Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias



 
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Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias

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MessageSujet: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Ven 6 Jan - 21:41





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PV Elesya Travers


tellement de douleur....


Lisière de la forêt interdite
9 décembre 2018 – 20 h.


En ce dimanche Mee Nha était empreinte de tristesse, une tristesse profonde qui contrastait avec le sourire qui ornait son visage. Elle dissimulait cette tristesse qu'elle comparait à une relative faiblesse et elle ne voulait pas qu'on la voit ainsi.

Mais ce jour là Mee Nha avait une toute autre idée en tête ; elle voulait rendre hommage à son frère ; elle l'avait déjà fait à de multiples reprises mais à l'approche de Noël de cet événement où les familles et les amis se retrouvaient ensemble elle avait ce manque. Depuis son retour, elle avait été tenté de se rapprocher des ces lieux où il avait péri ; néanmoins, visiblement le Directeur Potter avait exigé que les tournées de préfet se fassent en double. Son projet se devait donc d'être préparé ; méfiance, discrétion. Car malgré cette volonté profonde de s'imprégner de ses lieux elle n'était pas folle au point de se faire prendre.

Ce soir là après le repas du soir, la jeune poufsouffle se dirigea dans les dortoirs seule, cherchant à échapper à la surveillance des préfets qui commençait tôt bien trop tôt à son goût. Elle se prépara discrètement, enfila une cape sombre pour dissimuler les couleurs jaune de sa maison. Si elle ne voulait pas se faire repérer, la dissimulation était primordiale.

Elle entendit ses camarades rejoindre le dortoir bien trop vite à son goût. Elle profita de l'arrivée d'un groupe de filles particulièrement bruyant pour s'éclipser de la salle commune. Mee Nha se retrouva rapidement dans les sous sols, la nuit tombait vite en cette période de l'année, le froid environnant ne lui faisait pas peur, les battements cardiaques s'amplifiaient.

Arrivant au niveau du hall d'entrée, elle vérifia rapidement les environs ; personne, elle pouvait donc ouvrir la porte du château rapidement ; les gonds grinçèrent discrètement ; elle passa dans l'entrebaillement des portes du château qui se referma dans un petit cliquetis sur ses talons.

Mee Nha était dehors, aucun bruit, plus de lumière, elle regarda le ciel sombre d'où tombait quelques flocons discrets. Elle tendit la main ; un flocon tomba dans sa main tendue, un flocon qui s'étiola rapidement au contact de sa paume qui se glaçait au fur et à mesure.

Puis Mee Nha leva les yeux, regarda la lisière sombre et les pieds commencèrent à avancer ; tel un zombie la jeune femme se retrouvait attirée par ses lieux, là où avait péri son jumeau ; elle voulait s'y rendre, donner un dernier hommage à son frère, lui parler même s'il ne l'entendrait pas. Mais à l'heure où ses camarades étaient couchés, elle pourrait laisser libre cours à sa tristesse et sa colère.

Mee Nha arriva rapidement à cette lisière, cette limite de l'interdit, une peur dantesque qui paralysa ses jambes ; elle était comme tétanisée et ne parvenait pas à faire un mouvement de plus. Elle voulait s'y rendre mais n'arrivait pas à avancer. L'interdit était tentant mais elle ne pouvait pas aller plus loin.

Serrant les poings, elle regarda devant, ses jambes tremblèrent et elle tomba genoux dans la neige qui recouvrait l'herbe verte. Les mains nues, elle les posa devant elle alors qu'elle restait à genoux, assise sur ses pieds.

Les larmes coulaient sur ses joues, la jeune femme regardait plus loin là où son corps refusait de la porter et elle prononça des mots étouffés par des sanglots « Joon, je suis perdue sans toi ; je n'ai plus personne, Jasper mais toi tu étais tout pour moi... je suis si faible ».

Mee Nha pleurait à chaudes larmes, un tel flot de larmes qu'elle n'avait pas perçu l'arrivée d'une autre personne. Elle restait là accroupie en proie à des sanglots sans bruit.



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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Sam 7 Jan - 5:58


Le mois de décembre entamé, le froid se faisait de plus en plus mordant au point de me forcer à conjurer mon fameux parapluie quand je sortais du château sans veste ni manteau. Certains élèves se promenaient carrément avec une armada de bougies autour d’eux, tandis que les plus astucieux se promenaient avec un bocal contenant une flamme magique à l’intérieur. Il fallait reconnaître que parmi les élèves les plus âgés, certains se montraient bien plus ingénieux que d’autres. Depuis le temps, je commençais à les reconnaître comme étant des habitués de la bibliothèque. Non pas qu’ils y passaient le plus clair de leur temps, mais pour ce genre de sortilège pratique, ce n’était pas en classe qu’ils les apprendraient. Et oui, après toutes ces années, le programme de Poudlard n’avait toujours pas pensé à proposer quelques cours sur les meilleurs moyens de survivre en nature, que ce soit pour se trouver à manger ou pour faire face aux caprices météorologiques. Par contre, ils étaient tous capables d’ouvrir une porte fermée à clé, ce qui était très utile pour les futurs cambrioleurs évidemment.

Les Aurors traînaient toujours dans les parages, se faisant discrets pour ne pas trop perturber les élèves. Quant aux préfets, ils effectuaient toujours leur ronde en duo, suivant les ordres du Directeur. L’intention était bonne. Après tout, le meilleur moyen d’éviter un autre incident était de hausser le niveau de conscience des victimes potentielles, et surtout des plus vulnérables. Cependant, je partais du principe que toute personne, capable de torturer et assassiner un individu aux moyens des Sortilèges Impardonnables, ne devrait avoir aucun mal à se défaire des préfets de cette école – qu’ils soient seuls, en duo ou en quintet – si elle le désirait vraiment. Je n’avais rien contre les préfets, mais il fallait être un minimum réaliste. Si, par le plus grand des hasards, le coupable était l’un des adultes de ce château, ils étaient – sauf exception – tous plus expérimentés que la totalité des élèves de cette école, tout en bénéficiant de l’effet de surprise.

Enfin, on n’était toujours pas sûr du coupable. Néo-mangemort ? Semi-Vampire ? Règlement personnel ? Aucune idée. J’avais d’ailleurs pris rendez-vous avec l’un des rédacteurs de la Gazette du Sorcier afin d’en découvrir plus sur cette histoire concernant les créatures fantastiques. Je me devais d’aller au bout de cette histoire. Le fait de ne pas savoir m’ennuyait beaucoup trop. J’étais en train de retourner à la bibliothèque suite au dîner dans la Grande Salle pendant que je réfléchissais à tout ça. Plus que quelques semaines et je pourrais enfin rentrer chez moi pour mes vacances bien méritées en dehors de ce château. En attendant, je devrais me contenter de mes quartiers au sein de la bibliothèque. D’ailleurs, qui avait eu la bonne idée d’installer les appartements du bibliothécaire là-bas ? Oui, c’était plus pratique et m’évitais d’avoir à prendre les escaliers ou autre pour rejoindre mon lieu de travail mais bon, un minimum de marche à pieds ne m’aurait pas fait de mal.

Une fois de retour à la bibliothèque, je sortis ma baguette et commençai à ranger les bouquins à leur place d’origine en usant de la magie. Heureusement que chaque livre avait sa propre empreinte – faute d’un meilleur terme – ce qui rendait la tâche plus simple sachant qu’avec un simple sort d’activation, ils se rangeaient seuls à leur place. Hmm ? C’était quoi ce bruit ? Arya qui toquait à la fenêtre ? Qu’avait-elle bien pu remarquer cette fois ? Y’avait plutôt intérêt à ce que ce ne soit pas Sasha qui passe outre notre accord en se rendant en solo dans la Forêt. Nope, au vu de la réaction de mon aigle, il ne s’agissait pas d’une personne qu’elle connaissait personnellement.

« Je te retrouve là-bas. Ne quitte surtout pas cette personne des yeux. »

Le regard qu’elle me lança juste avant de partir voulait tout dire : quand avait-elle déjà perdu quelqu’un de vue ? Yep, elle avait sa fierté. Ainsi, le fait que je me permette de lui préciser une telle évidence n’était pas quelque chose qu’elle appréciait beaucoup. Me mettant aussitôt en route, je me demandais franchement ce que foutaient les Aurors pour que ce soit Arya qui repère une personne près de la Forêt Interdite. Bon, ce n’était pas comme si c’était la première fois que ça arrivait. Après tout, le fait que les élèves leur filaient toujours sous le nez était une sorte de running-gag dans cette école. Pressé, je n’avais même pas pris la peine d’enfiler une veste ou un manteau. Je ne savais pas qui était cet élève mais franchement, y’avait plutôt intérêt à ce qu’il ait une bonne raison pour s’approcher de ce lieu bien précis. Ouvrant la porte, je ne perdis pas de temps avant de me retrouver à l’extérieur du château. Sans attendre, je dégainai ma baguette et conjurai mon parapluie de prédilection avant de me mettre en marche vers la forêt.

Malgré la neige qui recouvrait l’herbe et celle qui tombait, je ne ressentais pas le froid. Pourtant, je n’étais vêtu que d’un vulgaire T-shirt. A côté de ça, la neige fondait sur mon passage et le vent frais ne semblait pas non plus m’affecter. La raison ? Le parapluie. La conjuration avait toujours été mon dada. Ainsi, au fil des années – et décennies – j’avais développé mes propres créations, me permettant ainsi de matérialiser des objets un minimum enchanté. Mis à part les gros serpents, il y avait donc ce parapluie que j’utilisais pour me protéger des menaces et sortilèges mineurs. Le froid et la neige étant perçus comme des menaces mineures, dès lors que je me trouvais sous le parapluie, j’étais au chaud puisque celui-ci déviait tout simplement celles-ci de mon passage. Le vent frais passait donc à côté, tandis que la neige s’évaporait dès lors qu’elle entrait dans le champ du parapluie. Plus loin, je vis Arya voleter en cercle au-dessus d’une personne se trouvant à la lisière de la forêt. Arrivant par sa gauche, je reconnus alors cette couleur et cette coupe de cheveux. A côté de ça, le fait qu’elle pleurait devant la forêt en disait long sur son identité.

Il s’agissait de la jumelle Park. Oups. Comment j’allais faire maintenant moi, hein ? Je ne pouvais quand même pas l’engueuler pour être sorti du château après le dîner. Non seulement elle pleurait, mais surtout, elle était en plein deuil malgré le masque de bravoure qu’elle avait affiché en revenant à Poudlard plus tôt que prévu. A genoux dans la neige, le simple fait de la regarder aurait pu me donner froid si je n’étais pas bien au chaud sous le fruit de ma magie. En arrivant, je pus tout juste entendre la fin de sa phrase entre ses sanglots. Faible, hein ? Décidément, cette génération avait un don pour le dramatique. Non pas que sa tristesse était exagérée, c’était plutôt son hypothèse comme quoi le fait de pleurer signifiait qu’elle était faible. Franchement, qui avait inventé une bêtise pareille ? Tout en la laissant pleurer un peu plus longtemps, je restai sans rien dire, me trouvant à quelques mètres sur sa gauche. Au bout d’un moment, je finis par me faire entendre d’une voix qui se voulait pleine de sagesse :

« Faiblesse, la tristesse n’est pas... Jeune Padawan. »

Chuuut, étant une sang-pur, toutes les chances étaient de mon côté pour qu’elle ne comprenne pas la référence. Après tout, ma phrase aurait d’autant plus d’impact si elle pensait qu’elle était authentique. Bon, elle l’était dans le fond, c’était juste la forme qui était digne de Maître Yoda. Quoiqu’il en soit, je n’en pensais pas moins. Je ne pouvais la laisser penser que sa réaction actuelle était une marque de faiblesse. Bien au contraire même. Maintenant mon parapluie bien au-dessus de moi, je posai un genou sur l’herbe déneigée par ma magie afin d’ajouter :

« Peu importe l’âge ou l’expérience, quand tu perds un proche… Ce que tu ressens là maintenant… Est la preuve que tu es toujours humaine… Rien de plus, rien de moins.   »

Hmm… Inconsciemment, je me mis à gratter mon torse à l’endroit où je m’étais fait tatouer ses nombreuses croix en hommage à tous ceux que j’avais perdu durant la Seconde Guerre des Sorciers. Voir la jeune Park ainsi, à genoux sur la neige, déversant ses larmes pour son jumeau, sa moitié, j’avais du mal à ne pas repenser à toutes ses personnes, frères d’orphelinat, camarades pompiers, membres des Sombrals, et ainsi de suite. Je n’avais pas perdu de jumeau. Je n’avais pas de famille biologique après tout – si ce n’était mes propres filles. Mais en termes de parents ou de frères ou sœurs, je n’avais personne. Je ne pouvais donc pas prétendre que je comprenais ce qu’elle ressentait, chaque expérience étant différente. Cependant, je savais que les larmes qu’elle versait prouvaient seulement qu’elle était humaine. Pleurer un proche était une réaction normale, et marquait la différence entre un humain et un monstre.


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Sam 7 Jan - 12:50





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La tristesse s'était emparée de Mee Nha et elle aimerait qu'elle cesse ; c'était la raison principale qui l'avait poussée à tenter de se recueillir sur les lieux où son frère avait péri. Elle était trop jeune pour poursuivre son meurtrier seul ; elle avait vu le cadavre de son jumeau, avait vu les sévices qu'il avait subis ; au sein de sa propre chair elle avait ressenti la souffrance qu'il avait du endurer. Faux jumeaux certes mais après coup elle avait compris pourquoi elle avait ressenti ce malaise à l'issue de la soirée d' Halloween, ils s'étaient quelque peu disputés de par sa tenue lors de la soirée organisée à Poudlard sur la tenue de la jeune Poufsouffe. C'est en partie pour cela qu'elle était attristée et blessée, les derniers mots qu'ils avaient eu l'un pour l'autre étaient des remarques quelque peu désobligeante.

Les larmes coulaient sans bruit alors qu'elle avait fermé les yeux, elle tentait de retrouver cette force qu'elle avait eue dans la grande salle pour sortir ce patronus, encore une tentative de montrer son caractère et sa détermination, une réussite pour certain, pour ceux qu'elle voulait convaincre mais ceux qui la connaissaient vraiment devaient se douter que c'était plutôt une révélation de faiblesse... cacher sa tristesse en adoptant une attitude contraire aux évènements qui venaient d'entacher sa famille.

Elle n'avait pas entendu l'arrivée de l'adulte, avait perçu des battements d'ailes au dessus d'elle ; quel était donc ce volatile qui la surplombait à cette heure tardive ; s'il comptait se délecter de son cadavre peut être au final serait ce une bonne chose ; elle ne chercha pas pas à le chasser, après tout elle n'avait quasiment plus aucune raison de vivre... la tristesse était totale ce soir, loin de ses camarades, elle s'autorisait à laisser éclater sa tristesse intérieure.

Les paroles de l'homme la sortirent de ses idées sordides, l'inquiétude s'empara d'elle... elle reconnaissait la voix, le bibliothécaire, un adulte ; regardant la lisière, un sursaut de réalisme ; elle n'avait pas franchi l'interdit, elle n'était pas au dela du couvre feu pour l'instant elle était simplement dans ses droits.

Sa première phrase semblait un humour particulier puisqu'elle ne comprit absolument de quoi il était question, Padawan ? Toujours agenouillée elle releva néanmoins sa tête, la tourna pour le regarder, les yeux rougis par les larmes qui en étaient sorties quelques minutes auparavant. Il était vêtu d'un simple tee shirt, admirable par ces températures glaciales, un parapluie au dessus de la tête. Elle écouta sa phrase pleine de sagesse. Bien entendu qu'elle était humaine mais dieu que c'était dur...

C'est pour cela qu'elle lui dit en murmurant « vous avez raison, Monsieur Grant ; vos paroles me touchent... » ; une phrase tremblottante, Mee Nha avait froid et avait encore ce nœud dans sa gorge. Elle lui dit simplement « j'ai vu votre surprise quand je suis revenue si vite après l'enterrement de Joon mais j'avais besoin de ça pour oublier pour passer à autre chose mais je me rends compte que je suis pas si forte que cela et depuis cette annonce de Noël son absence à l'approche des fêtes de famille se fait sentir et je replonge dans la tristesse ».

Des larmes recoulaient de ses yeux « je suis désolée de vous déranger de la sorte Monsieur Grant, je pense que vous avez bien d'autre chose à faire que de ramener les élèves égarés aux environs du château... votre famille doit vous attendre, moi je ne sais même pas si je vais retourner dans la mienne c'est trop dur... »


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Sam 7 Jan - 21:28


Une élève – toujours des filles apparemment – ayant eu la bonne idée de se rapprocher une nouvelle fois de la forêt interdite après le dîner, je m’étais plus ou moins lancé à sa poursuite afin de lui remettre les points sur les i. Un jour, peut-être, on m'expliquerait pourquoi les Aurors faisaient preuve d’une telle inaptitude dans leur travail de surveillance. Bon après, si le Bureau des Aurors évitait d’envoyer tous les bébés – tous juste qualifiés – à Poudlard, les choses seraient probablement différentes. Franchement, à croire que la mort d’un élève ne méritait pas d’en envoyer au moins un avec un minimum d’années d’expériences… Qu’est-ce qu’il devait arriver pour que la menace soit prise au sérieux ? La mort d’un adulte ? Très probablement.

Non seulement elle aurait bien plus d’impact, mais en plus elle démontrerait le danger représenté par l’assassin en question. Enfin bref, tout ça pour dire que j’avais fini par rattraper l’élève et que j’étais prêt à lui passer un savon – bien que ce ne soit pas mon rôle – quand j’avais découvert l’identité de l’élève en question. Entre nous, je ne savais pas quelle déité veillait sur  la jumelle Park, mais pour que je sois la personne qui lui tombe dessus au moment où elle pleurait, celle-ci ne devait pas beaucoup l’apprécier. Non pas que j’étais un individu sans empathie qui se ficherait totalement de ses états-d’âmes pour la ramener en la tirant par les cheveux, mais bon… Disons que la délicatesse n’avait jamais été mon fort… D’abord Fawley pour lui annoncer la mort de son frère en douceur – la bonne blague – puis moi qui la surprenait en train de craquer devant cette forêt… Yep, on pourrait croire qu’une personne, aux commandes de la jeune Park, avait décidé de la faire morfler continuellement pour X raison.

Cash, bourru, agressif, limite rustre, et souvent vexant. Voilà, c’était mes qualités en termes de communication. À prendre ou à éviter. D’ordinaire, tout particulièrement chez la gente féminine – allez savoir ce qu’elles avaient contre mes paroles vexantes – il s’agissait d’une caractéristique qui provoquait très facilement l’irritation, la colère voire carrément l’indignation ! Je ne comptais plus le nombre de fois où mes paroles avaient été mal-interprétées et prises très négativement alors que je ne pensais pas du tout à mal. Et pourtant, et c’était quelque chose que je n’avais jamais caché, si je cherchais vraiment à me montrer vexant, je n’y allais pas par quatre chemins. Il y avait d’ailleurs une sacrée différence entre les deux. Un peu comme la petite tape amicale d’Hagrid sur le dos, et le vol planée qu’il avait offert à Macnair durant la Bataille de Poudlard… Si je me souvenais bien, ce dernier avait traversé la largeur de la Grande Salle avant de s’exploser dans le mur ! Oui, Hagrid n’était pas une personne à chercher. Sous aucun prétexte ! Mi-sorcier, mi-géant : c’était presque de la triche !

Arya voletant toujours au-dessus de l’élève, je lui jetai un coup d’œil afin qu’elle vienne se poser à mes côtés. Intelligente comme elle était, elle se rapprocha suffisamment de moi pour bénéficier en partie de la chaleur offerte par mon parapluie. Elle ne craignait pas forcément le froid, mais si elle pouvait éviter de marcher dans la neige, elle le faisait. Se tournant vers moi, la jeune Mee me répondit d’un murmure que j’avais raison et que mes paroles la touchaient… Hmm, mince alors. La pauvre devait être bien plus perturbée qu’il n’y paraissait pour ne pas interprété mes paroles n’importe comment, ou alors j’avais eu un coup de chance. Ma surprise à son retour ? Oui, forcément, quand on s’imaginait qu’une jumelle se fichait complètement de la mort de son jumeau au point de se réjouir suffisamment pour produire un Patronus, il y avait de quoi être surpris ! La suite de ses paroles avaient à la fois du sens, et en même temps pas du tout.

Ce qui avait du sens, c’était le fait de réaliser qu’elle ne passerait plus de fêtes avec son frère, ce qui la rendait triste. Ce qui n’avait pas de sens, c’était le fait qu’elle identifiait toujours sa tristesse – et donc son deuil par extension – comme de la faiblesse. Si tel était le cas, considérait-elle l’indifférence émotionnelle comme une force ?

« Oh ne t’en fais pour ça, tu ne me déranges pas du tout… Bien au contraire même, tous les moyens sont bons pour se dégourdir les ailes, n’est-ce pas Arya ?  »

Cette dernière n’avait pas l’air de comprendre ma tentative pour alléger la situation, ainsi que la culpabilité que se mettait Mee sur les épaules. Elle me lança donc un drôle de regard que j’interprétais comme un : depuis quand j’ai besoin de me dégourdir les pattes ? Bon, tant pis, ce n’était pas faute d’avoir essayé de l’impliquer dans mon manège. En attendant, la demoiselle devant moi supposait que j’avais une famille qui m’attendait. N’ayant pas l’intention de lui mentir, je choisis de ne pas relever le sujet, et me focalisai plutôt sur autre chose.

« Concernant ma surprise, je ne m’attendais pas à te voir sitôt, c’est certain. Cependant, je comprends mieux maintenant les raisons qui t’ont poussée à revenir aussi vite. Ce qui est dommage, par contre, c’est que tu as confondu vitesse et précipitation. Là est toute la nuance… »

Son désir de passer à autre chose le plus rapidement possible se comprenait. Durant la guerre, aucun des membres des Sombrals n’avait pris la peine de deuiller correctement chaque fois que l’on perdait quelqu’un. D’un autre côté, le contexte n’avait rien à voir avec celui-ci. Elle pouvait se permettre de se remettre à son rythme, ce qui n’était pas le cas quand Mangemorts et Raffleurs ne prenaient pas de vacances durant leur traque des nés-moldus. D’un autre côté, avec le meurtrier toujours en liberté, sa tentative de se remettre en vitesse pour – éventuellement – venger son frère expliquait sa réaction actuelle. Plus d’un mois s’était écoulé depuis la mort de Joon Park, et l’enquête n’avançait toujours pas. Le fait qu’elle craque maintenant voulait tout dire. En prenant un peu plus de temps pour pleurer avec sa famille, son retour à Poudlard n’aurait été que plus réussi. Sa détermination méritait des applaudissements. Elle n’avait pas adopté la bonne méthode, mais niveau intention, on ne pouvait pas souhaiter mieux. Si elle avait été là pendant la guerre, elle aurait largement pu faire partie des Sombrals avec son mode pas-le-temps-pour-les-sutures-on-va-agrafer-le-tout-et-c’est-tout ! Cherchant quand même à l’aider sans pour autant la forcer, je lui fis savoir :

« Chez les moldus, on dit qu’il y a 5 étapes dans le deuil d’une personne : le déni, la colère, l’expression, la dépression et l’acceptation. Tu as l’air d’en être à la 4ème. La dernière ne peut être forcée, elle viendra naturellement. Plus tu chercheras à forcer les choses, plus tu auras de chances de régresser…  »

S’agissant d’une théorie moldue, il était possible qu’elle choisisse de ne pas y prêter attention. D’après l’article de la Gazette, elle provenait d’une famille de sang-pur. Bon après, je ne faisais pas de généralisation, donc si ça se trouvait, elle se fichait de l’origine de la théorie. Sorcier ou moldu, on était tous humains, non ?


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Dim 8 Jan - 14:38





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Mee Nha les mains dans la neige, absorbée par tant de tristesse n'avait pas entendu l'adulte, le maître de la bibliothèque le rejoindre. Cet homme mûr lui imposait le respect. Elle ne s'était guère entretenu avec lui depuis son arrivée à Poudlard mais cet homme semblait de par sa présence même avoir une connaissance approfondie de tout ce qui l'entourait. Il était strict sur le silence dans son domaine et elle en avait fait les frais avec ses amis l'année dernière quand il leur avait demandé de déguerpir et de repartir en cours au plus vite.

C'est pour cela en grande partie qu'elle s'était excusée de le déranger et de le faire sortir par ces températures extérieures glaciales. Quand il prit la parole, mentionnant que cela ne le dérangeait guère et que toutes les occasions étaient bonnes pour se dégourdir les pattes, il parla à Arya. Levant les yeux c'est là qu'elle vit un aigle ; une bête magnifique. Restant agenouillée dans la neige, elle était absorbée par la vision de cet animal. Ne l'ayant jamais vu elle ne manqua pas d'être absorbée par la vision de cet aigle. Elle ne manqua pas de dire « votre aigle est magnifique Monsieur ».

Un sujet qui apportait une nuance dans sa tristesse. C'était donc lui qu'elle avait entendu au dessus d'elle. D'un côté elle était rassurée ce n'était pas ce rapace là qui se délecterait de son cadavre, elle en serait surprise si tel était le cas.

Cependant, et selon toute logique, l'homme revint sur l'histoire qui la tourmentait, qui avait conduit ses pieds à l'amener jusque là et à cette rencontre fortuite. Elle avait mélangé vitesse et précipitation. Encore une parole censée. Elle aurait été témoin de tout cela nul doute qu'elle aurait eu les mêmes réflexions que cet homme mais malheureusement elle était au centre de l'affaire et quand on se retrouvait dans cette situation on était perdu. C'est la raison pour laquelle elle lui dit « oui Monsieur, certainement... touchée j'en ai perdu mes repères  et cela m'a désorganisée ».

L'homme poursuivait dans sa lancée, des paroles posées qu'elle aurait sortie naturellement en temps normal... les 5 étapes du deuil, elle les connaissait ; les avait vu dans les multitudes de livres qu'elle avait dévoré à la bibliothèque ; mais elle ne mentionna pas à l'homme sa connaissance du domaine.

Elle répondit simplement « oui c'est long ; l'étape suivante est celle qui me permettra de passer à autre chose ».

Mee Nha se releva, désigna d'un hochement de menton la frontière intedite « je n'irai pas là bas, je dois passer à autre chose » ; elle se tourna vers l'homme, celui qui de par sa voix posée avait eu une expression calme envers elle malgré sa présence à l'extérieur en cette heure tardive.

« merci pour vos paroles Monsieur Grant, mais » regardant à nouveau l'homme « je peux vous demander vous ne semblez pas affecté par le froid ambiant ? ».

Mee Nha passait à autre chose ; une présence extérieure, adulte, lui permettait d'enchainer sur un tout autre sujet ; c'était cela qui la sauverait, au fond d'elle même ; la proximité d'autre personne, des sujets différents, la dernière étape du deuil en serait d'autant plus facile même si au fond d'elle, il y aurait toujours cette case vide et noire au fond de son cœur.

Le sourire revenait, l'envie de vivre revenait même si la mort l'avait fait souffrir bien trop tôt dans son existence sans s'être préparée au préalable


HRP:
 


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Dim 8 Jan - 20:52


Mee Nha Park. Poufsouffle de 7ème année. Mis à part ça, je ne savais pas grand-chose sur elle. Pour sa défense, il était assez rare que j’interagisse avec des élèves – excepté les Serdaigles – pour autre chose qu’une référence ou une information. Bien entendu, je ne comptais pas les fois où je les rappelais à l’ordre notamment sur certains points du règlement, comme le silence ou le dérangement, voire carrément les questions stupides. Je n’étais pas foncièrement dur avec eux, ou exécrable comme pouvaient l’être certains enseignants. Cependant, je n’hésitais pas à hausser un minimum le ton pour me faire entendre. Dans ces moments-là, je comprenais pourquoi Rusard regrettait constamment l’époque où les élèves étaient enchaînés au plafond en guise de punition : avec une telle menace, ils se tiendraient tous à carreaux.

La Forêt Interdite. La Réserve de la bibliothèque. Certaines salles du château. Les coins désignés comme dangereux pour les élèves étaient nombreux. Et pourtant, la majorité d’entre eux ignorait complètement le fait que l’interdiction de s’y rendre était un moyen de les maintenir en vie, et de leur éviter des problèmes inutiles. Mais non, la curiosité et l’insouciance parvenaient toujours à prendre le pas sur leur bon sens et autres instincts de survie, ce qui était particulièrement ennuyant. Ici, la jeune Park avait eu l’intelligence de s’arrêter juste avant, où était-ce la peur qui l’avait rattrapée avant qu’elle ne passe outre le règlement ?

Remarquant la présence d’Arya, l’élève de ne manquait pas de la complimenter, ce à quoi je réagis en jetant un coup d’œil à cette dernière qui avait très bien compris ce que Mee Nha avait dit. Ah la la… Moi qui faisais tout pour la rendre plus humble, ces élèves avec leur habitude de faire l’éloge de mon familier ne m’aidaient pas du tout. Passant une main sur la droite de mes lèvres pour ne pas être entendu d’Arya, je répondis à la Poufsouffle en chuchotant :

« Shhht… Moins fort, j’essaie de lui apprendre la modestie… »

Naturellement, ma tentative d’aparté ne servait strictement à rien. Arya m’entendait dans tous les cas et, m’ignorant complètement, se mit à défiler tout autour de l’élève de 7ème année, ouvrant et fermant ses ailes pour se montrer sous toutes ses coutures !! Après son défilé au sol, elle décolla pour lui montrer à quel point elle était gracieuse en plein vol… Bref, le mal était fait. « Trop tard… » Par la suite, je lui fis part de la nuance existant entre vitesse et précipitation. Non pas que je supposais, qu’en temps normal, elle ne le savait pas. C’était plutôt que, dans l’état dans lequel elle se trouvait, il était difficile – voire impossible – de penser objectivement. A sa réponse, je compris qu’elle le savait très bien. Surpris par le fait qu’aucune de mes paroles n’avaient été mal prises jusque-là, j’avais continué sur ma lancée en lui parlant des cinq étapes du deuil, et du fait que la dernière étape arriverait probablement au moment où elle s’y attendrait le moins.

Se relevant, elle me fit savoir qu’elle n’irait pas dans la forêt. Tant mieux, ça m’éviterait de l’en empêcher en la traînant jusqu’au château par les pieds. Naméoh ! A l’entendre, on aurait dit qu’elle avait le choix. Hahaha… Les jeunes de nos jours… Sérieusement, si j’écrivais un bouquin sur toutes les choses que je les voyais faires ou les entendais dire… Je gagnerais tellement de gallions en les vendant aux parents et autres adultes en quête de fous rires, que ma famille n’aurait plus besoin de travailler pour les trois prochaines générations à venir. Est-ce que j’exagérais ? Pas du tout ! J’étais certain que les parents d’élèves rêveraient de savoir ce que leurs enfants faisaient de leur temps libre dans l’école… Promenade dans la Forêt Interdite après le couvre-feu, mentionner à voix haute qu’ils aimeraient s’introduire dans la réserve sans autorisation, roucouler avec leur dernier petit-ami ouvertement dans les couloirs, ou encore, passer à tabac tel ou tel élève parce qu’ils n’avaient rien de mieux à faire. Yep, avec un tel bouquin, les parents séviraient tellement que les élèves ne prononceraient plus un mot, se contentant d’aller en cours et de faire leurs devoirs.

Dans le fond, rien ne l’empêchait de demander à un enseignant – tout particulièrement Nwyl – de l’accompagner dans cette forêt pour voir ce qu’elle voulait voir. Et c’était justement ce qui me perturbait à chaque fois que j’apprenais qu’un élève s’y rendait pour le fun. S’ils se réunissaient pour demander à ce que des visites – en groupe – de la forêt soient organisées, ils avaient bien plus de chance de convaincre le Directeur d’accepter. Il n’aurait qu’à assigner un membre du personnel à ces visites, ou simplement recruter une personne spécialement pour cela. Dès lors que le groupe de visite n’était pas trop nombreux, et qu’il y avait autorisation du Directeur et des parents, ça ne devrait pas poser de problème, si ? Mouais, à tous les coups, si le côté interdit se perdait, les élèves perdraient leur intérêt pour cette forêt… Ils avaient vraiment des problèmes. Me remerciant pour mes paroles, je me relevai à mon tour tandis qu’elle s’interrogeait sur le fait que je n’avais pas froid. Content qu’elle change de sujet, je lui répondis d’un ton faussement sérieux :

« Ah ça… 5 fruits et légumes par jour, c’est le secret. Aller en cours, faire ses devoirs, respecter les règles, et boire du lait tous les matins, tout ça t’aiderait à développer une résistance froid. Je te le garantis. Satisfait ou Remboursé.  »

Sans commentaire. Chacun sa façon de passer du coq à l’âne, non ? En attendant, elle devrait très bien comprendre à mon ton que je n’étais pas vraiment sérieux. C’était une manière comme une autre de lui montrer que je n’étais pas aussi sérieux que j’en avais l’air, malgré tout ce que j’avais pu lui dire avant. J’étais capable de plaisanter, de délirer et de m’amuser, contrairement à la majorité des professeurs de cette école. Bien trop sérieux, si vous vouliez mon avis. La seule exception était Fawley. Lui avait un sens de l’humour bien particulier, le tout, c’était de le comprendre. Quoiqu’il en soit, j’étais certain qu’il s’amusait beaucoup durant les cours qu’il donnait. D’ailleurs, n’avait-il pas envoyé un élève à l’hôpital durant la soirée d’Halloween ? Là, comme ça, ça pouvait sembler méchant, mais il fallait voir le nom de l’élève en question. McFly. Il avait fait voler McFly ! Si ce n’était pas une petite blagounette de ce cher Fawley, je ne voyais vraiment pas ce que c’était. Bref, autant lui répondre plus sérieusement avant qu’elle ne s’imagine que je me moquais d’elle. Agitant légèrement le parapluie que je tenais en main afin qu’elle y prête attention, je lui expliquai :

« Plus sérieusement. Tu es en 7ème année, donc tu as forcément appris à conjurer, non ? Un verre ou un oiseau par exemple ? Ou même de l’eau tout simplement. Bref, tout ça pour dire que j’ai conjuré ce parapluie avec la magie. Avec le temps et l’expérience, tu progresseras en termes de quantité et de qualité. D’un vulgaire bout de bois, tu passeras à un tabouret, puis à une chaise, puis à un fauteuil, puis un canapé, et ainsi de suite…  »

Marquant une légère pause pour voir si elle suivait toujours ce que je disais, ce qui était normalement le cas. Je continuai tout en lui montrant la zone autour de moi – et derrière moi – où il n’y avait pas de neige, bien qu’il y en avait partout ailleurs :

« Tu remarqueras qu’il n’y a pas de neige là où je me trouves, ni même sur la totalité de mon trajet depuis que j’ai quitté le château. Par contre, il y en a légèrement plus à ma gauche et à ma droite, un peu comme si un chasse-neige moldu était passé par là pour la dévier de mon chemin. Étrange, non ? Certains diraient même…magique. »

Non, je n’étais pas théâtral. Pas du tout même, j’avais juste un certain goût pour la mise en scène : ce n’était pas la même chose, si ? Bon d’accord, c’était la définition même de théâtral ! Ce n’était pas la peine d’en faire tout un fromage ! Nom d’un Sinistros ! Je n’allais quand même pas lui donner toutes les réponses dans les moindres détails. Quelques indices par-ci par-là pour la mettre sur la voie. J’avais parlé de conjuration, précisant que j’avais fait apparaître mon parapluie. A partir de là, elle pouvait comprendre que ce fameux parapluie avait un lien avec le fait que je me promène en T-shirt sans craindre le froid. Après, je lui avais fait remarqué quel genre d’effets étaient causés par celui-ci, avec la neige qui était magiquement déviée de mon chemin. Le tout maintenant, c’était de lui faire un topo sur le niveau au-dessus en termes de conjuration – soit ma spécialité.

« Quand j’ai débarqué en Grèce, en 2004, j’ai poussé le bouchon un peu plus loin en cherchant à octroyer des effets à mes conjurations, comme tu peux le voir avec ce parapluie qui empêche le vent froid et la neige de m’atteindre. – finis-je de lui expliquer avant d’ajouter – Je ne te cache pas que ça m’a pris des années avant de parfaire cette création au vu des nombreuses variables à prendre en compte à chaque fois. Quelle taille ? Quel poids ? Réaction face à l’eau, la pression ou le vent ? Niveau de résistance ? Durée d’existence ? Quelles couleurs lui donner ? Donc bon, je te laisse imaginer la galère… »

Naturellement, ce n’était pas comme faire apparaître un verre dont la seule fonction était de servir de récipient. Ici, il s’agissait de repousser les limites d’un parapluie ordinaire afin de lui offrir les moyens de protéger oui, mais sur toute la zone se trouvant en-dessous. Combien de personne s’était quand même retrouvée trempée malgré leur parapluie ? Avec celui-ci, tant que je me trouvais en-dessous, j’étais complètement au sec.


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Mar 10 Jan - 0:04





Toi ? Ici ? Une explication s'impose
PV Elesya Travers


tellement de douleur....


Mee Nha toute absorbée par la contemplation de l'aigle n'avait pu s'empêcher de le complimenter. Bien entendu, elle ne se doutait pas que l'animal de par ces paroles allaient pour ainsi dire défiler pour lui faire admirer son somptueux pelage. La scène pour le moins cocace eut le don de ramener un pâle sourire sur les lèvres de la coréenne. Mee Nha se trouvait dans le froid, en compagnie d'un homme tee shirt, bras nus, sous un parapluie accompagné d'un animal de compagnie qui se croyait dans un véritable concours de beauté. Un instant elle se surprit même à se dire que c'était non pas le lieu qui l'avait attiré ici mais le simple hasard d'une rencontre farfelue.

Quoi qu'il en soit la jeune femme s'était relevée et observait précisément le bibliothécaire ; un instant d'interrogation rapidement balayé par ses paroles ; un premier temps humoristique bien entendu, le ton sur lequel il avait dit les choses ne laissait pas la moindre trace au doute... Mee Nha ne put s'empêcher de faire une petite moue boudeuse ; une moue qui disparut lorsque l'homme reprit son sérieux et par la de la conjuration. Elle se serait donné une claque si cela avait été possible, comment avait elle fait pour ne pas y penser plus tôt ? Son esprit tourmenté lui jouait des tours, son esprit fatigué par les entraînements à l'occlumencie avait du mal à suivre ; elle faisait bien trop de chose en ce moment pour parvenir à suivre sans dommage.

Laissant l'homme lui expliquer, lui réexpliquer la conjuration, elle sourit ; elle comptait lui montrer à son tour ce qu'elle pouvait faire, petite élève de 7ème année. Le patronus qu'elle avait sorti lors de ce retour en ces lieux sombres l'avait épuisé pendant près d'une semaine , elle s'était rendue compte de la force qu'elle avait du sortir et certains de ses plus proches amis lui avait même reproché.

Aussi Mee Nha alors que l'homme parlait, ferma t elle les yeux, elle avait froid, avec Célian et d'autres amis, elle s'était entraînée aux sorts informulés, nul besoin de parler pour créer ou faire disparaître quelque chose ; rouvrant les yeux alors que l'homme s'exprimait toujours sur ses voyages, ses vagabondages, elle détendit une de ses mains, tourna de manière lente sur elle et de manière informulée elle libéra les brins d'herbe de l'emprise de la neige. A son tour, à sa manière ; sans parler elle montrait à l'homme ses capacités aussi minimes étaient elle.

Elle le regarda souriante « effectivement vous avez raison il est bien plus agréable de parler sans avoir les pieds glacés par la neige, même si j'adore , la magie de Noël ; les flocons par miliers qui descendent ».

Malgré tout il ne fallait pas penser que Mee Nha n'avait pas entendu ce que l'homme avait dit « ainsi vous êtes allé jusqu'en Grèce ? Je n'ai jamais visité ce pays » ; puis repartant sur ses conjurations « donner de l'effet vous êtes donc un sorcier talentueux Monsieur Grant, pourquoi n'êtes vous que bibliothécaire ? Vous pourriez nous apprendre des choses non ? À moins que ce ne soit un choix ? ».

Mee Nha en compagnie de l'homme était bien, à l'aise ; enchainait sur une discussion courtoise semblable à son caractère délicat et son attitude souriante. Elle ne savait nullement comment l'adulte prendrait ses questions indiscrètes, peut être l'enverrait il aussitôt fini dans son dortoir et subirait elle une remontrance... mais cela elle avait bien le temps de voir venir.

Pendant ce temps là elle regarda une dernière fois le bois, secoua la tête, signe d'abandon, essuya une larme qui avait coulé seule et tourna le dos à cette zone qui resterait inviolée de ses pas. Ainsi elle était désormais debout, le regard tourné vers Poudlard, la tête penchée en arrière, le sort informulé qu'elle avait lancé pour faire disparaître la neige n'avait fonctionné que peu de temps puisque les brins d'herbe se recouvraient de nouveau des flocons qui descendaient par milliers du ciel sombre et chargé. Aucune étoile, juste la noirceur du ciel et la blancheur des prés un contraste saisissant mais tellement réaliste de ce que pouvait être l'hiver et l'approche de Noêl.



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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Mar 10 Jan - 20:19


Arya avait fait son effet, distrayant momentanément la jeune Park qui était venue se recueillir devant la Forêt Interdite. Difficile de rester triste quand un aigle royal se pavanait ouvertement devant elle telle une adolescente en quête d’attention. Yep, elle était sacrément douée pour affecter son entourage de bien des manières. Je ne comptais plus vraiment le nombre de fois où elle m’avait sorti de galères, ou attiré des problèmes, ou remonté le moral, ou incité à lever les yeux au ciel. Bref, il y avait du vécu entre elle et moi. Déjà treize années depuis qu’elle avait éclos à mes côtés. Ha ! Elle était même plus âgée que certains élèves de cette école ! Grosso modo, elle avait l’âge de la dernière Potter qui se trouvait à Serdaigle, et avait rejoint le club de Duel. Qui gagnerait un duel entre Lily Potter et Arya ? Hmm… La réponse était plus qu’évidente voyons !

Répondant n’importe comment tout d’abord, je crue remarquer une petite moue de la part de la 7ème année. Euh… Si on ne pouvait plus blaguer un peu maintenant… Où allait le monde ? Bon, cessant de délirer, je décidais de lui offrir une réponse qu’elle aurait largement pu deviner au passage. Je ne cachais pas le fait que j’avais un parapluie dans la main. Ajouté à cela, en regardant au niveau de mes pieds, elle aurait pu remarquer le fait qu’il n’y avait pas de neige. En partant de là, il n’y avait que deux hypothèses possibles sachant que je n’avais pas ma baguette en main sur le moment. La première hypothèse était que j’étais doté d’un objet magique sur moi susceptible de dévier la neige sur mon passage. Cet objet aurait été acheté ou trouvé par moi-même ou on me l’aurait offert. L’autre hypothèse, la vérité, était que j’avais conjuré cet objet moi-même. Pour la défense de l’élève, elle était légèrement distraite par sa tristesse, ses larmes, ses yeux bouffis et le défilé d’Arya pour vraiment me prêter attention en détail. Ce n’était donc pas sa faute.

Tandis que je répondais à sa question en détails, celle-ci décida de fermer les yeux. Sympa. Madame posait une question, je lui répondais en lui expliquant exactement comment je m’y étais pris et elle ne trouvait rien de mieux à faire que de me faire savoir que je l’ennuyais… Woaw ! Qu’on m’explique pourquoi je me cassais la tête à protéger les élèves de cette forêt ? Et puis, elle était majeure, non ? Techniquement parlant, elle était une adulte. Je devrais donc la laisser faire ses propres bêtises au lieu de me priver de mes seuls moments de repos pour venir faire le boulot du concierge et des aurors !! Franchement, c’était à se demander pourquoi je me prenais la tête des fois. Elle était triste, ok. Mais ce n’était pas une raison pour poser une question si ce n’était pas pour entendre une réponse derrière, si ? Pire encore, elle m’avait donné l’impression d’être un minimum intéressée par la question justement. Et voilà qu’elle rouvrait les yeux, tournait sur elle-même et me regardait avec un grand sourire. Sérieusement… Elle me faisait vraiment peur celle-là.

Plus agréable de parler sans pieds glacés ? De quoi elle me parlait encore ? Jetant un coup d’œil à ce niveau-là, je peux voir qu’en effet elle avait fait disparaître toute trace de neige autour de ses pieds. Au passage, je n’avais pas manqué le fait qu’elle avait complètement ignoré tout ce que je lui avais dit. Ainsi, au lieu de m’écouter – ne serait-ce que poliment – elle s’était amusée à libérer l’herbe et ses pieds de la neige. Bien, puisque c’était comme ça, je n’avais plus qu’à retourner dans mes appartements. Ce n’était pas comme si j’avais grand-chose à faire ici de toutes les façons. Irrité ? Oui, je l’étais. Ah ? Apparemment, elle m’avait quand même entendu malgré ses yeux fermés et le fait qu’elle s’était concentrée sur son sortilège informulé de disparition. Bien. Je pouvais rester un peu plus longtemps dans ce cas. Elle n’avait jamais visité la Grèce. Bof, ce n’était pas quelque chose qui me surprenait tant que ça. Tous les sorciers n’entreprenaient pas forcément de voyage à l’étranger pour voir ce qu’il y avait ailleurs. Généralement, ils restaient où ils étaient, ou alors ne s’y rendaient que pendant leurs vacances. Dans un cas comme dans l’autre, j’étais d’avis que pour profiter de tout ce que ce pays avait à offrir en termes de magie, il faudrait y rester au moins quelques années.

Pour un Magizoologiste comme moi, ce pays était un véritable paradis d’ailleurs au vu des différentes créatures magiques que l’on pouvait y trouver. Un sorcier talentueux ? Si on voulait. J’étais loin de me définir comme tel, surtout pas après avoir vu tout ce que j’avais vu au fil de mes voyages. J’avais assisté à de sacrés démonstrations de la part de certains sorciers et de certaines sorcières qui m’avaient littéralement choqué ! Ainsi, si on partait des standards de Miss Park qui n’avait dû voir que ses enseignants et quelques adultes – éventuellement – à l’œuvre, je l’étais probablement. A mes yeux, ou à ceux de Lena – mon mentor – conjurer un objet possédant des propriétés magiques n’avait rien de bien extraordinaire. Certes, tout le monde ne faisait pas de la conjuration sa spécialité. Cependant, ça n’avait rien de bien impressionnant au vu de la façon dont je l’utilisais actuellement. D’un autre côté, si elle me trouvait talentueux là, je me demandais bien ce qu’elle penserait le jour où elle me verrait combattre en duel. Pour info, oui, j’avais du mal à simplement accepté un compliment pour ce qu’il était. Que bibliothécaire ? Non mais qu’est-ce que ça voulait dire ? Ha ! Leur apprendre des choses ? A ces élèves qui n’étaient pas foutus de respecter un simple règlement ? Mouais, il manquerait plus que ça. Ce serait comme apprendre à un vulgaire pickpocket comment se battre ou utiliser une arme… Celui-ci n’en serait que plus dangereux.

« Je n’y suis pas juste allé, j’ai vécu là-bas un bon moment. J’ai trouvé l’œuf d’Arya un an après mon arrivée, et depuis, elle ne m’a pas quitté. »

Bon, j’avais fait l’effort de compléter les informations qu’elle manquait sur mon séjour en Grèce. Il ne s’agissait pas d’un simple passage pendant des vacances ou autre. Ce pays-là avait toute une signification pour moi. J’y avais commencé ma carrière de Magizoologiste. J’y avais rencontré ma femme. Arya y était née. J’y avais fondé une famille et eu mes trois filles là-bas. Naturellement, je n’allais pas lui déballer toute ma vie. Manquerait plus que je lui fasse tout un speech sur le fait que j’avais une vie heureuse et remplie tandis qu’elle avait perdu son frère jumeau. Niveau manque de tact, même moi je ne tomberais pas aussi bas. Après ça, je comptais répondre à ses autres interrogations. Était-ce par choix que j’étais bibliothécaire ? Oui et non. M’enfin, il était plus simple de le lui dire directement.

« Plusieurs raisons m’ont mené à ce poste de bibliothécaire, qui est un choix sans en être un. – bravo, niveau confusion, je faisais fort à ce niveau-là. Bon allez, mieux valait reprendre avant qu’elle ne refasse la moue – Pour commencer, je suis en convalescence. Je compte sur toi pour garder le silence, ma santé ne regarde que moi. Fin bref, j’ai interdiction de faire ce que je veux jusqu’à nouvel ordre. – voilà, encore une information sur ma vie personnelle que je révélais à quelqu’un juste parce qu’il posait la question… Hop, on continue – À côté de ça, je bosse sur un projet, et la bibliothèque est une mine d’information. »

Voilà voilà. Grosso modo, j’étais forcé de trouver un emploi calme pour un temps, et comme je faisais aussi des recherches, j’avais jugé que bibliothécaire à Poudlard remplissait ces deux conditions. J’avais quand même un accès illimité à la réserve, ce qui – mis à part le Directeur – n’était le cas de personne d’autre. A côté de ça, quand les portes de la bibliothèque fermaient pour les autres, j’étais libre de lire tranquillement à l’intérieur sans personne pour me déranger. Autant dire que mes recherches avançaient bien plus vite qu’avant, théoriquement parlant. C’était la pratique qu’il me manquait. Normalement, je ne devrais pas tarder à recevoir le feu vert du médicomage qui s’était occupé de moi pendant tout ce temps. Ainsi, je devrais pouvoir reprendre mes bonnes vieilles habitudes à partir du mois de janvier si tout se passait bien. N’ayant répondu qu’à la partie sur les choix m’ayant poussé à être bibliothécaire, je décidai de lui donner les raisons – nombreuses là aussi – qui m’avaient poussé à éviter la position d’enseignant.

« Oui, je pourrais probablement vous apprendre des choses. Cependant, certaines personnes ne sont pas faites pour enseigner. »

Yep, un enseignant se devait de se tenir et de s’exprimer d’une certaine façon. Or, dans cette école, et dans ce pays, les sorciers portaient tous des robes généralement. Ce n’était pas mon cas. Je m’exprimais aussi sans prendre de gants alors qu’un professeur se devait de faire gaffe à ses propos afin de ne pas se montrer trop dur, cassant ou vexant envers un élève. Au vu de ma dernière et seule interaction avec Artémis Travers, ma façon de parler n’était pas du tout adaptée aux élèves. Comme beaucoup de Serdaigles, j’aimais avoir raison, et j’aimais avoir le dernier mot. Je m’estimais aussi bien plus malin et intelligent que les personnes de mon entourage. Yep, j’avais une très haute opinion de moi-même, et c’était celle-ci qui m’amenait à sous-estimer cette nouvelle génération, ou carrément toute personne ne voyant pas les choses de façon logique. Avoir une telle personne dans le corps enseignant, ce ne serait pas acceptable. Franchement, vous imaginiez un prof qui traitait régulièrement les meilleurs élèves d’idiots tout en soutenant constamment les élèves à la traîne ?

Oui, j’étais biaisé envers ceux qui faisaient des efforts et galéraient pour atteindre leurs objectifs. Avec eux, je me tiendrais toujours à carreaux. Idem pour ceux qui respectaient les règles et que je préfèrerais toujours à ceux qui cherchaient à passer au-dessus et que je ne pouvais pas saquer. Le problème, à Poudlard, c’était qu’il y avait beaucoup trop d’élèves de la seconde catégorie : ceux qui cherchaient à passer outre le règlement. Je ne le savais pas avant, mais je m’en étais rendu depuis mon arrivée ici. Ce pourquoi, j’ajoutai :

« Et tout le monde ne mérite pas d’être enseigné… »


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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Lun 23 Jan - 23:00





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Ainsi l'homme avait remarqué de son œil vif qu'elle était parvenu au moyen d'un sort informulé à faire disparaître la neige présente à ses pieds ; aucune remarque dans ce sens aussi bien ; l'absence de remarque ou de paroles signifiait simplement l'approbation... du moins il lui semblait. Cet homme était pour ainsi dire une mine d'information pour elle. La bibliothèque était son endroit favori et son gardien se trouvait face à elle.

Elle l'avait questionné sur la Grêce mais était resté évasif ; là bas qu'il avait trouvé l'oeuf de son aigle ? Très bien . Elle regardait le rapace qui s'amusait encore à sa pavoiser devant eux pour se faire admirer. Les paroles de l'homme l'invitant à taire son admiration. Mee Nha était non seulement fan de botanique mais elle adorait les animaux et voir un aigle aussi proche la subjugait raison pour laquelle elle ne le quittait pas des yeux.

Puis Monsieur Grant répondit à sa question relative à la bibliothèque ; question de convalescence, arguant un sourcil elle le regarda du coin de l'oeil ; il ne lui semblait pas qu'il avait une blessure pour ainsi dire évidente du moins pas dans l'immédiat. Pas de courbure particulière, ni de bandage. Peut être une blessure profonde. Quoi qu'il en soit il prenait des risques ce soir en sortant non loin du couvre feu à l'extérieur d'un château où un meurtre s'était tout de même produit. Quelqu'un en convalescence prendrait il de tels risques ? Une incohérence pour sa tête d'adolescente dans les propos de l'homme.

Mais elle n'eut pas le temps de s'y attarder que déjà il parlait de la source inépuisable de connaissance de la bibliothèque ; la dessus elle ne pouvait pas le contredire au contraire ; elle rajouta même un élément en disant « oui Monsieur, la bibliothèque est un havre qui doit être protégé, elle renferme des trésors » ; ce faisant elle repensa à son incursion avec Célian dans la réserve... une chance que Monsieur Grant ne les aient pas surpris ; seul Monsieur Firlowel avait eu connaissance de ce fait il y a plus d'un an maintenant.

Puis elle rebondit sur le projet de l'homme et lui dit « j'espère que les livres de Poudlard vous apporteront toute l'aide nécessaire à votre projet » ; elle n'en doutait point ; s'il était revenu sur les terres de Poudlard c'est qu'il savait que la connaissance y figurait.

Mee Nha avait osé par la suite lui demandé un enseignement supplémentaire ; la réponse qu'il lui fournit était vague ; il prétendait que tout le monde ne pouvait enseigner mais que tout le monde ne le méritait pas non plus. Autant dire une incertitude la plus complète. Elle le regarda souriante et lui dit « nous voilà bien si vous mêmes doutez de votre capacité et que moi même je doute de mes capacités à réceptionner votre apprentissage nous ne sommes pas très bien partis... »

Mee Nha frissonna regarda le bibliothécaire et dit « quoi qu'il en soit il commence à se faire froid, vous pouvez me raccompagner au château s'il vous plait, je suis venue seule certes mais la nuit est bien plus sombre, je préfererais que vous me raccompagniez si cela est possible ? »

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Quand la tristesse reprend le dessus PV Tobias Jeu 26 Jan - 7:15


Ah la la… Arya… Avait-elle conscience de la façon don’t elle serait perçue si elle était humaine ? La vanité et le manque de modestie n’avaient pas grand-chose d’attrayant en temps normal, alors chez une adolescente de 13ans – l’âge de mon aigle – ce serait encore pire. Et pourtant, son petit manège semblait avoir son effet sur l’élève de Poufsouffle qui ne la lâchait pas des yeux. Pour sa défense, elle ne devait sans doute pas rencontré d’aigles à tous les coins de rue. Au sein de Poudlard, y compris dans la Forêt Interdite, je n’en avais jamais vu. Il fallait dire aussi qu’un château, ou une forêt, était bien trop sombre et fermé pour contenir une créature ayant besoin de beaucoup de liberté ! Difficile de voler et de chasser lorsqu’on était limité niveau déplacement… Malgré le fait qu’elle jouait parfois les porteuses de messages pour moi, il n’était pas rare qu’elle disparaisse de Poudlard pendant plusieurs jours ne serait-ce que pour se dégourdir et les ailes et voir plus de paysage.

Le fait d’apprendre que j’étais en convalescence semblait l’avoir prise au dépourvu. Sachant que je n’étais plus recouvert de bandages depuis plusieurs mois, je comprenais parfaitement son air ahuri. En apparence, je ne semblais pas souffrir ou avoir souffert. En même temps, après plus d’une année de soins et de traitement, il était rassurant de savoir que les brûlures ne se voyaient plus tellement. Il faudrait vraiment qu’elle se rapproche pour voir les quelques cicatrices qu’il me restait au niveau des bras – vu que j’étais en T-shirt et qu’il faisait nuit. Bien entendu, mis à part quelques marques par-ci par-là, il n’y avait que quand je me retrouvais en tenue d’Adam qu’on pouvait vraiment se faire une idée des dégâts que j’avais subis. Vu que les probabilités pour que je me déshabille complètement devant elle étaient nulles, elle n’aurait – malheureusement pour elle – pas droit à une observation approfondie de mon anatomie.  

Par la suite, elle me fit mention de l’importance de protéger les trésors que renfermait la bibliothèque. De ce côté-là, elle n’avait pas de souci à se faire : j’avais instauré mon propre système de défense. Autant dire que l’élève – ou le professeur – qui chercherait à entrer sans mon accord dans ma réserve réaliserait très vite à quel point ça avait été une mauvaise idée. Sans pour autant finir avec le mot « VOLEUR » gravé sur le visage, le criminel en question serait parfaitement identifiable. Me souhaitant de trouver ce que je cherchais dans la bibliothèque, je lui adressai un petit sourire de remerciement. Jusque-là, mes recherches avançaient plutôt bien. Néanmoins, j’avais l’impression que les théories se trouvant dans certains bouquins étaient trop dociles pour moi. Je ne cherchais pas la facilité, et encore moins quelque chose qui ne me correspondrait pas en termes de magie. J’avais mes affinités, donc si les solutions que je trouvais ne me convenaient pas, je n’y prêterais pas plus d’attention que cela.

« Oh détrompes-toi, je fais plutôt référence à la compatibilité entre professeur et élève. J’ai ma façon d’être et de parler. Tout comme les élèves ont leur façon d’écouter et d’apprendre. Si les deux ne vont pas ensemble, un enseignement n’est pas possible, vois-tu ? – marquant une légère pause, je ne tardai pas à ajouter – M’enfin, tu ne devrais pas tarder à comprendre pourquoi je te dis ça…  »

Yep, le Directeur Potter avait eu l’erreur d’accepter ma requête : j’étais officiellement le nouveau référant du club de Duel. Mes prières étaient adressées à tous ces pauvres élèves qui m’auraient dorénavant sur le dos, tout spécifiquement ces quelques Gryffondors qui avaient évité ma bibliothèque pendant tout ce temps… Clairement, je n’avais pas pris la peine de me renseigner sur la façon dont ils procédaient avant : je comptais juste faire à ma façon. Ah ? Elle avait mis le temps pour réaliser qu’il faisait froid !! Euh… La raccompagner au château ? N’était-elle pas venue en solo à la base ? Voilà qu’elle s’inquiétait parce qu’il faisait plus sombre… Décidément, je ne comprendrais jamais ces changements soudain d’humeur chez tous ces élèves. Me retournant pour marcher en direction du château, je lui répondis simplement :

« Hmm… Mieux vaut tard que jamais je suppose… Je prends note de ta décision rationnelle de la soirée. Tâche de ne pas me perdre de vue. Arya ! On s’en va ! »

D’un pas lent, je me mis en route pour raccompagner l’élève jusqu’au château. Une fois à l’intérieur, elle pourrait très bien rejoindre son dortoir par elle-même. J’étais bibliothécaire, pas baby-sitter. De plus, si elle se faisait tuer en chemin parce qu’elle s’était rendue vulnérable en choisissant de rentrer aussi tard au château… J’étais d’avis que ça ferait un élève de moins à surveiller. Bref, ce serait sa faute ! Clairement, si la mort de son jumeau ne suffisait pas à lui faire réaliser que sortir du château la nuit et en solitaire était dangereux, rien ne pourrait la convaincre. Elle n’était ni mon élève, ni ma fille. Traduction ? Elle était majeure et vaccinée, soit libre de se jeter dans la gueule du loup si tel était son désir. D’un autre côté, elle faisait partie des membres du club de Duel, donc bon, elle ne tarderait pas à découvrir mon point de vue sur : comment survivre en milieu hostile ?

HRP:
 


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