Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny]



 
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Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny]

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MessageSujet: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 7 Jan - 6:02


Le 17 décembre. Les vacances avaient d’ores et déjà commencé pour les élèves de Poudlard. Cependant, avec le bal de Noël qui approchait, la majorité avait choisi de rester pour participer à cet évènement. Allez savoir pourquoi ils aimaient les bals à ce point-là. Franchement, il n’y avait vraiment pas de quoi s’exciter pour une simple soirée dansante. Oui, il y aurait une décoration spéciale et tout le tralala, probablement de la musique aussi et de bons plats. Mais bon, on pouvait déjà retrouver tout cela tous les jours, non ? Mis à part la musique, chaque jour était accompagné de nouveaux repas spécialement conçus par rapport aux fêtes qui approchaient.

Quoiqu’il en soit, il n’y avait rien de tel que cette histoire de bal pour me rendre malade. Non pas à cause du bal en lui-même, mais plutôt à cause de tous ces couples qui n’avaient de cesse de se multiplier depuis quelques semaines. A tous les étages, dans les moindres recoins du château, un couple se créait. Dans le fond, leur existence même n’était pas le problème. Au passage, ils étaient suffisamment malins pour ne pas se montrer trop proches publiquement. Néanmoins, j’avais quand même la nausée chaque fois que je les voyais. Pourquoi ? A cause de leurs yeux. Sérieusement, on aurait dit qu’ils étaient tous sous l’emprise d’Amortensia avec les regards qu’ils se lançaient : c’était flippant ! Le pire fut le moment où j’entendis deux élèves dans ma bibliothèque se faire des déclarations d’amour éternelles alors qu’ils n’avaient même pas passer leurs BUSEs encore… A un moment donné, il fallait arrêter de trop en faire ! Donc, lors de ce bal, j’avais peur d’entendre tout et n’importe quoi avec tous ces adolescents qui se croyaient dans une comédie romantique, voire une tragédie pour certains.

Fort heureusement pour moi, je quitterai le château pour une semaine de vacances le lendemain de ce bal. Je pourrais enfin rentrer chez moi et profiter de ma propre famille. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu ma femme ou mes filles. On s’écrivait et il m’arrivait – parfois – de m’éclipser lors des week-ends, lorsque les élèves étaient à Pré-au-Lard. En ces rares occasions, je transplanais pour les retrouver quelque part dans le monde des moldus. Un parc, un bois ou juste un petit café avec Olivia. Je n’en avais pas trop abusé au vu de la nouvelle sécurité de Poudlard. Cependant, pour elles, j’étais prêt à courir ce petit risque. Et puis, comme je l’avais précisé au Directeur lorsque je lui avais demandé sa permission pour rencontrer William Ash, je ne voyais pas qui pourrait se faire passer pour moi, et Arya pourrait toujours faire la différence entre un imposteur et moi.

En ce jour, je m’étais de nouveau éclipsé du village magique pour atteindre le Chemin de Traverse cette fois-ci. La raison ? J’avais passé une commande de produits auprès de Georges Weasley. Je me dirigeai donc vers son magasin – dans lequel il bossait avec son frère Ron – afin de voir si tout était prêt. Il s’agissait de cadeaux de Noël pour mes filles après tout, et bien que j’aie une confiance totale en leur professionnalisme, je préférais quand même voir de mes propres yeux. Je ne la récupérerais pas de suite, mais je pourrais lui demander de me la laisser sur le côté jusqu’au lendemain du mal – jour où je rentrerais chez moi. En ce qui concernait la raison pour laquelle je ne parlais que de Georges et pas de l’autre, c’était parce que je le connaissais personnellement, et ce, depuis l’époque où j’étais à Poudlard. Contrairement à son jeune frère, il n’y avait que deux années entre nous, et ses produits avaient été très utiles durant la guerre. De plus, bien que je ne sois plus vraiment dans le pays, j’avais toujours passé commande assez régulièrement pour me réapprovisionner en produits – principalement de diversion – que j’utilisais dans mon boulot de Magizoologiste.

Au beau milieu du Chemin de Traverse, je ne tardai pas à trouver le magasin en question dans lequel je rentrai aussitôt. Jetant un rapide coup d’œil, je remarquai de suite que les frères Weasley étaient occupés. Décidant de les laisser tranquille pour le moment, je me dirigeai vers le fond du magasin afin d’aller voir les Boursoufflets. Sur le chemin, je tombai sur une demoiselle rousse qui me bloquait le passage. D’un ton poli, je lui dis simplement :

« Excusez-moi… »

Oui, je cherchais à passer pour atteindre ma destination. N’étant pas un rustre, la moindre des choses était de le lui faire savoir tranquillement, non ? Donc voilà, j’attendais maintenant de voir si cette demoiselle m’avait entendu ou si je devrais me répéter. Dans tous les cas, je n’étais pas particulièrement pressé, et les frères Weasley étaient toujours occupés. Je cherchais juste à passer le temps en attendant que Georges se libère pour lui parler de ma commande.

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 7 Jan - 13:50





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On était déjà Mi décembre et Ginevra n'arrêtait pas de ci de là, entre la reconstruction de l'ordre, la fête de Noël qui se préparait, son mari qu'elle voyait à peine avec les évènements, elle n'avait plus de temps pour elle. C'est brutalement la veille qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait toujours pas acheté les cadeaux pour sa famille.

Décidément il était temps qu'elle se ressaisisse et qu'elle pense un peu à ses enfants ; même si la plupart savait que c'était eux qui déposaient le cadeau au pied du sapin, ils tireraient la tête si aucun cadeau ne trônait au pied du roi des forêts le matin de Noël.

Aussi la veille avait elle envoyé un hibou avec diverses idées à ses frères ; bon elle innoverait pas cette année mais il y avait urgence et c'était l'intention qui comptait après tout non ? Elle se coucha espérant que ses aînés trouveraient le bonheur de ses bambins dans le magasin qu'il tenait.

La nuit passa, tourmentée dans son esprit, une fin d'année qui s'annonçait entre ami, famille ; les adultes préparaient la renaissance de l'ordre mais les enfants étaient jusque là protégés n 'avaient pas cette information. Elle soutenait son mari, soutenait l'ordre, occupait son rôle de journaliste et son rôle de mère ; un ensemble de choses qui la comblaient et pour lesquelles elle travaillait quotidiennement.

Au matin du 17 décembre, un hibou arriva déposa un fin billet ; ouvrant l'enveloppe qu'il tenait entre les griffes elle fut soulagée de recevoir un courrier en provenance directe de Ronald ; les lignes inscrites d'une écriture rapide lui intimait l'ordre de se rendre dans son magasin ce jour même, où un colis lui serait remis. Une fois de plus elle fut soulagée de sa réactivité.

Ce jour là, chose exceptionnelle elle ne travaillait pas, aussi en profita t elle pour décorer la maison, apporter quelques touches de couleur, un brin de rangement. Puis elle réalisa que son frère raffolait des cookies ; raison essentielle de sa précipitation dans la cuisine pour s'atteler à la fabrication du goûter de Ronald.

Une fois les cookies préparé, elle se prépara à se rendre au magasin lieu de rendez vous. Regardant rapidement l'état d'avancement des décorations, elle prit la boîte des sucreries encore chaudes et transplana vers le magasin de sorcier facétieux.
Ils étaient pour l'instant bien occupés ; fête de Noël oblige, la plupart des parents se rendaient chez eux pour faire plaisir à leur progéniture ; elle ne pouvait pas leur reprocher, cela faisait tourner la boutique qui était tellement florissante. Une homme d'une stature imposante semblait attendre que l'on s'occupe de lui. Elle fronça les sourcils un instant, se demanda même si elle devait donner un coup de main à ses frères  qui semblaient quelque peu débordé.

Son regard fut alors attiré rapidement par une nouveauté en devanture, un jeu des 7 familles ; les dessins sur les cartes représentaient les familles des sorciers les plus importantes. Bien sûr elle y figurait ; prenant une carte elle tomba sur une image d'elle même Ginevra Weasley Potter... mon dieu comment avaient ils osé la représenter de la sorte ? Elle ne se reconnaissait pas elle même...

Elle regarda les suivantes, elles n'étaient vraiment pas mieux... il faudrait qu'elle en parle aux propriétaires du magasin car eux mêmes n'étaient pas au mieux dans leurs représentations.

Elle avait entendu quelqu'un qui parlait derrière elle mais ne se sentant pas concernée au prime abord elle ne se retourna point ; c'est au ton insistant qu'elle se retourna ; il s'agissait de l'homme qui patientait quelques minutes auparavant devant le comptoir.

Ginevra le regarda souriante « ah excusez moi je vous en prie vous vouliez passer ; je suis désolée j'étais absorbée par... ça » dit elle en lui montrant l'image d'elle même sur la carte qu'elle tenait entre les mains.

Elle ne se présenta pas, toutefois la personne en face d'elle ne lui semblait pas étrangère ; l'avait elle vu quelque part ? Pas le quidditch mais... regardant ses cartes non pas là dedans non plus. Dieu sait où avait elle vu cet homme ? Qui était charmant par ailleurs...

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 7 Jan - 21:28


A l’intérieur du fameux magasin des Weasley, j’avais décidé de me diriger vers l’arrière afin d’aller traîner du côté des Boursouflets en attendant que George puisse se libérer. Avec Noël qui approchait, le nombre de clients n’avait de cesse d’augmenter. Forcément, certains attendaient toujours la dernière minute pour faire leurs achats, trouvant le moyen de se plaindre quand les produits qu’ils cherchaient étaient en rupture de stock. Franchement, ne pouvaient-ils pas passer commande comme le monde ? Ce n’était pas comme si les frères Weasley étaient des amateurs. Leur catalogue se trouvait partout et s’actualisait dès qu’ils mettaient au point de nouvelles inventions ou se fournissaient auprès d’autres producteurs. En bref, rien ne les forçaient à tous s’agglutiner ainsi à la caisse.

Certes, j’étais aussi présent en ce jour. Cependant, j’étais simplement venu pour vérifier ma commande, rien de plus. De même, la raison pour laquelle je me dirigeais du côté des Boursouflets était pour voir combien il en restait. Naturellement, je n’allais pas les mettre dans une boîte pour les offrir à mes filles. J’attendrais le jour où je quitterais le château pour les acheter et les emmener en Irlande avec moi. Ce serait beaucoup plus simple ainsi. Le tout maintenant, c’était de m’assurer qu’ils ne seraient pas tous vendus avant mon retour. Était-il possible d’en réserver ? Peut-être, mais pas sûr. Bon, ce n’était pas tout ça, mais je lui avais déjà demandé de m’excuser à la demoiselle. Si elle continuait de m’ignorer comme ça, elle n’allait pas tarder à m’agacer. Tout ça pour regarder des cartes en plus…

Insistant légèrement – je n’étais pas là pour taper un scandale – je finis par obtenir une réaction. La rouquine se tourna donc vers moi avec un sourire. Hmm… Une partie de moi voyait ce sourire comme un sourire moqueur, un peu comme si elle cherchait à me faire comprendre qu’elle avait fait exprès de m’ignorer pour m’irriter. Fort heureusement, la partie la plus raisonnable comprit aussitôt qu’il s’agissait d’une façon comme une autre d’alléger la situation et de montrer qu’elle ne pensait pas à mal. D’ailleurs, elle s’était excusée et me laissait enfin passer. Me déplaçant donc pour me retrouver derrière elle, j’entendis de nouvelle excuse et me retournai. Une justification ? J’étais prêt à l’entendre. Ah ? Elle me montrait la carte qu’elle regardait maintenant.

Hmm ? Qu’est-ce que c’était que ça encore ? Je n’avais jamais vu ce produit jusqu’à maintenant. En voyant la carte – avant même d’identifier ce qu’il y avait dessus – je me mis à imaginer ses propriétés. Cartes aux effets divers et variés ? Genre cartes pour communiquer avec tous ceux qui en avait une ? Ou des cartes permettant de construire toutes sortes de château pour amuser la galerie ? Si tel était le cas, il me faudrait les ajouter à ma liste. Hein ? C’était quoi ce nom ? Ginevra Weasley Potter. Et bah, si la photo était ressemblante, la retraite n’avait pas joué en la faveur de l’épouse de Calamité Potter. Bon, ça expliquerait peut-être cet article de Rita sur les aventures secrètes de Potter et du Ministre.

« Ancienne Poursuiveuse de l’équipe d’Angleterre si je me souviens bien… Aux dernières nouvelles, elle suit la Coupe du Monde aux États-Unis, non ?  »

C’était ce que l’édition du mois passée stipulait en tout cas. En attendant, ça n’expliquait pas pourquoi la rouquine était restée focalisée sur cette carte au point de ne pas faire attention à moi quand je cherchais à passer. Était-elle une fan ? Cherchait-elle à acheter ce jeu de cartes ? Savait-elle à quoi ces cartes servaient ? Vu que le nom de Miss Calamité était noté dessus, il s’agissait éventuellement de cartes à collectionner, un peu comme celles des Chocogrenouilles.

« Je n’ai jamais vu ses cartes avant, vous savez à quoi elles servent ? »

Une question comme une autre. Après tout, quitte à ce qu’elle me montre la carte, autant que je me renseigne un minimum sur ce qu’elle savait dessus, non ? En attendant, j’avais comme un drôle de pressentiment, un peu comme si je venais de débarquer en plein milieu d’un champ de mines… Étrange, non ?

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 7 Jan - 22:43





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Ginevra poursuivait son regard interloqué sur ce jeu des 7 familles à la mode magique ; mais les représentations d'elle- même et de sa famille étaient vraiment pour le moins hideuses. Elle regardait son frère du coin de l'oeil. C'est au moment où elle allait pour se rapprocher de lui qu'elle entendit l'homme qui demandait à passer.

Se retournant elle se décala légèrement en le laissant passer ; il n'avait eu au premier coup aucune réaction particulière à son égard. Ginevra allait même pour repartir vers le comptoir qui venait de se vider quand l'homme se décida à lui adresser la parole.

De plus elle lui avait tendu la carte, représentant son image ; Ginevra était curieuse, si vraiment elle ressemblait à cette immondice, il la reconnaîtrait facilement ; technique infaillible pour démontrer que l'image n'était pas transparente de la réalité. Au vu du regard de l'homme, elle ne douta point ; il avait reconnu la personne présente sur cette petite carte mais ne semblait pas avoir fait le rapprochement, bienheureux pour lui.

Prise d'un doute profond, en revanche, elle se dit qu'il était probablement absorbé par les courses qui l'avaient emmené en ce lieu. Curiosité mal placée qu'elle préféra dissimuler. Après tout mieux valait être prudente elle ne savait pas à qui elle avait à faire et si elle tentait une approche elle était pas encore à l'abri que cela revienne aux oreilles d'une certaine journaliste qui s'amusait à faire ressembler son journal en un ramassis de mensonges.

Néanmoins elle rebondit sur sa question, elle avait presque envie au final de lui sortir la simple vérité et après tout que risquait elle ; des fois en lieu et place des mensonges il valait mieux dévoiler la vérité que affronter des sornettes. Aussi soupira t elle calmement et lui dit elle « effectivement je peux vous confirmer normalement je couvre l'évènement mondial mais les sportifs ont quelques jours de repos et je me suis empressée de venir récupérer quelques menues affaires pour le Noël de mes enfants ».

Ginevra se dirigea vers les boursouflets, elle réfléchissait à en prendre un pour sa fille, tellement douce ; cela pourrait lui plaire à coup sûr. Du coin de l'oeil elle regarda l'homme qui s'interrogeait sur les cartes qu'elle lui avait tendues « ça s'appelle le jeu des 7 familles, les moldus jouent souvent à ce jeu, le but est de remettre toute la famille ensemble... mais  disons que je ne sais pas s'il y a assez de cartes pour la famille Weasley... on est bien trop nombreux ».

Ginevra se moquait d'elle même ; il était même probable qu'il exécre cette famille... quoique puisqu'il s'était rendu dans le magasin de son frère pour faire ses emplettes...




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Dim 8 Jan - 4:59


Avec le nom noté sur la carte, il n’était pas difficile de faire le lien avec le dessin d’une rousse en-dessous. Certes, je n’avais pas vu la fille unique de la dynastie Weasley depuis que j’avais quitté Poudlard – soit 24 années plus tôt. Cependant, ça ne voulait pas pour autant dire que j’étais incapable de faire le rapprochement entre son nom et le dessin d’une femme rousse juste en-dessous. Clairement, il n’y avait pas besoin d’être un génie pour faire une telle déduction. En attendant, ça n’expliquait toujours pas pourquoi l’autre rouquine était obsédée par cette carte.

Malgré les distances que j’avais prise avec ce pays durant ma carrière de Magizoologiste, je n’avais pas manqué de voir le nom de cette sorcière apparaître dans les journaux, notamment pour la Coupe du Monde de Quidditch qu’elle avait joué avec l’équipe d’Angleterre. Naturellement, je n’avais pas été pour cette équipe. Mon esprit patriotique avait délaissé l’Angleterre au moment où j’avais quitté la communauté sorcière une fois mes ASPICs en poche. Après ça, j’avais tout laissé derrière moi, oubliant complètement Poudlard, le Ministère et le Quidditch, me focalisant uniquement sur une vie simple de moldu.

Après la guerre, j’avais mis encore plus de distance en quittant le pays. Ce n’était qu’en arrivant en Grèce, et en vivant avec Olivia et nos filles que je m’étais remis à suivre les matches de Quidditch. La ligue grecque tout d’abord, puis l’équipe nationale. Ainsi, avec la Coupe du Monde qui avait de nouveau lieu en ce moment, je supportais encore une fois la Grèce, espérant qu’elle irait aussi loin que possible. Enfin bref, tout ça pour dire qu’il m’était aisé de reconnaître son nom malgré le temps passé. Par contre, je ne découvrais que maintenant ce à quoi elle ressemblait en voyant cette carte. Entre nous, pour une sorcière, elle avait vieilli sacrément vite ! Était-ce dû au stress, à la pression d’être la femme d’une Calamité ? Sûrement !

Comment ça elle pouvait me confirmer qu’elle couvrait l’évènement ? Non mais pour qui se prenait-elle ? Ça y est, sous prétexte que la couleur des cheveux et des yeux étaient identiques, ça se prenait pour une personne un minimum connue ? Bon d’accord, à la regarder de plus près – en alternant entre fixer la carte, puis elle, puis la carte, puis elle de nouveau – je pouvais discerner une certaine ressemblance au niveau des traits. Se pourrait-il qu’elle soit vraiment Ginevra Weasley ? Peut-être bien. Bon allez, partons du principe qu’elle disait vrai. Ce n’était pas comme si les gens n’avaient que ça à faire de se faire passer pour d’autres, si ? Elle était donc de passage pendant que les joueurs se reposaient là-bas. Et bah, si elle s’amusait à voyager sur d’aussi longues distances à chaque fois, elle devait être sacrément motivée. Ah ? Pour ses enfants forcément, je comprenais mieux.

« Ah oui forcément… 7ème année, 6ème année et 3ème année si je me souviens bien, c’est ça ? Bonne chance pour leur trouver des cadeaux… A leur âge, je ne vois pas vraiment ce qui leur plairait… Des produits de Défense éventuellement ? »

En partant du principe qu’elle était bien Ginny Weasley, je connaissais ses enfants puisque je travaillais dans l’école. Après, je voyais mal comment elle pourrait le savoir. Je n’étais qu’un inconnu dans un magasin qui venait de lui révéler qu’il savait exactement en quelle année se trouvaient ses enfants. Bof, je n’avais rien à me reprocher, et je n’étais pas un paparazzi. La preuve ? Je ne l’avais même pas reconnue elle au premier abord ! Les cartes en main, je lui avais demandé à quoi elles servaient. Elle me répondit alors qu’il s’agissait d’un jeu de 7 familles… Oh les monstres ! Ils avaient osé !

« Je ne vous le fais pas dire ! Celui qui tomberait sur cette famille sera foutu. Généralement, il y a deux grands-parents, les parents, deux enfants et un animal de compagnie ou autre. Là, avec Bill, Percy, George et Ron qui transfèrent leur nom à leurs enfants… Ça ne finira jamais. La dernière fois que j’ai vu Charlie, il était toujours célibataire… Donc ça devrait être tranquille de son côté. »

Charlie étudiant les Dragons en Roumanie depuis sa sortie de Poudlard, j’avais assez souvent été en contact avec lui, notamment quand j’étudiais le Magyar en Hongrie. A côté de ça, la majorité des Magizoologistes se connaissait. Quand bien même on ne se voyait pas forcément en face à face, chacun savait ce que les autres étudiaient, ce qui rendait les échanges d’informations bien plus faciles dès lors qu’on avait une question à poser. Et puis, on était tous reliés au Ministère par le Département des Créatures Magiques donc bon, nous contacter mutuellement était plutôt aisé. La rejoignant du côté des Boursouflets, je pus voir qu’il en resterait probablement assez pour le jour où je reviendrais. N’ayant rien de mieux à faire que d’attendre, je me dis que lancer une conversation plus amusante serait probablement le meilleur moyen de passer le temps. Ainsi, je me jetai directement dans la gueule du loup.

« Rassurez-moi, vous n’êtes revenue que pour cette histoire de Noël en famille et pas à cause de cet article magnifiquement ridicule sur le Directeur Owell et le Ministre Potter, hein ?  »

Yep, dorénavant, ils seraient connus comme le Directeur Harry Owell et le Ministre Cassius Potter. Ces noms leur allaient parfaitement bien en plus. Après, mentionner cet article à la femme qu’on considérait comme étant trompée n’était peut-être pas le meilleur moyen d’avoir une discussion civilisée. Néanmoins, j’avais bien décrit l’article comme étant ridicule. Magnifique, oui. Mais ridicule quand même.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Dim 8 Jan - 15:32





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Ginevra était dans le magasin depuis une bonne demie heure maintenant, elle avait prévu d'y passer juste quelques minutes le temps de récupérer ses quelques commandes envers ses frères mais le destin comme bien souvent en avait décidé tout autrement.

Il avait fallu qu'elle se trouve absorbée par ce jeu des 7 familles ; plutôt qu'absorbée on aurait pur dire contrariée même de voir comment les créateurs de ce jeu avaient cru bon de la représenter. La conséquence en était qu'elle se trouvait désormais en pleine discussion avec une personne qui au premier coup d'oeil lui semblait pas si inconnue que cela.

Les dialogues se portaient alternativement sur elle même, ce jeu qu'elle disposait entre les mains et ses enfants. En parlant de sa progéniture l'homme semblait d'ailleurs connaître précisément en quelle classe chacun d'entre eux se trouvait. Travaillait il  à Poudlard ? Elle tâcha de se souvenir la dernière fois qu'elle s'était rendue dans le bureau de son mari à l'issue de la parution de la gazette justement. Elle n'avait pas regardé la liste du personnel, grossière erreur cela l'aurait sans doute éclaircie sur l'identité de l'individu face à elle-même.

Elle lui répondit donc simplement « vous semblez connaître ma famille, connaissance poussée ou vous exercez peut être à Poudlard ? ». Puis elle poussa le vice, la franchise était un de ses traits de caractère elle ne prit pas de détour et lui dit ouvertement « je ne vais pas vous mentir vous ne me semblez pas étranger mais... c'est peut être impersonnel de vous demander votre nom ? Juste pour paraître un peu moins folle à votre égard bien entendu » lui dit elle en souriant.

De toute manière chaque sorcier avait sa propre opinion sur elle-même ; certains en avaient malheureusement changé depuis la parution de cet article mais elle n'y pouvait rien.

A ce titre il mentionnait que sa famille était, comment dire fournie. Le ton ne se voulait pas particulièrement moqueur, elle lui en était reconnaissante. Cet homme semblait sain d'esprit et ne tentait pas de s'aventurer sur des remarques désobligeantes vis à vis des Weasley. Bien lui en prenait dans le magasin dont ils étaient propriétaires. Elle choisit tout bonnement d'ignorer cette remarque. Un simple haussement de sourcil accompagné d'un sourire suffisait largement.

De toute manière, si elle avait voulu réagir, les paroles suivante de l'homme l'en aurait bien empêché. Tout censé était il, voilà qu'il s'aventurait sur le sujet de l'article. De l'eau avait coulé sur les ponts, elle s'était expliqué avec chaque personne en lien avec cet article, avait rencontré son mari et les choses s'étaient calmées par ailleurs.

Elle lui répondit d'une voix calme et assurée transparente de sa désormais relative stabilité émotionnelle en lui disant « je suis rentrée comme je vous l'ai dit pour une pause au sein de la coupe du monde ; et la famille avant tout donc je voulais récupérer mes affaires pour le Noël de mes enfants... » soupirant avant d'enchaîner « j'étais dans les bureaux de la gazette le jour de la parution de l'article, je n'étais nullement au courant qu'une de mes collègues avait travaillé dessus ; j'ai clarifié la situation, suis allée rencontrée mon mari le jour même ainsi qu'envoyé un courrier au ministre de la magie lui même pour leur faire part de mon mécontentement ; je ne tolérerai pas que mes enfants souffrent de telles absurdités et soient dénigrés à l'école  à cause de telles sottises ».

La voix de Ginevra avait relativement augmentée en volume sonore, les gestes un peu plus saccadés , elle prenait les affaires unes par unes avant de les reposer sans regarder son interlocuteur. La prise de parole qui était si ferme et déterminée au début avait au fil du temps avait évolué vers la transparence de son trouble omniprésent. La rancune de Ginevra était tenace vis à vis de sa collègue, l'ambiance était pesante au bureau et sans nul doute qu'elle n'en resterait point là... le prochain numéro de la gazette risquait d'être dantesque.




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Lun 9 Jan - 3:04


Miss Calamité, qui ne souhaiterait probablement jamais être appelée ainsi, était donc revenue pour passer Noël avec sa famille, pendant que les joueurs récupéraient tranquillement entre deux matches. Enfin, il s’agissait de sa version des faits. Au vu de l’article du mois précédent, elle cherchait peut-être à montrer qu’il n’y avait aucun problème dans sa famille et qu’ils étaient toujours aussi proches qu’avant. Bon, c’était son choix mais, si c’était vraiment son plan, ça aurait probablement l’effet inverse. Plus elle chercherait à prouver qu’il n’y avait pas de soucis, plus les gens partiraient du principe qu’elle cherchait à se couvrir. Yep, le public était embêtant comme ça.

Lorsque j’avais mentionné l’âge de ses enfants et le fait que je savais exactement en quelle année ils se trouvaient à Poudlard, elle n’avait pas manqué de tilter. Pour ma défense, je travaillais à Poudlard, il n’y avait donc rien d’étrange à ce que je sois au courant des années dans lesquelles ils se trouvaient tous. Je ne retenais peut-être pas tous les noms, mais les années, ça ce n’était pas un problème. Pour commencer, j’arrivais plus ou moins à deviner en les regardant simplement. Que ce soit à leur tête, à leur taille ou à leur façon de se tenir, je n’avais pas trop de mal de ce côté-là. Après, pour reconnaître certains élèves, j’avais tendance à donner des surnoms, ce qui était beaucoup plus simple. Quant aux autres, je me contentais de retenir leur nom de famille dès lors que j’avais connu l’un des parents par le passé. C’était le cas des héritiers-mangemorts par exemple.

A sa question sur la façon dont je connaissais ses enfants, je faillis lever les yeux au ciel. D’après mes souvenirs, je ne leur avais pas vraiment adressé la parole depuis que j’avais débarqué ici. Mis à part celui qui avait perdu à la courte-paille niveau prénom et qui présidait le Club de Duel dont j’étais le référant. De qui je parlais ? Albus Severus. L’élève qui devrait porter plainte à l’encontre de ses parents pour ce nom qui ne convenait pas du tout au vingt-et-unième siècle. Hmm, maintenant que j’y pensais, c’était peut-être pour ça qu’il traînait avec Scorpius : pour se protéger mutuellement des moqueries vis-à-vis de leurs prénoms respectifs. Est-ce que j’exerçais à Poudlard ? Plus ou moins. Vraiment ? Je rêvais où elle venait de me sortir une technique de drague vieille comme le monde en me disant que je ne lui semblais pas étranger. Sérieusement ? J’étais marié ! Et voilà que sa justification était le fait qu’elle ne voulait pas paraître folle…

« Je doute que vous puissiez vous souvenir de moi sachant que j’ai quitté Poudlard quand vous finissiez votre 2ème année seulement. Fin bref, mon nom est Grant, je suis le nouveau bibliothécaire…même si ça fait déjà 3 mois. »

Voilà, elle avait sa réponse. Je ne comprends pas trop pourquoi elle trouvait sa question impersonnelle sachant qu’il était un peu normal de se présenter lorsque l’on s’adressait à quelqu’un. Techniquement parlant, elle l’avait fait en me faisant comprendre qu’elle était bien Ginevra Weasley Potter. Personnellement, je lui avais donné mon nom de famille, ce qui lui suffirait amplement. On n’avait pas élevé les cochons ensemble, donc ce n’était pas comme si on allait se tutoyer et s’appeler par nos prénoms de sitôt. A côté de ça, elle pouvait tout aussi bien demander à l’un de ses frères que j’avais mentionné – notamment George ou Charlie que je connaissais un minimum – ou même à son propre mari qui était mon employeur à Poudlard. Après, je trouverais étrange que le Directeur s’amuse à répéter à sa femme tout ce qu’il savait sur ses employés : elle n’avait pas vraiment à le savoir. C’était l’une des raisons pour laquelle j’avais réagi bizarrement en voyant son article sur l’attaque du Ministre. Celui-ci sous-entendait qu’elle estimait devoir savoir ce qu’il se disait entre le Directeur et le Ministre sous prétexte qu’ils étaient mariés. Or, il s’agissait des affaires du Ministre, elles n’avaient absolument rien de publiques.

Cherchant à en savoir plus sur cette histoire, ne serait-ce que pour passer le temps, j’avais décidé de sauter avec les deux pieds directement dans le plat. Pour plus tard, je devais peut-être me rappeler que les Weasley n’étaient pas réputés pour leur sang-froid, mais plutôt pour leurs explosions de colère : ce n’était pas une famille à provoquer. Et pourtant, je ne me gênais pas, bien que je me trouvais dans le magasin de ses frères. Pourquoi ? Parce que je ne faisais que poser une question, rien de plus. Si elle s’énervait pour une simple question, c’était elle qui serait en tort et pas moi. Dès lors que je ne faisais que discuter avec elle, je ne voyais vraiment pas pourquoi je devrais craindre une attaque physique ou magique. Je ne l’avais même pas insultée. Je cherchais juste à savoir si cet article l’avait atteint au point de changer ses habitudes ou si son retour faisait d’ores et déjà partie de ses habitudes. Tout en observant les Boursouflets jouer entre eux donc, j’écoutais sa réponse.

La famille avant tout. Ah, là on était bien d’accords ! Étrangement, en tant que bibliothécaire, je travaillais bien plus que ces enseignants sachant que la bibliothèque restait parfois ouverte après que les cours soient terminés. De plus, je bossais aussi le samedi et le dimanche pour ceux qui faisaient leurs devoirs. Donc oui, je travaillais chaque jour de chaque semaine. J’étais bien content d’avoir ces vacances d’ici quelques jours. Pas de travail, pas d’élèves qui me harcèleraient, pas de néo-mangemorts ou autre. Rien. Il y avait simplement ce gala au Ministère mais bon, ce n’était pas comme si je m’y rendrais seul de toutes les façons. Continuant dans sa lancée, la Weasley m’apprit qu’elle avait subi une sorte d’humiliation supplémentaire sachant qu’elle avait eu la bonne idée de se trouver avec tous ces collègues au moment de sa lecture de l’article. Je devais le reconnaître, ça n’avait pas dû être facile à affronter sur le moment. Les regards des autres, de ceux avec qui elles travaillaient au quotidien, peut-être même des moqueries de la part de certains. Rita Skeeter était quand même sacrément douée pour frapper là où ça faisait mal ! Il fallait lui reconnaître cette qualité.

Pas au courant de la rédaction de cet article avant sa publication ? Ça ne m’étonnait pas trop vu qu’elle ne s’occupait que de la section sportive. Ce n’était pas comme si elle était la rédactrice en chef. Elle avait vu son mari le jour même pour clarifier la situation ? Clarifier quoi au juste ? Soit elle savait qu’il n’y avait aucune chance que le Directeur batifole avec le Ministre, soit il s’agissait d’autre chose. Un courier au Ministre, carrément ? Woaw ! Celui-ci était si facilement joignable que ça ? D’ailleurs, quand bien même il pouvait influencer un minimum ce qui était rédigé, dès lors qu’il le faisait à l’avance, cela ne voulait pas dire pour autant qu’il allait vérifier chaque édition avant chaque parution publique. Ce n’était tout bonnement pas possible. Dans le meilleur des cas, elle pouvait directement régler les choses avec Rita Skeeter, non ? C’était elle qui avait rédigé l’article après tout. Et puis, si elle cherchait à régler les choses par la force – par le biais du Ministre – elle ne ferait que rendre Skeeter d’autant plus vindicative. En ce qui concernait ses enfants, pour le coup, je ne voyais pas du tout de quoi elle s’inquiétait. J’avais également remarqué qu’elle avait commencé à parler de plus en plus fort, signe que ce sujet la prenait vraiment à cœur. Bon, comment j’allais bien pouvoir gérer cette situation dans laquelle je m’étais encore foutu moi ?

« Rita Skeeter ? Une collègue ? Woaw ! Les choses ont vraiment changé dans ce pays en 19 ans ! Peste, cloporte, épine dans le pied à la limite… Mais collègue ? Je suis toujours parti du principe qu’elle bossait toujours à la Gazette par peur qu’elle révèle les plus gros secrets du Ministère… Un genre de marché qui lui garantissait son travail en gros. »

Voilà, elle connaissait mon avis sur la demoiselle qui devait être sacrément âgée maintenant. Si je me souvenais bien, elle était déjà reporter à l’époque où Voldemort était tombé la première fois. Grosso modo, elle travaillait déjà durant la période où je suis venu au monde ! En lui disant cela, je ne cherchais pas uniquement à désamorcer la bombe rousse avant qu’elle n’explose, je me montrais simplement honnête avec elle. N’ayant pas terminé, je poursuivis :

« Après, quand bien même cette femme a un don pour se faire des ennemis, on ne peut pas dire qu’elle soit une menteuse… – levant les mains en l’air avant d’être décapité sur-le-champ, je continuai mon argument – Attendez un peu avant de vous méprendre sur mes propos. Que vous le vouliez ou non, elle a toujours des preuves derrière les faits qu’elle énonce. Les faits sont véridiques, et vous le savez aussi bien que moi. Ce qui est ridicule, par contre, ce sont les hypothèses et autres théories qu’elles en tirent. Exemple, elle prend votre départ aux États-Unis et les rencontres multiples entre le Directeur et le Ministre qui sont véridiques et vérifiables. A contrario, ses insinuations les raisons de votre départ et celles de ces rencontres sont farfelues. Vous voyez ce que je veux dire ? Les seuls qui goberont ses théories seront ceux qui ne réfléchissent pas par eux-mêmes. Et, depuis le temps, je n’aurais jamais cru que ce type d’article parviendrait encore à vous atteindre. C’est du vu et revu. »

Certes, j’avais beaucoup ri en le lisant. Pour ma défense, il était à mourir de rire. Néanmoins, ça ne voulait pas pour autant dire que j’y croyais. La demoiselle avait épousé le Survivant, l’Élu, alias le Balafré – d’après Malfoy – et celui-ci avait passé toute sa scolarité sous les feux des projecteurs. Des bouquins avaient été écrits sur lui sans même qu’il soit au courant. Résultat, à son arrivée à Poudlard, tout le monde s’attendait à ce qu’il soit un sorcier exceptionnel à onze ans, alors qu’il restait un sorcier ordinaire ! Quoiqu’il en soit, il avait vécu toute sa vie – dans la communauté sorcière – avec des tas de rumeurs et d’articles sur lui. Grand Sorcier. Héritier de Serpentard. Fourchelang. Sirius Black à ses trousses. Les Détraqueurs qui l’assommaient. Le Tournoi des 3 Sorciers. La Bataille au Ministère. La mort de Dumbledore. Sa victoire sur Voldemort. En bref, en acceptant de l’épouser, elle acceptait d’épouser le fait que les médias ne le laisseraient jamais tranquilles. N’avait-il pas été nommé Directeur de Poudlard sans même avoir été professeur dans cette école avant ? N’avait-il pas obtenu une place d’Auror sans avoir passé la formation requise sachant que c’était juste après la guerre ? Bref, qu’il le veuille ou pas, chaque fois qu’il lui arrivait quelque chose, c’était digne d’être publié. Et chaque fois que c’était publié, c’était lu.

« Quant à vos enfants, je peux vous assurer que cet article est le cadet de leur souci. Surtout que bon, entourés comme ils sont, je ne vois vraiment pas qui irait leur chercher des noises… D’ailleurs, s’ils ont hérité un minimum de leur père, même la dernière devrait pouvoir botter les fesses d’un Basilic avec un cure-dent… Laissez-moi donc vous dire que je n’aimerais pas être à la place de celui qui la cherchera. »

Elle était en 3ème année, si les gènes de Calamité Potter avaient bien fait leur boulot, elle devrait être en mesure de repousser une centaine de Détraqueurs avec un Patronus d’ici la fin de l’année. Yep, je m’attendais également à ce que ses frères aînés soient un minimum capable d’accomplir la moitié des exploits de leur paternel au même âge. Calamité Junior Bis – Albus – présidait le club de Duel. J’en déduisais donc qu’il était un minimum doué dans ce domaine. Quoiqu’il en soit, elle connaissait sûrement ses enfants mieux que moi, même si je les voyais plus souvent qu’elle depuis la rentrée. Cependant, ce n’était pas une raison pour les prendre pour des gosses susceptibles de laisser un article bidon saper leur moral. Ah la la, voilà que j’en arrivais à complimenter l’héritage de Calamité Potter. Quelle horreur ! Pire encore, j’étais en train de rassurer sa femme en lui tâchant de lui faire voir mon point de vue. En gros, elle ne devrait plus être affectée par les articles de Rita Skeeter depuis le temps. Dès lors qu’elle avait confiance en son couple, qu’est-ce que l’avis d’inconnus pouvait bien lui faire ? Quant à ses enfants, j’étais certain qu’ils avaient dû passer le pire à force de traîner avec des enfants de Mangemorts. Me rapprochant d’elle d’un pas, je lui murmurai simplement :

« Au passage, il vaut mieux qu’elle insinue un triangle amoureux entre le Directeur, le Ministre et vous plutôt que la vérité, non ? N’oubliez pas ceci : ce que le public lit, les criminels le lisent aussi. »

Reculant juste après pour reprendre mes distances, je me reconcentrai sur les Boursouflets. A bien y réfléchir, avec les attaques sur le Chemin de Traverse, l’attaque sur le Ministre, l’assassinat de Joon Park, et toutes ces mentions de Néo-Mangemorts, la hause d’entrevues entre Potter et Owell ne voulait dire qu’une chose : ils préparaient quelque chose. Une contre-attaque ? Une alliance entre Poudlard et les Aurors ? Tss, si ça se trouvait l’Ordre du Phénix avait été mentionné. En bref, en pensant stratégiquement – et non émotionnellement – si le Ministre désirait cacher un minimum de ses projets contre ces Néo-Mangemorts, transformer ses rendez-vous avec Potter en idylle secrète était une excellente idée !


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mar 10 Jan - 0:41





Titre du RP
Scorpius, Célian, Rose, Rosalie


Citation de la mort qui tue
 

Ginevra avait révélé son identité ; elle ne se cachait aucunement ; pourtant au vu du contexte actuel du monde magique, il aurait été de bon goût qu'elle soit plus prudente ; du moins cela aurait été le souhait de son cher et tendre époux. Mais elle affrontait le monde dans son ensemble et désormais rien ne servait de se cacher puisqu'au sein même de Poudlard, les enfants ne semblaient même pas en sécurité.

L'homme se présenta,  nullement gêné tout comme elle de décliner son identité ; Tobias Grant ? Non elle ne se souvenait pas de lui lors de ses études à Poudlard ; les deux premières années avaient été relativement tumultueuse ; elle avait eu assez de choses et d'ennuis à gérer pour s'intéresser de surcroît à tous les garçons de Poudlard. Aussi, lui dit elle tout simplement « je m'excuse si je ne vous ai pas reconnu et j'espère que votre arrivée à Poudlard s'est bien passée ; l'intégration fut bonne ? Il y a toujours cette réserve avec les sciences interdites » lui dit elle en ayant baissé la voix imperceptiblement.

Elle n'avait pas pénétré en ses lieux pour sa part mais nombre de ses camarades ne s'étaient pas gênés pour dérober des livres tous aussi sombres les uns que les autres au grand désespoir de la jeune fille qu'elle était à ce moment.

Alors qu'ils échangeaient mollement sur leurs activités respectives, le sujet dévia de nouveau sur sa collègue, sa collaboratrice, cette peste. L'évocation de son nom fit hérisser les cheveux sur la tête de Madame Potter (imagé bien entendu), un instant de crispation soudain ; elle rétorqua vivement « oui nous sommes collègues et disons que jusque là je n'avais que trop rien à dire sur elle.. jusque là ; mais elle travaille à un démenti pour la prochaine sortie de la gazette ; ça ne servirait à rien de s'étriper les cheveux 107 ans autant régler cela de manière courtoise ».

Un instant elle écouta l'homme ; lui aussi tentait de la raisonner en affirmant que sa collègue s'était basée sur des faits pour écrire cet article. Mais le problème majeur résidait dans le fait que si elle n'était pas au centre de l'histoire cela n'aurait pas pris autant de proportions. Mais depuis cette altercation, Ginevra s'était calmée, était allée voir son mari, avait remis les choses à plat. Malgré tout, cette simple évocation des choses réveillaient la colère sourde.

Finissant de ranger quelques babioles elle se retourna un large sourire vers le bibliothécaire et luid it « vous savez ce n'est pas tant l'article en lui même qui me dérange c'est surtout la formulation, le fait que par des constats, elle affiche ma vie au regard du monde magique ; si demain je viens à être amie avec vous, je vois disons hum votre épouse dans les tribunes des matchs de Quidditch que vous suivez et je décide d'enquêter en disant tiens étrange elle n'est pas en compagnie de Monsieur Grant mais comment ça se fait et que par la même occasion je vous vois vous rendre au bal accompagné d'une de vos collègues et que je le publie vous le prendriez comment hum ? ».

Ginevra ne savait pas vraiment si elle s'était bien fait comprendre aussi laissa t elle finir l'homme dans ses affirmations avant de se rapprocher de lui «  je sais bien que mes enfants ne risquent rien et vont se débrouiller seuls mais par contre méfiez vous de ce que vous insinuez sur moi même et ma famille Monsieur Grant, je ne tolérerai pas d'être une fois de plus rabaissée ».

Ginevra tourna le dos à l'homme, examina les boursouflets et dit tout haut « bon, si on cessait là cet échange du moins sur ce torchon et si je vous offrais un café ou un thé dans l'arrière boutique ? Paraît il que l'on est chez moi ici, du moins comme chez moi, cela vous dit ? On apprendra peut être un peu mieux à se connaître au delà de ce que l'on peut lire dans les journaux ? »




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mer 11 Jan - 3:23


Voilà qu’elle s’excusait pour ne pas m’avoir reconnu… Je lui avais pourtant bien dit qu’elle n’avait aucune chance de s’en souvenir. Si son nom ne m’était pas inconnu, c’était parce que j’étais dans la même année que Percy et qu’elle était sa petite sœur. Je savais donc très bien qui elle était dès son arrivée. Ajouté à cela, les rumeurs à Poudlard à la fin de sa première année étaient qu’elle avait été kidnappée par l’héritier de Serpentard et que Calamité Potter l’avait sauvée tout en tuant le Basilic qui s’y trouvait. Elle n’était donc pas vraiment connue à l’époque de par des actions volontaires de sa part : elle avait été une victime dans l’histoire, tout comme les autres élèves pétrifiés. En fait, ce n’était qu’en devenant poursuiveuse de l’équipe d’Angleterre qu’elle s’était faite un nom pour elle-même susceptible d’atteindre mes oreilles qui se trouvaient en Grèce à ce moment-là.

En ce qui me concernait, je n’avais jamais été plus qu’un élève lambda dans l’école. Membre du club de duel oui, mais mis à part pour mon côté destructeur, je ne n’étais pas démarqué. Idem en termes de résultats scolaires. Bien qu’ils soient très bons, ils n’avaient rien d’extraordinaires. Ginevra étant en 1ère et 2ème année quand j’étais encore à Poudlard, on n’avait jamais interagis à cette époque sachant que j’étais alors en 6ème et 7ème année. Après, concernant mon intégration, il n’y en avait pas vraiment eu. J’étais affecté à la bibliothèque, je n’avais pas besoin qu’on me tienne la main dans une école que je connaissais par cœur. Naturellement, je n’allais pas lui répondre cela. Ce ne serait pas correct de ma part. Par contre, j’avais tilté sur la mention qu’elle faisait de la réserve. Qu’est-ce que c’était encore que cet attrait pour cette partie spécifiquement de la bibliothèque ? Franchement, plus j’en entendais parler et plus je me disais qu’en planquant des bouquins de la réserve parmi les bouquins tout public, les élèves ne verraient même pas la différence.

« Nul besoin de vous excuser, je n’ai jamais rien fait pour être remarqué dans tous les cas. »

Ce qui était vrai. Dès lors qu’on n’était pas joueur de Quidditch, ou Préfet, ou le meilleur élève de sa génération, les gens se fichaient pas mal de retenir les noms des élèves ne se trouvant pas dans leur année : il n’y avait juste aucun intérêt. Ainsi, elle considérait bel et bien la Skeeter comme une collègue. Woaw ! Il fallait le faire. Si je me souvenais bien de ce que mon meilleur ami m’avait dit sur l’année suivant mon départ de Poudlard, il y avait eu le Tournoi des Trois Sorciers. Olivia m’en avait également fait part sachant qu’elle était à Durmstrang à ce moment-là. Ainsi, Rita Skeeter avait fait fureur cette année avec ses articles ! A l’époque, un autre pseudo-triangle amoureux avait été révélé au grand jour par la journaliste : Potter-Granger-Krum. Comme quoi, derrière chaque triangle de Rita, Potter y était toujours mêlé avec un autre gars et une fille. La seule différence ici, c’était que Potter – un homme – était la personne pour laquelle Miss Weasley et Mister Owell se battaient. Mine de rien, il s’agissait d’un autre argument en faveur de mon incompréhension vis-à-vis de la réaction de la jeune femme se trouvant devant moi. Encore une fois, ce n’était pas la première fois que le Directeur était la cible d’un article du genre, pourquoi donc en faire tout un plat et ne pas simplement en rigoler ?

Travailler sur un démenti alors qu’elle avait bien dit avoir des preuves et des photos sur lesquelles elle travaillait pour développer ses hypothèses ? Mouais, le jour où Rita Skeeter cèderait sous la pression… Bref, je n’y croyais pas du tout. Bien au contraire même, je m’attendais à ce qu’elle monte le niveau d’un cran ! J’avais encore plus hâte de lire son prochain article maintenant ! De manière courtoise ? Qu’y avait-il de courtois à passer par le Ministre de la Magie en personne ? Ce n’était pas un réglage à l’amiable du tout. En jouant de la proximité entre le Ministre et son mari pour régler ses comptes avec Rita – pour un article ridicule en plus – c’était un peu comme si deux élèves se disputaient un cookie, et que l’un d’entre eux allait chercher son grand-frère le préfet pour gagner le cookie… Qu’y avait-il de courtois là-dedans ? A côté de ça, en poussant la réflexion encore plus loin, j’en arrivais à ce problème de corruption qui régnait en Grande-Bretagne. L’argent et les connexions passaient avant tout le reste, permettant à Lucius Malfoy le Mangemort d’éviter la prison, de faire virer Dumbledore momentanément, et de tenter ensuite de faire exécuter un hippogriffe… Clairement, avec cette histoire de lettre au Ministre – ami de son mari – elle me donnait simplement l’impression d’agir comme un Malfoy l’aurait fait : où était la courtoisie dans tout ça ?

Les choses n’avaient donc pas vraiment changé ici. La seule différence, c’était que les Gryffondors de mon époque – ceux qui se prenaient pour les héros de l’histoire – avaient appris à magouiller comme les Serpentards de mon époque – ceux qui étaient alors vus comme les vilains. Et ça, ce n’était qu’en dehors de Poudlard. Et oui, à l’intérieur, ce n’était pas forcément mieux. On avait quand même Elesya Travers dans un poste d’assistante pour deux matières, alors qu’elle avait la maturité émotionnelle d’un gosse de 3ans, poussant des caprices et cherchant à tout casser dès qu’on lui disait non. Ah la la, vivement les vacances que je puisse retourner auprès de ma famille. Avec elles, au moins, il n’y avait pas de magouilles, de mensonges, de coups dans le dos ou des gamineries : il n’y avait rien de plus serein que d’être en leur compagnie. Écoutant la comparaison de la Weasley sur une hypothétique situation où elle publierait un article sur le fait que je me rende au bal accompagné d’une collègue tandis que ma femme se rendrait à un match de Quidditch. Euh… Bah, ce n’était pas comme si je pouvais me rendre au bal de Poudlard avec ma femme à mon bras. Donc, dans le cas présent, j’étais forcé de me trouver une cavalière parmi mes collègues, à condition bien sûr que j’en recherche une.

Quoiqu’il en soit, je préférais lui répondre directement plutôt que me prendre la tête avec ça intérieurement. Ah ? Voilà qu’elle me menaçait maintenant. Sérieusement ? Je ne savais pas ce qu’il y avait dans l’air de Grande-Bretagne – ou simplement chez les rouquines du coin – mais, à un moment donné, il faudrait qu’on m’explique ce que la gente féminine avait contre moi ?! Où est-ce que j’avais insinué quoi que ce soit sur elle ? Sur ses enfants, oui. Sur elle ? Bon, à la limite, j’avais insinué que je m’attendais à une indifférence de sa part vis-à-vis de l’article de Rira Skeeter. Donc, en tout logique, c’était plutôt l’inverse qu’il s’était passé.

« Hmm… Plutôt que de me menacer sans motif, vous devriez peut-être prêter un peu plus attention à ce que j’insinue comme vous dites. À aucun moment, et j’insiste sur le aucun, je ne vous ai rabaissée. Si vous interprétez mes propos de cette façon, ça en dit plus long sur vous que sur moi. »

Naméoh ! Il manquerait plus que je me laisse marcher sur les pieds pour des propos infondés. Si les gens continuaient à me sauter à la gorge parce qu’ils prenaient mal mes paroles, qui n’avaient aucune mauvaise intention, j’allais finir par vraiment devenir ce que l’on m’accusait d’être ! C’était ce qu’il s’était passé avec Elesya Travers dans la Salle sur Demande. Elle avait sauté aux conclusions en s’imaginant que je la traitais comme une gamine – alors que ce n’étais pas du tout le cas au départ – et en me gueulant avec ce prétexte. Résultat, je m’étais mis à la traiter comme une gamine, puisque telle était l’impression qu’elle avait de moi. Donc, si la Weasley continuait d’insister sur le fait que je la rabaissais – alors que je l’avais pas du tout rabaissée – elle pouvait être certaine que j’allais me mettre à la rabaisser juste parce qu’elle m’aurait ennuyé avec ça ! Magasin des Weasley ou pas, je me fichais complètement de lui rentrer dans le lard si elle me titillait un peu trop ! Non mais, n’était-ce pas possible de passer deux jours sans être agressé par une rouquine dans ce pays ?!! Qu’est-ce que je leur avais fait ? Je ne comprenais rien du tout. C’était comme si je dégageais un parfum qui provoquait l’hostilité chez mon interlocutrice… Cherchant à enterrer la hache de guerre – à ma façon – sur ce point-là, je me permis d’ajouter :

« Si vous réfléchissez bien à mes propos vous concernant, ainsi que vos enfants, la seule chose que vous pouvez me reprocher, c’est de vous surestimer. Et non l’inverse. De toute évidence, je n’aurais pas dû. »

Comme quoi, complimenter l’héritage de Calamité Potter ne pouvait rien m’apporter de bien. Puisque c’était comme ça, la prochaine fois, je les traiterais de crevettes. A tous les coups, j’en serais récompensé d’une façon ou d’une autre. Cesser l’échange sur le torchon ? Je ne le considérais pas comme un torchon, mais pas de souci. C’était toujours mieux que d’en arriver à me battre avec la femme de mon patron actuel dans le magasin de ses frères. Au passage, on pouvait dire qu’elle choisissait bien ses lieux pour provoquer les gens celle-là. A croire qu’elle s’estimait tout permis – voire carrément intouchable – sous prétexte qu’elle était dans le magasin de ses frères et que son mari était le Survivant, alias l’Élu, alias le Directeur de Poudlard, alias Celui-qui-avait-vaincu-Voldemort. Comment ça c’était moi qui avais commencé en mentionnant l’article ? Un bon moins s’était écoulé depuis sa parution ! De l’eau avait coulé sous les ponts, non ? Comment aurais-je pu deviner que qu’il s’agissait toujours d’un sujet sensible ? « Je vous suis. » Fut tout ce que je lui offris pour réponse. Apprendre à mieux se connaître. Bof, j’avais comme l’impression d’avoir une assez bonne idée de qui elle était au vu de ses dernières paroles envers moi. Quant à cette offre de café ou de thé, dans ma tête, ça criait POISON ! POISON ! POISON ! Bref, ce n’était pas la joie.

Une fois dans cette fameuse arrière-boutique, je m’installai tranquillement sur une chaise. Je ne m’attendais pas forcément à être attaqué ou autre, mais dire que je ne me sentais pas à mon aise serait correct. Georges était toujours occupé avec la masse de client présente, je pouvais donc me permettre d’attendre encore un peu. Dans le pire des cas, je repasserais à un autre moment où lui enverrais Arya simplement. Posant mes mains – sans alliance – sur la table, je décidai de répondre à sa comparaison précédente pour obtenir mon avis :

« Pour en revenir rapidement à votre question précédente. Partons du principe qu’une demoiselle soit assez audacieuse, voire folle, pour épouser quelqu’un comme moi. Imaginons également que l’on se connaisse depuis aussi longtemps que le Directeur Potter et vous. Ajoutons à cela trois enfants. Je peux vous assurer que, dans tous les cas, nous ne réagirions pas de la même façon dans une situation similaire. Je ne vous connais pas vraiment, ni vous ni le Directeur d’ailleurs. Par contre, je me connais et je sais quel genre de femme je me verrais épouser. Et, ma femme hypothétique et moi ne formerions pas le même couple que le vôtre. Pas les mêmes personnalités. Pas la même histoire. Pas les mêmes problèmes. Pas la même alchimie, ou compatibilité si vous préférez. Bref, je serais plus du genre à en rire, personnellement. Ma femme hypothétique ? Y’a moyen qu’elle ait un humour similaire au mien. »

Ma femme hypothétique était géniale, non ? J’étais certains que mes enfants étaient cools eux aussi. Enfin bref, tout le monde ne réagissait pas de la même façon face à une situation identique. Il n’était donc pas possible de s’imaginer que je serais tout aussi énervé qu’elle si la même chose m’arrivait. De plus, j’avais tendance à rire de mes problèmes tout en m’en plaignant. Et puis, si je n’étais vraiment pas content, je ne cherchais jamais – ô grand jamais – à contacter quelqu’un d’autre pour régler mes problèmes. Mes problèmes, je les réglais moi-même à ma façon. Quelle était ma façon ? Généralement, elle impliquait quelques fesses sévèrement bottées. Rien de bien méchant.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mer 11 Jan - 22:54





Titre du RP
Scorpius, Célian, Rose, Rosalie


Citation de la mort qui tue
 

Ginevra n'avait pas reconnu cet homme ; de par ses paroles vraisemblablement durant deux ans ils avaient fréquenté la même école Poudlard ; néanmoins, elle était trop jeune à l'époque et absorbée par d'autre considération pour se consacrer à ce jeune homme. Vraisemblablement, il ne lui en tenait pas rigueur. Une chance pour elle. Il manquait plus que cela ne provoque un esclandre dans la boutique de son frère...

Par la suite Ginevra avait réagi de manière plutôt abrupte aux paroles de l'homme vis à vis de ses enfants ; et apparemment celui-ci la reprenait sur sa formulation quelque peu agressive. Elle même s'en était rendue compte. Désormais d'un âge mûr, elle parvenait à contenir ces accès de colère. Aussi, s'adressa t elle à ce bibliothécaire d'un ton las « oui excusez moi je me suis emportée, j'ai mal interprété vos paroles... mais disons que quand on évoque ma famille ou mes enfants, j'ai cette fougue qui s'empare de moi ; si vous mêmes vous avez des enfants je pense que vous pouvez aisément comprendre que l'on sorte de ses gonds si on touche à leur vie ou à leur honneur ? ».

Ginevra soupira avant d'enchaîner « mais oui nul doute, vous avez raison, bien entendu qu'ils sauront se débrouiller seuls, j'ai foi en eux... ». Elle regarda l'homme, un instant et eut l'idée soudaine de lui proposer, un café, un thé en arrière boutique. Il pouvait accepter comme refuser cette offre ; après tout, le contexte actuel pouvait prêter à une sourde crainte y compris d'elle même.

Vraisemblablement, l'homme ne semblait pas être craintif à cet égard ; sur le chemin vers la réserve, elle ne manqua pas de rebondir sur sa dernière phrase « vous me surestimez, vous me flattez Monsieur Grant ; moi même j'ai tendance à me rabaisser... qui l'eut cru ».

La jeune femme arrivait dans la salle de pause, lieu de convivialité pour le thé et le café ; les deux adultes s'installèrent autour de la table ; le bruit dans la boutique et les agitations des hommes semblaient confirmer qu'ils ne seraient pas dérangés par les propriétaires, grand bien leur en fasse.

Monsieur Grant était parti à peine assis dans une hypothèse, une comparaison avec son histoire ; elle l'écouta d'une oreille distraite et lui dit « vous savez toutes les personnes sont différentes, tous les couples sont différents et les caractères des personnes sont vraisemblablement uniques donc... on ne peut pas prévoir à l'avance comment on réagirait. Et le caractère d'une personne ne définit pas forcément la réaction qu'elle aura 20 ans après ».

Se rapprochant de la table elle lui dit « après tout notre caractère du jour est forgé par nos épreuves ; je ne sais même pas comment je réagirai dans 10 ans... ».

Puis Ginevra se leva alla chercher la cafetière, deux tasses et servit à chacun d'eux une tasse brûlante avant de les déposer devant chacun d'entre eux.

«vous semblez connaître mon histoire mais la votre ? Entre Poudlard et … Poudlard mais seulement depuis trois mois qu'avez vous vécu ? Auror ? Médicomage ? Mais vous êtes bibliothécaire donc je n'arrive pas à comprendre ce qu'il a pu se passer en autant d'années ? ».




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Jeu 12 Jan - 9:20


Elle s’était excusée. Bien, cela voulait donc dire que je n’étais pas complètement maudit alors. Enfin… Je supposais que j’étais en droit de le penser puisque la Weasley actuelle ne cherchait pas vraiment à me menacer et avait accepté le fait que je ne l’avais pas insultée. Grosso modo, problème résolu, non ? Après tout, si j’avais vraiment – sans faire gaffe – vexé une déité rousse, et que celle-ci avait décidé de se venger en poussant toutes les demoiselles à la chevelure de feu à m’antagoniser, la Ginevra ne se serait jamais excusée. Au mieux, elle m’aurait tourné le dos et se serait barrée. Au pire, le magasin aurait explosé. C’était comme ça que je voyais les choses.

Mal interprété mes paroles. C’était exactement ça. En ce qui concernait les raisons qu’elle était en train de me donner, je les comprenais tout à fait. Après, ça n’excusait en rien le fait qu’elle avait sauté aux conclusions et réagi de manière exagérée. Cependant, si on ajoutait la situation actuelle, cet article, ses enfants pour lesquelles elle s’inquiétait et probablement d’autres choses, il était possible qu’elle soit suffisamment sur le qui-vive pour voir tout propos comme étant une forme d’attaque. Après, elle se disait que si j’avais des enfants, je pourrais comprendre. Et bah, après la femme hypothétique, voilà qu’elle m’imposait des enfants ! Si ça continuait comme ça, j’allais finir arrière-grand-papa d’une armée de mini-Grant !

Mine de rien, bien que j’étais d’accord avec elle sur le fait qu’elle était suffisamment stressée pour en arriver à me menacer sans vraiment écouter ce que j’avais dit, cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle avait eu raison. Idem, ce n’était pas parce que je pouvais comprendre que j’allais faire comme si de rien n’était ou simplement accepté un tel comportement comme étant normal. Ainsi, si elle cherchait à ce que je la rassure en lui confirmant que toute personne mariée ou avec des enfants réagirait de la même façon qu’elle, elle comptait sur le mauvais cheval. Autant j’étais doué pour sortir des théories et autres raisonnements abracadabrants, autant j’étais bien trop logique pour accepter ce type d’écart émotionnel.

Aussi, et on pouvait facilement me trouver trop froid ou insensible, bien que je comprenais ses réactions, je ne les acceptais pas pour autant. L’honneur de ses enfants n’avait jamais été en danger. Bien au contraire même, et comme je l’avais moi-même fait : ils étaient plutôt surestimés qu’autre chose. Après, je n’avais pas été là durant leurs premières années à Poudlard, je ne pouvais donc pas affirmer qu’ils n’avaient jamais eu de problème dans cette école. Tout ce que je savais, c’était qu’actuellement, il n’y avait probablement pas plus entouré qu’eux. Rien que l’Albus avait probablement le groupe d’amis le plus fourni de l’école !! Proche des Malfoy et des Weasley, on ne pouvait pas dire qu’il manquait de quelque chose. A côté de ça, il était membre de son équipe de Quidditch et Président du club de duel. Bref, il était tranquille. Niveau sécurité, les Potter étaient sans doute les plus protégés de l’école. Forcément avec le père comme Directeur et le fait que celui-ci soit le héros du monde des sorciers : aucune chance que ses enfants soient ignorés.

En ce qui concernait mes filles, leur honneur, leur sécurité et le fait de sortir de mes fonds ? Bof, jusque-là, il n’y avait pas eu de soucis pour elles. C’était plutôt les parents de celle-ci en fait qui remplissaient le quota de mésaventures. Entre ma convalescence et Olivia qui foutait je-ne-savais-quoi dans notre jardin, on était bien plus susceptibles d’être blessés que nos filles l’étaient. Ces dernières étaient tellement choyées qu’elles risquaient probablement de péter les plombs dès qu’elles atteindraient la phase adolescente. Mais bon, on y était préparés – ma femme et moi – cela faisait longtemps qu’on avait mis au point un plan d’attaque pour gérer leurs crises d’adolescence successives. Quant au pauvre garçon qui débarquerait chez moi pour emmener l’une de mes filles au cinéma pour la première fois ? Hmm… Comment dire sans passer pour des malades ? Bon allez, ça n’avait rien de bien compliqué au final, il était d’ailleurs bien trop simple pour nous de menacer quelqu’un, peu importait son âge d’ailleurs.

Au vu de nos métiers respectifs à Olivia et moi – Botaniste et Magizoologiste – on avait accès non seulement à de multiples poisons et plantes dangereuses, dont des carnivores, mais aussi à toutes sortes de créatures magiques de catégorie 5 que j’avais rencontré au cours de mes voyages – Dragons, Loups-Garous, Vampires. Bref, on n’avait que l’embarras du choix pour faire passer un message très clair à toute personne ayant de mauvaises intentions envers l’une de nos filles. A côté de ça, il n’y avait rien de plus facile que de kidnapper quelqu’un avec le transplanage d’escorte. Et oui, comme le disait le proverbe : qui se ressemble s’assemblent. La vérité était donc la suivante : ma femme était aussi, sinon plus, dangereuse que moi ! Il ne fallait pas oublier que je l’avais rencontrée alors qu’elle observait un Filet du Diable, qu’elle m’avait désarmé et laissé à l’intérieur le temps de finir de prendre ses notes avant de me sortir de la galère dans laquelle je m’étais foutu. Oui, Olivia n’avait rien d’une sainte ou d’une personne saine d’esprit : la famille Grant ne s’invitait pas pour les fêtes !! Jamais !

Le fait de surestimer la Potter – par alliance – la flattait apparemment. Cela n’était pas mon but mais bon, si elle avait tendance à se rabaisser, ça expliquait sans doute son appréciation pour la flatterie. A moins bien sûr qu’elle ne soit juste humaine. Après tout, qui n’aimait pas les compliments ? A part moi bien sûr. Pour ma défense, je savais déjà que j’étais génial. Il était donc normal que je ne sois pas friand des bonnes paroles à mon encontre en provenance d’autrui. Quelque part, c’était presque insultant qu’ils ne s’en rendent pas compte de suite ! Rebondissant sur cette remarque de sa part, je lui fis remarquer sur le ton de la rigolade :

« Attention… Ceux qui ont tendance à se rabaisser sont généralement les premiers à se plaindre de leur âge ou du fait de vieillir trop vite… »

Pour les moldus, je pouvais comprendre cette manie qu’ils avaient de paniquer en voyant leurs cheveux ne plus pousser ou se grisonner. Pour les sorciers et sorcières, leur espérance de vie était facilement deux fois plus longue. Ainsi, que ce soit ma femme ou moi, aucun d’entre nous ne se considérait comme étant trop âgé pour quoi que ce soit – mis à part passer pour des mineurs au cinéma – puisqu’on avait encore un bon siècle de vie devant nous. Qu’elle ait passé la trentaine, et se rapproche de la quarantaine, ne changeait rien au fait qu’elle était une sorcière. Qu’elle ait accouché de trois filles, sans être contre l’idée d’un autre enfant, ne changeait rien au fait qu’elle restait une sorcière. Ainsi, toujours avec Dumbledore par exemple, celui était mort à 115ans. On était d’accords, ce n’était pas rien. Son duel contre Voldemort – 71 ans à sa mort – avait eu lieu quand il avait 114ans !! Le mage noir avait alors 69ans quant à lui. Or, d’après ce qu’il s’était dit sur l’intensité de celui-ci, ils étaient loin de s’être affrontés comme deux vieux croûtons incapables de se déplacer sans respirateur…

Certes, l’ancien Directeur avait passé le sommet de sa forme depuis quelques décennies. Cependant, ce n’était pas le cas du Seigneur des Ténèbres qui était alors au sommet de son art. De plus, ça n’avait pas empêché ce cher Dumbledore de dominer l’affrontement si ce qu’en disaient les témoins était vrai. A partir de là, et si on prenait ma théorie comme quoi un sorcier avait une espérance de vie deux fois plus longues qu’un moldu, on obtenait des âges véritables – pour les sorciers et sorcières – complètement différents !! On avait un Directeur Dumbledore mort à 57 années et demi, soit proche de la retraite pour un moldu, mais toujours capable de se déplacer sans aide. Quant au mage noir, ça signifiait qu’il était mort à 35 années et demi, et qu’il avait disparu la première fois vers 27 ans – soit 55 ans en vérité. Un moldu de 27 à 35ans était un adulte à part entière, et non plus un adolescent ou un jeune homme. En attendant, ça voulait aussi dire que du haut de mes 42 années, je n’avais en fait que 21ans pour un moldu – soit l’âge d’un jeune adulte – ce qui expliquait mes nombreuses actions dans la Salle sur Demande sous les yeux choqués d’Elesya. Quant à Olivia – ma femme de 36ans – cela lui donnait tout juste 18ans. Pas étonnant que ni l’un ni l’autre ne se considérait comme étant vieux donc, n’est-ce pas ?

« Et vous avez tout à fait raison. Enfin, personnellement, si je reviens exactement 20 années plus tôt, j’étais en pleine phase d’auto-destruction après la guerre… Décembre 1998… Yep, sans doute en pleine baston général dans un bar. Aucune chance d’être recruté comme bibliothécaire à cette époque ! Aucune ! »

Riant aux éclats en repensant à cette période et en la comparant à celle que je vivais actuellement : le jour et la nuit. Si quelqu’un était venu m’interrompre durant cette violence dont je faisais preuve dans ces nombreuses bagarres ridicules pour me dire que deux décennies plus tard je serais en train de faire des courses de Noël pour mes trois filles… J’aurais foutu deux baffes à la personne en question ! Célibataire, marqué à vie, traumatisé par toutes ces batailles, hanté par toutes ces pertes… Je n’avais absolument rien à voir avec l’homme que j’étais aujourd’hui : marié, comblé, heureux, et toujours en train de me marrer pour X raison. Assis à la table se trouvant dans l’arrière-boutique, on était tout de suite plus tranquilles. Personne pour nous déranger, nous écouter ou autre. Les sujets de discussion n’en deviendraient que plus personnels, ou plus sérieux, ou les deux ? « Dans 10ans… Nope, non non et non, je préfère ne pas y penser si vous voulez bien. Trop dangereux…» Pourquoi je réagissais ainsi ? Simple, mes filles avaient en ce moment 4, 6 et 8 ans respectivement. Donc, dix ans dans le futur, ça donnait quoi ? Yep, 14, 16 et 18 ans !! Trois adolescentes !

Pire encore, trois adolescentes susceptibles d’hériter de la folie d’Olivia ou de la mienne, à voir laquelle serait la plus horrible à gérer ? L’addiction aux risques, à l’action et aux dangers que je n’avais pas vraiment surpassée ou la manie d’Olivia qui consistait à créer des problèmes aux autres uniquement pour voir comment ils s’en sortiraient… J’avais bien dit à l’épouse du Directeur Potter que ma femme hypothétique et moi-même n’avions strictement rien à voir avec leur couple à eux, que ce soit en termes de personnalité, d’histoire, de problèmes, d’alchimie ou de compatibilité. Rien à voir du tout. J’étais certain que ces deux-là – par exemple – ne s’étaient jamais retrouvés quelques semaines dans un hôpital à cause d’un cadeau d’anniversaire, ou d’une vulgaire sortie en couple… Ils n’avaient probablement pas utilisé le sortilège de Têtenbulle sur leur bébé afin de leur offrir un baptême sous-marin tout en le présentant à une tribu d’Être de l’eau, ou autre créature magique du genre… Bref, je doutais fortement que Ginevra Weasley Potter ait la moindre idée du genre d’énergumène qu’elle avait vraiment en face d’elle et qu’elle cherchait à connaître. La logique voudrait qu’elle parte loin, très loin !

Connaître son histoire ? Pas vraiment non. Je n’avais entendu que des informations par-ci par-là de la part d’autrui, ou lu des articles. Rien de bien concret en gros. M’enfin, si elle insistait pour en savoir plus sur ce que j’avais fait entre Poudlard et mon retour quelques mois plus tôt. Ça risquait d’être long tout ça. Bon, si elle y tenait après tout. Hein ? Mais c’était quoi cette manie de dénigrer mon poste de bibliothécaire ? La jeune Park avait aussi trouvé cela étrange sous prétexte que je savais conjurer un parapluie anti-froid. Quel genre de péquenaud avait bien pu jouer les bibliothécaires avant moi pour qu’elles s’imaginent toutes que j’étais bien trop doué, beau ou génial pour me trouver à un tel poste ? Quand bien même il s’agirait d’un cracmol, cela ne rendait pas le poste ridicule pour autant…

« Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai toujours été bibliothécaire, je pratiquais simplement à l’étranger avant. Il s’agit d’une tradition familiale pour les Grant, une passion pour les ouvrages qui se transmet de génération en génération. Bibliothècaire de père en fils, de mère en fille, de tonton à neveu et de tata à nièce. Les Grant sont aux livres ce que les Ollivander sont aux baguettes : c’est notre dada. Je vous demanderais donc de ne pas traiter mon métier comme s’il s’agissait d’un accident de parcours alors que j’aurais été promis à un avenir d’Auror… Un métier plus que surfait d’ailleurs, si vous voulez mon avis. »

Bon, mon parcours était légèrement différent de celui que je venais de mentionner. Non seulement, il n’y avait pas de famille Grant, mais en plus quand bien même elle existerait, il s’agirait d’une famille de moldus. Oui, j’avais hérité du nom de ma mère qui n’était pas sorcière. Or, Ginevra était une Weasley. Donc, connaissant chaque famille de sorciers aux sang-pur, elle ne tarderait pas à comprendre que j’étais un sang-mêlé ou un né-moldu. A côté de ça, il n’existait pas de famille de bibliothécaire dans le monde des sorciers. Encore moins comparable à la dynastie des Ollivander !! A côté de ça, il suffisait de prêter un minimum attention à ma façon de m’exprimer pour comprendre que j’exagérais beaucoup trop pour paraître crédible. Le seul moment où j’étais vraiment honnête, c’était la partie sur les Aurors : je pensais véritablement que ce métier était surfait. Les gens avaient tendance à faire tout un foin de ces chasseurs de mages noirs alors qu’ils n’en foutaient pas une depuis la retraite d’Alastor Maugrey. Qu’est-ce que j’en savais ? Travers, Malfoy, Lestrange, Macnair, Nott. Tous ces noms de Mangemorts qui étaient parvenus à avoir des enfants des années après la mort de Voldemort, signe qu’ils n’avaient été ni arrêtés ni tués par ces fameux Aurors !!

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 14 Jan - 16:08





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Lors de leurs échanges Ginevra et Tobias en étaient venus à cette habitude notoire qu'elle avait de se rabaisser, manque de confiance cruel en elle même. Qui aurait pu croire une telle chose possible pour elle même ? Mais cela était un fait, les diverses épreuves qu'elle avait rencontrées avec sa famille ou elle seule faisaient que sa confiance était altérée. Pourtant elle était toujours la même personne, solide, déterminée, volontaire.

Elle ne rebondit pas aux paroles de l'homme, elle lui en parlerait plus tard ; elle ne manqua pas de sourire toutefois lorsqu'il lui dit que ces mêmes personnes avaient tendance à se vieillir... un sourire accentué à ce moment témoin des pensées de la jeune journaliste. Ginevra buvait son café tranquillement laissant l'homme s'exprimer librement. Elle avait appris avec sa carrière de journaliste à analyser les paroles de son interlocuteur ne pas leur couper la parole pour explorer les parts d'ombre de leur histoire.

C'est essentiellement pour cette raison qu'elle avait posé cette question, témoin de sa curiosité. Pourquoi une telle absence dans son histoire. Ah oui il avait toujours été bibliothécaire ? Bon nul doute qu'il avait certainement des prédispositions pour exercer au milieu des livres ; ceux ci renfermaient justement des savoirs incalculables pour ceux qui prenaient le temps de se noyer dans les ouvrages.

Bon visiblement tout de même à l'issue de Poudllard, il n'avait pas exercé de suite, une phase d'auto destruction, la part de sombre de l'homme en face de lui.

Ginevra tentait de garder contenance mais sa curiosité innée n'était pas satisfaite des réponses de l'homme ; elle le regarda intensément et lui dit, des paroles transparentes de la réflexion qu'elle venait d'entreprendre elle même «je ne comptais pas du tout abaisser votre position de Bibliothécaire bien au contraire je respecte cette profession ; moi même je considère que vous êtes pour ainsi dire les gardiens du savoir » ; elle hésita un court instant à poursuivre, le pousser dans ses retranchements, savoir ce qu'il avait vécu lors de cette bataille et à l'issue... mais elle sentait le terrain glissant et ne voulait pas s'aventurer plus loin pour l'instant ; sil l'homme voulait s'y risquer peut être aborderait il lui même le sujet ?


Quoi qu'il en soit Ginevra aborda elle même un sujet toute autre «parlons d'autre chose... votre épouse aussi est dans un métier en trait avec les livres ? Elle est à Poudlard aussi ? ».

Elle se risquait sur la vie privée de l'homme, peut être se bornerait il simplement à lui répondre que cela ne la regardait absolument pas... dans tous les cas elle avait tenté vainement d'orienter la discussion, l'homme en lui même restant très discret et évasif sur sa situation. Ce qui agaçait en l'état c'était que l'homme savait vraisemblablement tout sur elle alors qu'en l'état actuel des choses elle ne connaissait rien sur lui raison pour laquelle elle cherchait  par ses questions directes à identifier l'homme en face d'elle...

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mar 17 Jan - 0:08


Me trouvant dans l’arrière-boutique avec l’épouse de la Calamité, je me demandais franchement si celle-ci avait réfléchi un peu avant de m’y inviter pour un café. Déjà que le Directeur avait droit à des interprétations amusantes pour de simples visites professionnelles avec le Ministre… Ce serait quand même le pompon que les clients de ce magasin nous voient nous éclipser ici sans jamais en ressortir. Niveau rumeurs, ça volerait tout aussi haut que pour le mari de la rousse. Personnellement, je m’en fichais un peu. Cependant, au vu de la façon dont elle avait réagi, je préférais ne pas savoir ce qu’il se passerait si la prochaine édition de la Gazette annonçait que Ginevra Weasley Potter se vengeait en commençant une relation avec l’un des employés de son époux. Ce n’était pas impossible dès lors qu’un client présent dans le magasin déciderait de se faire un peu d’argent en balançant une telle information aux bonnes personnes.

Pourquoi je ne m’en inquiétais pas plus que ça sachant que j’étais aussi marié ? Simple, je savais que ce n’était pas vrai. Quant à Olivia, elle serait plus du genre à me taquiner là-dessus et à rire du fait que je me retrouvais impliqué – malgré moi – dans les problèmes de celui que je surnommais la Calamité. On était d’accords, de ce point de vue là, ça ne m’amuserait pas du tout. J’étais parvenu à éviter les problèmes jusque-là, et il ne me restait plus que quelques mois à tenir avant que l’année ne s’achève. Une fois cette année scolaire terminée, je pourrais reprendre mon travail en Hongrie que j’avais laissé en pause. Yep, je n’étais pas ici pour rester, mais pour me reposer en attendant de retrouver toutes mes facultés. Tant que j’étais ici, le sort de ce pays – mon pays d’origine – m’intéressait. Dès lors que je serais parti, ce ne serait plus mon problème : j’avais quand même d’autres chats à fouetter !

Suite à sa façon de parler de mon poste de bibliothécaire comme s’il s’agissait de quelque chose qui ne valait rien à côté de ces aurors et autres médicomages, je lui avais répondu que je venais d’une famille de bibliothécaire, et que mon travail n’avait rien de ridicule. Sérieusement, si les gens continuaient à s’imaginer que je faisais ce travail par dépit – bien que ce soit en partie le cas – j’allais finir par péter les plombs. Non mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à snober ceux qui travaillaient à la bibliothèque ?! Aux dernières nouvelles, personne ne snobait les aurors alors qu’ils étaient incapables de faire leur boulot correctement ! Pas foutus de surveiller des élèves au point que l’un était mort sous leur garde ! Pas foutus de neutraliser les derniers mangemorts restants au point qu’une ribambelle de leurs héritiers étudiaient tranquillement à Poudlard aujourd’hui ! Bref, sur le papier, ils n’avaient rien de si géniaux que ça. Les médicomages, quant à eux, valaient largement mieux ! Le hic, c’était que les soins, ce n’était pas pour moi. J’étais un patient à 200% !

A côté de ça, passer d’auror à bibliothécaire n’aurait pas vraiment de sens, à moins que je n’aie été blessé gravement au point de ne plus pouvoir exercer : j’étais loin d’avoir l’âge de la retraite. Certes, j’avais réellement été blessé et me retrouvais privé d’exercer mon métier pour le moment. Cependant, j’étais en tenue hivernale : il n’y avait donc aucune chance qu’elle soit capable de voir mes brûlures à travers tous mes vêtements. De plus, je marchais normalement et n’étais pas défiguré, donc bon – du point de vue de Ginevra Weasley – j’étais intact et en pleine possession de mes moyens. Hmm… Elle avait beau dire qu’elle respectait ma profession et ne comptait pas la traiter comme une erreur, il n’empêchait que ses propos précédents insinuaient exactement ça : il n’y avait pas d’autre façon de l’interpréter. Les gardiens du savoir ? Savoir était un grand mot. Néanmoins, elle n’avait pas complètement tort. D’un autre côté, il s’agissait aussi d’une façon de voir les enseignants puisque ceux-ci distribuaient justement du savoir à leurs élèves.

« Nul besoin de vous justifier, ce n’est pas la première fois que l’on se demande pourquoi je me contente de la bibliothèque. L’autre jour, une Poufsouffle se demandait pourquoi je n’étais pas professeur… – il s’agissait de la jeune Park. Ne voyant pas l’intérêt de la nommer ici, je m’étais contenté de préciser sa maison. Préférant jouer cartes sur table, je décidai de lui révéler la vérité – Enfin bref, la vérité, c’est que je ne viens pas d’une famille de bibliothécaire. J’ai dit cela uniquement parce que ces nombreuses piques sur cette profession commencent à m’agacer. – Voilà, c’était dit. Maintenant, il y avait plutôt intérêt à ce qu’on cesse de regarder les bibliothécaires de haut ou le prochain à snober ce travail se retrouverait transformé en bouquin ! – En attendant, j’étais réellement à l’étranger jusqu’à récemment. J’ai quitté ce pays quelques mois après la mort de l’autre Lord Pourquoi-J’arrive-Pas-À-Tuer-Ce-Marmot-Aux-Yeux-Verts. Apprenti pendant 5ans, j’ai réellement commencé à travailler en tant que Magizoologiste en Grèce. Ma spécialité ? Les Êtres de l’eau et les Griffons. »

Je lui épargnais les détails parce que bon, si je lui racontais réellement tout ce qu’il m’était arrivé depuis que j’avais quitté Poudlard… Même en résumant au maximum, cela me prendrait facilement plusieurs dizaines de milliers de mots… Voire une centaine. Or, aucun d’entre nous n’avait le temps pour ça ! En ce qui concernait le surnom offert à Voldemort, je trouvais que ça lui correspondait bien mieux. Après tout, c’était sûrement la question qu’il s’était posé depuis ce 31 octobre 1981 jusqu’à sa mort en mai 1998 ! Le pauvre… Passer près de deux décennies obsédé par une seule et unique question, pas étonnant qu’il en ait perdu tous ses cheveux ! D’ailleurs, ça me rappelait que moi non plus, je n’avais toujours pas la réponse. Je l’avais cherchée pendant un moment lors de l’arrivée du Survivant à Poudlard. Cependant, je ne m’étais plus vraiment posé la question depuis. La Gazette avait fait mention d’une prophétie à un moment donné, ce qui expliquait le surnom d’Élu qu’on lui avait affublé après, mais bon… A cette époque-là, ce journal avait beaucoup perdu en termes de crédibilité, et je n’en avais entendu parler que par mon meilleur ami et mes autres amis de Serdaigle.

Parler d’autre chose ? Mon épouse ? Mais de quelle épouse elle me parlait elle ? Et d’où ça sortait ça encore ? Et qu’on ne me sorte pas qu’il s’agit de cette théorie ridicule sur l’instinct féminin ! Franchement, si un tel truc existait, je supposais qu’il aurait une bien meilleure utilité. Là, en l’occurrence, je ne savais pas du tout ce qui l’amenait à me poser une question sur une épouse dont elle ne connaissait pas l’existence. C’était encore la même histoire qu’avec Artémis Travers : cherchait-elle à prêcher le faux pour savoir le vrai elle aussi ? Allais-je tomber sur une nouvelle rouquine cherchant à me tirer les vers du nez pour X raison ? Me levant de la table, je me servis un thé au sein duquel j’ajoutai un sucre. Puis, tout en touillant celui-ci, je m’adossai au mur tout en lui demandant à mon tour :

« Qu’est-ce qui vous fait croire que je suis marié ? Je ne me souviens pas avoir mentionné de femme au cours de notre discussion, et je ne porte même pas d’alliance… – marquant une légère pause pour réfléchir, j’arquai un sourcil pour lui demander soudainement – Rassurez-moi, ce n’est tout de même pas parce que je n’ai, à aucun moment, cherché à vous séduire que vous en avez déduit que j’étais forcément marié, on est d’accords ? »

Parce que bon, femme du Survivant/Élu//Ex-Auror/Directeur de Poudlard ou pas, il y avait plutôt intérêt à ce qu’elle ne se mette pas dans la tête que tout le monde lui courrait après ou voulait être à sa place ! Niveau prétention, égo, et tout ce qui allait avec, on toucherait la Lune si tel était le cas ! Je voulais bien que – et probablement durant des années – Sorcière Hebdo ait fait tout un foin de son statut de femme d’Harry Potter au vu de la célébrité de ce dernier. Cependant, cela ne voulait pas pour autant dire que tout le monde pensait de la même façon. Certes, elle avait dit avoir l’habitude se rabaisser. Néanmoins, ce n’était pas comme si les personnes se rabaissant continuellement pour recevoir des compliments par la suite n’existaient pas… Le truc, c’était que je n’avais pas pour habitude de me faire avoir. La raison ? Je faisais rarement des compliments. Ou plutôt, ils étaient rarement sérieux. Ils étaient généralement ironiques, sarcastiques ou condescendants. Bref, rien de bien attrayant sachant que les personnes comprenaient de suite que je balançais tel ou tel compliment plus par amusement qu’autre chose. A côté de ça, j’étais le dernier des gentlemans. La galanterie, ce n’était pas du tout mon truc, ou alors je le faisais de manière instinctive et pas du tout intéressée.

Ici, je ne comprenais pas du tout ce qui avait Miss Calamité à m’interroger sur mon épouse sachant que rien ne pouvait lui laisser entendre que j’en avais une. Même mon attitude laissait supposer le contraire au vu de la façon dont je lui avais parlé jusque-là. Avec des capacités de communication telles que les miennes, tout porterait à croire que je ferais fuir la gente féminine, non ?

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mar 17 Jan - 21:23





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Citation de la mort qui tue
 

Les deux adultes étaient depuis un temps certain à l'arrière boutique du frère de Ginevra ; celui-ci était d'ailleurs bien trop occupé pour les déranger dans leurs échanges. C'est bien la raison pour laquelle, elle avait proposé à Monsieur Grant un café pour se réchauffer par les températures glaciales de l'hiver.

L'homme d'ailleurs ne semblait pas trop contrarié de ses multiples maladresses. Néanmoins, il n'arrêtait pas de défendre son métier. Pourtant il semblait bien à Ginevra qu'à aucun moment elle n'avait critiqué la carrière de bibliothécaire à croire qu'il cherchait sans arrêt à se justifier ; aurait-il quelque chose à reprocher sur ce point pour qu'il insiste... qu'importe ses raisons c'est notamment pour cela qu'elle lui dit « vous n'avez pas besoin de vous justifier plus pour cette carrière de bibliothécaire et personnellement je n'ai rien contre ce métier bien au contraire j'ai perdu bien des heures dans celle de Poudlard donc ce n'est pas de moi que vous obtiendrez railleries notoires à l'encontre des bibliothécaires » réfléchissant à haute voix elle se dit « tiens d'ailleurs pour un prochain numéro de gazette, pourquoi ne pas vous interviewer ? Je gère plus la page des sports mais je peux bien faire un apparté pour une fois, et vous pourriez nous parler de votre expérience ? ».

Ce faisant la jeune femme avait sortit un calepin et notait l'idée parmi tant d'autres avant même que l'homme n'eut le temps de répondre.

Il avait enchainé par ailleurs sur cette expérience en tant que zoologiste, attiré par les griffons et l'es êtres de l'eau ; relevant son stylo elle le fixa et lui dit « oui décidément je vais pas vous mentir, vous semblez être un homme aux multiples facettes... ; et votre remarque sur celui qui a tenté en vain de tuer mon mari a ce soupçon d'humour qui me plaît, vous êtes un homme surprenant et ce même si cela fait que quelques minutes que je vous connais Monsieur Grant ».

Un silence s'était installé, celui-ci rompu par elle-même qui avait poussé l'indiscrétion jusqu'à évoquer la vie privée de l'homme. Il aurait très bien pu se lever, s'écarter et partir en lui intimant de manière ferme le silence. Au contraire, il s'engouffrait dans cette brèche ouverte. Elle sourit ; son attitude laissait donc à croire qu'il avait une épouse, sinon il n'aurait pas agi de la sorte. Sans scrupules, il lui demandait même ouvertement à quel moment il en avait parlé pour qu'elle le questionne.

Aussi de manière toute aussi naturelle Ginevra lui répondit « mais voyons Monsieur Grant vous ne m'en avez pas parlé du tout... et comme depuis le début de notre entretien je ne cesse de m'excuser je renouvelle ces paroles...  et détrompez vous ce n'est pas parce que vous n'avez pas tenté de me séduire non plus» elle le regarda en souriant encore un peu plus « ce que je peux être maladroite... c'est tout moi ça... bref que vous ayez une épouse ou pas cela peu m'importe, comme je vous ai dit y'a 5 minutes, depuis le début de notre échange vous me surprenez et si vous l'acceptez j'aimerais bien faire une interview de vous même, je pourrais même me déplacer dans votre bibliothèque à Poudlard pour faire une photographie de vous entouré de vos livres ? ».

Ginevra cherchait à ramener la conversation sur un sujet que l'homme affectionnait particulèrement, elle espérait bien obtenir une réponse positive à sa demande ; elle surprendrait plus d'un de ses collègues en effectuant une telle démarche... peut être pourrait elle demander à William de l'accompagner ?




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Dim 22 Jan - 4:52


Vigilance constante. Bien que je n’aie jamais rencontré le célèbre Alastor Maugrey personnellement, en me côtoyant un minimum, il n’était pas difficile de dresser une comparaison entre ma philosophie de survie et la sienne. Autant dire que si l’on s’était rencontrés en temps de guerre, notre méfiance naturelle nous aurait très probablement poussés à nous attaquer mutuellement et…je me serais fait botter les fesses comme pas permis ! Mais ça, c’était avant. Sans aller jusqu’à dire que je me sentais capable de me frotter à la légende parmi les Aurors – s’il était toujours en vie – je ne me sentais pas non plus comme un gosse inexpérimenté. Enfin bref, tout ça pour dire que mon attitude actuelle envers l’épouse du Survivant tenait simplement de cette philosophie de survie que j’avais adopté dès l’orphelinat : vigilance constante.

Cette aptitude à toujours m’attendre au pire de la part d’autrui n’avait fait qu’augmenter durant mes dernières années à Poudlard. Par la suite, avec toute la cruauté dont étaient capables certains sorciers et dont j’avais été témoin – et victime – durant la guerre, j’avais purement et simplement mis la grande majorité de la communauté sorcière de la Grande-Bretagne dans le même bateau ! Après ça, j’avais quitté le pays et découvert que l’herbe était bien plus verte partout ailleurs. A partir de là, on pouvait aisément comprendre pourquoi j’avais des problèmes avec cette communauté et ses habitants, surtout cette nouvelle génération que je ne connaissais pas vraiment. Depuis que j’étais revenu, elle m’apparaissait comme étant moins pire – de très loin – que l’ancienne. Cependant, ces derniers mois m’avaient amené à penser que le côté sombre de cette communauté commençait petit à petit à re-pointer le bout de son nez.

Résultat, j’étais de plus en plus méfiant de jour en jour. Et qui disait méfiance, disait instabilité. Qui disait instabilité disait agressivité. Et c’était probablement pour cela que Ginevra Weasley sentait que j’étais constamment sur la défensive, et constamment en train de lui reprocher ses paroles après les avoir prises très négativement. Mine de rien, je faisais exactement ce que j’imaginais que les demoiselles à la chevelure rousse me faisaient.  Ah la la… Bon allez, mieux valait que je me calme un peu avant que cette discussion ne parte en live pour rien du tout. Au départ, c’était moi qui l’avais titillée. Et là, c’était à son tour de lancer les sujets fâcheux sans s’en rendre compte. Pour sa défense, elle ne me connaissait pas du tout. Le fait qu’elle ne sache pas sur quel pied danser avec moi était parfaitement compréhensible. A côté de ça, je n’avais pas un caractère facile à gérer. Autant, j’étais capable de rire et de plaisanter sur des sujets lambdas comme tout le monde, autant j’étais beaucoup moins amusé quand le sujet concernait ma propre vie, ma propre histoire.

Une interview ? Dans la Gazette ? De moi ? Ha ! La bonne blague ! D’ailleurs, n’était-elle pas chargée de la page des sports elle ? Quel pouvait bien être le rapport avec un bibliothécaire ou même un magizoologiste ? De plus, si elle tenait simplement à faire parler une personne trouvée au hasard dans le magasin de ses frères, elle n’avait que l’embarras du choix. Et voilà qu’elle sortait un calepin pour griffonner dessus pendant que je répondais justement à sa question sur ce que je faisais avant d’intégrer le staff de Poudlard… Une chose était sûre, si elle cherchait à s’attirer ma sympathie, elle s’y prenait très très mal. Non pas parce que me proposer tout un article sur moi n’était pas flatteur – ça l’était pour le coup – mais plutôt parce que je ne pouvais me le permettre. Il y avait bien trop d’inconvénients pour aucun avantage. Absolument aucun. Mon travail de magizoologiste n’avait rien d’exceptionnel, surtout que je n’avais qu’une quinzaine d’années d’expériences réelles par moi-même.

Un homme aux multiples facettes ? Là encore, n’étant pas du genre à accepter les compliments pour ce qu’ils étaient, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il s’agissait là d’une description pouvant définir tout homme sur cette planète. Un étudiant de première année avait facilement plusieurs facettes à son arc ! Niveau humour ? Hmm… Disons qu’elle serait probablement moins amusée si elle savait ce que je pensais réellement de son mari. Clairement, à l’instant même où je ferais mention de lui en tant que Calamité attirant tous les problèmes de ce pays, elle mettrait fin à l’interview avant de me chasser à coups de maléfices !! Encore une fois, elle ne me connaissait pas du tout. Son idée partait d’une très bonne intention. Le problème, c’était que si elle voulait une interview sincère de ma part, elle en détesterait le résultat, et ça j’en étais certain. Réitérant sa demande pour m’interviewer tandis que je sirotais mon thé silencieusement, elle proposait également de venir me rendre visite directement sur mon lieu de travail pour me prendre en photo avec les livres de la bibliothèque.

« Malheureusement, j’ai bien peur de ne pas pouvoir accepter cette interview et ce, pour un nombre incalculable de raisons.. Vous connaissez mon nom, mon âge… Vous savez durant quelle période j’étais à Poudlard, que j’ai participé à la dernière guerre, que j’ai une carrière de Magizoologiste derrière moi et que je suis bibliothécaire aujourd’hui. Vous avez donc autant d’information sur ma vie que j’en sais sur la vôtre. »

Ce qui était vrai. Tout comme elle, j’avais que des infos générales et très superficielles sur sa vie : rien de plus. Ne l’ayant jamais rencontrée jusqu’à ce jour, je ne savais d’elle que ce que j’avais pu voir par moi-même. Ajouté à cela, on n’avait pas élevé les cochons ensemble donc bon, ce n’était pas comme si j’étais au courant de toute sa vie dans les moindres détails. Seules les personnes vraiment proches d’elle pouvaient prétendre tout savoir sur elle. Personnellement, je n’étais qu’un individu lambda avec qui elle avait entamé une conversation parce qu’elle se trouvait sur mon passage. Ce n’était pas contre elle. Cependant, je ne voyais aucun point positif pour une telle interview. Bien au contraire même, j’étais uniquement capable de voir les inconvénients d’un tel article publié auprès de cette communauté sorcière qui n’avait aucun scrupule à descendre au quotidien celui qui était considéré comme le héros national !! Quand bien même certains journalistes – comme Monsieur Ash – étaient plus que respectables, ce n’était pas le cas de tous et encore moins des lecteurs…

« Pour les raisons de mon refus. Sachez tout d’abord que je n’ai pas l’intention de rester à mon poste indéfiniment. Si tout se passe bien, je repartirais pour la Hongrie à la fin de l’année scolaire. Une interview sur une personne de passage n’aurait pas grand intérêt pour vous comme pour moi. Après, il y a aussi le fait que je profite de cette année pour me reposer et éviter le stress. Or, comme vous avez pu vous en rendre compte par vous-même, dès lors que vous entrez dans le collimateur de la Gazette, votre vie n’a plus rien de reposante. »

Sur ce point-là, elle ne pourrait pas me contredire. Plus d’un mois s’était écoulé depuis ce fameux article et elle ne s’en était toujours pas remise. Fort heureusement pour elle, elle était suffisamment équilibrée et stable mentalement pour gérer son stress raisonnablement. Malheureusement pour moi, je n’étais rien de tout ça. Je gérais la pression en cherchant des sensations fortes. Si un article sortait sur moi et que j’y lisais des trucs que je n’appréciais pas – qu’ils soient vrais ou pas – je me connaissais assez pour savoir que ma première action serait de me mettre en danger pour avoir une bouffée d’adrénaline ! Avec tous les aurors postés dans Poudlard, il ne me serait pas difficile de les provoquer, les forçant ainsi à se retourner contre moi, m’offrant alors une bataille des plus chaotiques !! Je finirais probablement à Azkaban pendant quelques mois…tout ça à cause d’un article. Naturellement, la journaliste se trouvant face à moi ne savait rien de tout ça. Comment pourrait-elle s’imaginer ne serait-ce qu’une seconde que le bibliothécaire de Poudlard était incapable de réagir comme le ferait toute personne censée ? Comment pouvait-elle supposer qu’elle était face à une bombe susceptible d’exploser pour quelque chose d’aussi ridicule qu’une interview ?

Là était justement le hic, il ne s’agissait pas que d’un article. Mon esprit paranoïaque me poussait à voir cette idée d’interview comme le point de départ d’une réaction en chaîne qui déclencherait ma phase d’autodestruction d’une façon ou d’une autre. Que voulais-je dire par là ? Simple, partons du principe que la Weasley-Potter sortait son article sur moi. Elle était journaliste sportive. Traduction ? Le simple fait qu’elle sorte de son champ d’intérêt pour écrire sur le nouveau bibliothécaire de Poudlard – peu importait mon passé – attirerait aussitôt l’attention. Ajouté à cela, il y avait le fait qu’elle restait la femme de l’Élu, et que celui-ci était mon patron. Qu’elle le veuille ou non, l’intérêt qu’elle m’aurait porté pousserait d’autres journalistes à s’intéresser à moi. Qu’est-ce qui avait poussé une journaliste sportive, qui plus est femme d’Harry Potter, à interviewer Tobias Grant ? Qu’avait-il de si spécial ? Voilà ce qui passerait par la tête des reporters de ce pays. Dès lors, ce serait la course à l’information, la course au scoop sur mon passé alors que je cherchais à passer inaperçu avant de reprendre mon vrai boulot.

Ma carrière… Ma vie en Grèce… Olivia et mes filles… Mes voyages avec Lena sur les continents américains et africains… Mes nombreuses participations à des tournois de duelliste… Mes actions durant  la guerre… Mes interventions en tant que combattant du feu à la caserne de Londres… Ma scolarité à Poudlard avec mon attitude plus que discutable… Mon enfance dans un orphelinat… L’abandon de ma moldue de mère… L’identité de mon père… Tout serait passé au microscope. Tout sortirait très probablement au grand jour, notamment ce que je cherchais à oublier et ce que je ne voulais pas savoir. Jusqu’à aujourd’hui, je ne savais toujours pas qui était mon père. Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais toujours pas cherché à savoir qui il était. Mes propres filles avaient très vite appris à ne pas mentionner leurs grands-parents paternels – soit mes parents – en ma présence. Avec tout ça, vous pouviez être sûr qu’il n’était pas QUESTION qu’un journaliste enquête sur ma lignée et révèle publiquement l’identité de mon père alors que je ne désirais pas le savoir !! Non pas que j’avais besoin d’une raison, mais s’il devait y en avoir une, ce serait celle-là qui me pousserait à me retourner contre cette communauté sorcière au point de mettre fin à son existence.

« Après rien ne nous empêche de discuter tranquillement. Je vous demanderais simplement de garder pour vous ce que vous découvrirez sur moi, tout comme je garderais pour moi ce que j’apprendrais sur vous. Notamment que vous préférez le café au thé… »

Conclus-je avec un petit sourire moqueur. Nous étions anglais après tout. La moindre des choses, c’était de privilégier le thé au café ! Ah la la… Qui aurait cru qu’il était si compliqué d’avoir une discussion posée de nos jours. Il n’était pas facile de cacher aux yeux de tous à quel point je ne supportais pas cette communauté sorcière, ni même son héros. Quand bien même j’avais un travail ici, celui-ci n’était que temporaire et je n’avais qu’une hâte : que l’année se termine afin que je puisse reprendre ma véritable profession.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Lun 23 Jan - 23:34





Titre du RP
Scorpius, Célian, Rose, Rosalie


Citation de la mort qui tue
 

Quelle mouche l'avait piqué de proposer une interview à cet homme qu'elle ne connaissait que depuis à peine une heure visiblement ? Elle même se le demandait. Il devait vraiment la prendre pour une folle. Mais Ginevra malgré le fait d'être affectée au service des sports aimait quelques fois innové et cet homme aurait pu être un de ses premiers essais. Toutefois, il refusa sa demande. Il avait en grande partie raison, préserver sa vie privée était plus prudent désormais... elle même en avait fait les frais comme il le soulignait par ailleurs justement.

Aussi Ginevra enchaîna t elle gentiment tout en rangeant son calepin et son crayon et en le regardant « vous avez raison je me suis éparpillée quelque peu ; des fois on en apprend bien plus sur les gens autour d'un thé ou d'un café que dans une salle d'interrogatoire c'est bien pour cela que je vous ai convié dans cette arrière boutique ».

Il venait par ailleurs de lui dire qu'il repartait pour la Hongrie à l'issue de l'année scolaire ; curieuse, elle avait hâte d'en savoir plus « vous êtes un véritable globe trotter sans attache d'aucune sorte ni crainte de mauvaise rencontre ; vous semblez n'avoir peur de rien ».

En y pensant Ginevra n'avait pas peur de grand chose non plus, sa carrière de journaliste lui permettait elle aussi de parcourir le monde ; c'était peut être pour cela qu'elle se sentait proche de lui ; il avait vu du pays et continuait à en voir. Prenant à nouveau la parole elle lui dit « tout comme moi j'essaie d'avoir peur de rien ; la seule chose dont j'ai peur aujourd'hui n'est plus de voir mon nom sali dans des torchons mais plutôt de perdre mes amis et ma famille ».

Ginevra se releva et se dirigea vers le pas de la porte regardant ses frères affairés avec les clients ; puis se tournant vers Monsieur Grant «  votre dernière phrase m'interpelle on dirait que je pourrais apprendre bien des choses sur vous mais comment les apprendre si vous ne m'en parlez pas vous même ;.. je suis bien piètre intervieweuse vous savez » finit elle en riant aux éclats.




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Sam 28 Jan - 0:01


Le fait de la voir sortir son calepin et son crayon m’avait rendu méfiant, bien plus méfiant que je ne pouvais l’être d’ordinaire. Si la demoiselle ne voyait aucun mal à accorder une interview à une personne qu’elle ne connaissait pas, ce n’était pas mon cas. Personnellement, je ne savais rien du tout sur elle. Traduction ? Je ne lui faisais pas confiance. Cela n’avait rien de méchant ou autre. Bien au contraire même, il était logique de ne pas confier tous ses secrets à la première personne venue. Certes, ce pays avait connu presque deux décennies de paix, ce qui expliquait probablement l’insouciance et l’ouverture dont Ginevra Weasley faisait preuve à mon encontre. Cependant, avec les néo-mangemorts qui traînaient dernièrement, et la mort d’un élève dans l’enceinte de Poudlard, il m’était impossible de me fier aux nouvelles rencontres.

Et oui, il n’y avait pas de favoritisme avec moi : un inconnu était un inconnu. Peu importait son nom de famille, son physique, sa profession, ou même sa renommée. Grosso modo, ce n’était pas qu’elle était une Weasley, femme de l’Élu, et journaliste sportive que j’allais aussitôt me sentir à l’aise à ses côtés. Pour preuve, je n’avais pas touché au café qu’elle m’avait proposé au début : j’étais allé me faire mon propre thé. Non pas que je m’attendais forcément à être empoisonné. Néanmoins, je ne pouvais ignorer le fait que si elle m’empoisonnait vraiment, elle s’en sortirait sans qu’on ne lui dise rien. Nous nous trouvions dans le magasin de ses frères qui la couvriraient à tous les coups. Je n’étais pas censé me trouver ici vu que j’étais parti sans prévenir le Directeur. Et son mari était encore considéré comme le héros de ce pays. Bref, il n’y avait pas plus intouchable que Ginevra Weasley !! Il n’était donc pas question que je prenne le risque d’être tué par celle-ci alors que personne ne paierait pour un tel crime…

Une salle d’interrogatoire ? Woaw ! C’était donc la première chose qui lui venait à l’esprit pour apprendre à connaître quelqu’un. Yep, qui disait salle d’interrogatoire disait Véritasérum et Pensine pour extraire les souvenirs. M’enfin, les deux pouvaient être contrés d’une façon ou d’une autre donc bon, ce n’était pas fiable à 200% non plus. En attendant, elle avait rangé son calepin et accepté ma réponse – en apparence – réalisant qu’il était étrange de chercher à interviewer une personne aussi rapidement. Continuant mon explication, je lui avais fait savoir que ma période à Poudlard n’était que temporaire, idem pour mon temps dans ce pays qui était limité. Véritable globe-trotter ? On pouvait dire ça comme ça. Par contre, j’avais toujours beaucoup de mal avec tous ces compliments… Aucune attache ? Là, par contre, elle partait trop loin dans son raisonnement. Peur de rien ? Hmm… Pour le coup, je ne comprenais pas d’où venait cette supposition. Faisait-elle reference au fait que je voyageais souvent ?

Perdre ses amis et sa famille… Même chose pour moi, bien que j’avais appris à ne plus trop m’en faire pour mes amis : ils étaient tous largement capables de se défendre. En ce qui concernait ma famille, tout dépendait des circonstances en quelque sorte. J’avais pris suffisamment de précaution pour ne pas avoir à m’inquiéter dès lors que mes filles étaient à la maison, ou qu’Olivia était avec elles. Quelque part, je plaignais plutôt les idiots qui tenteraient d’attaquer ma famille en s’introduisant dans mon domicile directement… Petit conseil pour eux : ne jamais s’en prendre à l’habitation d’une botaniste !! Moi-même, je n’étais pas au courant de toutes les plantes sur lesquelles ma femme travaillait, ou encore celles qu’elle faisait pousser dans notre jardin ou à l’intérieur en guise de décoration. Tout ce que je pouvais dire, c’était qu’un accident était vite arrivé quand on n’avait pas appris à traverser le couloir correctement… Ainsi, je m’inquiétais surtout pour mes filles lorsqu’elles étaient à l’école ou avec leurs propres amis/amies. Olivia ? On était ensemble depuis une quinzaine d’années… Sachant qu’elle m’avait survécu jusque-là, elle était tranquille.

« Pour commencer, si vous considérer cette conversation comme une interview, vous pouvez être sûre que je ne vous apprendrais rien sur moi. Je considère tout journaliste comme une Rita Skeeter potentielle jusqu’à preuve du contraire. Le fait que je sois plus ou moins un collègue Dragonologiste de Charlie, ou que je sois un client de George depuis l’ouverture de son magasin, ou même que je sois de la même année que Percy à Poudlard ne me dit rien du tout sur vous. Et ce n’est pas parce que vous êtes la femme du Héros National que je vais vous accorder ma confiance gratuitement. »

Voilà, c’était dit. Qu’elle veuille en apprendre plus sur moi était bien sympa, mais ce que je lui révélais ne dépendait pas des questions qu’elle me poserait. Elle aurait beau me poser les questions les plus personnelles ou banales, c’était à moi de décider si je voulais lui répondre d’abord, puis comment je lui répondrais, non ? Idem pour elle. Rien ne la forçait à me répondre ou même à me parler. Il ne s’agissait en rien d’une interview. Il était censé s’agir d’une rencontre et d’une petite discussion autour d’une boisson chaude. Rien ne nous forçait à nous considérer comme de grands amis qui se révèleraient tout, ou qui chercheraient à rattraper le temps perdu en se racontant tout ce qu’ils avaient fait depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Quoiqu’il en soit, avec ce que je venais de lui dire, je voulais mettre les choses au clair : je ne la connaissais pas et je ne lui faisais pas confiance.

« Je ne suis pas revenu dans ce pays de mon plein gré. J’ai été transféré en urgence à Sainte-Mangouste il y a plus d’un an. A mon retour, qu’est-ce que je découvre ? Des attaques de la part d’abrutis qui cherchent à reprendre le flambeau du Roi des Hypocrites 20ans après sa mort… Le Ministre en personne qui se fait attaquer… Et un élève assassiné à Poudlard… Donc, excusez-moi si mes réponses ne sont pas suffisamment satisfaisantes pour nourrir votre curiosité mais, au vu du contexte actuel, vous auriez très bien pu être une espionne sous Polynectar venue récolter des informations sur un survivant de la dernière guerre !! »

Et voilà que je montais le ton. Non mais ce n’était pas vrai ça. Moi, qui cherchais à garder mon calme en permanence depuis que j’avais reposé les pieds dans ce pays de malheur, ce n’était pas près d’arriver si elle continuait d’agir ainsi. Non mais qu’est-ce qu’elle me faisait là ? Le coup de l’innocente victime qui cherchait tout juste à connaître son interlocuteur alors que j’étais le méchant monsieur qui refusait de lui offrir mon autobiographie sur un plateau ?! Avec tout ce qu’il s’était passé dernièrement – et bien que j’ai eu une superbe discussion avec Monsieur Ash que j’avais de suite apprécié – il n’en restait pas moins que j’avais été attaqué par une soi-disant collègue quelques jours plus tôt en la personne d’Elesya Travers qui m’avait tapé un caprice ridicule. A côté de ça, je vivais dans une école où mourir était maintenant possible, et dans un pays où le Ministre en personne était vulnérable !! Et la madame voulait que je me confie à elle comme si on avait élevé les cochons ensemble alors que tout ce qu’il se passait dans ce pays actuellement m’invitait à considérer toute personne comme un ennemi potentiel !! Une blague ! Comment ré-ouvrir de vieilles blessures en l’espace de quelques mois ? Simple, apparemment il suffisait de rentrer plus longtemps que prévu dans son pays natal où deux guerres avaient eu lieu en quelques décennies…

Retournant m’asseoir sur la chaise, je l’invitai à faire de même. Le magasin était toujours bondé, et il me restait un peu de temps avant de devoir retourner au château. Depuis le début de notre conversation, j’avais bien compris qu’elle était la véritable Ginevra Weasley, je ne m’inquiétais donc pas pour une tromperie via Polynectar. Niveau confiance, elle était loin de l’avoir gagné. Pour une personne ordinaire, il n’y aurait sans doute pas de problème. Le hic, c’était que je n’avais rien d’ordinaire. Réaliste, négatif, pessimiste, méfiant, parano. Tels étaient les termes qui me définissaient le mieux selon les points de vue. Quoiqu’il en soit, ils indiquaient tous que pour que j’accorde ma confiance, il fallait vraiment ramer – sauf exception comme Monsieur Ash qui ne dégageait rien de menaçant. Néanmoins, puisque je savais qui elle était, je pouvais largement contrôler les informations que je lui fournirais sur ma personne. Lors de nos prochaines interactions – s’il y en avait – je verrais bien si elle le méritait ou pas.

« Je ne m’excuserai pas pour ma méfiance parfaitement légitime compte-tenu du contexte actuel, mais j’ai décidé de vous accorder le bénéfice du doute. Que vous soyez digne de confiance ou pas, quelque chose me dit que je ne tarderai pas à le découvrir. – commençai-je tout un sirotant une nouvelle gorgée de mon thé. Il était temps de lui offrir les réponses qu’elle cherchait à me soutirer à sa façon – « Comme je vous l’ai dit plus tôt, j’ai vécu en Grèce, y travaillant comme Magizoologiste. Je m’y suis marié, en quelque sorte, avec une botaniste et nous avons aussi trois enfants. Je suis ici pour vérifier la commande que j’ai passé y’a quelques semaines pour leurs cadeaux. »

Elle ne pourrait pas dire que je ne faisais pas d’effort pour remplir ma part de la conversation. Certes, je n’avais donné aucun nom et n’avais pas non plus précisé que je n’avais que des filles et aucun fils. Cependant, si elle était habituée à ce que chaque membre de sa famille soit une célébrité connue par tout le pays, ce n’était pas mon cas. Ma famille n’avait rien d’une affaire publique. Olivia était mon épouse, et pas une mascotte qui se devait d’être harcelée par tout un pays. Helena, Malia et Alicia étaient nos filles, et pas celles du pays ! Tant que je serais en vie, il n’était pas question qu’elles soient embêtées par qui que ce soit !! Je n’avais pas fait profil bas pour rien depuis que j’avais reposé les pieds dans ce pays ! Je ne désirais pas attirer l’attention. Je ne voulais pas être reconnu dans la rue. Je voulais simplement récupérer en vitesse, avancer mes recherches sur le Feudeymon, et repartir bosser sur les Magyars loin de la Grande-Bretagne.

« Et détrompez-vous, globe-trotter ou pas, j’ai des attaches, sacrément bien accrochés d’ailleurs. Par contre, vous avez raison sur le fait que je ne crains pas vraiment les mauvaises rencontres. Certes, je suis né en étant méfiant. Néanmoins, consciemment ou inconsciemment, je finis toujours par faire de mauvaises rencontres. Le truc, c’est que j’estime avoir laissé les pires derrière moi : je considère donc n’avoir plus grand-chose à craindre maintenant.  »

Perte de nombreux amis, collègues, et frères d’armes. Capturé et torturé pendant la guerre. Nombre incalculable de séjour à l’hôpital pour des blessures en tout genre durant ma carrière. Et dernièrement, carbonisé par un Magyar à Pointes au point d’être toujours en convalescence plus d’un an après !! Yep, il y avait plutôt intérêt à ce que j’ai passé le pire !


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Dim 29 Jan - 17:39





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Citation de la mort qui tue
 

Tobias Grant bibliothécaire de son état commençait prodigieusement à agacer Ginevra, un instant confiant à la suivre dans les tréfonds du magasin ; puis après refus du café pour se faire lui même un thé... soupirant, elle cherchait vainement à découvrir ce que l'homme dissimulait. C'était son défaut de journaliste... plus on lui cachait des choses plus elle cherchait à creuser. Mais elle était maladroite ; affectée à  la rubrique sportive elle ne savait que dire en terme d'interview de personnalité....

Elle  sautait du coq à l'âne, un brin sympathique, un brin journaliste ; rien ne réussissait. Lui même cherchait à la décontenancer en donnant ce fameux surnom que certains s'obstinent à donner à son mari « héros national ». Ginny se retourna vers Tobias « vous savez que Harry est tout ce qu'il y a de plus normal c'est des personnes comme vous qui le mettez sur un piédestal ; cela aurait pu être quelqu'un d'autre mais cette renommée en a fait sa faiblesse ».

Ginevra aimait Harry depuis des années depuis cette rencontre sur la voie l'amenant à Poudlard. Elle était son ombre, son soutien et le voir endosser de telles responsabilités la remplissait d'inquiétude ; tout solide et fort était il, sa personnalité profonde s'altérait à chaque fois un peu. Il était sujet aux brimades et de telles choses agaçaient son épouse.

L'homme enchaînait et laissait transparaître une parcelle de sa vie... ainsi il aurait été blessé, revenue à Sainte Mangouste ? Voilà une information mais comme depuis le début de l'entretien l'homme distribuait avec parcimonie les informations qu'il souhaitait divulguer. Une personnalité qui commençait à effacer la journaliste Ginevra pour laisser la place à une Ginevra suspicieuse et méfiante. Trop peu d'informations, trop de méfiance de l'homme pour qu'elle enchaîne un peu plus dans le dialogue, elle choisit donc de se taire sur ce sujet.

Mais voilà que l'homme l'invitait à s'assoir à ses côtés mais cela était trop tard ; il avait trop joué de méfiance jusqu'à présent cela correspondait au fait qu'il avait vraisemblablement des choses à cacher. Aussi lui dit elle « votre méfiance est tout à fait légitime Monsieur Grant c'est pourquoi je cesserai toutes questions ; vous avez raison vous ne connaissez rien sur moi et je n'ai pas envie d'étaler plus mon histoire... »

L'homme poursuivait à lui dire qu'il était globe trotter, qu'il n'avait vraisemblablement peur de rien. Un bruit dans la pièce à côté signifiait que les clients partaient, un de ses frères au vu de bruits de pas semblait s'approcher. Elle se tourna vers Monsieur Grant « je comprends votre méfiance, surtout en des lieux gérés par ma famille entière c'est pourquoi vous êtes libre de partir ; en tout cas vous m'avez été sympathique mais au vu de l'heure je vais devoir vous laisser ».

Sur ces paroles Ginevra quitta l'arrière boutique et occupa ses frères ; elle leur dit de ne pas se fier à l'homme sortant ; un ami rencontré dans leur boutique... ce n'était pas le moment qu'ils accentuent la méfiance du bibliothécaire de Poudlard.

Quelques minutes plus tard une fois que chacun était reparti elle prit son baluchon et reparti un sourire aux lèvres de la boutique... une chose était sûre à l'issue de cette rencontre elle était bien contente de n'être que journaliste sportive, l'interview ce n'était vraiment pas pour elle....




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny] Mer 1 Fév - 23:58


Le fait que tout le monde ne soit pas capable de m’apprécier n’avait rien de nouveau. En fait, il s’agissait de quelque chose qui concernait chaque personne sur cette planète. Il était impossible d’être bien vu par toutes les personnes que l’on croisait sur sa route, à moins bien sûr de vivre dans une cage à lions. Ici, ce n’était pas le cas. Le courant ne passait pas vraiment entre Miss Calamité et moi. Pour sa défense, elle partait déjà de très bas rien que pour son choix en termes de mari. Épouser la personne que je n’étais jamais parvenu à supporter depuis son débarquement à Poudlard annonçait la couleur avant même que je ne la rencontre de manière officielle. Et pourtant, je n’avais pas forcément de problèmes avec ses enfants. Certes, il y avait le Potter Junior Bis qui avait un prénom horrible mais bon, ce n’était pas vraiment de sa faute… En ce qui concernait l’aîné, il était un gryffondor, mais au vu de sa façon de se comporter, il n’avait absolument rien à voir avec ses parents. Quant à la dernière, elle était à Serdaigle et je l’avais souvent vue à la bibliothèque en train de bosser. Traduction ? Je ne voyais que du positif du côté de Lily Luna.

Comme quoi, c’était peut-être plus l’incompatibilité ou le mauvais timing qui faisait que Miss Weasley et moi-même soient incapables de voir les choses de la même façon. Entre sa façon de croire que je l’insultais alors que ce n’était pas du tout le cas, puis ma méfiance vis-à-vis de ses intentions à l’instant même où elle avait mentionné ma famille, me poussant à m’ouvrir sur ma vie. Bref, qu’on le veuille ou pas, on était à la fois similaire et différent sur des choses identiques. D’un côté, elle était du genre à s’ouvrir et à ne pas se méfier plus que ça des inconnus. De l’autre, j’étais méfiant et n’étais pas du genre à me confier aux personnes que je venais tout juste de rencontrer. Après, nous étions similaires sur le fait que nous étions tous deux prêts à tout pour protéger nos familles. Dès lors qu’il s’agissait de nos proches, on se transformait en bombe à retardement prêt à péter à la figure du premier qui ferait un pas de travers. La vérité, c’était que s’il n’y avait pas de danger rôdant en ce moment ou simplement si on s’était rencontrés dans un autre pays, j’étais prêt à parier que nous nous serions entendus sans aucun problème. Je n’aurais pas été sur mes gardes et j’aurais été de suffisamment bonne humeur pour entretenir cette conversation.

Malheureusement pour elle, nous étions bel et bien dans un contexte trop sombre pour que je me sente à l’aise avec l’épouse de Calamité Potter qui travaillait avec Rita Skeeter… Ce n’était juste pas possible. En lui faisant part des raisons de ma méfiance, je ne m’attendais pas à ce qu’elle ne retienne que la partie sur son mari. Bien au contraire même, je supposais qu’elle comprendrait que je connaissais – personnellement – Charlie, Georges et Percy. Mais non, elle n’avait retenu que la partie sur le Héros National et aussitôt s’était mise à défendre la Calamité. Des personnes comme moi qui le mettaient sur piédestal ? Woaw ! Une chose était sûre, elle n’était pas Légilimens celle-là ! Jamais, ô grand jamais ! Jamais je n’avais placé ce touriste sur un piédestal ! Le gars était la définition même du joueur qui ne se ramenait que pour les arrêts de jeu – lors d’un match de football – et à qui on offrait le pénalty de la victoire !! Il n’avait pas couru pendant les 90 minutes précédentes, n’avait pas défendu les buts comme le gardien l’avait fait pendant tout le match et n’avait pas transpiré comme l’avaient fait tous les autres. Il était apparu comme une fleur à la dernière seconde et s’était retrouvé avec le titre de Héros, un Ordre de Merlin et une place gratuite chez les Aurors sans formation et sans ASPICs !!

Je savais très bien qu’il était normal et n’avait rien de surnaturel. Je ne connaissais pas les détails de la façon dont il avait échappé à la mort 2 fois aux mains de Voldemort, mais je n’étais pas ignorant au point de croire que c’était parce que Calamité Potter était un sorcier aux pouvoirs exceptionnels… Clairement, faire passer Potter pour une victime de sa renommée alors que je ne l’avais pas vu rejeté les avantages – Auror à 17ans, Directeur sans avoir été professeur, et tant d’autres – qui venaient avec était le meilleur moyen de m’antagoniser. Le pire dans tout ça, c’était qu’elle avait l’air d’avoir oublié que c’était elle qui l’avait mis sur un piédestal à l’instant même où elle l’avait rencontré !! J’étais là le 14 février 1993 lorsqu’elle avait envoyé un Cupidon vers Calamité Potter avec un message enchanté de sa part !! Je me souvenais encore des paroles par cœur sachant que les jumeaux Weasley n’avaient eu de cesse de chanter son poème le restant de la journée. Non mais franchement, c’était cool qu’elle ait fini par grandir et réaliser qu’Harry Potter n’avait rien d’extraordinaire. Cependant, même 25 années plus tard, elle était la dernière personne à pouvoir balancer ce genre d’allégations sur n’importe qui !

D’ailleurs, j’avais toujours du mal à comprendre ce que ces deux-là faisaient ensemble. Certes, elle n’avait plus l’air de vénérer Calamité Potter. Cependant, comment en étaient-ils arrivés à se marier ou à ne serait-ce que se mettre ensemble ? J’étais parti au moment où il finissait sa 3ème année et elle finissait sa 2ème année. A mon retour, je n’avais fait que combattre durant la guerre. Donc, forcément, je ne m’étais pas occupé de l’évolution des relations entre élèves de Poudlard. Même là, alors que je travaillais à Poudlard, je ne voyais que malgré moi les couples se démultiplier. Je ne cherchais absolument pas à me renseigner, mais les informations finissaient toujours par arriver à mes oreilles. Enfin bref, tout ça pour dire que malgré ma méfiance, j’avais décidé de faire un petit effort en l’invitant à s’asseoir. Ah ? Trop tard apparemment. Bon, tant pis, je n’allais pas insister. Dans le fond, je ne l’avais suivi que pour passer le temps en attendant que George se libère un minimum. Arquant un sourcil à ses paroles suivantes, je me demandais sérieusement ce qui l’avait amenée à penser que j’avais besoin de sa permission pour partir.

Mouais, c’était une rencontre très étrange en tout cas. Il semblerait que je les enchaînais en ce moment. Elesya d’abord, et maintenant elle. Qu’est-ce que ça donnerait le jour où j’aurais une véritable conversation avec Calamité Potter ? Le simple fait d’y penser m’inquiétait. Le fait qu’elle m’ait trouvé sympathique me pris au dépourvu par contre. Yep, ce n’était pas du tout l’impression que j’avais eu de moi-même. Je m’étais trouvé ennuyant, distant et cassant : rien de bien agréable ! Qui sait, si ça se trouvait, c’était son genre : elle avait épousé Calamité après tout !

Sans un mot, je me levai de ma chaise et quittai l’arrière-boutique. Voyant qu’elle avait eu la bonne idée d’occuper ses deux frères en même temps alors que j’avais bien dit que j’étais venu vérifier une commande, je levai les yeux au ciel et décidai de retourner à Poudlard directement. Au final, j’étais venu pour rien. Tant pis, il me restait une semaine pour repasser dans tous les cas.

Pour ceux qui auraient oublier le magnifique poème de Ginny pour Harry:
 


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Qu'est-ce que la famille ? [PV: Ginny]
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