait.  Franchement, il s’agit probablement de notre première interaction durant plus de 30 secondes, donc laissez-moi vous poser deux questions : Pensez-vous que j’avais vraiment besoin de faire tout ce manège avec le trampoline pour neutraliser une seule et unique statue ?  »

C’était une question légitime, non ? Elle ne me connaissait pas du tout, et la réciproque était également vraie. Ainsi, je me demandais si – après ces quelques minutes d’interaction dans cette salle – elle pensait sérieusement que je procèderais de cette façon face à de véritables adversaires. Sérieusement, qui irait utiliser un trampoline pour sauter par-dessus son assaillant afin de lui porter un coup d’épée dans la nuque ? Qui – sur cette planète – serait suffisamment taré pour ne serait-ce que penser à un TRAMPOLINE en plein milieu d’une bataille ? Non mais franchement ! Je voulais bien être légèrement – très légèrement hein – décalé par rapport à la population lambda. Cependant, ça ne voulait pas dire pour autant que je ne tenais pas un minimum à ma propre survie. Certes, mes actions semblaient indiquées le contraire. Mais bon, il y avait les actions en situation non-dangereuse et celles en situation de survie. Ici, il s’agissait d’un jeu. Un jeu que je pourrais très probablement gagner avec une seule conjuration, pendant que je tricoterais des chaussettes de Noël à la main. Donc bon, cette remise à niveau ne fonctionnerait évidemment que si je voulais qu’elle fonctionne en me forçant à jouer le jeu. Mon but était de me pousser à bouger physiquement – et non pas magiquement – ce qui expliquait le trampoline. En attendant, je ne lui avais posé qu’une seule question jusque-là.

« Deuxième question: ceci est votre portrait craché, non ? »

Lévitant toujours la tête de la statue – que j’avais féminisé – je l’orientai vers l’aînée Travers afin qu’elle me donne son avis. Oui, vous aviez bien compris, j’avais tenté de transformé la statue lambda en statue d’Elesya. Certes, il n’y avait pas la couleur, et la texture n’était clairement pas la même que celle de sa chair humaine. Cependant, j’estimais avoir fait un travail plutôt correct. Ainsi, en lui montrant sa propre tête – version pierre et décapitée – je me demandais si elle parviendrait à se reconnaître ou si j’avais surestimé mes compétences. Après tout, ce n’était pas comme si je la voyais tous les jours ou rêvais de son visage chaque nuit, j’avais effectué cette transformation à la va-vite. Il était donc possible que le nez soit plus gros, ou les yeux légèrement de traviole par exemple. Pour les cheveux – le plus simple – je savais que c’était parfait, je ne posais donc la question que pour les traits du visage. Et puis, honnêtement, qui n’avais jamais rêvé de se faire offrir sa propre tête décapitée et version roche ? Quelque part, il s’agissait peut-être de l’une de ces actions suicidaires que j’effectuais sans vraiment m’en rendre compte. Bof, si ça se trouvait, elle serait tellement émue par mes talents qu’elle en pleurerait et s’excuserait de m’avoir gueulé dessus. Comment ça je rêvais les yeux ouverts ?

« Je vous laisse neutraliser la prochaine statue. Et, Miss Travers, y’a plutôt intérêt à ce que je vous vois vous amuser si vous voulez obtenir un O dans mon cours !! »

Non non, vous ne rêviez pas, je traitais bien l’aînée Travers comme si elle n’était qu’une simple élève en cours. Je devais l’avouer, excité comme je l’étais par le fait de me bouger un minimum après plus d’une année sans rien faire, je me fichais complètement de sa réaction. Si elle se vexait pour si peu alors qu’il était évident que je ne cherchais en aucun cas à l’insulter, mais juste à m’amuser, c’était son problème. Je ne jouais pas double-jeu, ce qu’elle voyait, c’était celui que j’étais réellement. Je disais les choses comme je les pensais, et je pensais rarement à mal. Elle avait décidé de rester avec moi pour participer à ce jeu, non ? La moindre des choses était quand même qu’elle en ressorte plus détendue qu’à son arrivée. Concernant, ce petit role-play du professeur et de l’élève, il ne s’agissait que d’un petit délire qui m’amusait particulièrement. Elle avait dit avoir obtenu ses ASPIC haut-la-main. Tant mieux pour elle, il était maintenant temps pour elle de passer mes examens à moi qui n’avaient strictement rien à voir !

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Ven 6 Jan - 19:40
Grâce au ciel, Elesya était intacte et ce grâce à ce merveilleux canapé, présent devant elle. Quelques secondes de plus, et cela aurait été trop tard pour elle. Peut-être devrait-elle envisager de le remercier ou encore de l'épouser ? À couvert, elle pouvait donc en profiter pour se reposer un peu, bouger comme elle l'avait fait, n'avait pas été de tout repos.

Suite à cette magnifique démonstration, Grant décida de la complimenter un peu. Elle ne put s'empêcher de le dévisager en entendant la note potentielle qu'il lui aurait donné. Pardon, un Acceptable, il se fout de Moi, ça vaut au moins un Optimal ma prestation, je suis sûre qu'il n'est pas capable de faire mieux pensa-t-elle. Ce qui l'énerva d'avantage, c'était qu'il la prenait sérieusement pour une gamine et ça, la jeune Travers ne le supportait pas. Il fallait qu'elle se calme et vite, sans quoi, elle allait certainement devoir commettre un meurtre à l'encontre de son collègue, qu'elle ne parvenait pas à sonder. Contre toute attente, elle ne chercha pas à en savoir plus au sujet de cette note plus qu'excessive. Elle préféra bien au contraire observer son « ennemi », pour tenter de le déchiffrer d'avantage et pour se faire également une idée à son sujet. Devait-elle le prendre pour une menace potentielle, ou alors pour un simple petit moucheron qui ne méritait pas que l'on s'intéresse à lui ? Elle était plus que perplexe à ce sujet. Raison pour laquelle, elle se tût et continua à observer la scène sans se douter de ce qui allait se passer ensuite. Elle le vit se déplacer tranquillement et lentement comme s'il savait que les statues ne le toucheraient point. Puis elle le vit accélérer, restant derrière le placard qu'il venait de propulser. Elesya l'étudiait tranquillement et sérieusement, pendant ce temps, son collègue était tranquillement en train de s'amuser, oui s'amuser. Lorsqu'elle le vit métamorphoser son bouclier en épée, la jeune femme se ravisa quelque peu, peut-être qu'il était dangereux tout compte fait. Cependant, elle se ravisa à nouveau en le voyant sauter comme un gosse sur le trampoline qu'il venait de métamorphoser. Puis il se mit à hurler. L'hurlement était-il vraiment nécessaire ? Face à cette énormité, Elesya ne put s'empêcher de penser que son collègue était totalement timbré. Elle devrait penser à en aviser le directeur pour qu'il le face interner à Sainte-Mangouste. Plus elle le regardait, plus Elesya le trouvait totalement fou.
Bon, il était certes moins fou que le professeur d'Alchimie, mais il restait pour elle une personne totalement instable psychologiquement. « Quel timbré » lâcha-t-elle. Lorsqu'il eut terminé sa démonstration, la jeune femme ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Décidément, il se prenait vraiment pour un adolescent. Ne pouvait-il pas sérieusement se comporter comme un adulte et encore moins comme un gamin de 8 ans ?

Cependant, il fallait bien qu'elle le reconnaisse, il avait du talent. Par la suite et ce sous ses yeux plus qu'ahuris, il était tranquillement en train de remodeler la statue à l'aide de la magie. Que faisait-il ? Elle ne put s'empêcher de le regarder suspicieusement lorsqu'il se mit à la regarder avec un grand sourire. Elle se mit à le dévisager encore plus lorsqu'il se mit à « l'engueuler » à cause de son attitude, mais pour qui se prenait-il vraiment ? Elle l'écouta alors à moitié, cependant elle fut bien obligée de se ré intéresser lorsqu'il entreprit de lui poser quelques questions. D'un naturel honnête et directe, elle entreprit de lui répondre sérieusement et ce sans prendre la moindre pincette : « Sincèrement ? J'imagine que non, cependant je tiens à vous en faire la remarque. N'avez-vous pas de problème psychologique ? ou un autre problème lié à votre mentale ? car vous m'excuserez d'être aussi directe, mais vous avez l'air d'être totalement instable psychologiquement. Vous l'aurez certainement compris, je vous trouve totalement cinglée, fou allié. Bien pire que ce cher Oblansk d'ailleurs. » lui dit-elle tout en poursuivant : « J'espère bien que je me trompe, car sérieusement si ce n'est pas le cas, vous craigniez sincèrement Professeur » dit-elle directement. Puis vint la seconde question, accompagnée de sa réponse :
« Vous vous foutez de moi ? Bon certes je dois reconnaître que c'est très ressemblant cependant, vous croyez que c'est le moment de faire mumuse ? » cracha-t-elle. S'ensuivit quelques petites remontrances sur le fait, qu'elle devait plus s'amuser, mais comment ? Alors qu'elle prenait les statues pour des ennemies et non pour de simple jouet. Elle ne put s'empêcher de lui dire  « Votre cours ? Vous appelez cela un cours ? C'est à la limite d'une troisième guerre mondiale votre truc, j'aimerais bien savoir comment je pourrais m'amuser dans cette arène avec ces trucs ! » conclua-t-elle tout tentant de chercher une solution. Elle n'avait qu'une seule envie, c'était quitter cette salle, mais pour ce faire, elle devrait « gagner » ce stupide jeu créer de toute pièce par le fou de service qui se trouvait non loin d'elle. C'est alors qu'elle eut une idée quelque peu merveilleuse, et si elle rentrait plus ou moins dans son jeu, faire la gentille petite élève modèle et tenter d'anéantir tous les moindres efforts du Bibliothécaire. Mais, oui, elle allait s'amuser de cette manière. Elle ne put alors s'empêcher de sourire discrètement et de dire tranquillement et posément :

« Bon alors je dois faire quoi ? » demanda-t-elle, il fallait bien commencer par faire quelque chose non ? Peut-être qu'il allait lui faire une énième démonstration, démonstration qu'elle pourrait saboter sans le moindre problème.

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Sorcerer's Identity
✎ Année à Poudlard: //
✎ Profession: Magizoologiste
✎ Inventaire: Rapeltout
Sam 7 Jan - 1:35

Je m’amusais comme un fou. Yep, je pouvais m’auto-applaudir pour avoir décidé de profiter au maximum des avantages que conférait cette salle. Rien que pour ça, je méritais amplement un Optimal, contrairement à une certaine rouquine que je ne nommerais pas. Si jeune et si fermée d’esprit, c’était vraiment triste à voir. Où était son imagination ? Où était son goût pour l’amusement ? Où était cette envie de se défouler sans se poser de questions ? Bref, où était son bon côté ? Sérieusement, comment pouvait-on être aussi coincée è son âge ? Elle réagissait comme si sa vie était en danger alors qu’il ne s’agissait que de peinture. Pire encore, elle ne faisait preuve d’aucune originalité dans sa façon de gérer les statues. Certes, elle avait fait le travail en la neutralisant. Cependant, où était l’intérêt de jouer à chat si on passait son temps à se planquer dans la maison fictive ? Il était quand même grave que ce soit moi – du haut de mes 42 années – qui soit celui qui s’amuse le plus dans cette pièce, non ?

Lui faisant part de ma déception, j’avais également pris la peine de lui rappeler qu’elle ne courrait absolument aucun danger dans cette salle. Ah la la, à en juger par l’expression sur son visage, elle ne semblait pas convaincue. Elle s’attendait à quoi au juste ? A ce que la peinture soit en vérité de l’acide ? A ce que les statues pètent les plombs et se mettent soudain à nous balancer des rochers à la figure ? Même si je demandais une telle chose à la salle, je doutais de l’obtenir. Pourquoi ? Parce que – et cela j’en étais sûr et certain – quoiqu’il arrive, le château défendrait toujours ses habitants. N’était-ce d’ailleurs pas l’un des messages obscurs que le Directeur Dumbledore cherchait à faire passer ni vu ni connu ? Attendez voir, ça ressemblait à quelque chose du genre : « Poudlard offrira toujours son aide à ceux qui le demandent ». Bref, techniquement parlant, cette devise correspondait exactement au principe de la Salle sur Demande. Mais, à côté de ça, il était évident que le château ne fournirait jamais rien susceptible de mettre en danger les personnes s’y trouvant, que ce soit les élèves ou les membres du personnel.

Ainsi, j’étais prêt à mettre ma main à couper que si quelqu’un demandait de quoi se pendre, la salle ne le fournirait pas dès lors que l’intention était de se blesser ou de blesser qu’un d’autre. Ainsi, je comprenais de moins son attitude limite paniquée. A la voir, j’avais comme l’impression qu’elle se battait pour sa survie, ce qui était complètement ridicule. Tiens, pourquoi elle me dévisageait comme ça ? Avais-je quelque chose sur le visage ? Ou était-elle simplement subjuguée par mes prouesses athlétiques et magiques, ce qui serait parfaitement compréhensible. Après tout, où verrait-elle quelqu’un de si talentueux en termes de métamorphose alors qu’elle n’avait jamais quitté ce château ? Certes, il y avait la prof de Métamorphose mais bon, je voyais mal Granger s’amuser à faire des démonstrations des plus complexes simplement pour amuser la galerie. En bref, pour une personne – comme elle – qui n’avait, en apparence, jamais cherché à voir plus loin que Poudlard, il serait tout à fait normal d’être émerveillé par tout ce que je venais de faire. Rien que le fait de métamorphoser un placard en trampoline ne devait pas être un spectacle auquel on assistait tous les jours !!

Elle tenait à me faire une remarque ? Un problème psychologique ? Moi ? Bah non, pas à ma connaissance. Bon, pour être plus précis, ce n’était plus le cas. Ça l’avait été. Mais j’étais guéri maintenant, non ? Oui, il m’arrivait de faire un peu n’importe quoi avec n’importe qui. Oui, la raison même de ma convalescence provenait du fait que j’avais provoqué un Magyar à Pointes pour tester une théorie. Oui, j’avais – par le passé – laissé un Cognard me fracasser pour voir ce que ça faisait. OK, pendant la guerre, il m’était arrivé de plaisanter malgré les dangers qui me guettaient. Mais bon, c’était du passé tout ça. J’étais guéri. Yep, parfaitement sain d’esprit. Mouais, il y avait eu cette fois où j’avais pensé à sauter de la volière pour rejoindre plus rapidement la Forêt Interdite après avoir vu la marque des ténèbres dans le ciel. Le truc, c’était que je ne l’avais pas fait. J’y avais pensé. Très fortement. Mais, je ne l’avais pas fait. J’avais perdu cinq minutes dans les escaliers à la place. Est-ce qu’un individu totalement cinglé, ou fou allié, aurait pris les escaliers ? Non, la personne instable psychologiquement aurait sauté et aurait utilisé un sortilège pour ralentir et amortir sa chute, quitte à mourir à l’atterrissage. Donc, si je résumais bien : je n’avais aucun problème psychologique. CQFD.

Face à la tirade d’Elesya sur ma santé mentale, je me contentai donc de hausser un sourcil, signe que je ne voyais pas vraiment d’où elle tirait ses conclusions. J’avais sauté par-dessus une statue avec un trampoline, rien de plus. Ce n’était pas comme si j’avais cherché à mordre la statue de pierre quand même !! Tenter de croquer de la roche, ça c’était digne d’être considéré comme un malade ! S’amuser dans un jeu, ça n’avait rien de cinglé. Bien au contraire même, le fait de ne pas savoir s’amuser quand on avait à peine la vingtaine, ça c’était grave ! Quant à Oblansk, était-elle vraiment en train de comparer ma façon de m’amuser à l’excentricité du professeur d’alchimie ? Elle me considérait comme étant pire que le gars qui se mettait à chanter sur un coup de tête à la Tête du Sanglier ? Woaw ! Niveau hyperbole, on touchait le pompom ! Entre nous, j’étais prêt à parier que son plaidoyer en faveur de ma folie ne serait jamais accepté au tribunal. D’ailleurs, on pourrait carrément aller demander l’avis du Petit Prince Malfoy sur-le-champ ! Naméoh ! Qu’est-ce que c’était que ces manières ? C’était d’ailleurs loin d’être la première fois qu’elle parlait sans savoir de quoi elle parlait.

Est-ce que je pensais que c’était le moment de faire mumuse ? A quoi lui servaient ses oreilles si ce n’était pas pour écouter ? Je me tuais à lui dire qu’il s’agissait d’un jeu et que le but était de s’amuser, et elle n’arrêtait pas de me sortir que ce n’était pas le moment. Encore une fois, rien ne l’empêchait de quitter la salle si tel était son désir. Elle n’avait qu’à courir vers la sortie ou simplement se laisser toucher par la peinture pour mettre fin au manège : c’était pas plus compliqué que ça. Et pourtant, elle restait là, mais se contentait de se plaindre, gâchant mon plaisir. Qu’on me rappelle pourquoi elle était entrée déjà ? Une troisième guerre mondiale ? Vraiment ? Faisait-elle référence aux guerres de moldus ? Parce que, à ma connaissance, il n’y avait eu aucune guerre de sorciers à l’échelle mondiale… Mis à part avec Grindelwald peut-être. Si je me souvenais bien, celui-ci ne s’était pas limité à la Grande-Bretagne comme Voldemort, mais bien à toute l’Europe au minimum. Et encore des plaintes, et des propos sans fondements, et des insultes envers les statues inoffensives… N’était-ce pas elle qui s’était énervée plus tôt parce que je l’avais – d’après elle – prise pour une gamine ? Et là, elle me poussait littéralement un caprice d’adolescente… Telle sœur, telle sœur, je supposais…

Continuant de faire léviter la tête de la statue, je tournai complètement le dos à l’aînée Travers. Yep, je ne voyais plus l’intérêt de continuer à l’encourager. Après tout, ce jeu n’avait rien d’exceptionnel en termes de difficulté, donc si elle voyait ces statues comme un véritable danger, cela voulait dire qu’elle ne méritait absolument pas la confiance que portait sa petite sœur en ses capacités magiques. Dommage… Cela voulait également dire qu’elle n’était vraiment pas capable de s’amuser ou d’accepter le fait que sa situation actuelle n’avait strictement rien de dramatique. Tss, avec une attitude pareille, elle ne se trouverait jamais de partenaire pour le bal de Noël. Entre nous, qui irait inviter une personne incapable de se détendre ou de s’amuser avec un peu de peinture ? A moins d’être complètement aveuglé par son physique – ou simplement taré – je ne voyais pas trop ce que les gens pourraient éventuellement lui trouver. Après, ce n’était que mon avis. En attendant, le fait de ne pas savoir rire d’une situation non-dangereuse était un défaut impossible à surmonter d’après moi. Hein ? Quoi ? Qu’est-ce qu’elle me voulait encore ? Et pourquoi elle était calme d’un coup ? Je levai les yeux au ciel, tout en comprenant enfin quelque chose qui m’avait intrigué à l’époque.

« Je vois… Tu es donc la raison pour laquelle Miss Gryffondor est aussi perturbée émotionnellement parlant. – marquant une légère pause, j’ajoutai d’un ton accusateur – Tu l’as contaminée. »

Ceci expliquait cela. Forcément, pour une orpheline, grandir avec un modèle comme Elesya en guise de grande sœur était loin d’avoir été une bonne chose pour Artémis. A voir comment était l’aînée, j’en arrivais à découvrir les raisons pour lesquelles la demoiselle de Gryffondor avait réagi si négativement à tout ce que je lui avais dit. Ça expliquait aussi le côté faux qu’elle dégageait avec ses changements d’humeur hyper rapides, passant de la colère, frustration et irritation, au calme et à la politesse. Avec l’aînée Travers qui venait de me ressortir exactement les mêmes phases – remontrances puis politesse – j’en arrivais aux mêmes conclusions qu’avec Artémis : cette demoiselle était malhonnête. Au départ, elle n’avait eu aucun mal à se jeter dans le tas et à transformer l’une des statues directement pour la neutraliser. Et là, d’un coup, elle me demandait ce qu’elle devait faire pour obtenir un O à mes yeux alors que je lui avais déjà que s’amuser serait suffisant ? Pourquoi devrais-je me répéter ? Elle m’avait bien montré jusqu’à maintenant qu’elle prenait à l’envers tout ce que je disais, ou alors qu’elle ignorait mes propos. Grosso modo, je ne ferais que parler dans le vent si je cherchais à lui expliquer comment s’amuser. A côté de ça, si je devais lui expliquer, ça casserait le délire.

Mine de rien, je commençais à avoir pitié d’Artémis. Dans le fond, ce n’était pas de sa faute. Elle avait manifestement été influencée par les manières d’Elesya. Trop susceptibles, extrêmement fières de leurs résultats scolaires, colériques, les deux sœurs s’exprimaient également avec des mots bien trop compliqués pour une conversation normale, et avaient un don pour tout dramatiser. Ajouté à tout cela, on avait les changements d’humeur insensés, et les propos sans fondements pour l’une – Elesya – tandis que l’autre avait les incohérences. Yep, tout cela donnait un cocktail bien trop bizarre pour moi. Lui tournant toujours le dos, je transformai le reste de la statue d’Elesya en un truc ressemblant à un cheval, avant de transformer le trampoline en escabeau. Rapidement, j’escaladai celui-ci afin de me placer à califourchon sur l’espèce de statue-cheval, la tête d’Elesya – la statue – lévitant toujours devant moi. Ordonnant à la statue-cheval de se mettre au galop, j’utilisai le Sonorus pour amplifier ma voix afin que l’aînée Travers m’entende clairement.

« Depuis que tu as posé le pied dans cette salle, tu t’es amusée à affirmer 6 propos sans aucun fondement. – tout en lui parlant, je me servais de la tête de la statue en guise de bouclier quand le cheval n’était pas assez rapide pour esquiver. Néanmoins, je continuai de parler malgré le fait que je continuais de galoper en avant – Tout d’abord, il y a eu l’idée comme quoi les statues étaient indestructibles juste parce que ton sortilège avait été inefficace. Après, il y a le fait que tu prétendes ne plus être une gamine alors que tu ne fais que te plaindre comme un gosse depuis tout à l’heure. N’oublions pas ta prétention de tout savoir sur les Impardonnables alors qu’à aucun moment de ta petite vie paisible tu n’as été soumise à l’un d’entre eux. En ce qui concerne, l’idée selon laquelle le fait de savoir s’amuser provient d’un problème psychologique, ça n’a strictement aucun sens. D’ailleurs, si tu n’es pas capable de faire mumuse, comme tu dis, dans un jeu de peinture sans danger, c’est plutôt toi qui devrais consulter Sainte-Mangouste. »

Jusque-là, ça faisait 5 propos sans fondement, dans le cas où elle ferait les comptes. Au passage, j’étais passé au tutoiement plutôt qu’au vouvoiement. Non pas parce que je cherchais à l’insulter, mais plutôt parce que je ne tutoyais pas les gosses. Or, elle n’avait fait qu’agir comme une enfant depuis le départ. C’était d’ailleurs eux qui avait tendance à répéter – durant cette horrible phase de l’adolescence – qu’ils n’étaient plus des gamins sous prétexte qu’ils avaient des boutons sur la figure ou des poils partout. D’ailleurs, le simple fait qu’elle n’ait toujours pas coupé le cordon avec Poudlard laissait entendre qu’elle n’était pas vraiment prête à prendre le large. Si c’était uniquement pour surveiller sa sœur, de simples lettres ou visites auraient suffi. Ce n’était pas comme si elle craignait grand-chose dans cette école – avant le meurtre de Joon Park en tout cas. Mon épée toujours dans la main gauche, je lançai celle-ci dans les airs, puis tentai d’utiliser un sortilège d’expulsion pour l’envoyer vers l’une des statues mobiles se trouvant au niveau du plafond. Juste après, j’expulsai la tête que je faisais léviter depuis le début droit devant moi en direction d’une autre statue.

« Enfin, je commence sérieusement à en avoir marre d’entendre le mot guerre sortir aussi facilement de la bouche de gamins qui n’ont aucune idée de la signification de ce mot !! Pour penser, ne serait-ce qu’une seconde, à comparer ce qu’il y a dans cette salle à une guerre… Non mais tu te fous de moi !? Même une partie d’échecs est plus dangereuse !  »

J’avais haussé le ton sur la fin. La demoiselle avait dépassé les bornes. S’il y avait bien une chose qu’on ne devait pas minimiser devant moi, c’était la guerre ! Toute cette violence. Tous ces morts. Les tortures. Les massacres. Les exécutions. Le danger constant. La panique générale. Comment pouvait-on se considérer comme étant intelligent quand on était capable de sortir des âneries pareilles ? Piqué à vif, je lançai un Confringo sur la tête de la statue que j’avais expulsé devant moi, la faisant exploser entre deux statues afin d’atteindre celles-ci avec les débris. Toujours sur mon cheval-statue, je me retournai vers l’aînée Travers afin de conclure :

« Malgré tes ASPICs dont tu te vantes… Tu. Ne. Sais. Rien. – me retournant de nouveau vers les cibles devant moi, je poursuivis d’un ton las – Donc fais ce que tu veux. Reste planquée, participe ou quitte la salle. Ce n’est pas comme si tu me seras d’une grande aide de toutes les façons… »

Voilà, c’était dit. Elle n’était pas la seule à savoir se montrer direct. Et puis, ce n’était pas comme si j’allais me laisser avoir par cette fausse politesse après ses engueulades. Sa sœur avait tenté de me faire le même coup au bord du lac. Si ça n’avait pas marché pour elle, ça ne marcherait pas pour l’aînée. Déjà que j’étais extrêmement méfiant à la base, mieux valait ne pas me donner de raison de me poser des questions. Si elle n’avait pas fait que me gueuler dessus – ou m’insulter – depuis le moment où elle m’avait adressé la parole, sa politesse soudaine ne m’aurait pas paru si surnaturelle.

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Sam 7 Jan - 16:59
Elesya s'était plus ou moins calmée, elle préparait un mauvais coup à l'encontre de son collègue histoire de se venger et de pouvoir un peu s'amuser un peu, mais à sa façon. Elle cachait son magnifique sourire narquois tout en attendant patiemment qu'il fasse une autre de ses démonstrations. Sourire qu'elle perdit plus ou moins rapidement lorsqu'elle l'entendit parler de sa petite sœur. Comment osait-il l'accuser de ce genre de chose, alors qu'il ne la connaissait absolument pas ! Intérieurement elle fulminait, mais comme d'habitude, elle le cachait et ce à la perfection.

Attendant patiemment le moment propice où elle pourrait agir, elle était restée là où elle était. Elle l'observait avec beaucoup d'attention. Ainsi, elle l'observa métamorphoser la statue qui la représentait en cheval. Elle beugua momentanément sur la tête de celui-ci, sa propre tête, non mais, il n'est pas sérieux ? À croire qu'il voulait vraiment la pousser dans ses divers retranchements. C'est alors qu'elle vit l'escabeau, d'un simple murmure, et ce pendant qu'il était en train de monter dessus, Elesya murmura un petit sortilège qui eut pour effet de déplacer l'escabeau de quelques millimètres. Elle dut se retenir de sourire et de rigoler en voyant qu'il avait manqué de tomber, cependant, elle était déçue qu'il ne se soit pas un peu plus fait mal.

Son premier petit sabotage n'avait pas réellement fonctionné raison pour laquelle elle réfléchissait à son prochain mauvais coup. Pendant ce temps, Tobias se trouvait sur la statue-cheval. Il avait même entreprit de lui ordonner de se mettre en marche et d'aller plus vite. Décidément, elle le trouvait de plus en plus malade. Elle écouta à moitié les paroles de son collègue à son encontre, à la place elle préférait se concentrer et réfléchir à ce qu'elle pourrait de nouveau saboter. Elle dut même lever plusieurs fois les yeux au ciel pour lui montrer qu'elle s'ennuyait éperdument, mais de toute évidence il ne l'avait pas vu faire, préférant s'amuser sur le cheval qu'elle n'allait pas tarder à faire exploser s'il continuait à l'énerver. Puis elle remarqua l'épée, elle décida alors de tout faire pour qu'elle t'atteigne pas sa cible. Ainsi, elle tenta un informulé sur l'épée. Cette dernière ne percuta pas la statue mais bel et bien le mur qui se trouvait à ces côtés. Elle avait réussi de peu à la dévier de sa trajectoire, cependant, elle avait perdu 5 minutes, 5 minutes durant laquelle elle aurait également pu agir sur ladite statue en lévitation qui venait de percuter de plein fouet l'autre statue.

Rien que de voir cela, la jeune femme enrageait. Pendant ce temps il évoquait le fait qu'une partie d'échecs soit beaucoup plus dangereuse. Pour elle, c'était bel et bien l'inverse bien entendu, elle préférait largement les parties d'échecs qu'elle trouvait beaucoup plus facile et beaucoup moins dangereuse que cette « soi-disant » remise à niveau en métamorphose. Cependant, elle préféra s'abstenir sur le sujet. Mais il avait fallu qu'il parle de ses ASPICs et sur le fait qu'elle ne connaissait soit-disant rien à la guerre ou encore qu'il lui dise de quitter la salle prétextant qu'elle n'était d'aucune utilité. Se laissant submergée par ses émotions, Elesya tenta alors de faire exploser le cheval sur lequel il se trouvait. Même si cet incident allait être totalement volontaire, elle pourrait arguer sans difficulté qu'il l'avait largement provoqué. Ainsi, elle n'hésita pas à le faire. Bien qu'elle était au courant des répercussions que cela pourrait avoir.  

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Dim 8 Jan - 1:37

De la déception. C’était ce que je ressentais actuellement vis-à-vis de la rouquine qui n’était pas capable de se détendre ne serait-ce que deux secondes.  Comment pouvait-on être aussi fermé d’esprit ? Je n’arrivais pas du tout à comprendre ses réactions irrationnelles. Bien entendu, dès lors que j’avais cessé de la considérer comme une adulte, et accepté le fait qu’elle n’était qu’une gamine, les choses furent tout de suite plus claires. Capricieuse. Voilà ce qu’elle était. Ça expliquait ses plaintes, ses peurs et son manqué d’ouverture. Elle était tellement concentrée sur ce qu’elle pensait et sur le fait que j’étais fou, qu’elle n’était pas capable de réaliser à quel point c’était elle le problème. Une fois que j’avais compris cela, j’avais décidé qu’il était plus simple de lui tourner le dos et de la laisser s’en aller : elle n’avait rien à faire ici à la base.

Galopant sur mon cheval de bois, j’avais expulsé mon épée dans les airs afin d’atteindre l’une des statues mobiles. Un peu avant, au moment de monter sur l’escabeau pour me retrouver à califourchon sur le cheval, j’avais légèrement manqué de trébucher. Sur le coup, j’aurais juré que ma transformation avait bougé ne serait-ce que de quelques millimètres. Je n’avais jamais été maladroit. Je ne m’étais pas non plus loupé dans mon sortilège de métamorphose. Hmm, préférant ne plus y penser sur le coup, j’avais continué comme si de rien n’était. Tout en poursuivant mon argumentaire vis-à-vis des nombreux propos sans preuves de l’aînée Travers, j’avais expulsé la tête de la statue devant moi. Sous la colère suite à la comparaison honteuse de celle-ci entre mon jeu et une véritable guerre, j’avais fait exploser la tête de la statue afin que les débris atteignent les cibles entre lesquelles elle se trouvait. Ce fut un franc succès.

Niveau remise à niveau, on pouvait dire que je me débrouillais plutôt bien avec ce jeu de faible intensité. Je n’avais pas vraiment de mal à éviter les jets de peinture qui se faisaient de moins en moins nombreux au fur et à mesure que les statues étaient neutralisées. En ce qui concernait mes sortilèges de métamorphose, je n’en avais pas manqué un seul, signe que je n’avais rien perdu en efficacité. Après, j’avais limité mes efforts physiquement parlant. Au lieu de courir, je galopais sur l’une de mes créations. Au lieu d’attaquer au contact, j’expulsai des objets sur mes cibles. Ce n’était pas moins efficace, mais ce n’était pas vraiment ce que je recherchais. Avec ces deux nouvelles statues immobilisées, j’aurais encore plus de matière pour vaincre les suivantes. Grosso modo, le jeu était pratiquement terminé. Ou pas. En effet, en levant la tête, je remarquai que les statues mobiles étaient toujours aussi nombreuses qu’au départ. Hein ? C’était quoi ce bordel ?

Un flot de peinture s’effondrant alors sur moi en provenance de l’une des statues volantes, je joignis mes deux pieds sur le dos du cheval, m’accroupissant dessus et sautai au moment même où la statue-cheval explosa littéralement ! Non mais c’était quoi ce bazar encore !? Soufflé par la force de l’explosion, je me retrouvai éjecté quelques mètres sur le côté ! Surpris par ce phénomène, je parvins tout juste à rétablir ma position d’une roulade avant de m’arrêter net contre une commode, côtes les premières. Aie ! Bon, j’avais esquivé le flot de peinture au moins. Celui-ci s’était étalé sur les restes de la statue-cheval. Cette explosion, par contre, n’avait strictement rien de naturel. Allongé sur le dos, j’avais une vue directe du plafond. Je découvris alors, d’un air ahuri, que l’épée que j’avais envoyée en direction de l’une de mes cibles était actuellement plantée sur le plafond, oui, mais en aucun cas à l’endroit où je l’avais envoyée. Me souvenant parfaitement de la trajectoire que je lui avais donnée, il n’était pas normal qu’elle dévie toute seule de son chemin.

Entre l’explosion du cheval, l’épée plantée ailleurs et – j’y repensais maintenant – cette impression que l’escabeau s’était déplacé, je ne tardai pas à comprendre ce qu’il s’était vraiment passé. Ne bougeant toujours pas de ma position allongée sur le sol, je me contentai de pousser un profond soupir. Ah la la, comment une personne aussi immature avait-elle pu se trouver un emploi dans cette école ? Quand je repensais au fait qu’elle avait dit ne pas être une gamine… Comment appelait-elle ses actions puériles si ce n’était des gamineries ? Éclatant alors de rire face à tant de ridicule, je me relevai en m’aidant de la commode, passant une main sur mes côtes pour vérifier l’étendue des dégâts. Aie ! Rigoler me faisait encore plus mal. Hmm… J’aurais probablement un bleu mais rien de plus. Nul besoin d’aller à l’infirmerie ou autre. Continuant de rire un petit peu, je me tournai complètement vers l’aînée Travers.

« Excuse-moi mais… Était-ce censé me convaincre de ta maturité, de tes connaissances ou de ton courage ? – Arquant un sourcil, je lui posais honnêtement la question, avant d’ajouter – Parce que bon, soit tu admets avoir explosé le cheval, assumant ton statut de  gamine ignorante et lâche. Soit tu nies, me démontrant ainsi que tu n’es qu’une gamine ignorante et…toujours aussi lâche. Alors, laquelle de ces gamines es-tu ? »

Dans le premier cas, elle assumerait avoir tenté de me blesser – volontairement – pour des raisons stupides, en m’attaquant quand j’avais le dos tourné. Niveau courage, on avait vu mieux. Quant au second cas, ça démontrerait qu’elle était une menteuse, et donc qu’elle avait peur d’assumer ses bêtises. Bref, ni l’un ni l’autre ne changerait mon opinion vis-à-vis d’elle. C’était une chose de parler sans savoir de quoi elle parlait. C’en était une autre de s’en prendre délibérément à une personne avec un sortilège d’explosion. Certes, elle avait attaqué la statue et pas moi. Cependant, j’étais quand même assis dessus à la base. Or, peu importait ses excuses, cela prouvait qu’elle avait eu pour intention de me faire du mal. Et pourquoi ? Parce qu’elle n’était pas capable de se défendre verbalement ? Réalisait-elle qu’elle ne faisait que me donner raison en agissant ainsi ? Levant les yeux au ciel, je n’eus pas besoin de réfléchir très longtemps pour en arriver à une décision. Bon allez, si elle voulait jouer à l’enfant qui faisait des bêtises, je supposais qu’il était de mon devoir d’infliger une punition exemplaire, non ?

« Tu sais ce qui m’attriste le plus dans cette histoire ? C’est qu’Artémis t’a mise sur un piédestal… Elle t’a décrite comme la seule personne de ces vingt dernières années à mériter le nom de grand sorcier… Comment penses-tu qu’elle réagirait si elle avait assisté à ces 10 dernières minutes ? Serait-elle fière de voir sa grande sœur, son modèle, recourir à d’aussi basses actions contre…le bibliothécaire ? »

Éclatant de nouveau de rire, je dus essuyer les larmes qui dégoulinaient de mes yeux tant la situation était hilarante. Si elle me prenait pour un fou avant, comment me percevait-elle maintenant ? C’était du grand n’importe quoi ! Grande sorcière ? Elle ? Pff… Elle ne méritait même pas d’être considérée comme une sorcière tout court. Continuant sur ma lancée, j’ajoutai :

« Tu veux mon avis ? Ta sœur étant une Gryffondor, donc bravoure, noblesse, tout ça tout ça… Aucune chance qu’elle accepte, ou respecte, une aînée faisant preuve d’une telle couardise… Je suis prêt à parier  100 Gallions qu’elle te cracherait à la figure, avant de te tourner le dos à tout jamais. »

C’était la pure et simple vérité. Cet Elesya Travers était une Serpentard à tous les coups, prête à tout pour atteindre son but. Poufsouffle ? Aucune chance, elle semblait trop paresseuse et trop fermée d’esprit pour ça. Serdaigle ? Mouais, à aucun moment, elle n’avait éprouvé le moindre intérêt – la moindre curiosité – pour le jeu que j’avais créé, elle s’en était juste plainte. Quant aux Gryffondors, bah elle m’avait attaqué quand j’avais eu le dos tourné, donc bon… C’était aussi éliminé. Qu’allait-elle bien pouvoir faire maintenant ? 


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Mer 11 Jan - 20:26
Submergée en partie par ses émotions, la jeune femme venait tout bonnement de tenter de faire exploser le cheval en bois sur lequel se trouvait son collègue bibliothécaire. Énervée, elle n'avait pas réellement pensé aux conséquences de ses actes, cependant, tout aussi naturellement elle parviendrait sans difficulté à le manipuler comme l'ensemble de son entourage. Puis de toute manière, il l'avait bien cherché, il n'avait qu'à réfléchir avant de parler. Il allait apprendre qu'on ne jouait pas avec ses propres nerfs. Quelques secondes plus tard, le cheval explosa. Grant se retrouva littéralement à terre. L'heure était à présent aux confrontations, elle savait pertinemment qu'il ferait vite le rapprochement avec elle, et elle se doutait que son interlocuteur n'était pas totalement stupide. Intérieurement elle fulminait, quelque peu déçue qu'il ne se soit pas vraiment fait mal. Sa colère était largement visible sur son visage, bon finalement elle ne pourrait peut-être pas arguer le fait qu'elle ne l'avait pas fait exprès cependant, elle se mit à penser qu'elle pourrait très bien lui dire qu'il l'avait provoqué, et que par conséquent, la jeune femme avait littéralement perdu son calme.

Ce qui était en partie vraie, mais elle ne voulait pas se l'avouer. C'est alors qu'elle le vit soupirer, contre toute attente, cela ne la toucha point. Elle était si furax, qu'elle n'en avait absolument rien à faire de lui, elle l'aurait d'ailleurs bien plantée où il se trouvait, cependant, elle souhaitait le confronter. Elle n'était pas une lâche après tout, et elle était fin prête à lui déballer ses quatre vérités. Se retenant littéralement de lui sauter à la gorge, elle le vit s'esclaffer de rire. Mentalement elle dut se retenir, raison pour laquelle, elle tentait de se reprendre et de ne pas se montrer faible face à lui. En réponse à ses questions, elle lui répondit sèchement : « Et bien oui, c'est bien moi qui est fait exploser le cheval, tout comme j'ai par le biais d'un informulé dévier votre épée il y a quelques minutes de cela. Je ne me considère dans aucune des catégories que vous avez énoncé, et je n'en suis pas plus touchée. Mais il me semble, que nous n'avons pas la même définition du mot « lâcheté », si j'aurais réellement été lâche très cher, je serais tout bonnement partie, et j'aurais également niée avoir fait tout ça. Je ne vais d'ailleurs pas vous mentir, c'est en partie parce que vous m'avez provoqué que j'ai fait tout ça ! Par ailleurs, sachez que je ne m'excuserai point et que je ne partirais pas de cette salle ! » conclua-t-elle tout en patientant et attendant une réponse.

Quelques secondes plus tard, le bibliothécaire lui répondit. Les nerfs d'Elesya étaient à vif, cependant, elle ne le montra pas. Elle tenta d'ailleurs d'éviter le moindre accident. Comment pouvait-il parler de sa sœur ? Mais surtout comment pouvait-il se permettre de la juger alors qu'il ne la connaissait absolument pas ! Par ailleurs, il pouvait très bien mentir, rien que pour l'énerver d'avantage. Froidement elle lui répondit : « Ne parler pas de ma sœur, elle n'a rien à voir dans cette histoire comprit ? Concernant les a priori que ma sœur pourrait avoir sur moi, je n'en ai absolument rien à foutre. Je ne lui ai jamais demandé de m'aduler. Je n'ai jamais souhaité être un modèle pour elle, et de toute manière je suis mal placée pour en être un pour qui que se soit » lâcha-t-elle

Pendant ce temps, il continuait de rigoler, elle ne put s'empêcher de lever les yeux ouvertement au ciel. En lâchant sa phrase quelques minutes plus tard, jamais il ne se serait attendu à ce qui allait se passer. Elesya non plus d'ailleurs, cependant, c'était la goûte de trop, celle qui faisait déborder le vase. Elle entreprit alors de sortir sa baguette magique, elle la pointa sur lui tout en attendant qu'il réagisse. L'affrontant du regard, ses yeux ne vacillèrent point.

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Mar 17 Jan - 5:28

Bon, il semblerait que les choses venaient officiellement de dégénérer. Attaquer délibérément un collègue de travail – ou n’importe qui en fait – dans l’enceinte même de Poudlard n’était en rien un petit geste de rien du tout. Réalisait-elle seulement l’ampleur de son action ou était-elle trop émotionnelle pour s’en rendre ? Le crime passionnel portait ce nom pour une raison. Cependant, ça n’en restait pas moins un crime. Quand bien même des circonstances atténuantes pouvaient exister, dans la situation présente, il n’y en avait aucune. Peu importait la façon dont elle voyait les choses. Peu importait la manière dont elle énoncerait ses arguments. Peu importait les raisons qui l’avaient motivé. Peu importait tout ce qu’elle pourrait bien balancer comme faits pour justifier son attaque avec intention de me blesser sérieusement, personne n’irait croire une seule seconde qu’un sortilège explosif était mérité. Personne.

Je ne l’avais pas attaquée physiquement. Traduction ? Elle ne pouvait même pas plaider la légitime défense. Tout ce que j’avais fait, c’était parler. Or, je n’avais même pas insulté un de ses proches. Nope, elle ne m’avait pas attaqué pour défendre l’honneur de quelqu’un d’autre. La seule raison pour laquelle elle s’était mise à saboter mon jeu et à m’attaquer violemment, c’était parce que son égo en avait été touché. C’était tout. Rien de plus, rien de moins. Sa fierté avait pris un coup, et elle avait réagi en explosant magiquement ! Apparemment, dire qu’elle ne savait rien et qu’elle ne servait à rien – dans le jeu que j’avais créé – était passible de représailles massives avec elle. Euh… Sérieusement ? J’étais certain que Malfoy lui-même serait incapable de défendre son cas !! Des paroles ne devraient en aucun cas inciter une personne – censée être saine d’esprit – à recourir à la magie pour se venger. Jamais. Si j’avais insulté sa sœur ou l’un de ses proches, voire même son père éventuellement ? Peut-être. Et encore, un sortilège moins létal aurait suffi. Si je l’avais moi-même attaqué que ce soit physiquement ou magiquement, là elle aurait pu recourir à de tels moyens pour se défendre.

C’était la raison pour laquelle je n’arrivais pas à m’arrêter de rire. Sa réaction était tellement disproportionnée par rapport au peu que j’avais dit que je ne pouvais que réagir ainsi. Franchement, je pourrais aller voir le Directeur ou simplement les Aurors dès maintenant, et avec une goutte de Véritasérum et une Pensine, elle finirait avec – au minimum – quelques mois à Azkaban. Compte-tenu du fait que tout le monde recherchait une personne susceptible de tuer un élève, potentiellement dans l’école, rien ne l’empêcherait de devenir le suspect principal de cette enquête. Si ça se trouvait, Joon Park lui avait dit qu’elle avait pris quelques kilos et elle l’avait tué sur-le-champ… Vu comme elle me faisait un caca nerveux sous prétexte que je la traitais comme une gamine, tout était possible. Au passage, attaquer un collègue de cette façon alors que la mort d’un élève ici était toujours dans l’esprit de tous, ce n’était vraiment pas malin. Bon après, ce n’était pas parce qu’elle était capable de m’attaquer lâchement qu’elle avait les épaules pour assassiner un élève et continuer de traîner sur les lieux du crime par la suite. Au contraire même, un tel manque de courage et un tel manque de contrôle sur ses émotions… Il était plus qu’évident que ce n’était pas elle le meurtrier.

Bien, ça faisait un suspect de moins. En attendant, je pouvais bien lui apprendre quelques leçons, non ? La première semblait lui être passée au-dessus de la tête. Certes, elle reconnaissait m’avoir attaqué. Cependant, elle niait avoir été affectée par mes propos alors que ses actions et le ton qu’elle employait démontraient le contraire. Et qu’est-ce que c’était que cette définition restreinte de la lâcheté ? Ah ? Alors comme ça, ma soi-disant provocation n’était qu’une partie de ce qui l’avait poussée à ses actions de sabotage… Si tel était le cas, quelles étaient ses autres raisons ? Parce qu’elle n’aimait pas ma tête ? Parce que je ne vénérais pas le sol sur lequel elle marchait ? Parce que je n’étais pas à ses pieds, prêt à tout pour lui faire plaisir ? Et voilà qu’elle annonçait qu’elle ne sortirait pas de cette salle. Euh… Avait-elle oublié que je pourrais très bien faire apparaître une porte derrière moi et sortir de la salle tranquillement ? Si elle ne voulait pas partir, c’était cool pour elle. Mais rien ne me forçait à rester non plus. Si elle y tenait, elle n’aurait qu’à rester ici indéfiniment. Le seul hic, c’était qu’elle n’aurait personne sur qui crier.

Continuant sur ma lancée, tout en continuant de lui rire au nez, j’avais mêlé sa sœur à mes piques verbaux afin d’épicer un peu tout ça. Quelque part, je trouvais étrange de ne pas attirer sa sympathie en en parlant aussi bien. Après tout, si l’aînée ne m’avait pas montré à quel point elle était horrible, je n’aurais jamais réalisé à quel point Artémis n’avait pas eu de chance dans son enfance. Il était clair qu’Elesya avait loupé certaines étapes fondamentales lors de son éducation à Poudlard et en dehors : elle aurait dû dépasser la phase capricieuse des années plus tôt. Sa sœur n’avait rien à voir ici. On était d’accords. Pour le coup, je cherchais simplement à lui montrer comment ses actions seraient vues par quelqu’un qu’elle connaissait, et il se trouvait qu’Artémis était – d’après moi –  la seule relation qu’Elesya avait dans cette école. Oh, voilà qu’elle rejetait complètement l’idée que sa petite sœur la prenne comme modèle. Étrange relations qu’elles avaient là toutes les deux. Entre la cadette qui estimait qu’Elesya n’avait aucun jugement à émettre sur son avenir, et maintenant l’aîné qui disait n’en avoir rien à faire de ce qu’Artémis pourrait penser d’elle… Il semblerait que toutes les deux cherchaient à dresser une sacrée barrière entre elles. Pour la Gryffondor, ça se comprenait. Pour l’assistante qui avait délibérément cherché un boulot à Poudlard – dans deux matières en plus ! – ses actions indiquaient le contraire !

Suite à mon coup de grâce, la rouquine dégaina une nouvelle fois sa baguette pour la pointer droit sur moi cette fois-ci. Ah ? Elle laissait encore ses émotions prendre le dessus sur sa raison. Entre nous, s’attendait-elle vraiment à pouvoir m’atteindre maintenant que j’étais face à elle ? Levant les mains en l’air en guise de réaction, je repris en ricanant toujours autant :

« On est d’accords sur un point : tu es mal placée pour être un modèle. Non seulement tu as réussi à te convaincre que tu étais une adulte sous prétexte que tu as plus de 17ans, mais tu es également parvenue à te persuader du fait d’être mature, rationnelle, et brave quand tes actions démontrent tout le contraire. – tapant dans mes mains pour l’applaudir trois fois, je repris juste après – Encore une fois, mes félicitations ! Tu es manifestement dotée d’un talent exceptionnel pour te mentir à toi-même. Ne t’en fais pas, on organisera une cérémonie et je te remettrai un cookie en guise de récompense. Contente ? »

Ses caprices démontraient son manque de maturité. Son impulsivité prouvait son irrationalité. Quant au fait qu’elle m’avait attaqué quand j’avais le dos tourné, ça montrait sa lâcheté. Nul besoin de chercher plus loin. Après l’avoir applaudi, j’avais de nouveau levé les mains en l’air, faisant mine de me sentir menacé par sa baguette. Il y avait facilement une vingtaine de mètres entre nous, voire une trentaine, et j’étais face à elle. Traduction ? Elle n’avait ni l’effet de surprise, ni la proximité pour me lancer un sort sans que je ne puisse y réagir. Grosso modo, si elle avait vraiment l’audace de m’attaquer, elle ne pourrait plus se cacher derrière des excuses ridicules. Elle m’avait déjà attaqué une fois quand je ne lui avais rien fait. Si elle recommençait, elle ne ferait qu’empirer sa propre situation, à moins bien sûr qu’elle ne parvienne à me neutraliser et à effacer ma mémoire. Ha ! Comme si elle avait la moindre chance… Il lui faudrait – en toute exagération – un bon millier de clones tous armés de baguette pour espérer ne serait-ce qu’avoir un soupçon de chances d’y parvenir. Muahahahahahahaha !! Bon d’accord, j’arrêtais les hyperboles.

« Revenons maintenant sur tes allégations précédentes si tu veux bien. – Hey, j’étais tout de même sous la menace de l’assistante du cours de Défense, ce n’était pas n’importe qui ! Bref, je poursuivis – Il y a un sacré contraste entre tes propos et tes actions. Tu nies être ignorante, pourtant tu ne sais vraiment rien de ce qu’est une guerre. Aux dernières nouvelles, tu n’étais pas là entre 1995 et 1998. Tu réfutes également ton statut de gamine. Va savoir pourquoi tu pousses des caprices et ne trouve rien de mieux à faire que de saboter mon jeu… Enfin, pour la lâcheté. Attaquer quelqu’un par derrière est une marque de lâcheté dans mon dictionnaire… Si dans le tiens, c’est de la bravoure, je peux te prêter le mien. »

Naméoh ! On était d’accords qu’il lui manquait plusieurs cases là, non ? Je n’étais pas sourd ou aveugle, hein ? Elle avait bien fait ce qu’elle avait fait, et avait bien dit ce qu’elle avait dit. Je voulais bien délirer de temps à autre et admettre que j’exagérais. Cependant, ce n’était pas le cas ici. D’une façon ou d’une autre, la Terre s’était mise à tourner dans l’autre sens puisque je me retrouvais à faire la leçon à quelqu’un sur son manque de contrôle émotionnel… Ah la la, si mon meilleur ami me voyait… Il poserait sa main sur mon front pour vérifier si je n’étais pas fiévreux. Lui qui avait assisté à toutes mes phases plus extrêmes les unes que les autres, autant dire qu’il n’en reviendrait probablement pas. Il avait d’ailleurs eu du mal à croire que je me sois trouvé une femme. Naturellement, en la rencontrant, il ne lui avait pas fallu plus de dix secondes pour comprendre ce qu’elle faisait avec moi : elle aussi était folle. Au passage, j’avais hâte que mes filles – dignes héritières d’Olivia et moi – entrent dans l’adolescence ne serait-ce que pour lui demander un jour de les garder : il appellerait probablement les Aurors à l’instant où je fermerais la porte… Jouant toujours les individus sous la menace d’une arme, je continuai de faire ce que je faisais de mieux : jouer avec le feu :

« Au passage, si je puis me permettre un léger commentaire… – à croire que ce n’était pas ce que j’avais fait jusqu’à maintenant – Partir aurait été plus raisonnable, tu ne crois pas ? Après tout, tu n’as rien à faire ici, si ? Je veux bien que tu sois têtue et que tu cherches à prouver quelque chose à ta fierté qui n’a eu de cesse de se faire piétiner par ma personne… Le problème, c’est que plus le temps passe et plus tu t’enfonces. Y’a 15 minutes, je n’avais pas vraiment d’opinion sur toi puisque je ne te connaissais pas. Là maintenant, j’ai envie de verser une larme pour toutes ces personnes qui ont une bonne image de toi…   »

Autant dire que, pour commencer, je pleurerais probablement pour chaque personne se trouvant dans cette école. Les membres du personnel, ce pauvre Directeur qui l’avait gardée dans son école, et ces élèves qui la voyaient aider leurs enseignants à faire cours. C’était triste. Bien entendu, mon point de vue n’avait rien d’universel. Bien au contraire même, je n’étais qu’une personne ayant manifestement rencontrée que les mauvais côtés de l’aînée Travers en ce jour. Si ça se trouvait, en tombant sur elle un bon jour, je l’aurais trouvée charmante, mature et respectable. Yep, je me serais bien fait avoir. Comme quoi, à la tombée de la nuit, la Reine n’était bel et bien qu’une Sorcière – la version moldue avec le nez crochu et le furoncle géant – déguisée.

« Que vas-tu bien pouvoir faire ? M’attaquer ne changera rien à l’avis que je me suis fait de toi. A contrario, les menaces n’ont d’intérêt que si elles sont mises à exécution. Te voilà face à un joli dilemme cornélien… »

Je lui souhaitais bonne chose pour décider. Quoiqu’elle fasse, ça ne changerait rien à l’image que j’avais d’elle. Ce n’était pas comme si en m’attaquant, elle me démontrerait qu’elle était courageuse. Et en ne m’attaquant pas, elle ne me prouverait pas non plus qu’elle était raisonnable. En gros, l’image que j’avais d’elle avait été ruinée indéfiniment. Ainsi, à moins que je ne la vois sauver la vie de quelqu’un ou effectuer une action digne de respect, elle resterait la même à mes yeux. Par contre, je m’excuserais probablement auprès d’Artémis pour l’avoir titillé à ce point : avec une sœur pareille, ça avait vraiment été cruel de ma part.


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Jeu 19 Jan - 20:06
Baguette pointée sur le Bibliothécaire, Elesya quelque peu en colère (voir même beaucoup) se retenait de lui sauter à la gorge suite à ses propos qu'elle jugeait mal placés. Elle attendait à ce qu'il en fasse de même, qu'il réagisse face à cette « menace ». Cependant, il ne répliqua pas. Du moins, il préféra répliquer non pas par des gestes, mais par des paroles. Qu'est-ce qu'il commençait sérieusement à l'énerver avec ses récits moralisateurs. Elle jubilait intérieurement, sa mâchoire se sera, elle ferma instinctivement les yeux pour tenter de se retrouver.

Elle les ré-ouvrit remplis de colère. Cependant, la jeune femme ne réagissait pas, du moins, elle tentait de canaliser sa haine à l'encontre de son collègue. Savait-il à cet instant précis qu'elle ne désirait que sa mort ? Pendant ce temps, sa baguette était toujours pointée en sa direction. Quelques minutes plus tard, le Bibliothécaire renchérit sur ses précédentes paroles. Après avoir reparlé de la guerre, Elesya le laissa tout bonnement terminer, puis elle lui répondit clairement : « Pour rien au monde je voudrais échanger « mon dictionnaire » avec le vôtre. Si vous considérez mes actes comme une marque de lâcheté ou encore mes soi-disant « caprices » comme tel et bien libre à vous de penser ce que vous souhaitez.» termina-t-elle.

Elle était rentrée dans son jeu une fois, elle ne se ferait pas avoir une seconde fois. À croire que ses paroles n'avaient servi à rien puisqu'il poursuivit sur un commentaire plus que déplacer qui lui valut une réplique de notre chère assistante : « C'est bien ça vôtre problème Grant vous jugez les personnes sans réellement les connaître. Vous osez parler de mon image, mais avez-vous vu la vôtre dans un miroir ? Vous n'êtes pas mieux que moi et vous étiez au plus bas de mon estime il y a quelques minutes et cela n'a pas changé. » dit-elle tout en abaissant sa baguette. « Vous n'en valez pas la peine. Sur ce, je vous laisse dans votre délire de cinglé » finit-elle par répondre. Fière, elle quitta la salle sur demande en plantant son collègue sur ses belles paroles.

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Lun 30 Jan - 23:39

Plutôt que de me laisser entraîner dans un duel qui ne m’apporterait strictement rien, j’avais choisi de continuer d’utiliser mes mots en guise de moyen de défense. Non pas que j’avais peur de l’affronter magiquement ou autre. C’était plutôt l’inverse en fait… Oui, je savais qu’à l’instant où j’entrerais dans son jeu, je deviendrais le bourreau et non plus l’innocente victime. Que je le veuille ou pas, j’étais l’aîné dans cette situation. Or, si les adultes se mettaient à répondre aux provocations des plus jeunes, ce serait le bordel ! Ceux-ci ne seraient plus capables de jouer la carte de l’immaturité ou du vieux sage qui savait mieux que tout le monde. Or si je voulais être paré à la crise d’adolescence de mes propres filles qui viendrait d’ici quelques années, j’avais tout intérêt à m’entraîner à gérer les situations comme celle que j’avais face à moi. Une demoiselle manifestement vexée par mes paroles qui décidait de s’en prendre magiquement à moi pour m’apprendre à la respecter… Yep, une véritable crise d’adolescente…

En attendant, si je me mettais à sa place ne serait-ce qu’un minimum, le simple fait de devoir m’écouter blablater et blablater et blablater sans arrêt devait la rendre folle. Si en plus j’ajoutais mes différentes intonations variant entre la déception, l’ennui et le mépris vis-à-vis d’elle, ça ne pouvait que l’asticoter encore plus. Pour toute personne susceptible d’avoir une fierté exacerbée pour X raison, mieux valait ne pas converser avec moi qui avais tendance à traiter tout le monde de la même façon : mal. Bon, l’avantage c’était qu’elle avait l’air de faire de sérieux efforts – maintenant – pour ne pas exploser. De mon point de vue, elle s’était rendue compte qu’elle avait craqué et réalisait à présent qu’elle n’avait vraiment aucune raison de m’attaquer ainsi pour de simples paroles alors que rien ne l’empêchait de quitter les lieux. Si elle restait pour m’agresser de nouveau, ce serait en toute connaissance de cause. Là, elle ne pourrait pas jouer la carte de la perte de contrôle. Sa baguette toujours pointée sur moi, ça faisait déjà plus de trente secondes qu’elle aurait dû lancer un sort si elle voulait prétendre que mes provocations l’avaient fait craquer.

Il était trop tard. Soit elle attaquait un homme qui ne se défendait pas, soit elle rangeait sa baguette. Le mal avait déjà été fait, mais je lui laissais une chance de prouver qu’elle pouvait s’améliorer ne serait-ce qu’un tout petit peu. Ah ? Bah non en fait, au vu de ce qu’elle venait de me répondre, c’en était fini de ses chances de rédemption. Elle avait une définition très restreinte de la lâcheté, n’acceptant que sa version à elle qui – de toute évidence – stipulait qu’attaquer un individu dans son dos n’avait rien de lâche… A côté de ça, elle n’avait toujours pas conscience du fait que ses caprices étaient bel et bien des caprices, et rien d’autre. J’étais certain que si les rôles étaient inversés, elle s’en rendrait compte par elle-même. Ah la la… Voilà qu’elle était têtue en plus. Je plaignais sérieusement toute personne qui se retrouverait à ses ordres d’une façon ou d’une autre. On avait là une demoiselle qui enverrait ses hommes à la mort même si ceux-ci lui présentaient des arguments logiques expliquant qu’ils mourraient s’ils suivaient ses ordres… Paix à leurs âmes.

Oh, elle m’autorisait à penser ce que je voulais. En voilà un cadeau qu’elle me faisait : ma liberté de pensée offerte par sa majesté Travers ! Sérieusement ? Pour qui se prenait-elle ? Hmm… Alors comme ça je jugeais les gens sans les connaître ? J’étais pourtant sûr de l’avoir jugé après avoir vu comment elle se comportait et comment elle agissait. Mes opinions n’avaient rien de précipité ou autre. Bien au contraire même, j’avais pris le temps de bien observer son attitude avant de me faire un avis. Le truc, c’était que je n’avais rien vu d’amusant ou d’attrayant. Certes, je ne la connaissais pas plus que ce que j’avais vu ce soir. Néanmoins, si elle était capable de blesser un collègue sur un coup de tête puis de le menacer avec sa baguette à la moindre provocation, je préférais ne pas approfondir ma connaissance de sa personne. La mienne dans un miroir ? Un petit sourire s’afficha sur mon visage : bien sûr que je m’étais vu ! Franchement, un beau gosse pareil, ça ne se loupait pas ! Surtout que, au vu de la tête que j’affichais à Sainte-Mangouste pendant que je récupérais, je ne pouvais qu’être satisfait d’avoir de nouveau un aspect humain !!

Pas mieux qu’elle ? Allons allons, il faudrait peut-être voir à ne pas abuser… Les Scrouts à Pétards étaient moins sujets qu’elle à l’explosion… Au plus bas de son estime ? Hmm, compte-tenu du fait qu’elle avait des problèmes de définition et prenait la couardise pour du courage, j’en déduisais que j’étais tout l’inverse. Oui, grosso modo, je pouvais être fier de la personne que j’étais ! Surtout si une personne comme elle avait une mauvaise opinion de moi, je ne pouvais le prendre que comme un compliment ! Enfin, elle abaissait sa baguette. Traduction ? Elle n’avait pas les “cojones” de m’attaquer de face. Je ne voyais que ça. Si elle se sentait capable de me latter, elle l’aurait fait et avec un petit sortilège d’amnésie, elle aurait pu me faire oublier toute cette histoire. Mais non, elle avait choisi de prétendre que je n’en valais pas la peine. On était bien d’accords, elle m’avait déjà attaqué avant, donc il était trop tard pour faire genre qu’elle était au-dessus des actions impulsives et insensées.

« Au plaisir de ne jamais te recroiser ! »

Oui, je ne souhaitais plus la revoir. Elle n’était pas capable de se détendre, de s’amuser ou d’agir raisonnablement. Au contraire même, elle se prenait trop au sérieux, était immature et se comportait comme une ado pétant plus haut que son popotin… Je n’avais absolument rien à faire avec une personne comme ça. Ainsi, dès qu’elle quitta les lieux, je fis en sorte de verrouiller complètement la Salle sur Demande : il n’était plus question d’être dérangé !


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